Thomas s’est éclipsé après le déjeuner. Il a récupéré le numéro de téléphone américain d’Édith sur un post-it oublié. Un numéro écrit à la hâte, sans nom. Il contacte Gaby.
— J’ai besoin que tu traces un numéro international. Origine : États-Unis. Peut-être New York. Je te l’envoie.
Shana avait accepté lorsqu’il lui avait proposé de lui donner le numéro de téléphone américain de sa sœur. Tout ce qu’il faisait — dès lors que ce n’était pas un secret d’État — il en informait sa femme, qu’il aimait profondément.
— Je suis dessus. Tu penses qu’Édith a menti sur le père du gosse ?
— Je pense qu’elle cache quelque chose de grave. Et que ce Samir n’est pas un inconnu.
Édith joue avec Elijah. Myriam entre discrètement.
— Tu vas devoir lui dire, Édith.
— À qui ? À Shana ?
— Non. À Thomas. Parce que lui, il ne lâchera pas. Il va fouiller. Et s’il apprend seul… tu ne contrôleras plus rien.
Édith se fige. Elijah babille doucement.
— Tu crois qu’il sait déjà ?
Myriam baisse les yeux.
— Il cherche Samir. Et ce nom… il est dans les fichiers d’Interpol. C’est pas rien.
Quelques heures plus tard, Malik appelle du QG des renseignements français.
C’est Malik, Gaby m’a filé ta demande de renseignements, surtout lorsqu’il a vu … Enfin … Je t’explique. Mauvaise nouvelle. Samir est un nom d’emprunt. Mais le numéro qu’Édith utilise a été lié à plusieurs transactions en ligne : transferts d’argent, réservations d’hôtels… et un billet d’avion à destination de Dakar.
Thomas se redresse.
— Dakar ?
— Exact. Et mieux encore : on a une image. Caméra de surveillance à JFK. Samir, 35-40 ans, chemise blanche, bébé dans les bras. Le bébé est métis. C’était y a six mois.
Thomas sent le puzzle se refermer.
— C’est Elijah. Ce type l’a emmené de New York à Dakar. Et maintenant Édith revient avec lui, seule.
— Du coup comme Gaby m’a dit que ta belle-soeur arrivait des States, j’ai vérifié toutes les lignes, c’est la raison pour laquelle je te rappelle aussi tard. Et bien figure toi qu’elle n’a embarqué d’aucun État américain.
— Alors, celle-ci je ne m’y attendais pas. Elle arrive de Dakar.
— d’Afrique, oui mais pas de Dakar, du Mali de Bamako.
— Que veux-tu savoir ? L’intérieur peut transmettre aux renseignements extérieurs, mais j’ai besoin de connaître.
— Je te tiens au jus.
— Ça marche, bonjour à tes hommes et félicitation pour tes deux fils.
— Merci vieux frère.
— Tu veux que je te sorte un vrai dossier ?
— Oui. Et tout ce que tu peux trouver sur Samir Mbarek ou je ne sais comment il se fait appeler. Je sens qu’on est sur quelque chose de sale.
Thomas rentre tard. Shana l’attend, elle s’inquiète. Sur un coup de tête il ne peut pas partir au Sénégal, mais Edith a pu réussir à le convaincre. Mais elle en doute. Chaque fois que ses pensées deviennent sombres, ses jumeaux le ressentent. Elle est troublée par cette symbiose parfaite qui les unit, mais elle s’agace aussi de se laisser envahir par son côté obscur.
— Je me languissais de toi, tu ne m’as pas dit ou tu étais.
— J’étais en train d’essayer de comprendre pourquoi Édith est revenue avec un bébé… et pas avec son son père et peut-être son mari.
Shana reste la bouche ouverte en entendant les propos de Thomas.
Thomas préfère attendre le lendemain plutôt que de rentrer dans de longues discussions.
Ce soir-là, pourtant, quelque chose est différent. Le regard de sa femme, ses gestes, sa présence… ont éveillé en Thomas un désir profond. Sans un mot, il tamise les lumières du salon, ajuste la musique, et donne à la pièce une atmosphère intime. Elle lui a donné envie. Envie d’elle. De l’aimer, là, maintenant.
Thomas s’affaire sans bruit. Une lampe tamisée, un disque de jazz doux qui tourne lentement, une couverture légère sur le canapé. Il ne cherche pas à séduire, pas vraiment — ce serait trop calculé —, mais à créer un cocon, un espace suspendu, comme une bulle où le monde extérieur ne pourrait pas les atteindre.Elle le regarde faire sans un mot, intriguée. Elle sent qu’il se passe quelque chose. L’atmosphère a changé, épaissie d’un désir tendre mais palpable. Elle comprend sans qu’il ait à parler. Ses propres pensées sombres, un instant plus tôt accaparant, se dissipent peu à peu, balayées par cette attention silencieuse.
Il s’approche, s’assoit près d’elle. Son regard cherche le sien, doucement, sans insistance. Elle pose sa main sur la sienne.— Tu vas mieux ? demande-t-il simplement.Elle hoche la tête, émue de le sentir aussi présent. Il ne cherche pas à fuir ses ténèbres, mais à les accueillir avec elle. Et dans ce salon devenu refuge, elle se laisse aller. À lui. À eux.
Elle ne répond pas. Son regard s’attarde sur sa bouche, sur la ligne de sa mâchoire tendue. Il est beau, là, dans cette lumière douce qu’il a créée juste pour eux. Il ne parle pas non plus. Ses doigts glissent lentement sur les siens, remontent le long de son poignet, effleurent la peau nue de son bras.Elle frissonne.Il le sent. Il se rapproche, pose ses lèvres sur son épaule, puis dans le creux de son cou. Elle ferme les yeux, bascule légèrement la tête pour lui offrir sa peau. Sa respiration se fait plus lente, plus profonde.Ses mains à lui se posent sur sa taille, la tirent doucement vers lui. Elle vient s’asseoir sur ses genoux, sans hésiter. Le tissu fin de sa robe glisse contre sa peau, et il sent sa chaleur, sa présence, son envie.Le silence n’est plus qu’un souffle entre eux. Ses mains glissent dans ses cheveux, l’attirent à lui. Le premier baiser est lent, profond, comme une promesse. Elle y répond avec une ardeur contenue, mais déjà brûlante. Ils ne pensent plus. Ils se cherchent, se trouvent, se dévorent du regard, de la bouche, des mains.Le salon, baigné de lumière tamisée et de musique feutrée, devient leur monde. Un cocon de peau, de soupirs, d’abandon.
Elle l’embrasse plus fort, plus profondément, et son bassin commence à onduler contre le sien, dans un rythme lent, instinctif. Leurs souffles se mêlent, chauds, irréguliers. Thomas glisse ses mains sous sa robe, découvre la courbe de ses cuisses, la douceur de sa peau nue.
Elle gémit légèrement quand ses doigts trouvent ce point de chaleur entre ses jambes. Il l’explore du bout des doigts, avec une tendresse fiévreuse, comme s’il redécouvrait chaque centimètre d’elle. Elle s’abandonne, bascule un peu plus contre lui, haletante, tendue vers lui, vers ce qu’il éveille en elle.Il la soulève doucement, l’allonge sur le canapé, au milieu des coussins. La robe glisse sur son corps, ne devenant plus qu’un morceau de tissu oublié sur le sol. Il se penche sur elle, la regarde, la contemple un instant — ce corps qu’il connaît, qu’il désire, qu’il aime.Leurs vêtements tombent un à un, dans une hâte maîtrisée. Quand il entre en elle, c’est lent, profond, presque solennel. Elle l’accueille avec un soupir de soulagement, comme si c’était là, exactement là, qu’elle voulait être.Les mouvements sont doux d’abord, puis plus pressés. Ils se cherchent, se perdent, se reprennent. Elle agrippe ses épaules, ses hanches viennent à sa rencontre, de plus en plus vite, plus fort, jusqu’à ce que le monde s’efface autour d’eux, remplacé par un grondement sourd, un frisson traversant leur corps à l’unisson.
Puis vient le calme. Le silence après la tempête. Il la serre contre lui, son front posé contre sa tempe. Elle respire fort, mais elle sourit. Et dans cette chaleur moite et rassurante, leurs corps encore noués, elle se sent enfin légère. Apaisée.
Un cri, soudain, perçant, brise la bulle.
A suivre…
Copyright juillet 2025

Un cri ? Non pas là, pas maintenant ! Ca y est tu vas nous plonger dans les ténèbres.
Là, je cherche : d’où vient ce cri, de qui ?
Bonne soirée de dimanche EvaJoe
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C’etait trop long, j’ai coupé pile ici car cela vous laisse sur votre faim…
Rire !!
Bisous bonne fin de dimanche .
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La demi-sœur, Edith, est loin d’être claire ! Je pense que nous allons en découvrir des choses insoupçonnées.
Quant à la suite de l’épisode, c’est un porno que tu viens de nous servir. 🤣
Et puis, qui a crié ????
Vite, vite, je veux savoir…
Bises et bonne soirée – Zaza
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Porno… Heu tu es certaine d’en avoir déjà lu.
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Tu nous mets dans une attente insoutenable !
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Je l’ai pensé… Sinon le chapitre aurait été trop long…😁
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Oh ! Mais, ce cri perçant, il est de qui ? De l’extérieur, peut-être … j’attends ! Bonne soirée Eva Joe ! Bisous
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De….
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voilà encore un bébé en route lol
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Ah ah …. C’est bien une parole d’homme…
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