Ombres sur le Causse

C’est à Nasbinals que se déroule mon histoire, son origine remonte au
Moyen-Âge. Beaucoup d’édifices sont en basalte et granit, ainsi que de
nombreuses maisons. Nous sommes au cœur de l’Aubrac. Haut lieu de l’aligot plat à base de fromages et de pommes de terre. Sur le Causse il y a encore quelques burons, maison typique de Lozère. Et nous y rencontrons ces belles vaches aux yeux maquillés à la belle robe marron clair. La vie y est rude mais les habitants aiment recevoir, ils offrent le gîte aux randonneurs de passage.

Mon histoire ne vous raconte pas l’histoire de la bête du Gévaudan, qui non loin de là a hanté ses lieux. Pourtant les hommes sont parfois des loups pour d’autres êtres humains.

LE BURON SUR LE CAUSSE

Dans un buron isolé au milieu de nulle part, un homme mystérieux se cache. Il est arrivé par une nuit d’hiver où la bise soufflait. Une nuit comme on en connaît encore, glaciale, la neige tombait en flocons serrés, et, rapidement marcher pour cet homme était devenu difficile voir même impossible. Avec des raquettes, sa progression n’aurait pas durée des heures. Devant lui se dressait une masse sombre. Il avait dépassé Nasbinals depuis fort longtemps mais ignorait à combien de kilomètres il se trouvait.

Deux jours plus tôt alors que le temps était sec il y avait déposé une caisse avec de nombreuses boîtes de conserves et autres nourritures pour pouvoir survivre avant que le printemps ne revienne. D’ici là il aviserait. Était-ce ce buron ou l’autre plus à gauche ? En ce moment il l’ignorait. il lui fallait se reposer. Il était plutôt mal en point. Ne pas traîner sous cette tempête de neige sinon il prendrait froid et sa mission serait largement compromise.

Lorsqu’il s’était rendu sur les lieux en été il avait constaté que personne ne l’occupait. Renseignements pris à la mairie on le lui avait cédé moyennant quelques milliers d’euro. Il y avait déposé une caisse à outils, une malle avec des livres, des lampes et tout un matériel pour du camping. Une autre caisse contenait ses vêtements et des couvertures chaudes. Bref tout ce dont on à besoin pour survivre quelques mois.

Les murs de la maison sont recouverts de végétation sauvage, les fenêtres sont brisées et la charpente semble fragile. Le vent souffle à travers les fissures, créant des sifflements fantomatiques qui résonnent dans tout le buron. À l’intérieur, la poussière recouvre les meubles de bric et de broc, les toiles d’araignée pendent des poutres du plafond.


Des ombres dansantes semblent se faufiler le long des murs, donnant l’impression que le bâtiment est habité par des esprits anciens. Pourtant, malgré l’apparence sinistre de l’extérieur et de l’intérieur, il y a quelque chose d’ apaisant dans ce lieu. La lumière du soleil deux jours plus tôt
filtrait à travers les trous dans le toit, créant des motifs lumineux sur le
sol poussiéreux.

Le chant des oiseaux et le murmure du vent à travers les arbres environnants parviennent à pénétrer la maison, créant une atmosphère presque magique.

Copyright janvier 2025 EvaJoe

A suivre….

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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