Shana tout en donnant le biberon à Matéo surveille la grande horloge. Elle se demande ce que fait Thomas en ce moment, est-il avec le fils d’Edith ? Pourvu que tout se soit bien passé. Bien entendu qu’elle a confiance en son époux, mais en terrain rebelle tout… Hélas peut arriver.
Quelques parts dans le désert Malien, non loin du camp des rebelles à demi caché derrière un rocher attend Youcef le pilote d’hélicoptère du GIGN venu échanger les bébés.
Le rotor bat l’air avec violence. À bord, le petit Malian, tout juste récupéré, est lové dans les bras d’un gendarme aide de camps de Thomas en qui il a entièrement confiance. L’enfant dort, à ses côtés se trouve le Commandant Thomas casque sur les oreilles qui surveille la carte satellite. Le soleil descend sur l’horizon ocre du Sahel.
Malian pleure depuis dix bonnes minutes. Il hurle, le visage rouge, le ventre creux. Paul semble ennuyé, il a tout simplement oublié de récupérer la sacoche où se trouve un sac isotherme où Shana a mis un potage avec du lait. Elle a dit à Paul, ce n’est pas grave si Malian le boit froid. Il fait chaud, mais laissez-le dans le sac il garde le chaud fort longtemps. Et lui l’a laissé dans son sac a dos. Quel idiot ! Il va se faire ramasser par Thomas. C’est une erreur de débutant, mais il n’a pas d’enfants.
Thomas le regarde d’un air interrogateur, il a vite compris que son aide de camp n’a pas le biberon. Il râle, car il est préférable de se poser.
— On n’est pas en zone verte, Paul. C’est instable. Si on pose l’hélicoptère, on s’expose. Tu aurais pu y penser, mais vu le nombre d’enfants que tu as je t’excuse.
Youcef intervient car Thomas a parlé dans le micro qui les relie tous les deux.
— Prochaine fenêtre possible dans huit minutes. Une clairière, non répertoriée. Potentiellement calme. Mais on ne reste pas plus de dix secondes. Je me pose et on remonte immédiatement.
L’hélicoptère se pose brutalement, soulevant une tempête de sable. Les pales ralentissent, mais le moteur reste allumé. Thomas se précipite sur le matériel entreposé au fond, il récupère une pochette isotherme, y ajuste une tétine et le met dans la bouche de son neveu qui attrape le biberon et boit goulûment.
Pendant ce temps Julien garde les yeux rivés sur l’horizon. Le silence est trop pesant. Une radio grésille. Un oiseau s’envole brusquement. Étrange…
On n’est pas seuls ici, décollage immédiat, ne nous attardons pas…
Buisson branche la caméra thermique :
Contact en approche, sud-est. Trop loin pour confirmer. Quittons ces lieux hostiles. L’hélicoptère vole à basse altitude. Les lumières intérieures sont tamisées. Malian somnole contre Paul, le ventre plein, mais pour éviter que l’enfant se déshydrate Julien Buisson lui tend un verre avec une pipette avec de l’eau. Le petit avait soif. Il s’y jette dessus et boit.
— Radar thermique contact non identifié. Vitesse irrégulière. Position nord-nord-est, 700 mètres en approche dit Julien à Thomas.
Youcef ne fait plus de rase-mottes, il prends de l’altitude. L’hélicoptère s’élève brusquement. Malian sursaute dans son sommeil, il gémit.
Que vois-tu Julien ?
Soit c’est un drône , mais il vole à notre hauteur, ou une moto rapide. Vu que cela reste à une altitude stable j’opte pour une moto. Impossible de savoir. Je vais gagner de l’altitude.L’hélicoptère s’élève brusquement. Malian sursaute dans son sommeil. Il gémit.
Un second bip se fait entendre, menaçant, plus proche. Trop proche. Youcef hurle :
Ils nous suivent. Armement prêt. Couvre-feu rompu dans la zone. Préparez évitement !
BOUM !
Une détonation sourde à l’arrière. L’appareil vacille. Un des stabilisateurs a été touché par un projectile. Youcef redresse l’appareil.
C’est une égratignure, les stabilisateurs tiennent, zone hostile mon Commandant.
Confirmation : feu immédiat. Pas de contact au sol. Pas de sommation.
Contact. Deux motos. Fusils visibles. Ils verrouillent notre trajectoire.
Thomas : Engage Julien !
Julien : Feu.
Le tir est chirurgical. La première moto éclate comme une canette de métal. La deuxième essaie de fuir, c’est peine perdue. Trois balles. Deux impacts. Une chute nette.
Youcef (froid) : Cibles neutralisées. Aucun autre signal. Reprise d’altitude.
Thomas (tourne vers l’arrière) : Comment va le bébé ?
Paul le gendarme chargé de sa protection : Rien à signaler, mon commandant. Il dort.
Thomas (plus bas, presque paternel) :On rentre. Il ne subira plus rien.
A suivre…
Copyright Juillet 2025

Lors de l’épisode précédent, je me disais aussi : « S’ils ne subissent pas de représailles, ce serait trop beau… »
Cibles neutralisées, tout va bien pour le moment !
Bises et bon mardi – Zaza
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Ce on rentre. Il ne subira plus rien, est encourageant …
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dans le feu de l’action, on s’y croirait.
faut pas hésiter il faut tirer dedans lol
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Rhooo 😂 allez au 😈… Ces fous du désert…Non mais oh, force est à la loi…
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Fallait bien qu’ça arrive un truc comme ça ! C’était trop beau, trop facile.
Et maintenant, vont-ils finir par rentrer sans trop d’encombres ?
Au fait … ils voudraient les deux bébés ?
Tiens, je ne sais plus où j’en suis. J’ai profité de ces derniers jours de pluie pour revenir jusque là. Il ne pleut plus et je retourne au jardin !
J’ai bien aimé ton commentaire : allez au diable !
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Ils ont eu chaud sur ce coup là
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Moment intense en émotion!
🙂
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