Sur les côtes bretonnes, quand la marée découvre l’estran, les goémoniers entrent en scène. Ils ramassent les algues échouées ou les coupent au large à l’aide du croc, puis les entassent pour les sécher.
Pendant des siècles, ce labeur a nourri la terre des paysans — le goémon devenait engrais, combustible ou matière première pour l’iode. C’était un travail rude, rythmé par les marées, une lutte quotidienne contre le froid, le sel et le vent.
Aujourd’hui encore, certains perpétuent ce savoir-faire. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, mais la silhouette du goémonier penché sur la grève reste la même.
On ne comprend pas la Bretagne si l’on ignore cette alliance entre l’homme et la mer.C’est dans ce cadre, un soir de brume, que nous avons aperçu un corps. Un inconnu, pris dans un filet, la bouche pleine de goémon comme si la mer elle-même avait voulu l’engloutir. Accident ? Règlement de comptes entre pêcheurs ? Ou vestige tragique d’une rivalité ancienne entre ceux qui disputaient le droit de récolter ces algues ? L’image, en tout cas, restera : la mer ne rend jamais ses secrets sans poser de questions.
Deuxième version
Depuis toujours, on ramasse le goémon sur les plages de Bretagne. Aux yeux des visiteurs, ce ne sont que des algues. Mais pour les anciens, c’est une richesse vitale : engrais pour les champs, combustible pour les fours, trésor noir de la mer.
Les goémoniers le savaient : chaque brassée d’algues liait un peu plus l’homme à l’océan. Et certains racontaient qu’il fallait se méfier, car la mer réclame toujours sa part.
Le soir tombait, et la brume s’épaississait sur la grève. Le goémon luisait comme des entrailles sombres, visqueuses, qui semblaient respirer. Nous avons vu une silhouette étendue. Un homme. La bouche emplie de varech, les yeux révulsés, le corps emmêlé dans un filet. Comme pris au piège d’une marée vengeresse.
Était-ce la main des hommes ou celle de la mer ? Impossible de le dire. Mais un ancien proverbe résonnait alors : « Le goémon nourrit, mais il peut aussi étouffer.
Qu’elle version préférez-vous ?Si aucune ne vous va je mélange les deux. D’un côté la légende qui s’entremêle avec la réalité
À vous de me dire
je vais l’écrire sous forme de nouvelles. Si j’accroche bien j’en ferais peut-être un livre.
Merci !

Coucou EvaJoe. J’opterai pour la seconde version. Il y a tant à dire sur les goémoniers que j’ai connus dans les années 60, guettant l’extinction du phare pour faire leur marée de goémon et remplir la charrette guidée par le cheval dans ce que nous appelions des roues de charrettes. Chacun à sa place, sans aller travailler sur les plates bandes des autres, autrement gare !
Bises et bon dimanche – Zaza
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Merci Zaza, j’espérais que ce soit les Bretons qui répondent en premier. Voilà c’est toi… Gibee ne devrait pas tarder….😅
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je préfère la seconde de version, nous ne savons pas encore si c’est la main de l’homme laisse-nous deviner Petit à petit.
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Heureusement que vous ne savez pas… Hi hi
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Je ne m’y connais pas mais en lisant tes deux versions, j’ai préférée la deuxième et ce, sans lire les commentaires rendus. Allez savoir pourquoi mais, c’est ainsi … Bonne semaine !
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Effectivement Colette, moi aussi j’avais une préférence pour la seconde, sûrement parce que je me projetais déjà dans mon histoire.
Merci de me conforter dans mon choix.
Bonne semaine à toi aussi. Bisous
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Merci !
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Bizarre, j’ai lu les commentaires et je penche moi aussi pour la deuxième version, juste parce que je la sens plus légende !
Le goémon nourrit mais il peut aussi étouffer.
Bises
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Bonjour Joëlle,
j’arrive après tout le monde. Désolée mais je suis très très occupée.
J’aime les deux versions. effectivement, tu pourrais mélanger les deux.
Gros bisous
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Elles sont mélangé
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