Dans le bureau du Commissaire, il y a L’inspecteur Lemoine, Myriam, Alain et Shana. C’est un bureau aux rideaux tirés, personne ne peut les voir ni de la rue ni des autres bureaux.
C’est une opération minutieuse qui se met en place. Tous les yeux sont tournés vers Shana, c’est elle qui détient l’issue heureuse de ce cauchemar. L’inspecteur Lemoine sort un dossier, le pose devant elle, et lui explique :
— On a des pistes. Mais on a besoin de vous. C’est vous qui pouvez faire avancer l’enquête. Votre témoignage, ce que vous avez vu, ce que vous avez entendu à l’époque…
Shana recule d’un pas. Le mur la retient. Elle s’y appuie. Elle a l’impression de tomber sans fin. Quand elle a accepté d’accompagner Alain et Myriam, c’était pour écouter ce que l’inspecteur avait à lui dire. Mais jamais au grand jamais elle n’avait penser qu’il fallait qu’elle s’implique.
— Je… je n’étais qu’une gamine. Ils m’ont pris de force. Ils ont dit qu’il était mort. Mon bébé n’était plus là… Morte… Je n’ai rien… Rien…
— Mais vous êtes sa mère. Et si vous ne vous battez pas pour elle, qui le fera ? Écoutez-moi Shana, et après je vous laisse décider :
— Voilà ce qu’on vous propose. Vous coopérez, on vous protège. En échange, vous récupérez votre enfant. Et vous serez régularisée.
Shana déglutit.
— Je dois faire quoi ?
Alain intervient, doucement :
— Tu vas reprendre contact avec Édith. Tu nous as dit qu’elle veillait sur vous comme une maman. Elle pense encore que tu ignores tout. On va simuler un retour au réseau. Tu demandes de l’aide. Tu dis que tu es enceinte, seule, tu aimerais plus dormir dans la rue. Tu aimerais revoir Edith.
Shana baisse les yeux. La peur la saisit.
— Et s’il me reconnaît ? L’homme à la moustache ?
Myriam qui aimerait être douce, car elle sent la peur de Shana, rien qu’à l’idée de retrouver l’ambiance et les hommes aux mains baladeuses. Myriam la guide doucement mais fermement pour qu’elle accepte le jeu dangereux qu’il lui offre pour sa survie et celle des enfants
— Celui qui disait être procureur et que dans ses mains tu étais un moucheron, Il ne doit pas voir ta peur. Il va te falloir être forte pour Mila et Noam si tu le veux bien. Tu joues la petite proie, comme avant. Mais cette fois, tu ne seras pas seule.
Elle sort un petit objet noir : un micro dissimulé dans un bijou.
— Ce que tu porteras va tout enregistrer. À la moindre alerte, on intervient.
Lemoine ajoute :
— Si tu veux Mila, si tu veux la justice, c’est le seul moyen. Dans le cas contraire nous mettrons une de nos collaboratrices dans le réseau. Mais Toi Shana tu obtiens en plus le droit de vivre libre en France.
Shana ferme les yeux. Un long silence. Le silence s’installe. Long…. Coupant.
Shana baisse les yeux. Son souffle est court. Puis lentement, elle relève le menton. Une lueur s’allume dans son regard — faible, mais réelle. Comme une braise qu’on souffle doucement.
— Qu’est-ce que je dois faire ?
Puis elle murmure :
— Je le ferais. Mais je veux être certaine que vous me protéger. Je veux qu’il ne puisse plus jamais les kidnapper, ni toucher une seule fille. Plus jamais…
Merci Shana…. L’inspecteur Lemoine va tout expliquer. Tu auras un médaillon avec le micro à l’intérieur et….Le reste ne se dit pas. Shana va le vivre.
Nous sommes dans un salon richement décoré, feutré, anachronique. De très beaux tapis persans, deux fauteuils en cuir usé, des rideaux lourds obscurcissent le salon, les murs sont tapissés de livres anciens.
L’homme à la canne au pommeau d’argent est là, assis, un verre de cognac à la main.
Shana entre, précédée d’Édith, impeccable, froide, protectrice du système.
— Elle a changé, tu ne trouves pas ? Dit Édith.
Le vieil homme sourit, dévoilant ses dents jaunies.
— Plus mûre. Moins farouche. C’est bien.
Shana baisse les yeux. Elle est sur écoute. Chaque mot, chaque respiration est captée.
— Tu veux revenir parmi nous ? demande-t-il d’une voix doucereuse.
Shanna murmure :
— J’ai besoin d’aide. J’ai plus rien. Je veux être utile… comme avant.
Il s’approche. Lentement. Sa canne résonne sur le parquet.
— Utile, oui… C’est un mot raisonnable. Tu sais, je pense que la beauté mérite d’être transmise. Celle que tu as mise au monde…
Elle relève les yeux. Un frisson l’envahit.
— Mila…
Shana regrette d’avoir prononce son prénom, elle n’aurait pas dû. Le vieil homme sourit, dans son regard on voit qu’il jubile, son objet sexuel est rentré au bercail.
— Quel dommage qu’elle n’ait pas été conçue dans des conditions plus… convenables. Mais cela peut se corriger. Tu es encore jeune. Et mon ami le procureur… a de l’ambition. Une descendance pure, encadrée, élevée comme il se doit. Tu feras l’affaire. Il t’avais vu et regrettais que tu sois partie, dès que j’ai su ton retour je l’ai appelé, il ne devrait pas tarder. Ton polichinelle devra disparaitre…
Il avance la main vers elle. Effleure ses cheveux.
— Dis-toi que c’est un honneur qu’un procureur ait envie de toi.
Shanna tremble. Son cœur bat comme un tambour de guerre.Mais elle murmure :
— Je… je suis prête.
À l’instant où sa main glisse vers sa nuque…
À suivre…
Copyright juin 2025

J’en ai le souffle coupé, Eva Joe … qu’en sera la suite …
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J’espère qu’il ne va pas lui retirer son médaillon. Deux femmes qui reviennent coup sur coup, ça peut lui mettre la puce à l’oreille.
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Zut alors, le procureur fait partie des salopiauds !
Cela va se compliquer pour Shana !
Vite, vite la suite.
Bises et bon mardi – Zaza
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ah non pas maintenant la coupure grrrr j’exige la suite hihi
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Je pouvais la mettre mais j’ai fait exprès de couper ici. Pour toi et d’autres qui détestent que j’arrête au plus mauvais moment. Et toc…
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C’est vrai que tu es un peu sadique !
Y a-t-il un mot pour désigner ces hommes et aussi ces femmes. Bof … un procureur, c’est le nec plus ultra !
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