Et Soïg de surenchérir :
Tu as fait ta petite vie tranquille sans te soucier de ta jumelle. C’est impensable.
Gwendal est pâle, il ne sait quoi répondre à son neveu, alors il se tourne vers Annick qui en voyant ses larmes sent que leur réconciliation est à portée d’eux.
Annick le regarde, bouleversée, et fait un pas vers lui.
— Tu croyais que je t’avais rejeté… Mais jamais, Gwendal, jamais je n’ai cessé de penser à toi.
Il secoue la tête, les épaules tremblantes :
— Et moi, je t’en ai voulu toutes ces années… Je pensais que tu avais choisi d’effacer ta famille.
Alors Annick pose sa main sur son bras :
— Non. C’était la vie, les épreuves, et ma peur de ne pas être comprise. Mais aujourd’hui, je suis là. Et je veux retrouver mon frère.
Au moment où Gwendal va pour répondre à sa sœur, la porte s’ouvre à la volée et Yann entre en trombe et hurle plus qu’il ne parle :
— Papa nous voilà de retour, la mariée était belle, elle avait une robe cousue par la Grand-mère de Malo. Sa coiffe et son voile tout était en broderie avec de la dentelle. Et je reviens juste pour te demander si je peux aller au repas.
Gwendal est rouge comme la crête d’un coq. Il apostrophe sa soeur et lui demande si c’est un coup monté, cette dernière lui répond :
Tu n’as donc pas reçu la lettre de Léa où elle t’invitait toi, Armelle et tes enfants.
— Non, c’est sûrement Loïc qui l’a jeté, j’ai crû que même Léa ne voulait pas que je vienne. J’aurais dû faire taire mon amour propre et lui téléphoner. Un jour elle m’avait laissé son numéro de téléphone.
— Qu’est-ce qui t’en a empêché ?
— Mon amour propre mal placé, et se tournant vers son fils il lui dit :
— Je veux bien que tu y ailles, mais tu vas te changer, prends ton costume de communiant et toi Soïg acceptes-tu d’emmener ton cousin au repas de noce de ta tante ?
— Je veux bien l’accompagner mais qu’avez-vous à dire à votre sœur.
— Viens dans mes bras soeurette de mon cœur, j’ai tant pleuré le soir seul dans ma chambre lorsque tu es partie avec Yves. Je lui en ai voulu de t’avoir soustraite à mon amour.
Gwendal ouvre les bras, et Annick s’y jette, bouleversée. Les deux se serrent longuement, comme pour rattraper vingt ans de distance.
L’atmosphère s’éclaire, la maison semble soudain plus chaleureuse.
Annick, les yeux encore brillants, murmure :
— On a perdu beaucoup de temps, mais on peut recommencer.
Gwendal hoche la tête :
— Oui, Annick ma jumelle bien aimée Cette fois, plus rien ne nous séparera.
La porte s’ouvre une deuxième fois, apparaît Armelle suivie des deux cousines Maëline et Yuna. Cette dernière se précipite vers sa maman et lui demande.
Je veux repartir vers Grand-mère et mes cousins , est-ce que Maëline peut venir manger avec nous. Mais tu pleures Maman.
— Ce sont des larmes de joie, c’est à ton oncle qu’il faut le demander.
— Mon oncle est-ce qu’elle peut venir ma cousine ?
— Je suppose que tu es d’accord Armelle, alors ils vont y aller puisque Yann m’a demandé la même chose. Soïg est d’accord pour les accompagner. Ce dernier s’approche de son oncle et lui donne une accolade, Gwendal est ému jusqu’aux larmes.
Pendant ce temps, Maëline suivie de Yuna a eu le temps de choisir une jolie robe et elle redescend en compagnie de Yann, Yuna et Maëline.
— Allons-y les enfants, si vous voulez boire du jus de fruit de votre Papa et Oncle je pense que c’est le moment.
La porte se referme derrière les cousins et cousines. Et Armelle qui a juste secoué la tête pour laisser partir leur fille arrive à murmurer :
— Mon Dieu…Enfin… vous vous êtes retrouvés.
Annick se tourne vers elle. Pendant une seconde, elles se fixent, comme si vingt années d’absence défilaient dans leurs regards. Puis elles se jettent dans les bras l’une de l’autre, éclatant en sanglots.
— Tu m’as tellement manqué, souffle Annick.
— Toi aussi… j’ai gardé tous nos souvenirs comme des trésors.
Gwendal regarde par la fenêtre les cousins s’éloigner et essuie ses larmes.
— Regarde, Annick… nos enfants n’ont pas eu besoin de nous pour comprendre qu’ils étaient de la même famille.
L’épouse de Gwendal ajoute doucement
— C’est à nous, maintenant, de leur montrer qu’on sait se pardonner et s’aimer.
Annick hoche la tête. Elle prend la main de son frère et déclare :
— Nous avons perdu du temps, mais ce n’est pas trop tard. Je veux que nos enfants grandissent ensemble, comme nous aurions dû le faire.
Alors, dans la maison, les adultes échangent des regards apaisés. Après vingt ans de silence, une nouvelle page de leur histoire familiale s’ouvre enfin.
Puis Annick prends un verre de cidre et prends congé de son frère et de sa femme. Elle leur dit qu’en marchant d’un pas vif, elle va pouvoir rejoindre les enfants et son fils aîné. Une nouvelle embrassade et Annick court plus qu’elle ne marche et se heurte aux deux fillettes en larme.
— Où courez-vous ? Le mariage est chez ta Grand-mère Yuna.
— C’est le frère de mon papa, Madame, il se bat avec Soïg, Yann est parti rejoindre Malo et dire au Père de Malo de venir, et, nous on a pris peur, nous voulions retourner chez moi.
— Restez derrière moi et à hauteur de l’épicerie vous prendrez à gauche et couperez par la rue des Méduses, ensuite tu sais par où passer Yuna ?
— Je passe devant la maison de Soizic et derrière celle de Monsieur De Kerviller et j’arrive chez Grand-mère.
— Alors allons-y, mais je ne veux pas que vous soyez dans les parages lorsque mon frère Jean va arriver.
Mais à quelques pas de la maison, une silhouette chancelante apparut : le frère aîné, célibataire, le visage rougi par l’alcool, titubant. Son regard dur se fixa sur Annick.
— Alors… te voilà revenue… après toutes ces années…
Il s’approcha en vacillant, mais ses mots devinrent vite des insultes. Annick tenta d’apaiser, mais il s’avança brutalement et lui met une gifle qui l’a fait vaciller, elle crie et espère que son frère arrive. Mais à son cri on entend seulement le rire dément de Loïc.
Soïg qui arrivait en courant, s’interposa
— Ça suffit, tonton. Laisse maman tranquille.
Un ricanement mauvais échappa au vieil homme :
— Et toi, le gamin, tu crois pouvoir me donner des ordres ? Ce n’est pas ton poing que j’ai essquivé c’est ta lenteur à le frapper. Regarde comment je tape moi, il leva la main sur Annick.
Soïg n’hésita pas : son poing partit, net et violent. L’oncle s’écroula au sol, inconscient.
A suivre…
Copyright septembre 2025

Oh ! C’était bon au début de la page mais là, ça ne va pas bien du tout, hein, Eva Joe !!! Ouf !!!
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Oui l’auteur n’est pas très gentille pour ses lecteurs…
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Je pressentais que cela se passerait mal avec Loïc.Ivrogne et complètement borné ce pauvre type.
Bises et bon mardi – Zaza
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heureusement il est ivre et ne sais plus tenir debout.
Oh non ce n’est pas fini cette haine…
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Il en faut toujours un pour vouloir attiser la haine.
Zut, on pouvait penser que, oui, les rancunes étaient terminées et tu remets le couvert.
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C’était trop beau pour être vrai toute cette bonne humeur!
Et zou! C’est reparti pour un tour!
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