Sauvetage !

Surprise samedi en voulant terminer les travaux dans une de nos chambres situés au deuxième étage de découvrir ceci

(la photo n’est pas super vu qu’elle est prise derrière la vitre )

 

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Oui vous ne rêvez pas vous voyez des abeilles, un véritable essaim qui a élu domicile entre le volet et la fenêtre.

A la recherche d’un apiculteur la mairie de notre village a été d’un grand secours.

 

Voici ce qui s’est passé ( ce n’est pas filmé chez moi mais c’est ainsi que cela a été fait ! Tout au moins toute la première partie.

ICI

 

 

 

combinaison-avec-chapeau-et-voile

 

Et maintenant que ces demoiselles sont soit dans les rayons de la ruche, soit volettent autour de chez moi, l’apiculteur m’a donné ma première récolte de miel, non je ne  garde pas les abeilles,  mais le miel me revient, voici ce que cela donne :

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Vous apercevez au fond du saladier le miel qui s’écoule des alvéoles…

J’ai goûte  ce breuvage délicat et manger quelques alvéoles, on aurait dit un bonbon au miel voire un chewing-gum .Un nectar!

L’apiculteur revient ce soir vers 21 h récupérer l’ensemble des abeilles dans la ruche qu’il a mis dans notre pièce.Je ne suis pas allée voir car les abeilles étaient passablement énervées.

Les abeilles reviendront certainement pas celles-là bien entendu mais d’autres….

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Et pour conclure je vous invite à aller lire ici, c’est fort intéressant 

La vie d’à côté ( suite 10 )

Et, Amélia éclate de rire devant la grimace de son frère, ce dernier songe que sa sœur commence à bien le connaître.

Bon d’une part il y a un homme encore inconnu pour notre ami l’inspecteur qui s’est présenté au commissariat et a laissé entendre qu’il y avait un mort au 10 de la rue du cadran, donc c’est ton adresse, et, ce au premier étage chez Mademoiselle Madord, il n’y a pas à s’y tromper c’est bien là où tu logeais.

  • Ils se sont rendus à mon domicile et ils y ont trouvé un mort, mais ils connaissent son identité ?
  • Non, mais l’inspecteur veut que tu te rendes au commissariat,
  • Pour quoi faire ? Je n’ai rien à voir avec ce mort,
  • En es-tu certaine ?
  • Pourquoi me dis-tu ça ?
  • Tu sais Amélia je ne connais pas toute ta vie d’avant, il ne faudrait pas que ce soit un amoureux
  • Un amoureux ? Qui aurait fait quoi ? Il m’aurait suivis ici, et bien mon cher frère tu rêves tout droit,
  • Cela veut dire que tu n’as eu aucun amoureux ?
  • Non!   Cela veut dire qu’il ne se serait pas amusé à me suivre puisque je l’ai quitté il y a deux ans, et qu’il ne m’a jamais donné signe de vie. Puis, je n’ai pas quitté mon appartement de Paris du jour au lendemain, je me suis rendue dans la maisonnette de maman après cet accident, et c’est de là que j’ai décidé de partir pour Tours sur un coup de tête, sans savoir ce que j’allais trouver, et là surprise sur la place du marché aux fleurs j’ai rencontré Cathy, nous sommes tombé dans les bras l’une de l’autre et voilà ou cela m’a amené, à travailler aux abattoirs.
  • Je  comprends mieux, mais pourquoi cet homme est mort dans ton appartement ?
  • Je n’en sais rien, mais par contre je pense que c’est celui qui est venu avertir l’inspecteur qui a dû le tuer par contre cela ne m’éclaire pas et cela me dit rien de bon. Tu m’accompagnes au commissariat ? Mais avant dis-moi qui tu avais au téléphone après l’inspecteur ?

A nouveau, Pablo se sent mal à l’aise, comment dire à sa sœur que c’était leur mère, il lui faut réfléchir, prendre des gants pour lui l’annoncer. Il louvoie et s’en tire pas trop mal car le téléphone vient à nouveau à son aide, l’inspecteur s’impatiente, il claironne qu’il va venir chez lui chercher sa sœur. Pablo n’a pas de mal à emmener sa sœur au commissariat. Son ami l’inspecteur lui demande de se retirer, il l’appellera quand il en aura terminé. Pablo insiste auprès de son ami pour qu’il traite sa sœur comme il ferait avec Cathy.

  • Ne t’inquiètes pas Pablo ce n’est nullement un interrogatoire mais je veux savoir deux ou trois choses, elle sera vite avec toi.

Moins d’une heure plus tard Amélia sort du commissariat, au moment où elle franchit le seuil, elle se trouve nez à nez avec Bertrand le neveu de Monsieur Carré, il semble plutôt mal à l’aise de se trouver face à elle. Puis il s’aplatit contre la porte, la tient ouverte et sans lui laisser le temps de placer un mot lui dit :

  • mademoiselle Amélia, vous aussi vous avez quelques choses à vous reprochez pour vous retrouver ici?
  • Je ne suis pas coupable moi, j’ai juste porté plainte ;

Et sur ce trait de génie, elle s’en va la tête haute. Bertrand est devenu assez pâle, cette fille a du répondant, mais pourquoi elle était là, le mort a dû être découvert, à moins que ce soit Amélia qui soit retourné à l’appartement, mais il ne va pas plus loin dans sa réflexion car il voit arriver l’inspecteur qui suit l’enquête du mort des abattoirs.  Quand il sort du commissariat il s’est écoulé plus de deux heures, l’inspecteur n’a pas apprécié son incursion au sein de l’appartement d’Amélia, lui s’en est bien tiré, il a dit qu’Amélia lui plaisait et qu’il s’était rendu à l’appartement pour la rencontrer après l’avoir suivie pour savoir où elle habitait. Quand il était arrivé, la porte était entrebâillée, il l’avait poussé et avait découvert un corps étendu, il avait vérifié si il était décédé ou non, et devant le constat de sa mort il était venu signaler la mort de cet inconnu.

Mais l’inspecteur est perplexe, il a sentis dans la déposition de Bertrand Carré comme une note qui sonnait faux. Étrange.

Quand il retourne dans son bureau, il a les résultats de recherche d’ADN, c’est positif, le mort des abattoirs est bien le fils Carré l’aîné. Gilbert, il va lui falloir expliquer au vieux que son fils aîné est mort. Comment va-t-il réagir ? De plus sa tête a disparue et personne ne l’a retrouvé et rien ne vient étayer l’enquête qu’ils pourront la découvrir un jour, à moins de retrouver l’assassin. Mais dans cette famille rien n’est simple ; il y a des non-dit, des histoires d’autrefois qui resurgissent, et, là il y a Amélia qui pense être la fille du vieux.

Pablo et lui espèrent qu’elle se trompe, mais une seule personne pourrait leur dire la vérité mais elle préfère se la jouer cavalier seule. La mère du frère et la sœur, pourquoi avoir dit qu’elle était hôtesse de l’air plutôt qu’hôtesse de charme, bien entendu la première fonction est bien plus reluisante que la seconde. Mais les enfants jugent rarement leurs parents, elle aurait dû lui le dire bien plutôt au lieu de la laisser croire qu’elle était morte dans un accident d’avion. Comment Pablo va-t-il pouvoir lui expliquer à sa sœur, déjà que cet après-midi elle a appris ce que cette dernière faisait, le choc était encore sur son visage, ce n’était pas la jeune fille insouciante de son adolescence qu’il avait vu. Amélia, quand il prononce son prénom il se souvient de leurs vacances dans la petite maisonnette des bords de Loire à quelques encablures de Nantes. Comme il aimerait à nouveau la serrer dans ses bras, mais hélas en l’état actuel des choses elle garde ses distances, et sa vie parisienne doit être plus intéressante que celle qu’il mène sur Tours.

C’était il y a 10 ans elle était jeune, une adolescente, et lui déjà un adulte, mais ils s’étaient promis l’un à l’autre, puis brutalement à la rentrée de septembre elle n’avait pas intégré le lycée où elle devait retrouver sa sœur. Sa mère devait fuir une personne, c’est aujourd’hui qu’en y pensant, cela lui saute aux yeux. Qui ? Le vieux, ou Gilbert, la mère d’Amélia et lui ont sensiblement le même âge. Il faut qu’il creuse de ce côté mais en solo.

 

Depuis les révélations de Pablo, Amélia s’est murée dans un silence qui laisse présager une tempête, c’est ce que se dit Cathy, bien entendu son amie ne lui a rien dit mais elle sent qu’il y a un problème, en plus ce matin tout le personnel a appris la mort de Monsieur Gilbert, car le corps dénudé retrouvé sur le marbre du laboratoire était bien le sien. Le vieux a eu un accès de colère, il s’en est pris à Olivier et à Bertrand, les accusant tour à tour d’avoir tué le seul fils qu’il aimait. Si Bertrand ne s’est pas sentis blessé cela n’a pas été le cas d’Olivier, il s’est jeté sur son père et l’a bourré de coups de poings devant le personnel sidéré. Il a fallu l’intervention des tueurs et de Bertrand pour qu’il lâche prise, mais le vieux s’est effondré sur le sol. Puis trois quart d’heure plus tard alors qu’il était emmené en ambulance, deux hommes en habit noir ont pointé leur carcasse comme ont dit les contremaîtresses, c’était des vautours, ils ont fait fermer les abattoirs jusqu’à nouvel ordre. La clef sous la porte suite à une mauvaise gestion, les voici sans travail. Personne n’est reparti, ils sont restés dans la cour maudissant tour à tour le vieux et de temps en temps Gilbert qui n’avait pas su gérer le patrimoine de sa famille et surtout leur outil de travail.

Quand à Amélia , elle n’est pas restée, elle a quitté les abattoirs pour se rendre au chevet du vieux, puis au moment où elle allait franchir la grille de l’hôpital elle a fait demi-tour et s’est rendue à son domicile. Elle a tout d’abord sonné à la grille, une voix familière lui a répondu :

    • que voulez-vous ?
    • Rencontrer un membre de la famille Carré ;
    • On ne reçoit personne, nous sommes en deuil, et qui êtes-vous ?
    • La fille de Monsieur Carré !
    • Il n’a pas de filles
    • Vous n’en savez rien !
    • En avez-vous la preuve ?
    • En partie ;
    • Votre prénom ?
    • Myriam
    • Bonpain ?
    • Non, vous qui êtes-vous ?

Mais la conversation s’est arrêtée là, elle a reconnu la voix d’Olivier ; il a refermé l’interphone, elle va pour faire demi-tour quand elle le voit venir vers elle descendant l’allée qui mène à la demeure des Carrés, il marche à grande enjambée. Dès qu’il voit Amélia il n’en revient pas de la chance qu’il a, cette idiote est venue se jeter dans la gueule du loup pense-t-il en son for  intérieur.

 

A suivre….

 

La vie d’à côté ( suite 9 )

Cela fait des heures que tous les deux sont prostré, leur mère serait vivante, mais qu’est-ce qui s’est passé ? Où se trouve leur mère ? Puis Pablo est le premier à se ressaisir, mais à ce moment-là, leurs deux mobiles sonnent, ils se regardent tous les deux fort interloqués. Appel privé ! Étrange…

  • Décrochons et nous nous dirons qui on avait et la raison pour laquelle nous sommes appelés
  • Allo, qui est à l’appareil ?
  • Amélia, c’est l’inspecteur D, le frère de votre amie Cathy ;
  • Oui, que ce passe-t-il ?
  • Votre frère est avec vous ?
  • Oui ?
  • Pouvez-vous me le passer ?-
  • Il est au téléphone pour l’instant, mais dès qu’il a terminé je vous le passe ;
  • D’accord, je patiente, par contre vous n’avez rien à me dire?  
  • A propos de quoi?
  • De votre appartement! 
  • Lequel? 
  • Ah! Parce que vous en avez plusieurs? –
  • Oui, j’ai quitté celui dont j’ai trouvé la clef dans les affaires de maman, car j’avais peur.

Amélia se contente de cette réponse ne voulant pas trop lui en dire, car elle ignore tout de la raison de son appel et pourquoi il lui pose ce genre de questions. Par contre elle entend Pablo crier, il n’a pas l’air content, qui peut-être son interlocuteur ?

  • C’est Pablo que j’entends ?
  • Oui, mais je ne sais pas à qui il parle ? Son téléphone a sonné en même temps que le mien, tous les deux nous avions des appels masqués. Il m’en dira plus je pense si cela me concerne.
  • Oui, oui je le pense aussi, écoutez, vous avez un papier et un crayon, voici le numéro où il doit m’appeler, car si il doit vous donner des explications autant qu’il le fasse avant que je lui parle.

Les mots de l’inspecteur sont lourds de malentendu, de quoi veut-t-il entretenir son frère ? Enfin Pablo raccroche et il est dans une colère qu’elle ne lui a jamais vu, avec elle il est toujours égal à lui-même, calme, pondéré, jamais un mot de plus, là il est furieux.-

  • Que se passe-t-il ?-
  • C’est notre Grand-Père !-
  • Il me demande de rentrer de suite et de t’emmener avec moi-
  • Ah et c’est pour cette raison que tu t’es mis dans cet état, je veux bien partir avec toi, et je reviendrais en France, chercher les réponses à toutes mes questions.

Pablo va pour lui répondre, quand son téléphone sonne à nouveau. Il regarde le numéro et devient pale comme un mort, avec son teint cuivré cela prend des allures étranges, il se retient à son bureau, puis demande à Amélia de sortir, et s’assoit avant de répondre :

  • où es-tu ?
  • C’est comme cela que tu me parles, tu étais bien plus poli avant que je ne te quitte !
  • Tu te poses la question, mais tu rêves totalement, comment puis-je te faire confiance avec tout ce que je sais ? Où es-tu ?
  • Où je suis n’a pas d’importance, as-tu rencontré Amélia ?
  • Oui !
  • Et ?
  • Que veux-tu que je te dise que tu ne saches déjà ? Elle sait tout !
  • Tout, non je ne pense pas, c’est moi qui vous donnerais les dernières réponses, mais le moment n’est pas venu. A bientôt n’oublie pas que je t’aime et surtout méfiez-vous tous les deux, le danger rôde. Tout, non je ne pense pas, c’est moi qui vous donnerais les dernières réponses, mais le moment n’est pas venu. A bientôt n’oublie pas que je t’aime et surtout méfiez-vous tous les deux, le danger rôde.-
  • Et Amélia ? Mais ces mots se perdent, son interlocuteur a raccroché sans qu’il entende ce que ressent sa sœur…
  • Alors Pablo? Qui était-ce? –
  • Du travail en perspective,-
  • Ah j’avais plutôt l’impression que j’étais moi aussi concerné,-
  • Toi dis-moi qui tu avais j’essayerais de te dire qui j’ai eu au téléphone.-
  • C’était le frère de Cathy tu dois le rappeler !-
  • Ah, que me veut-t-il ?-
  • Il ne m’a rien dit ;-
  • Bon, je vais l’appeler, pendant ce temps va t’essuyer le visage, ton rimmel a coulé tu es barbouillé ;-
  • Non, je vais prendre une douche-
  • Très bonne idée !

Pendant que sa sœur se glisse dans la salle de bain Pablo appelle son ami, il est rassuré sa sœur ne lui a pas posé de questions, il aurait été bien en peine de lui dire qui il avait au téléphone. Dès les premiers mots il devient tout pâle et il jette des coups d’œil vers sa salle de bain, puis il s’éloigne vers la fenêtre et n’ose interrompre son ami.

  • Si je te téléphone pendant le pont du 14 juillet c’est que j’ai du nouveau, un individu s’est présenté au poste hier au soir et m’a demandé, ses mots étaient incohérents, il parlait de ta sœur et de son appartement et d’une autre fille qui était ma sœur Cathy, puis ne m’ayant pas eu il est repartis et depuis je n’ai aucune nouvelle. Alors nous nous sommes rendu dans l’appartement qu’occupais ta sœur sur les indications de ma sœur. Nous y avons trouvé un homme mort d’un coup de feu en pleine tête, du travail de pro je l’admets. Ma sœur et la tienne étaient dans l’appartement le jour ou cet individu a été assassiné, ma sœur me dit qu’elles ont juste nettoyés l’appartement et qu’elles sont parties chacune de leur côté, qu’elle ne voit pas ta sœur commettre un crime, mais qu’elle avait l’impression depuis quelques temps d’être suivis. Penses-tu qu’Amélia a un pistolet ?
  • Non !
  • T’inquiètes je te crois, mais alors qui et pourquoi ?
  • Qui? Je ne puis te le dire, mais cela a des ramifications avec notre mère, enfin je ne vois que ça! 
  • Pourquoi?
  • Je ne puis t’en dire plus, je ne voudrais pas que ma sœur nous écoute, mais je passerais te voir demain et je t’expliquerais.

Pendant ce temps Amélia qui se doutait de quelques choses c’était rapproché du lieu où son frère téléphonait mais elle n’avait pas vraiment compris ce qui se tramait. Au même instant son mobile recevait un sms ; mais comme elle se trouve en simple appareil, elle ne peut jeter un coup d’œil aussi fait-elle un repli stratégique pour s’habiller, auparavant, elle arrête la douche qui coulait pour rien et vérifie qu’elle soit pimpante. Puis d’un pas naturel se rend vers son sac à mains et y récupère son téléphone. C’est son amie Cathy !

« S’il te plait Amélia réponds moi, c’est grave et important ! »

« Que ce passe-t-il ? »

« Mon frère a découvert dans ton appartement un mort »

« Ton frère vient d’appeler mon frère, mais j’attends qu’il me donne la raison de son appel, il me soupçonne ? »

« J’en ai eu l’impression, mais je lui ai dit que lorsque tu voyais du sang au collège tu t’évanouissais »

« Oui, et même encore maintenant, cela m’arrive, je te laisse mon frère arrive, merci de m’avoir avertis », elle a juste le temps de remettre son téléphone dans la poche de son sac, que son frère revient, il semble préoccupé ;

  • Tu as eu de mauvaises nouvelles ?
  • Amélia on ne va pas jouer au chat et à la souris, dis-moi par le menu ce que tu as fait hier au soir en quittant ton appartement.

Après avoir écouté son récit il comprend qu’elle n’y est pour rien, mais alors qui était sur ses talons et pour quelle raison ?

  • Il s’est passé quelques choses de grave à ton appartement, aussi je pense que toi et Cathy avez été suivis car selon les premiers éléments c’est bien le jour où vous y étiez toutes les deux.
  • Suivis ou précédé ?
  • Tu as eu l’impression que l’on t’observait,
  • Non, mais je m’attends à tout. Mais qu’est-ce qui a tout déclenché, ma venue à Tours, la disparition de maman, ta venue ?
  • C’est un tout !
  • Toi, je commence à bien te connaître, tu me caches quelques choses.
  • Non, je suis préoccupé, c’est différent !
  • Préoccupé où cachottier ?

 

A suivre…

 

Comment le dire?

 

 

Depuis que ce drame est arrivé je me demande si écrire m’apaisera où si je vais remuer le couteau dans la plaie.

Et, je ne veux pas que chacun qui pense différemment que moi ou que d’autres puisse venir déverser un

 cri de haine

Je veux dire mon ressenti, ma peine, mon désarroi, ma peur aussi parfois.

Faut-il pour comprendre accuser?

Faut-il pour comprendre, montrez du doigt?

Faut-il pour comprendre : juger l’autre

 

Si j’avais écrit hier, j’aurais dit ne nous trompons pas de cibles, il devait être fou pour commettre un geste aussi ignoble

Méprisable!

Abjecte!

Sordide

Des mots j’en avais et j’en ai encore pour qualifier un geste inhumain.

Aujourd’hui on apprend que du jour au lendemain

J’exagère, mais si peu, qu’il se serait radicaliser!

Faut-être fou pour le faire sans réfléchir

Moi qui met longtemps avant de faire des choses dîtes normales.

 

Mais, vous devez aussi prendre du temps, ne pas faire les choses à la légère,

Réfléchir

Peser le pour et le contre.

Mais lui?

Il devait nous haïr et quand je dis nous je parle de tous, de tous les êtres humains

Pour commettre l’irréparable,

L’insoutenable

la folie meurtrière.

Mais, car il y a un mais?

Mais que t’avais fait ces enfants? Ces tout petits qui ressemblaient aux tiens?

Oui qu’avaient-ils fait? Pour que tu les tues d’une manière atroce

Pour que tu tues leurs mères et les laissent orphelins?

Où que tu tues les enfants et laissent ses mères sans leurs petits?

Et même que tu anéantisses ces familles.

Elles étaient là pour célébrer notre Liberté

Notre 14 juillet!!

Un symbole français par excellence…

Tu as tué leur innocence

Anéantis des projets de vie

Cueillis dans la fleur de l’âge des amoureux

et même assassiné des grands-parents!

 

Mais qui es tu?

Dieu! C’est impossible tu ne connais pas son amour

Une main vengeresse! Pourtant tu avais un travail chez nous!!

Mais oui qui es-tu?

Tu n’es plus là pour répondre à mes questions.

 

J’oublierais jusqu’à ton visage car tu ne m’es rien

Je te vomis toi et les tiens

J’allais dire je te hais, si je le dis c’est que je me rapproche de toi!

Je ne te hais pas mais j’espère qu’à compter du moment ou tu es mort, tu as souffert mille maux.

Je ne te hais pas mais je ne t’aimes pas.

Dire que je n’ai pas de haine me chagrine, 

 

Après ce drame des questions affluent dans nos têtes;

Nous n’avons aucune réponse, 

alors faire un procès d’intention, mais à qui?

Peut-on connaître des gens qui vivent dans l’ombre?

Qui, vont passer à l’acte parce qu’un problème a surgit dans leur vie?

Mettre un policier derrière chacun de nous?

Mais alors me direz-vous nous ne serons plus libre,

et puis c’est impossible.

 

Alors ne pas oublier, jamais, jamais, se souvenir pas pour avoir peur, non

Pour ne jamais les oublier ceux de Nice ou de Paris

Du Bataclan, de l’épicerie cachère  ou de Charlie Hebdo,

Ceux des terrasses de bar

Ces policiers assassinés sous les yeux de leur enfant

Eux  tous ne JAMAIS les oublier,

Et continuez d’avancer, mas toujours les avoir en nous

Avancez, allez de l’avant, ne pas leur montrer que nous pouvons avoir peur.

Continuez de danser, de chanter, d’aller voir des spectacles, même des feux d’artifice

Même…..

Ne pas leur donner de prises, ne pas leur laisser la moindre chance

JAMAIS!

 

 

Je ne m’en suis pas encore remise,

Chacun de mes mots je les ai réfléchis, pesés..

Mais j’ai osé

Les déposer:

Ici!

Je regardais une émission sur France 2 : Retour en terre inconnue!

Lorsque brutalement tout s’est arrêté

Puis ces mots sur mon écran: FLASH

J’ai pensé qui a -t’on tué? 

Et…

Là un grand froid m’a envahis, 

Des larmes ont afflué à mes yeux

Ma vue s’est brouillé

J’étais anéantie.

J’étais seule face à  cette horreur, je tremblais

J’ai ouvert mon ordinateur

cherché du réconfort

Un ami était là présent, je lui ai dit 

Alors ensemble on s’est soutenu

On avait les mêmes mots

Certainement les mêmes sanglots

Je le remercie il se reconnaîtra!!

Et il a bien fallu l’éteindre cette télé qui déversait des horreurs

des cris de la peur

pour aller dormir;

Je ne sais comment sont vos nuits

Les miennes ne sont pas faciles…

 

D’autres n’ont pas pu écrire voici leurs dessins 

Plantu

plantu

Louison

Louison

 

Une lectrice du Monde 

le monde

 

Swaha

camion nice

un autre dessin de Swaha

drapeau

 

Pratiquement tous ces dessins ont le drapeau de la France…

La vie d’à côté (suite 8 )

Le récit (suite)

 

  • J’en suis au stade de recherche, mais il y a dans le rapport de l’autopsie que mon père aurait eu une crise cardiaque mais que rien ne pouvait étayer sa mort. J’ai demandé au frère de Cathy de refaire des analyses à partir des pièces à conviction, j’attends sa réponse.
  • Qui avait décidé  d’une autopsie ?
  • Lorsque notre grand-père avait appris le drame qui touchait sa fille, il avait fait le nécessaire concernant mon père, y compris une autopsie. Puis il avait fait part à notre maman des résultats de l’enquête en masquant une partie de la vérité. Mais maman était trop en colère et n’avait jamais accepté cette version. Je suis né six mois après ce drame affreux, maman s’est tout d’abord bien occupée de moi, puis ces démons l’ont repris, elle se trouvait trop jeune pour être une veuve éplorée et elle a renoué des liens avec les frères Carré. Elle s’est mise à sortir, à faire la java et elle me laissait de plus en plus à ses parents pour mener sa vie comme elle avait coutume à le dire. Puis nos grands-parents ont dû accepter un poste en Autriche et tout naturellement maman m’a laissé partir.
  • Tu avais quel âge quand cela s’est produit ?
  • J’avais trois ans !
  • Quelle horreur, c’est le moment où les enfants ont besoin de leurs deux parents.
  • Finalement je m’en suis bien tiré car nos grands- parents m’ont élevé comme leur propre fils !
  • Nous avons un oncle ?
  • Non ! Il est mort en bas âge, mais leur affection ils l’ont reporté sur moi, je leur rappelais le frère de maman. Pour moi les années ont passé et vers 12 ans j’ai entendu les réponses de grand-mère à un homme mais je ne sais si c’était ton père où une autre personne, mais cela est certain c’était un homme, à l’époque ton frère avait 5 ans et toi 2 ans.
  • Il lui disait quoi cet homme ?
  • Je ne sais pas mais j’ai entendu les réponses de Grand-mère : « monsieur je n’ai pas pour habitude de recevoir des ordres d’un homme qui a fait souffrir ma fille et qui continue de le faire ». 
  • C’est pour ça que j’ai tendu l’oreille en entendant parler de ma maman.
  • Et ? C’est tout !
  • Non, elle a ajouté, mais si votre frère a disparu je ne vois pas pour quelle raison il serait venu chez nous, mon mari lui a demandé de subvenir aux besoins de notre fille mais cela s’arrête là. J’ignorais que votre frère avait eu deux enfants avec ma fille. Elle ne me les a pas déposés comme deux petits paquets. A ce moment-là j’ai dû faire du bruit car j’ai vu grand-mère se retourner, elle était si pale qu’elle m’a fait de la peine et je n’ai pas osé lui demander si moi aussi elle me considérait comme un paquet plus ou moins encombrant. Et, je n’ai plus jamais entendu parler de mon frère et ma sœur jusqu’à ces derniers temps.
  • Et de maman tu en as entendu parler avant le drame où nous l’avons tous les deux perdu.-
  • Oui, et c’est de cela que je veux t’entretenir, j’ai peur que tu le prennes fort mal, mais je préfère que tu sois au courant plutôt que tu l’apprennes par nos grands-parents.
  • Ah ! Et pourquoi je serais fâchée ?
  • Ce n’est pas habituel ce que je vais te dire. A la suite de la disparition de ton père, mort quant à lui de manière mystérieuse où tout au moins on le suppose. 
  • Comment ? On n’a pas retrouvé son corps ?
  • Si, mais personne n’a songé à faire une autopsie et on ne sait si c’est lui, compte tenu de cette drôle de famille, je viens à me poser des questions, et au vu de ce que m’en a dit le frère de Cathy je commence à avoir des suspicions.
  • Alors quand as-tu vu Maman ?
  • Elle voit dans les yeux de Pablo un moment de panique, que va-t-il lui dire ?
  • Tu sais le métier de Maman ?
  • Bien entendu, elle était hôtesse de l’air!
  • Ceci c’est la version qu’elle t’a donnée, comme celle qu’elle avait dit à ses propres parents. En fait elle était bien hôtesse mais pas comme tu le penses.
  • Ce qui veut dire ?

Pablo a un moment d’hésitation, comment sa sœur va apprendre une nouvelle pareille. Du reste il la sent dans le déni, jamais elle ne va pouvoir accepter ce qu’il va lui dire. Il lui faut choisir ces mots pour ne pas la heurter. Puis il se lance, mais dès qu’il prononce les mots il sait que sa sœur accuse le coup et du reste elle s’effondre en pleurs.

  • Non ! Ce n’est pas vrai tu mens, tu es un affabulateur, je ne te crois pas. Tu as fait le gentil depuis que tu es venu frapper à ma porte, si ça se trouve tu es de connivence avec la famille Carré.

 Brusquement elle se précipite dans la chambre de son frère. Cela fait déjà deux heures qu’elle y est, elle refuse d’en sortir, Pablo ne sait plus quoi faire, aurait-il dû demander à ses grands-parents de s’en occuper, il n’est plus sûr de rien. Soudain alors qu’il ne l’espérait plus, Amélia sort de la chambre, ses magnifiques yeux verts sont gonflés, elle a des traces de larmes sur son visage, et sans dire un mot elle se jette dans le bras de son frère. Il ne sait quoi faire, alors maladroitement il la serre contre lui, il la console comme une petite fille.

  • Dis-moi Pablo quand maman partait quinze jours, elle allait où.?
  • Chez moi !
  • Ah ! Pourquoi ne m’emmenait-elle pas ? 
  • De ça je ne puis te le dire car lorsque j’évoquais mon frère et ma sœur, elle me disait que grand-mère était une menteuse. Ce n’est que depuis sa disparition que j’ai fouillée dans ses papiers et retrouvé ta présence, même ta logeuse ne savait pas où tu étais, j’ai donc attendu le passage du facteur pour savoir où tu te trouvais et voilà pourquoi je suis là. J’ai remonté ta piste.
  • Si toi tu l’as fait, d’autres ont pu faire la même chose.
  • J’avais une avance sur ceux qui éventuellement te poursuivent car j’avais la boîte en bois que le notaire t’a remis.
  • C’est grâce à toi que je l’ai ?
  • Oui !
  • Mais alors notre mère n’est pas disparue dans cet avion ?
  • Pourquoi me dis-tu cela ?
  • Elle venait de me dire qu’elle avait changé de compagnie, et c’était celle dont l’avion a disparu, donc ou peut-elle être ? Retenue car elle a fait des choses inavouables ou a-t-elle vu quelques choses qu’elle n’aurait pas dû voir, ou bien elle a fait une mauvaise rencontre.
  • Si elle n’est pas morte elle ne nous a pas donné signe de vie, ni à toi, ni à moi. Ni à nos grands- parents ? Je n’avais pas pensé à cela.
  • Toi qui es inspecteur de police au Pérou tu vas pouvoir enquêter, je l’ai emmené à Roissy et de là elle s’est envolée pour la Malaisie, après je ne l’ai pas suivis dans l’avion, il faut repartir de l’aéroport.
  • Dans les aéroports on croise beaucoup de gens, aurait-elle fait une rencontre qui a changé le cours de sa vie ?

A suivre…