A Jean-Claude ( pour sa photo)

Dans un coin reculé de la Bretagne, là où la mer embrasse la terre avec vigueur et où le vent chuchote des secrets anciens, la lande se dévoile sous un ciel changeant.
Les ajoncs, s’élèvent tels des gardiens de ce paysage sauvage. Leur floraison dorée, éclatante comme le soleil, illumine le terrain, contrastant avec les teintes plus douces de la bruyère qui s’étend comme une mer violette à perte de vue.
Et pourtant c’est dans ce décor planté au milieu de nulle part qu’il m’est arrivé une histoire étrange. Je cheminais sur le chemin en cette matinée où les premières lueurs du jour s’infiltrent à travers les nuages, projetant des ombres dansantes sur le sol, À chaque pas, le parfum sucré des ajoncs se mêlait à l’odeur terreuse de la bruyère, créant une atmosphère empreinte de mystère.
Et c’est de ce moment étrange dont je veux vous conter. Peut-être que vous allez me trouver naïve, et pourtant je suis sûre d’avoir croisé un être exceptionnel. Il était assis avec sa vieille casquette usée par le temps, l’eau de mer et le soleil. Il avait une barbe hirsute, il parcourait les mers depuis plus de quarante ans, à bord de son vaisseau « le Vent des Bruyères « . Son visage était marqué par le sel et le vent, et ses yeux brillaient d’une sagesse acquise au fil de nombreuses aventures.
Un soir alors que le soleil se noyait lentement dans l’horizon, Gwen prit place sur le bastingage de son navire. La mer était calme, presque trop calme, et les vagues murmuraient des secrets oubliés. C’est à ce moment-là qu’il se mit à me raconter l’histoire de son plus grand voyage.
« Chère amie « commença-t-il d’une voix rauque, j’ai voyagé vers des îles mystérieuses du Pacifique. On disait que ces îles étaient enchantées, peuplées de créatures marines fantastiques, et de trésors inestimables, mais ce que je cherchais, c’était quelque chose de bien plus précieux : la légende d’une perle que l’on se transmettait depuis des siècles dans ma Bretagne natale. Cette perle était capable de réaliser un souhait. »
Gwen ferma les yeux revivant ces moments.
« Avec mon équipage nous avons affrontés des tempêtes violentes et des vagues gigantesques. Chaque jour était une bataille, mais nous ne perdons jamais espoir. Après des semaines de navigation, nous avons enfin aperçu les contours des îles, recouvertes d’une brume mystérieuse.En nous approchant nous avons découverts une crique cachée, entourée de falaises abruptes. Là au fond d’une grotte sombre, brillait la fameuse perle. Mais hélas elle était gardée par une sirène d’une beauté à couper le souffle. Ses cheveux scintillaient comme des étoiles. Et sa voix était un chant envoûtant. Et là surprise elle nous a avertis que pour obtenir la perle, nous devions lui prouver notre valeur.Nous avons donc entrepris une série d’épreuves, chacune plus difficile que la précédente Nous avons dû résoudre des énigmes antiques, surmonter nos peurs et prouver notre bravoure. Ce n’est qu’après avoir fait face à nos propres démons que la sirène a reconnu notre valeur. Enfin elle nous a offert la perle mais à un prix. Pour chaque souhait réalisé une goutte de mer serait versée. Et ainsi pour chaque bonheur que nous réaliserons s’en irait une part de son essence.
Le vieux loup de mer à ce moment-là était plongé dans son passé, il ne disait plus rien. Autour de moi, même le vent se taisait. Aucun bruissement, plus rien. Un silence de plomb attendait…Puis il continue son récit :
« C’est à ce moment là que j’ai compris que le véritable trésor n’était pas la perle mais les liens tissés entre nous. Les leçons apprises au cours de ce voyage. »
Gwen soupira, son regard se perdant dans les vagues. Une fois rentré au port, j’ai décidé de ne pas utiliser la perle. J’ai compris que certains trésors sont destinés à rester inaccessibles, car ils ne sont que des illusions. La mer elle-même est un trésor, et chaque vague raconte des histoires que seuls ceux qui écoutent peuvent entendre.
J’étais subjuguée, autour de moi il y avait une foule silencieuse qui m’avait rejoint, tous étaient captivés. Un silence impressionnant avait envahis la lande. La nuit était tombée et les étoiles scintillaient autour de nous, comme autant de rêves à réaliser. Gwen sourit, conscient que, tant que les histoires continueraient à être racontées, la mer resterait vivante, gardienne des légendes et des aventures de ceux qui osent naviguer au-delà de l’horizon.
Ce texte m’a été inspiré par la photo de mon livre

J’aime beaucoup , j’y retrouve nles légendes de mon pays , les odeurs et les couleurs.
J’aime beaucoup ce genre de petites nouvelles, pour moi c’est plus facile 🙂
Bonne journée bisous
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Ici, désormais je ne mets que des nouvelles…
Je suis ravie de voir que tu aimes.
En route pour une nouvelle aventure…
Bisous
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Comme c’est BON, Eva Joe !!! Cela me fut un plaisir de lecture !!! Merci et bon vendredi. Bisous
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Vivant sur cette terre de légendes, je les apprécie et les respecte. On y croit ou on n’y croit pas, mais elles ne laissent jamais indifférents. Pourquoi ? Parce que le doute subsiste toujours…😉 Merci Joëlle 🙏
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Magnifique Evajoe. Ce vieux loup de mer est une belle rencontre.
L’épilogue de cette histoire est si vrai qu’il fait continuer à raconter notre Bretagne.
Bises – Zaza
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Quelle jolie histoire! j’adore cette ambiance de vieux loup de mer perdu dans ses souvenirs et faisant rêver ceux qui l’écoutent.
bravo!
gros bisous!!!!!
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Jolie histoire, bravo.
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