Un passé bien encombrant. ( 13 )

Papa et Bastien sont très contents de voir que j’ai apprivoisé Papy, pourtant ce n’est pas un toutou. Mais Papa et Bastien tenait à ce mot. Alors ce n’est pas grave, demain je retournerais avec Papy dans les caves, il me l’a promis. Pour l’instant j’attends le repas, assise sur le lit de Papa, lui il attend un coup de fil mais, finalement c’est grand-père qui veut lui parler, Papa est bizarre quand il entend le père de Maman lui parler du détective au téléphone. Bien sûr que nous n’avons pas entendu la conversation, mais Papa a répété « le détective mais quel détective ». En sortant de sa chambre Il dit à Bastien restez-là tous les deux, n’allez pas vous heurtez avec votre grand-mère elle est furieuse pour je ne sais quelles raisons.

On papote avec Bastien lorsque Papa revient. L’heure du repas a été repoussé à 20 h. Nous avons le temps d’écouter ce que notre père va nous dire. Il nous dit de le suivre car il a quelque chose d’important à nous dire et ne veut que personne d’autre que nous, ne l’entende.

Nous sommes dans sa voiture et nous nous éloignons de la maison de nos Grands-parents. Il s’arrête face au village de la Roche de Solutré. Il nous explique que sans le dire à Grand-père il a enregistré la conversation du mystérieux correspondant de Papy. Il sait tout faire mon Papa. Chez les gendarmes il connaît toutes les ficelles du métier, je ne comprends rien, mais ce n’est pas grave je vais entendre ce qu’a dit ce Monsieur à mon grand-père et à Papa.

Au début on ne saisit pas un traître mot, on dirait que l’on entend une personne qui fait la vaisselle et qui fait tomber des pièces de monnaie sur un carrelage. Puis petit à petit un homme que Papa appelle le détective « Charlot »raconte sa visite dans les souks de Dakar.

Bonjour,

Je suis le détective privé mandaté par votre beau-père, j’ai commencé mon enquête là où votre femme a disparu. Je me suis promené dans l’atmosphère enivrante du souk. A travers les dédales étroites je me suis ennivré des odeurs, des cris, des marchands qui apostrophe les badauds, et plus particulièrement les touristes. Je parle d’une belle femme blonde, élégante qui se promenait et aimait acheter de ci de là des objets pour sa maison. Je leur montre la photo de votre femme. Je ne reçois rien dans un premier temps. Puis je vois des hochements de tête , des sourires furtifs, des exclamations, des non-dits, des silences aussi. Puis une vieille femme m’attrape par le bras, et, me fait signe de la suivre. Je m’enfonce au plus profond du souk, là où les touristes ne s’aventurent pas. Des zones d’ombre, de sombres ruelles, j’ai l’impression que chaque pas me rapproche de la vérité. La femme me lâche le bras et me dit :  » tu vois cette boutique, tu vas entrer et tu montreras la photo ». Puis elle tourne les talons et disparaît.

Je pousse le battant de la porte et je me trouve dans une pièce encombrée d’un grand nombre d’objets hétéroclites, je n’ai pas le temps de prendre mon appareil photo que surgit devant moi un Africain à la stature imposante. Il ne me parle pas, il aboie.

Que cherchez-vous , que pensez-vous trouver dans ma boutique. Je ne me démonte pas et sort de ma poche la photo de votre femme. L’homme a un grand sourire je vois ses dents d’un blanc éclatant, il m’entraîne dans le fond de sa boutique. Il y a un autre bric à brac. Il me dit c’est elle . Il soulève un drap et stupeur je vois le portrait de la femme que je recherche. Enfin je l’ai retrouvé mais en peinture. L’homme va pouvoir m’en dire davantage.

Est-ce vous l’auteur de ce magnifique portrait? L’homme tourne la tête de droite à gauche en me faisant signe que non.

Alors que nous attendons sa réponse, Papa arrête l’enregistrement et nous dit :

  • « Voilà nous avons retrouvé la trace de votre Maman
  • Mais Papa il a dit quoi ensuite, pourquoi as-tu coupé ?
  • Parce que Bastien ce sont juste des renseignements qui m’intéressent puisque je pars à Dakar dès demain. Je vous promet que je vous ramènerais votre Maman.

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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