Sanglots

 

 

 

Dans la nuit un cri

A percé le silence.

Des sanglots,

Des larmes,

Des pleurs.

Il faut crier

Pour ne pas perdre la vie

Pour empêcher son cœur

D’étouffer le corps

Et de l’emballer.

 

Les sanglots étouffent

serrent

la respiration se raréfie,

La douleur s’intensifie.

 

J’ai mal ose dire la voix

Mal à crever.

 

Hier j’ai senti mon cœur s’arrêté

Un étau enserrait ma gorge

Alors j’ai préféré crier.

Pleurer

Pour ne pas mourir de chagrin.

 

 

Les paroles s’envolent

Les écrits restent

Ce n’est qu’un proverbe

Mais il se vérifie!

 

Comment les effacer?

Tout recommencer!

 

 

C’était comme un pyromane

Qui brûlait mon cœur

A m’en faire perdre la raison

Car dénué de sens.

 

Couvait-il sous la braise?

Comme celui qui te « baise »

Et s’en va sans regarder derrière

Heureux de son pouvoir.

 

Qui doit pardonner?

Est-ce celui qui souffre

Ou toi qui me  blesse

Mais l’une et l’autre

sont l’autre et l’un.

L’envers du décor

Où le décor de l’envers.

 

Tout se brouille!

 

Pour parler ce jour

Il faut comprendre hier

Et ne pas s’enliser

Dans des non dits ou des on dit!

 

Faut il garder sa place

Reprendre le vouvoiement

Pour avoir de la distance

Afin d’en corriger toutes les déviances.

 

Comment oublier cette lecture d’une minute?

Qui a mis à mal une amitié de dix ans

Et je constate amèrement

Qu’en une minute

Sa vie peut basculer

Sans arrêter le temps.

 

Mais…

 

La nuit venue, il y a eu d’autres mots

Réparateurs,

Ouverts sur le pardon.

 

Au petit matin l’encre ne s’est pas effacé

Je te pardonne

Sur l’écran blanc brillait.

 

Fait au bord de mon canal par une nuit sans fin EvaJoe  

 

 » Les larmes sont le langage muet de la douleur » (Voltaire)

 

L’ancre

Encore merci à Alex pour son cliché.Sur la plage près du port

Es-tu élément du décor?

Brillant sous le jaune de l’aurore

En ayant perdu tes couleurs.

 

Ta carcasse posée , voire abandonnée

Oublié du bateau qui te portait

Tu te fais belle pour les photos en couleur

Mais ton panache est de courte durée.

 

Abandonnée des tiens tu deviens épave

Ton aura en prend un coup mais tu vas le surmonter

En allant vers ta destinée tu sauras à nouveau t’ancrer

Dans cette terre âpre où sur l’immensité.

 

Les « Tas de Pois »

Merci à Alex pour sa photo

En s’élançant vers des contrées inconnues

Les « Tas de Pois » tracent une avenue

Pour laisser passer  les vieux gréements

Embrassant la mer d’Iroise, passionnément.

 

En flottant au fond d’un rêve

Ma plume s’évade vers la grève

Effrayante beauté de la pierre

Qui attire mon imaginaire.

 

Sous le souffle du vent chuinte le ressac

Le rocher  l’affronte c’est démoniaque.

Puis, à nouveau le calme le touche d’un éclair

Et donne à la roche un effet de joaillière.

 

EvaJoe septembre 2017 copyright

 

 

 

 

 

Fleurs de soleil !

Dans les champs  brûlant sous le soleil

Une fleur se lève et veille

Quelques pétales se froissent avec merveille

Et s’étalent parfois dans un doux sommeil.

Sous l’étouffante chaleur se mêle l’ivresse

D’un tournesol cherchant des caresses

Pour s’en abreuver afin de fuir la sécheresse

Et, éloigner cette lourdeur devenue sa forteresse.

EvaJoe 31/08/2017 Copyright

Un souffle de vent

En amérindien EvaJoe semblerait vouloir dire « murmure du vent »; alors j’ai eu envie de composer sur cette phrase mais comme il existe un chant traditionnel scandinave portant le même titre je l’ai modifié, toutefois la musique me plaisant je vous la laisse écouter tout en me lisant.

Vous pouvez éteindre les vagues mais moi j’ai écouté es deux, tout s’entremêle et j’ai beaucoup aimé, à vous de me dire ce que vous avez préférés….

 

 

 

Ecoute, écoute je vais te raconter mon histoire

Galopons dans ces mondes merveilleux

Allons de par les prairies et champs camaïeux

Et, à la source se baigner et boire.

 

Je t’offre des fleurs des bouquets de senteur

Regarde comme elles te parle, écoute les bien

Laisse toi apprivoiser par ces petits riens

Le murmure du vent les caresse et les berce de langueur.

 

En disant adieu aux erreurs du passé

J’ai gazouillé le vertige de l’amour

En poussant le sable j’ai  tout effacé.

 

Mais tu n’en n’as gardé que l’essentiel

Sous le souffle fou d’un violon

Pour moi tu as embrassé le ciel.

 

EvaJoe le 17/08/2017