12/ L’inconnue de la berge !

Finalement Franck profite de la réunion des pontes de son service pour se glisser hors des murs du 36 invoquant pour son collègue un appel téléphonique imaginaire, il va se rendre chez Olga qui est en congé provisoire, en espérant qu’aucun de ses collègues l’aient appelés.

A son arrivée personne ne lui répond, mais soudain il entend l’arrivée d’un SMS sur son téléphone, c’est Olga, elle lui dit de ne pas se rendre à son domicile, mais de suivre le parcours qu’ils ont fait le jour où ils se sont rencontrés. Il lui répond ok, et va dans son véhicule. Olga a dû quitter précipitamment son appartement et ses propos sibyllins le laissent énigmatiques voire sans voix.

Dans sa voiture il réfléchit  au chemin qu’ils ont fait lors de leur première rencontre, lorsque soudain il voit arriver les gorilles du Colonel, il se fait tout petit derrière son volant. Moins de trente minutes plus tard ils ressortent ils emportent rien. Olga a dû faire le ménage chez elle. Elle est vraiment maline. Elle lui avait dit d’acheter un autre téléphone, si cela se trouve elle lui a envoyé un autre message lui indiquant ou elle se trouve; il est un peu bordélique et ne se souvenait même pas qu’il lui avait obéi au doigt et à l’oeil.

En effet sur son autre téléphone il a l’endroit où il doit la retrouver. Il faut qu’il soit prudent, les gorilles sont toujours devant la porte d’Olga, ils doivent l’attendre lui puisqu’il lui avait envoyé un SMS lui disant qu’il arrivait. Il quitte sa place en marche arrière de manière à ne pas passer à nouveau devant l’appartement de sa charmante amie. Il est un suiveur hors pair et de ce fait il sait comment déjouer les pièges quand on est à son tour suivi. Mais personne ne lui a emboîté le pas, aussi passe-t-il la vitesse supérieure et se rends dans le petit hôtel qui a abrité leurs premiers ébats. La voiture d’Olga est bien là. Il s’enfonce dans la forêt et se rends dans le  cottage qui est en bordure d’un petit étang. Il rentre sans frapper, Olga se lève dès qu’il rentre et se love dans ses bras. Puis brusquement  elle lui demande:

  • Personne ne t’as suivis tu as bien fait attention, à partir d’aujourd’hui tu dois te débarrasser de ton téléphone ou en ôter la puce.
  • Ne t’inquiètes pas je sais déjouer les suiveurs, je suis le meilleur dans ce domaine. Quand à la puce de mon téléphone elle est au fond de ma poche et mon téléphone est éteint. Alors tu as reçu un message de ton père te disant qu’il voulait tout ce que nous avions trouvé;
  • Oui mais il n’est pas question que je leur donne tout, j’ai fait parvenir la boite de lentilles mais elle ne peut le mener très loin. J’y ai glissé une paire de lentilles que j’ai acheté dans le département voisin pour lui laisser croire que rien ne se passe dans notre département.
  • Bravo tu as très bien fait; mais cela ne nous dit pas la raison pour laquelle ces femmes ont toutes le même corps, des yeux violets ou verts puisque l’une d’entre elles les avaient;
  • Peut-être un loupé, mais cela ne nous permet pas de trouver le commanditaire et dans quel but ils retiennent ces femmes prisonnières et pour quelles raisons ils les tuent pour éviter qu’elles parlent. Qu’est-ce qu’elles savent ?
  • Il nous faudrait retrouver celle qui a réussis à se sauver, mais sans papier et ayant le même look que les huit autres, autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Après un dernier briefing ils se quittent , Olga étant en vacances forcées décide   de rester sur place quant a Franck il rentre au poste de police où on l’attend de pieds ferme; il est apostrophé avec véhémence par son chef,il ‘est pas très fier mais s’en sort sans blâme, mais o lui signifie qu’à l’avenir il devra s’en tenir aux ordres donnés par ses supérieurs hiérarchiques; il est complètement dessaisis de l’affaire et on lui propose de prendre ses jours de congés. Il n’y voit pas d’inconvénient au contraire il aura les mains libres et il pourra enquêter. Avant de quitter son bureau il récupère les codes pour les chaînes cryptées de la police et de la gendarmerie. Actuellement il se passe de drôles de choses il lui faut être au courant avant les autres. En quittant le poste il doit faire dans un premier temps machine arrière il a vu arriver le Colonel et ses sbires, il ne doit pas se trouver dans sa lige de mire. Finalement le Colonel s’est redû chez son chef ils se sont enfermés, du coup il a pu sortir sas problèmes. En sortant il salue le planton et monte das sa voiture personnelle qu’il dépose devant chez lui, monte prendre une valise et ressort par la porte de derrière, se rend au garage que lui a indiqué Olga, choisi  une voiture assez puissante et s’éloigne vers leur havre d’amour ou il retrouvera sa dulcinée. Ce soir ce sera détente et demain ils se remettront en chasse. 

Lors du repas qu’ils prennent dans leur résidence des bois, Olga a branché son téléviseur sur la chaîne cryptée du Gouvernement, soudain tous les deux entendent que demain on recevra en grandes pompes la future présidente de l’Honduras; à ce moment tous les deux sont abasourdis devant la dîtes dame. C’est le portrait tout craché de l’inconnue de la berge.

A Suivre …

11/ L’inconnue de la berge !

  • Montez !

Elle démarre sur les chapeaux de roue sans lui demander quoi que ce soit,  mais hélas elle voit le portail qui se referme , aussi elle accélère et s’arrache une aile mais elle passe in extremis. Elle n’attends pas qu’elle soit prise en chasse, elle déboule par le chemin forestier, mais arrivé à la route elle ignore de quels côtés se diriger, sa passagère a les yeux fermés et semble bien mal en point. Faut-il que j’aille à droite où à gauche, mais la jeune femme ne lui répond rien. Alors elle se décide et file à gauche, elle roule plus de 10 kilomètres sans voir aucune voiture. Soudain elle voit un panneau lui indiquant qu’elle roule dans le sens contraire de sa route,  elle doit trouver un rond point ou une bifurcation afin de repartir, lorsque soudain et au même moment elle voit un chemin dans la forêt et son téléphone sonne. C’est son fils, la jeune femme ouvre les yeux et la supplie de ne pas répondre.

  • Mais c’est mon fils
  • Votre fils, il est chirurgien ?
  • Oui… Pourquoi?
  • Vous étiez dans la maison et vous n’êtes pas au courant de ce que fait votre fils, mais  que faisiez-vous là-bas?
  • Le ménage et le repas

Mais comme elle répond à son fils leur dialogue s’interrompt, la passagère est contrariée elle s’en rend vite compte, elle lui arrache le téléphone des mains, l’éteint, prends la carte et la jette au milieu de nulle part.

  • Maintenant emmenez-moi à la prochaine gare, je ne veux pas me retrouver dans leurs pattes, tenez traversez la forêt et nous trouverons bien une autre route, je pense que nous sommes dans la forêt de Rambouillet.
  • Mais je veux mon téléphone, pourquoi avez-vous fait cela?
  • Votre fils va arriver assez rapidement, tous nos téléphones sont tracés !
  • Tous, mais vous êtes combien?
  • Ici nous étions quatre, mais je pense que déjà deux d’entre nous sont décédés.
  • Des suites d’une opération?
  • Si vous voulez.
  • Commet ça si je veux, elles sont mortes de quoi?
  • D’avoir osé s’enfuir.
  • Vous avez peur pour votre vie, alors allez dans le premier commissariat;
  • Je ne peux pas;
  • Pourquoi?
  • Je suis sans papiers
  • Ah !

La conversation s’arrête là et tant qu’elle roule dans la forêt elle ne dit pas un mot, quand elles arrivent sur la petite route, la jeune inconnue lui demande de l’emmener sur Compiègne, elle la laissera vers la gare, et elle lui conseille de disparaître ou d’aller à la police.

Après une bonne heure de route, le panneau Compiègne dépassé, elle lui indique la gare, et elle disparaît à ses yeux. La pauvre femme ne sait plus quoi faire, elle n’a plus de téléphone, regagnez sa maison, ce n’est vraiment pas la peine, pour ce soir elle va prendre une chambre à l’hôtel des voyageurs, et demain matin elle avisera, la nuit porte conseil.

Elle n’a pas fermé l’oeil de la nuit, mais elle a pris une décision elle va se rendre au Commissariat le plus proche elle déballera son histoire, et tant pis si son fils s’est mis dans de sales draps, elle n’a pas envie de terminer sa vie comme une criminelle. Toutefois elle espère se souvenir de la route, dans son téléphone elle a pris des photos, pourvu qu’elles y soient encore, elle n’ose pas vérifié, mais il le faudrait si elle veut être crédible auprès des autorités.

Ce n’est que vers 14 h de la même journée que Franck entend son chef parler d’un témoignage abracadabrant, comme il n’est pas en odeur de sainteté avec ce dernier il n’ose demander de quoi il s’agit, mais celui-ci lui fait signe d’entrer. Dans son bureau il y a le père d’Olga, le procureur de la République ainsi que deux fins limiers de la police nationale. Deux costauds, ils font souvent la une des journaux pour leurs faits hautement salués. Ils ont mis à mal le  » Gang des perruques » ainsi que celui des jeunes de la  » Cité de la Renardière »  pour une grosse prise de drogue. Ils doivent enquêter sur les femmes songe Franck. Son chef lui fait signe de s’asseoir mais avant d’entrer il lui a conseillé de faire profil bas et d’éviter d’interrompre les grosses pointures.

Le procureur explique où en sont les recherches par rapport à la jeune inconnue de la berge, les investigations dans le milieu des gens du voyage n’a rien donné, celles vers les lieux mal famés des cités voisines ont fait chou blanc. Les photos des deux femmes avec leur description a été envoyée  à l’ensemble des commissariats et gendarmeries, de ce côté il n’y avait aucune remontée jusqu’à ce matin. A 10 h précise une femme d’une soixantaine d’années s’est présenté et a fait une déposition qui a paru assez invraisemblable, mais quand elle a parlé qu’elle avait transporté dans sa voiture une femme aux yeux violets, le policier qui prenait la déposition lui a montré la photo de la victime de la berge, la vieille femme a reconnue sa passagère.

Franck se marre intérieurement, c’est encore un doublon se dit-il? Mais il n’a pas le temps de reprendre ses esprits que son chef l’interpelle :

  • Qu’en pensez-vous Franck ?
  • Moi ? Monsieur?
  • Vous voyez un autre Franck aspirant et détective privé à ses heures ?

Franck rougi se sent gêné, il savait donc qu’ il avait enquêté, ah on ne peut pas se cacher dans la police pense-t-il en se levant. Le père d’Olga l’apostrophe en lui disant :

  • Alors qu’avez-vous découvert et est-ce que ma fille vous a mis dans la confidence?
  • Votre fille?
  • Ne jouez pas au con avec moi, je sais que ma fille vous a ouvert les portes de la salle d’autopsie; qu’avez-vous découvert?
  • Les jeunes femmes portaient des lentilles, celle de la berge a les yeux violets, l’autre vert, et il semblerait qu’il y en a au total plus d’une dizaine.
  • Pardon? Que voulez-vous dire? 
  • Votre fille a trouvé dans la poche de la jeune femme morte au camps des gens du voyage une boîte dans laquelle il y avait eu des lentilles, elle a enquêté auprès des opticiens et elle a eu confirmation que cette jeune femme était venue récupérer des lentilles de couleurs différentes.
  • Cela ne veut pas dire jeune homme qu’il y a 12 femmes dans la nature, elles avaient envie de changer.
  • Possible;
  • Comment cela ? Expliquez vous mon vieux?
  • Nous avons déjà deux femmes aux yeux violets une morte l’autre vivante, et une autre femme aux yeux verts ces trois sont copie conforme selon les dire de la plaignante.
  • En effet, vous avez peut-être raison, mais à compter de ce jour vous ne devez plus enquêter? Je me suis bien fait comprendre jeune homme?
  • Oui Mon Colonel

On lui demande de sortir et la réunion continue sans lui, de suite en sortant il s’aperçoit qu’il s’est fait piéger par ses aînés, ils n’avaient rien trouvés et c’est grâce à ce qu’il vient de leur dire qu’ils vont s’orienter vers cette piste, que va en penser Olga? Il est assis à son  bureau lorsqu’il voit débouler un des fins limiers qui lui réclame ses notes, la boîte de lentilles et tout ce qui de près ou de loin les aidera. Mais l’autre s’en retourne vexé car Franck n’a rien en sa possession, tout est chez la fille du Colonel. Ce qui du reste est à moitié vrai. Il lui faut l’appeler pour la mettre au courant sinon toutes leurs investigations seront perdues.

A suivre …

Figés pour la nuit des temps !

Merci à Nelly  pour la photo des rochers de Trévignon (Finistère)

Depuis la nuit des temps, ils sont figés

Accrochés à cette terre Celte

Ils contemplent l’océan sans rien s’infliger

 

C’est dans le bruit assourdissant des vagues

Qu’ils mesurent le temps qui court

Ils se tiennent droit sans s’accrocher à la digue.

 

 

L’un de son doigt levé montre l’immensité

L’autre ouvre grand ses oreilles

Mais il ne peut l’ébruiter.

 

Face à eux l’Archipel des Glénan

Ils rêvent aux narcisses qui se dandinent

Et bruissent sous le vent.

 

S’échapperont-ils un jour de leur carcan de pierres

Pour nous raconter les légendes d’antan

Et nous faire vibrer sur les vagues tel des écuyères.

Merci à Yves du groupe ornithologique de Trévignon

 

Mais quand la tempête fait rage

Ils s’accrochent au port comme des vaisseaux

Afin de laisser passer l’orage.

 

La photo de Nelly a enivré mon regard

Je lui dédicace mon texte

Car c’est ici que pour moi tout à commencé.

 

EvaJoe octobre 2018

 

 

 

Musique océanique !

Merci à Gibee pour ses photos !

Sur la lande Bretonne

Une mélodie s’envole

Celle de la cornemuse du diable

Le vent souffle tantôt violent

Tantôt en un frisson.

 

Deux petits pas

Le menuet s’envole

Tel un papillon.

 

Au loin le ressac joue le tambour

Rythmant ses accords sur des notes irisées

En une symphonie faîtes de vagues mélodieuses.

 

 

 

10/ L’inconnue de la berge !

DEUXIÈME PARTIE

 

 

Pendant que Franck et Olga avançaient dans l’enquête il se passait des choses étonnantes dans une maison au fin fond de la forêt. Une bicoque sans prétention, ceux qu l’habitaient étaient des plus discrets, si des ramasseurs de champignons les avaient croisés ils les auraient pris pour des randonneurs. Ils étaient trois deux hommes et une femme, la femme était âgée probablement la mère de l’un des deux. Elle les avait suivis car il ne lui restait plus qu’eux, puis deux hommes en pleine recherche avaient besoin de manger, et son rôle se bornait à ça. Mais son fils lui avait expressément interdit d’ouvrir la porte qui descendait au sous-sol, depuis trois mois qu’ils étaient là elle n’avait jamais franchi le seuil de l’escalier qui l’aurait amené au bas de la maison. Mais ce matin par un concours de circonstance inimaginable son fils ou son copain avait dû oublier de tourner la clef dans la serrure, et un courant d’air avait ouvert la porte. C’est en passant devant qu’elle l’avait vu, au départ elle ne pensait pas s’aventurer dans l’escalier mais poussé par je ne sais quoi elle s’était aventuré à le faire, certainement parce qu’ils lui avaient dit être absent une partie de la journée voire de la nuit.

Plus elle descendait plus la peur la gagnait, fallait-elle remonter ou s’aventurer plus en avant, finalement elle avait dépassé ses peurs et une fois arrivée en bas, elle ne comprenait pas la raison pour laquelle elle ne devait pas s’aventurer dans ce lieu. Il flottait dans l’air une bonne odeur faîtes d’un mélange de tabac et de parfum, fort agréable au demeurant. La première porte qu’elle poussait l’amenait dans une chambre cosy, puis la seconde dans une chambre de jeune fille des CD éparpillés sur le lit, un jeans abandonné au sol, des sous-vêtements traînaient ici où là comme si on était parti précipitamment. Attenant une petite douche avec un lavabo, c’était de là que le parfum provenait, à croire que la personne avait cassé sa bouteille, tant l’odeur prenait la tête. La vieille femme ne comprenait pas le pourquoi de l’interdiction à venir rencontrer les habitants du sous sol. A moins bien entendu qu’ils se cachent, ce qui la fit sourire. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises.

La troisième porte était fermée, aucune clef ne pendait à proximité, aussi ne s’attarde-t-elle pas et continue sa visite, plus loin une petite cuisine  où il  y avait une bonne odeur de pain grillé et de café. De plus en plus étrange, mais bon tant qu’à faire autant continuer et savoir ce qu’il se tramait à cet étage. Dans la seconde partie de la maison il y a d’autres chambres, toutes sont pour des jeunes filles ou femmes, mais rien n’indiquent où elles sont ? Soudain elle voit un trousseau de clefs, elle s’en empare et revient en arrière, après une recherche interminable elle réussi à trouver la clef qui ouvre un petit laboratoire avec une salle d’opération flambant neuve.Son fils est chirurgien mais pourquoi a-t-il installé cet équipement, il est en arrêt de travail depuis cet accident où il a perdu l’usage d’une de ses mains. Simule-t-il des opérations sur des animaux pour voir s’il peut encore opéré, vraiment une foule de questions lui arrivent sans qu’elle puisse y répondre. Sur les murs il y a la photo d’une femme photographiée dans diverses positions. Serai-ce elle qu’il a opéré se demande-t-elle? En les examinant de plus prés elle trouve qu’il  ‘y a pas une seule femme mais plusieurs, il y a un petit quelques choses qui l’intrigue, mais à ce stade de sa visite elle ne voit pas ce qui les différencie. Puis elle n’a jamais été douée pour les devinettes. Soudain une peur irraisonnée s’empare de son cerveau et si son fils opérait à la barbe de tous des femmes pour se faire la main. Non c’est impossible mais elle ne peut répondre à ce flot de questions qui lui laboure le cerveau. Il ne faut pas qu’elle se fasse un film, son enfant n’a jamais été un monstre, mais elle ne connait pas son ami, elle ne sait pas qui il est, du reste elle ne l’a jamais vu sourire. Qui peut-il bien être?

Soudain une voiture freine devant la maison, son fils lui avait pourtant dit être obligé d’aller passer divers examens et ne pouvoir revenir pour le dîner. Vite elle doit se cacher, mais où, au hasard de la peur qui lui donne des ailes elle se précipite dans la petite buanderie qu’elle a ouvert il y a quelques secondes. Une clef tourne dans la serrure, un joyeux brouhaha, un rire juvénile puis plus rien. Aucune voix d’hommes, juste deux femmes qui babillent, elle entend de la musique, deux portes qui se referment, cela dure pour elle une éternité, puis, après réflexion elle se décide à s’en aller mais cette fois-ci elle le fera par la porte d’entrée celui lui évitera de retraverser l’ensemble de la maison. De toutes façons elle n’a pas le choix. Elle court , ouvre la porte, la referme soigneusement et s’éloigne, elle fait un grand détour et revient vers la maison, elle monte les escaliers et quand elle veut ouvrir la porte c’est peine perdue elle est enfermée à l’extérieur. Elle ne sait plus quoi faire, repasser par le bas et remonter par l’escalier ou s’en aller à tout jamais. Pour l’instant ses jambes ne la portent plus, elle s’assoie sur les escaliers et réfléchit. Mais ce qu’ignore la vieille femme c’est qu’une des personnes du sous-sol l’observe depuis qu’elle a franchi la porte. C’est une lumière bleue qui a averti la jeune femme qu’il y avait intrusion dans leur antre. De suite elle a allumé l’écran qui la reliait à la caméra invisible qui filmait chacun des pas de cette femme. De suite elle a reconnue la vieille dame c’est sa belle-mère elle ne la porte pas dans son cœur aussi elle prend plaisir à la voir toute chamboulée du fait qu’elle ne puisse plus revenir dans la maison.

Trois mois que soi disant elle ne s’était pas aventurée en bas, mais ce matin elle a des doutes. Depuis combien de temps dure ce manège?  Elle ne vas pas aller se montrer elle ignore qu’elle est dans la maison de plus elles ne s’entendent nullement et elle ne veut pas que le travail de son chouchou soit mis à mal. Mais il lui faut lui faire part de la désobéissance de sa mère, où elle ne lui dit rien mais s’en débarrasse, qui croira qu’elle est si méchante, quand à sa belle-mère elle dira qu’elle n’avait pas toute sa tête et le tour sera joué.

Celle qui tient souci à sa belle fille est loin de se douter de ce qu’il risque de se tramer contre elle. Mais elle ne va pas rester là à attendre que son fils soit de retour, elle connait ses colères enfantines, puis celles de son adolescence, elle redoute plus que tout sa colère d’homme surtout depuis qu’il se trouve amoindri par sa faute. Du reste elle se demande si ce n’est pas l’unique raison pour laquelle il l’a emmené avec lui. Il veut la soustraire à sa vie et lui faire payer cher son erreur. En entendant une branche craquée, elle se décide rapidement de s’enfuir de ce lieu plus que sordide à ses yeux. Il lui faut par contre ses clefs de voitures, mais possible que son fils les ai laissé sur le tableau de bord, aussi se dirige-t-elle vers le garage attenant, sa petite Clio est là recouverte d’une bâche blanche, les clefs sont bien sur le contact, elle la tourne, la jauge d’essence est partiellement pleine, il ne lui reste qu’à disparaître, mais au moment où elle amorce sa marche arrière elle voit une magnifique femme qui la regarde, elle a les yeux violets et semble si désemparée et triste qu’elle s’arrête à sa hauteur et lui demande ce qu’elle veut?

  • Emmenez moi avec vous mais faîtes vite ils ne sont pas loin de moi.

A suivre…