Il est arrivé : Mon conte pour enfants

Bientôt je recevrais la totalité de mes livres, il est né mon bébé, mon livre de conte pour Enfants. La gestation fut longue car j’ai mis 7 ans pour oser passer de l’autre côté de mon ordinateur.

Voilà c’est fait je suis publié… Grâce à ma petite soeur le texte s’est agrémenté de belles illustrations. A toutes les deux nous donnons naissance à :

 

Ma petite soeur les illustrations, Gibee la mise en page, le graphisme et moi ce que je sais faire le texte. C’est une véritable équipe qui a travaillé main dans la main, je les remercie tous les deux.

J’ai d’abord raconté ce conte à mon petit fils il était tout petit à l’époque mais ‘histoire il la connait en entier et par cœur. Il m’a donné son avis pour la couleur de la couverture….

Ensuite je l’ai raconté à mes petits neveux et petites nièces. Puis j’ai donné mon texte à des amies qui à leur tour l’ont lu à leurs petits enfants ou enfants dont ils avaient la charge.

Tout le monde a aimé, tous m’ont poussé à aller plus loin de l’ouvrir au monde comme dirait mon amie Sabine….

Et puis il a été lu sur mon blog, aimé , et à nouveau il s’est endormi, je ne franchissais pas le pas….

Puis, un jour à la bibliothèque de mon village des enfants du CE1 au CM2 sont venu m’écouter avec leurs institutrices…Tous les enfants étaient les yeux grands ouverts pour certains, pour d’autres la bouche. Une des institutrices a même fait travailler les enfants sur le texte, ils l’ont illustrés à leur façon et me l’ont offert.  C’était il y a un peu plus d’un an….

Je pense que c’est grâce à Sabine que j’ai réussis à franchir le pas, après tout s’est enchaîné à grande vitesse, reconnu par un éditeur grâce à l’ensemble de mes écrits…

Ma soeur Elisabeth accepte de faire mes illustrations, elle s’est sentie honoré car j’ai toujours vu en elle une artiste méconnue, grâce au livre elle se fera connaître.

Mon ami Gibee accepte de me faire la mise en page, le graphisme et moi je donne mon texte, je l’expose et l’aventure va commencer….

Aussi si vous avez des enfants des petits enfants, des neveux des petits neveux, mon livre fait 47 pages, il est présenté comme un conte poème, le prix est sur la quatrième de couverture. Vous pouvez me contacter ici ou directement sur ma boite mail.

D’avance MERCI !!

Je vous remet la couverture seule mais différemment car ce n’est pas facile de bien montrer le livre…..

Couverture ‘cliquez sur le mot couverture et une fenêtre va s’ouvrir et vous la verrez en grand…

Voici un résumé de Perle de lune….

 » Tibère, le vieux loup solitaire, menait une existence désespérément ennuyeuse jusqu’au jour où deux étranges yeux jaunes vinrent hanter son esprit. Qu’ils étaient beaux dans leur manteau de lune et, surtout, ils le regardaient ! Pure illusion ou incroyable réalité ? Il semblait en effet être le seul de son entourage à les apercevoir. Puis, durant plusieurs veillées, il crut bien ne plus jamais les revoir. Or, une nuit, un craquement près d’un arbre changea le cours de son histoire : une nouvelle bouleversante allait lui être révélée. »

 

Et rien que pour vous donner envie voici une photo d’une des pages

Merci !!

Face au vent (6) Sophie est de retour

Il lui fait la fête comme s’il la connaissait, il lui lèche le visage, mais Sophie est tellement épuisée qu’elle s’affaisse comme une poupée de chiffons. Quand elle revient à elle, elle aperçoit plus qu’elle ne voit un homme hirsute elle a l’impression que c’est Hagrig dans Harry Potter. Sans ses cheveux et sa barbe il est peut-être beau se dit Sophie, car elle voit deux beaux yeux bleus qui la fixent.

  • Ce ne serait pas toi que les deux types de la route cherchent ?
  • Comment le savez-vous ?
  • Je me doute car ce matin j’ai vu les journaux et tu as disparu, cela fait trois jours que l’on te cherche, où étais-tu ?
  • Dans une cabane à l’opposé de la vôtre ;
  • La cabane du maire de Marour ;
  • Vous le connaissez le maire ?
  • Oui ! Toi aussi il me semble,
  • C’est mon oncle !

A cet instant, Sophie voit l’homme qui détourne les yeux, il se passe quelques choses de bizarre. Que lui cache le SDF ?

  • Qu’avez-vous ?
  • Rien ! Pourquoi me poses-tu cette question ?
  • Lorsque j’ai parlé de mon oncle j’ai vu passer sur votre visage une drôle d’expression, mon oncle va bien ?
  • Je n’en sais rien petite, je ne fréquente plus les gens de la haute société, ils m’ont tous pourris la vie, depuis plus je les évite, mieux je me porte.
  • Qui êtes-vous ?
  • Moins tu en sauras, mieux ce sera, mais je vais te soigner, tu es blessé et ta plaie s’est rouverte. Nous attendrons le jour et tu viendras avec moi je t’emmènerais vers une cabine téléphonique tu appelleras tes parents, pour l’instant il est préférable que tu te reposes, tu as des yeux qui te manges le visage.

Le SDF a dû lui mettre un somnifère car elle sombre plus qu’elle ne dort mais au moins elle n’entend pas l’altercation qui a lieu à l’extérieur entre l’homme qui l’a accueilli et un autre qui a perdu sa prisonnière. Mais le SDF a  réussis à éloigner l’importun, il veille la nièce du maire toute la nuit, et au petit matin il l’emmène sur la route qui rejoint Sainte Luce et il attend que ses parents lui répondent avant de la laisser seule, mais ne voulant pas qu’elle soit à nouveau kidnappé il la surveille du coin de l’œil, personne ne passe, quand soudain les sirènes de la police retentissent, il en profite pour se sauver, il n’a nullement envie d’être retrouvé. La forêt lui garantit une certaine stabilité et surtout personne n’a encore cherché à savoir qui il était. Il ne faut surtout pas que cela commence aujourd’hui. De plus en restant dans les parages il pourrait être accusé d’un enlèvement qu’il n’a pas commis.

Sophie tombe dans les bras de ses parents, tous sanglotent, mais de joie et de bonheur. Avant de rejoindre la maison familiale il lui faut répondre à un feu incessant de questions.

  • Lorsque vous étiez avec votre amie Stéphanie de quoi vous souvenez-vous ?
  • Nous tenions la main mais auparavant j’ai vu mon oncle se battre avec un homme ;
  • Est-ce celui qui vous a kidnappé ?
  • Non, je ne l’ai pas vu je me suis retrouvée dans la cabane de mon oncle, la porte était ouverte je me suis enfuie.
  • Et ? Comment vous êtes-vous retrouvé sur la route Nationale à 7 h ce matin.

A ce moment Sophie hésite à parler du SDF, du coup elle avoue ne pas s’en souvenir, elle a la sensation qu’elle a été transporté là, par une personne mais ne la pas vu. Personne ne s’est rendu compte de son hésitation et elle a  l’impression que les policiers la croient.

Quand elle est de retour chez elle, elle s’effondre dans les bras de sa mère quand elle apprend que son oncle chéri a été trouvé mort dans les décombres. Elle se souvient de la deuxième explosion et comprend qu’elle est la dernière à l’avoir vu vivant et qu’en quelques sortes il lui a sauvé la vie.

Quelques jours plus tard, aucun élément nouveau n’était  venu apporter une cohérence aux derniers événements, pourtant toute la forêt a été passée au peigne fin, rien de compromettant dans la cabane de son oncle. En effet elle avait dû être nettoyée de fond en comble puisque tout ce que Sophie avait décrit n’existait plus. Même les liens avec lesquels elle avait été attachée avaient disparu. Ce qui laissait planer un doute sur sa personne. Stéphanie qu’elle avait revue depuis qu’elle retournait au lycée lui avait répété ce qu’elle avait entendu dans le bureau de son père à l’aérodrome.

  • Il te pense complice de ton oncle, pourtant je leur ai répété que tu m’avais crié que ton oncle empêchait un homme d’arroser les avions. Mais ni toi ni moi n’avons vu cet homme de face. Sophie a qui te faisait-il pensé?
  • Aucune idée, nous ne l’avons jamais vu de face, à part sa vareuse bleu  commune à tous ceux qui prennent un avion je ne vois pas à qui sa silhouette me fait penser.
  • Moi c’est pareille je ne vois vraiment pas qui ce serai. Si nous le savions cela aideraient les enquêteurs.
  • Je pense que nous devons les laisser enquêter et nous préoccuper de nos résultats au BAC, j’espère que toutes les deux nous l’avons décroché.

C’est aujourd’hui et plus précisément à 17 h que les résultats seront affichés sur le mur du Lycée Léon Blum. Sophie et Fanne sont arrivés plus d’une heure avant,  elles sont rapidement rejointes par les douze autres élèves de leur BAC S. Bientôt des cris de joie résonne parmi cette jeunesse, 10 sur douze l’ont, sauf deux de leurs amis doivent passer l’oral, mais Fanne est fière d’annoncer à sa mère sa mention Très Bien, quant à Sophie elle a un Bien. Les deux copines se précipitent dans la pâtisserie récupérer quelques viennoiseries commandées la veille et rejoignent leurs copain au bar « Les Voyageurs » là où se réunissent une partie des heureux reçus.

Soudain Sophie est attirée par le va et viens d’un homme sur le trottoir d’en face, elle fait signe à Fanne mais au même moment un de ses camarades de classe fait une entrée tonitruante dans la salle du bar et l’homme étrange n’est plus devant leur lycée quand les deux amies regardent à nouveau par la fenêtre.

Qui as-tu vu Sophie ?

  • Fanne j’ai trouvé à l’homme qui faisait les 100 pas devant le lycée comme une ressemblance avec l’homme entrevu dans le hangar la semaine dernière.
  • Sophie tu es encore sous le coup de l’émotion, c’était peut-être un élève,
  • Non c’était un homme mûr de l’âge de mon oncle ; j’en suis certaine. Aucun rapport avec un élève.
  • C’était le père d’un élève.
  • Toi ; tu essayes de me changer les idées, mais crois-moi je suis certaine de ce que j’avance. Bon n’en parlons plus. Alors tu le passes quand ce Brevet de Pilote.
  • Oh les filles vous êtes dans la lune ?

 

Stéphanie a eu le temps  de glisser sa réponse à son amie, mais ni l’une ni l’autre n’ont eu le temps de voir entrer l’homme à la vareuse bleue. 

 

A suivre…

L’onde de soie

Dédicace à Tulipe Mary de Facebook

 

En passant comme une onde de soie en habit mauve

La glycine dédicace les marches de sa toison de fleurs

Qui en papillonnant sous le souffle du vent l’effleure

Afin d’offrir aux amoureux la plus belle des alcôves.

 

C’est une femme sensuelle qui au treillis s’enlace

Avec des fleurs en grappe qui tombent en cascade

S’arque-boute et minaude sur l’arcade

Pour que ses branches en liane l’épousent  avec audace.

 

La pluie violette s’épanche en croisant le regard de la pierre

Où la glycine envoûte par son parfum suave et avenant

Elle avance et tisse sa toile telle une ouvrière.

 

Sous la légère brise tu t’évanouies en perles de satin

Parant de milles améthystes les pierres croulantes

Pour laisser planer tes effluves  jusqu’au petit matin.

EvaJoe tous droits réservés mai 2017

Face au vent (5) Qu’est devenu Sophie?

*

                                                                                                                 *          *

 

Au moment de l’explosion, Fanne et Sophie se tiennent la main, sous le souffle de l’explosion Sophie se sent comme écartelée et instinctivement elle lâche la main de son amie, elle la voit être projeté à l’arrière, quant à elle le souffle la pousse au sol et la maintient quelques minutes, quand elle arrive alors qu’elle est sonné à se relever, elle voit face à elle son oncle chéri qui la pousse à l’opposé d’où son amie vient d’être projeté, il lui fait traverser le deuxième hangar et lui dit de partir le plus loin possible de l’explosion qui menace les avions. 

  • Norbert ne retourne pas dedans tu vas mourir,
  • l’avion de Frédéric va flamber si je n’y retourne pas,
  • Et, celui de Fanne aussi, son père vient juste de le lui acheter laisse-moi t’aider je vais le sortir avec toi;

Norbert a un instant d’hésitation, puis il accepte que sa nièce l’aide, le deuxième hangar est seulement envahi par la fumée qui se dégage des avions qui ont explosés, il lui demande de masquer son nez et de faire rouler l’avion pour éviter que les gaz produisent un effet pire que celui qui vient d’intervenir. Une fois dehors, Sophie voit son oncle mettre l’avion du père de Fanne à l’abri et il repart à grande enjambée dans le hangar, au même moment une deuxième explosion fait trembler les vitres du bureau, sous le souffle elle reçoit même des morceaux dont un qui se fiche dans son bras et de suite elle se met à saigner. Elle crie et s’affole, puis part en courant et c’est à ce moment-là qu’elle reçoit sur la tête un magistrale coup qui l’envoi au sol. Quand elle revient à elle, elle est enfermée dans une espèce de cabane de jardins, seule, elle a 

le bras bandé ainsi que la tête. Une espèce de fenêtres devrait lui permettre de voir à l’extérieur mais c’est peine perdue il fat grand nuit. Qui l’a kidnappé et pour quelles raisons? Où est passé son oncle est-il mort dans l’incendie qui a suivi la déflagration? Elle ne s’attarde pas à répondre à ces questions, il lui faut s’enfuir, la personne qui l’a conduite ici peut revenir d’un moment à l’autre, elle n’a nullement l’intention de l’attendre. Bizarre la porte n’est pas fermée, possible que l’on ne s’attendait pas à ce qu’elle revienne à elle aussi vite. Bien entendu elle ne possède plus sa sacoche, donc elle n’a pas son téléphone, sur celui-ci elle a une boussole cela lui aurait été d’un grand secours. Tant pis il va falloir avancer un peu au hasard.

Sophie doit d’abord se repérer, elle voit des lumières au loin, elle espère que c’est Marour, à moins qu’elle soit plus près de Sainte Luce. De toutes façons elle n’a pas le choix elle va se diriger vers les lumières. Rapidement elle atteint une route bordée d’arbres, elle la longe du côté des lumières qu’elle a vus. Au bout d’un moment qui lui semble fort long, elle voit de l’autre côté de la route une borne kilométrique, elle s’en approche et s’aperçoit qu’elle ne se dirige pas vers Marour mais complètement à l’opposé. En réfléchissant elle comprend qu’elle est fort loin de sa petite bourgade. Brusquement elle entend une voiture et aperçoit des phares, comme ils viennent du côté d’où elle a fui elle préfère se dissimuler dans le fossé qui borde la route. La voiture passe au ralentie, Sophie essaye de se fondre dans la terre, mais l’automobile continu son chemin, ouf ils ne l’ont pas repérés. Elle ne sait qui l’avait amené dans la cabane, à ce moment elle ne cherche pas pourquoi on ne l’a pas laissé sur le tarmac de l’aérodrome. Caché dans le fossé, elle essaye de se souvenir combien de kilomètres il y a entre Sainte-Luce et La Baie des Lumières. 

Sophie est en total panique quand elle s’aperçoit qu’il y a plus de 150 km qui la sépare de chez ses parents. Par contre il y a la voie ferrée qui enjambe la rivière, ce pont ne doit pas être bien loin car de là  elle connait un petit chemin qui pourrait la ramener sur le petit village où sa grand-mère loge avec son frère depuis qu’elle est seule. Mais elle ne peut pas la surprendre en pleine nuit, et, elle n’ose pas traverser à nouveau la forêt pour repartir, il lui faut à tout prix rester sur cette route, mais elle a comme l’impression que la voiture qui vient de passer est dans les parages. Effectivement elle entend à nouveau un bruit de moteur, elle voit même les phares éclairés le fossé, on va la trouver, elle ne doit pas se relever, parfois la peur fait faire n’importe quoi. Elle a l’habitude d’aller en forêt et aussi de se dissimuler, elle a fait des jeux avec ses cousins et va chez les éclaireurs, avec eux les grands jeux étaient monnaie courante. Se dissimuler, se fondre avec la nature, ça elle sait faire, elle était même la meilleure. Heureusement que Fanne n’est pas avec elle, car là elle en est certaine elle aurait paniqué. Mais elle n’a pas le temps de se demander où son amie se trouve à une heure pareille, qu’elle entend claquer la portière d’une voiture et ce que se disent les deux personnes qui se trouvent à une encablure d’elle la liquéfie sur place.

  • Ta cabane est à deux kilomètres de là, la gamine n’est pas sur la route, soit elle est restée dans la forêt et elle tourne en rond, soit elle a traversé la route, et a rejoint la Montagne Noire, mais je ne pense pas qu’elle pouvait savoir que là-bas il y a des anciens mineurs qui vivent en communauté. Ou alors elle est planquée quelques parts. Nous allons prendre nos épées et nous allons sonder les fossés de part et d’autres de la route.

Sophie entend un rire gras et sinistre, elle se doute que si l’épée s’enfonce dans son corps elle va hurler de douleur. Ils doivent savoir qu’elle est allongée dans le fossé à portée de voix, et ils essayent de lui faire peur. Ce qui lui parait étrange c’est qu’ils ont des épées tout comme son oncle qui a une salle de sport à Marour. Donc ils connaissent son oncle. Mais pourquoi la kidnapper ? Elle connait un Matourois qui a une cabane dans la forêt, mais elle n’arrive pas à retrouver son nom. Mais la voix lui est aussi familière. Donc il faut qu’elle se remémore ce qu’elle a vu avant l’explosion et là tout s’illuminera. Mais elle a beau chercher elle ne se souvient absolument de rien.

  • Math tu prends côté cabane ou côté voiture ?
  • Côté voiture, on marche sur un km en amont et on revient ici au point de départ, ensuite on fait dans l’autre sens, si on ne trouve rien la petite Stéphanie se sera perdue corps et bien comme la tante du maire.

Sophie a envie de se lever et de leur dire mais je ne suis pas Fanne, mais elle s’enfonce de plus en plus dans le fossé. Dès que les deux hommes ont tourné le dos, elle se lève brusquement et monte le talus pour s’enfoncer côté opposé à la cabane, dans la forêt. Des courses d’orientation elle en a fait, elle sait de quoi parlait les deux hommes, les habitations  « des Polonais » comme on les appelle à Marour, elle sait où elles se trouvent, mais ce qu’elle ignore c’est pendant combien de temps elle va être obligé de courir, il lui faut mettre le plus de distance entre ces deux fous et elle-même.

Soudain, Sophie butte contre une souche d’arbres et s’affale de tout son long sur le sol. Avant de se relever elle écoute si on ne la suit pas, mais elle n’entend rien. Ils ont dû repartir ou ils essayent de la chercher du côté des bois où se situe la cabane. Il faut qu’elle se relève mais soudain ses sens sont en éveil, elle sent comme une odeur de cigarettes. Plutôt que de courir elle monte dans le seul arbre qui se situe à sa portée, elle trouve une branche assez grosse, elle se met à califourchon dessus et attends que ses poursuivants la dépasse. La lune éclaire la scène et ce qu’elle voit, la fait frissonner de peur. Tout en bas du gros chêne un homme s’est arrêté, il a un grand manteau gris mais le pire c’est qu’un gros molosse l’accompagne. Fait-il partis de ceux qui la cherche ou c’est une coïncidence ? Elle est condamnée à rester là, elle a peur de s’endormir et chuter à tout moment. Soudain l’homme lève la tête elle se dissimule dans les feuilles sans faire de bruit. Il ne l’a pas vu, ouf, se dit-elle !

  • Mon bon Médor, je me demande qui sont ces deux types sur la route ; ils devaient chercher des escargots, mais ce n’est ni l’époque, ni le moment ; je suis certain mon chien qu’ils ne nous ont pas vu. Nous allons rentrer au bercail. Demain nous retournerons faire la manche.

Alors que l’homme s’éloigne, Sophie est soulagée d’avoir entendu les propos que le SDF adressait à son chien, car cet homme ne lui était pas inconnu elle l’avait vu deux ou trois fois devant le bar tabac de Sainte Luce ou il tendait la main pour récupérer des cigarettes. Elle aurait pu descendre de son arbre mais avait tellement peur que le chien en jappant alerte les deux autres qu’elle s’en était bien gardée. 

Avant de descendre de l’arbre elle comprend où se situe sa méprise, elle n’est pas si loin de Marour, les kilomètres indiqués sur la borne n’indiquaient pas Sainte Luce mais bien la Baie des Lumières, elle était beaucoup plus près qu’elle ne le pensait de chez elle.

En descendant de l’arbre elle qui est habillée comme le matin de l’explosion s’écorche les jambes et les mains, sa tête est douloureuse, la plaie où les éclats de vitres se sont figés dans son bras s’est remise à saigner, le pansement est humide et à la pale lueur de la lune elle voit qu’il est rouge. Elle avance par où le SDF est reparti quand soudain un chien se jette sur elle.

 

A suivre…

Face au vent ( 4)

Elle n’ose lui en parler, car à ses yeux cette malédiction n’a plus de raison d’être, pourtant c’est en tout point semblable à l’histoire de Marour. L’arrière-grand-père Langlois avait eu sa maison d’incendiée, puis il avait disparu au-dessus des Alpes. Son arrière grande tante Mathilde avait été kidnappée et on ne l’avait jamais retrouvée, elle ne voulait pas qu’il arrive la même chose à sa fille. Puis le propre frère de Mathilde  avait été accusé d’avoir incendié la maison des Langlois, mais lui n’était pas mort, il avait nié être impliqué et il avait disparu à son tour. Qui leur en voulait à ce point? Car c’était la troisième fois que l’histoire se répétait. La vie des Langlois et la sienne étaient intimement mêlée. Toutes les générations avaient eu son lot de malédiction. Le père de Guillaume et Frédéric avaient perdu la vue suite à une altercation avec son propre père, sa mère avait quitté le foyer et n’était réapparu que plus de dix ans après, personne n’avait su ce qu’elle avait fait, et tous ignoraient la raison pour laquelle le malheur s’était abattu sur Marour. La mère de Sophie sanglote en se remémorant ses moments tragiques de leur vie, quand soudain lui revient en mémoire une phrase de sa grand-mère, elle devait avoir tout juste 5 ans , elle admirait déjà Norbert son frère aîné qui aimait beaucoup sa petite sœur, lui avait 20 ans. 

 » Tu sais ma princesse, Norbert n’est pas tout à fait ton frère, il est juste ton demi-frère, mon fils n’est pas son papa. »

Pourquoi cela lui martèle les tempes depuis qu’elle a appris qu’il était mort lui aussi et de surcroît dans l’incendie. Pourquoi était-il allé incendier le hangar à avions de son ami Frédéric Langlois, qui était avec lui? Soudain elle sursaute on vient de sonner à la porte, elle se précipite et se trouve nez à nez avec les frères Langlois, elle fait mine de se sauver mais les paroles de Frédéric lui permettent de se jeter dans ses bras, il était son premier amour, mais suite à l’altercation de son père et du sien, leur idylle s’était rapidement terminée.

  • Florence, tu n’es nullement fautive de ce que Norbert a fait et encore à ce degré de l’enquête nous en savons strictement rien, possible qu’il empêchait l’autre de mettre le feu, car Norbert était tout de même mon ami, de plus c’était un maire qui aimait son village et jamais il aurait eu une idée aussi saugrenue que de commettre l’irréparable. Il nous faut attendre l’enquête, actuellement les enquêteurs fouillent l’appartement de Norbert pour voir si ils peuvent trouver des papiers, de l’argent, que sais-je?
  • Frédéric, l’histoire se répète;
  • il ne faut pas croire à cette malédiction, c’est une coïncidence.

Hélas Guillaume ne pense pas un mot de ce que son frère dit, lui est persuadé qu’il y a une sombre histoire familiale mais que personne n’a voulu leur en donner la moindre explication. Il va prendre le taureau par les cornes, il va fouiller dans leur passé, voire dans les papiers familiaux. C’est Guillaume qui a hérité de la grande bâtisse familiale, son frère a quant à lui hérité de l’aérodrome. Avec ses fils ils ont décidé que dès demain ils monteraient dans le grenier et feraient une fouille systématique de tout ce qui était dans les grandes armoires de leurs ancêtres, ils auraient dû le faire depuis longtemps mais lui Guillaume repoussait aux calanques grecs  le moment fatidique, sa femme était superstitieuse, elle préférait que son mari ne mette pas son nez dans le passé de cette manière le passé ne les rattraperait pas. Et bien ce matin leur conversation avait été houleuse car le passé les avait rattrapé, même si ce n’était pas leur entreprise ils vivaient grâce à l’aérodrome.  L’aéro-club avait de nombreux adeptes des ULM, et tous sortaient de leurs ateliers. Depuis deux jours plus personne n’avait eu envie de venir. Même Fanne n’avait pas passé son brevet, pourtant et cela aussi leur paraissait incroyable son avion avait été préservé, une personne l’avait sorti avant l’explosion. Les enquêteurs ignoraient qui avaient préservé cet avion ainsi que le vieux coucou de Frédéric. Les autres Jodel étaient partis en fumée, ceux qui volaient au moment étaient au nombre de deux. Et, dans le hangar d’à côté il y avait seulement trois avions en réparation, ceux-là avaient donc été préservés. Avec six avions comment Frédéric allait-il pouvoir s’en sortir? Quant aux ULM ils étaient tous en compétition et Guillaume les avait récupérés en attendant que le hangar soit remis en état.

Norbert et Gérard étaient les meilleurs amis du monde, qui les avait assassinés? Que de questions qui restent en suspens? Qui va pouvoir combler le vide de ces deux absences? Et surtout où est passé Sophie, depuis Le drame Fanne sa nièce s’en veut comme si elle se sentait coupable. Pourtant sous le souffle de l’explosion le portail a été soufflé et Fanne projetée à l’extérieur, elle donnait la main à sa meilleure amie, où cette dernière a-t-elle été? Tous les alentours ont été systématiquement fouillées cela n’avait rien donné.

A suivre…