La brume s’était épaissie sur la côte irlandaise, enveloppant les falaises et la plage d’un voile gris-bleu. Le randonneur, encore émerveillé par sa découverte, s’assit sur un rocher pour examiner plus attentivement la bouteille. Il en sortit le ruban blanc, le déroula doucement et fit glisser la boucle d’or dans sa paume. La lumière froide du matin faisait briller le métal comme un petit soleil fragile.
Puis il déplia le papier. Les mots étaient écrits en français. Il avait appris quelques rudiments à l’école, mais il savait qu’il aurait besoin d’aide pour comprendre le message. Il nota chaque phrase, essayant de traduire mentalement, mais certaines tournures échappaient à son vocabulaire.
Il descendit vers le petit village le plus proche, où il connaissait un vieil ami français, expatrié depuis des années. Le café était vide à cette heure, mais son ami accepta volontiers de l’aider à lire le texte. Ensemble, ils déchiffrèrent les phrases, le ton, l’urgence discrète, la solitude derrière chaque mot.
« À celui qui m’a promis de revenir…J’attends encore, là où la mer finit…Si tu lis ceci, appelle-moi…Peut-être que le temps nous aura rendus étrangers,mais la mer, elle, se souvient toujours. »
Le randonneur sentit son cœur se serrer. Chaque mot résonnait étrangement, comme s’il avait été écrit pour lui seul. La boucle d’or, le ruban, le papier… tout semblait chargé d’une émotion ancienne, d’une attente que l’océan avait portée jusqu’à lui.
Pourtant, il ne téléphona pas. Il observa le numéro, nota la région française : Finistère. C’était loin, au-delà de la mer et du vent. Il se surprit à imaginer la jeune fille, ses dix-sept ans, sur la plage où tout avait commencé. Qui était-elle vraiment ? Pourquoi cette bouteille ? Était-ce un simple hasard ou un destin que la mer elle-même avait tracé ?
Pendant des heures, il resta là, à regarder l’horizon, les vagues frappant les rochers, répétant un murmure que lui seul semblait entendre. Chaque détail de la boucle d’or, du ruban, chaque mot du message lui semblait chargé d’une promesse muette. Il savait qu’il devait découvrir la suite, mais le mystère le retenait encore.
Il rentra au camping avec la bouteille, le ruban et la boucle précieusement enveloppés. La mer, pensait-il, avait confié à ces objets un secret trop fragile pour être révélé immédiatement. Il allait devoir patienter, réfléchir, chercher. Et dans ce silence, une certitude naissait : cette quête ne serait pas simple. Elle l’emmènerait loin, peut-être jusqu’aux confins de la Bretagne, peut-être jusqu’au cœur de cette mémoire que la mer gardait jalousement.Et il se surprit à sourire, malgré tout : le voyage avait commencé.
A suivre…

Coucou ÉvaJoe.
En relisant les trois premiers épisodes, j’ai du mal à faire le lien entre Lou, Erwann, l’homme qui se trouvait avec Lou et ce randonneur irlandais. Je piaffe d’impatience d’en découvrir d’avantage.
Bisous, bisous. Zaza
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La suite arrive… Je parle des personnages qui gravitent autour de Lou…
Le randonneur trouve juste une bouteille jetée à la mer… Il suffit d’attendre…
Quant à l’inconnu dont je ne dis pas grand chose c’est l’amoureux de Lou, c’est le constat qu’en fait Erwan….
Bisous
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Merci Éva, tu viens d’ éclairer ma lanterne.
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de quoi il s’occupe lui c’était pas pour lui la bouteille lol
l’impression qu’il va prendre le ferry pour roscoff lol
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Ah ah …🤣🤣🤣
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J’ai bien hâte qu’il se décide à l’appeler … c’est tout un retour en arrière pour elle et lui !!! Bisous
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Qui est l’amoureux de Lou. Trop vieux ?
Erwan va-t-il se déclarer ?
L’Irlandais va-t-il se décider à franchir le grand pas au-dessus de la mer ? Bien sûr.
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