Quel est ton rêve?

 

 

Quel est ton rêve?

A tout âge l’on rêve, il y a le rêve éveillé

Celui qui nous hante l’esprit

Nuit et jour

Celui que l’on aimerait réaliser

Partir et voguer au firmament

Pour enfin de la main

Toucher les étoiles

Ces grains d’or

Qui tombent comme poussière

Pour les petits enfants

Lorsque nous leur contons des histoires

Fantasmagoriques, nébuleuses ou éblouissante.

 

Quel est ton rêve?

Celui qui nous trottine dans la tête

Car on aimerait découvrir un continent, une île 

Et il reste un rêve car on ne peut l’atteindre

Celui qui est là à porter de main

Et qui s’éloigne car on n’a pas les moyens

Ou parce que personne nous aide à le réaliser…..

 

Quel est ton rêve?

Le rêve n’est pas une formule magique

Mais c’est l’espoir d’aller dans un monde fantastique

Pour vivre des instants idylliques.

 

Lorsqu’un mot je dépose

je lui donne un son

l’as-tu entendu

ou simplement ose

de ton doigt le toucher.

 

Alors tu seras emporter dans mes rêves

 

 

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Jordan a réalisé son rêve grâce à la vente du livre Mariage.…Mais je pense que l’on pourrai continuer à faire la promotion de cet ouvrage, aussi chacun d’entre vous qui n’avez même pas songé à vous le procurer peuvent encore le faire. J’en ai déjà parlé ici, et plus de 90 personnes ont écrit à plusieurs mains une histoire et il a été publié  chez The Book Edition.

VOICI LE LIVRE ET SON LIEN

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Cliquez sur le livre et vous verrez le résumé et vous saurez comment vous pouvez le procurer.

MAIS

Connaissez-vous l’Association Rêves:

Cet association permet  à un enfant malade de réaliser son rêve….Alors oui Jordan est partis il y a quelques jours à Center Parc voir ici

Mais pour un Jordan combien d’autres ne pourront pas réaliser leur rêve, aussi je vous le demande achetez-le ce livre, ce n’est pas le prix d’une entrée mais c’est un livre plus un livre plus un autre plus….Qui permettront à d’autres enfants ou adolescents gravement malade de pouvoir à leur tour réaliser un rêve!

 

 

 

 

 

Lumières sur la lande (1/7)

 

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Lorsque la gendarmerie est avisée que Gladys a eu un accident, chacun y va de sa réflexion c’est la loi des séries, mais un seul semble perplexe le Colonel car quelques heures plus tard, André ne lui a absolument rien dit concernant la visite de sa jeune gendarme. Il lui faut en avoir le cœur net, il va se rendre personnellement au domicile de son jeune capitaine pour à la fois prendre de ses nouvelles et aussi pour savoir ce que Gladys a eu le temps de lui dire. Ensuite il avisera, ces affaires prennent des tournures étranges, il va falloir qu’il se renseigne pour connaitre les précédentes affaires.

Accompagné d’un officier ils se rendent tous deux au domicile d’André, mais hélas ils trouvent porte close, les voisins interrogés leur signalent un fait étrange. André sa femme et leurs deux enfants sont montés dans un taxi il y a plus de deux heures. Un appel téléphonique aux taxis du Guilvinec et rapidement ils connaissent la destination de la famille. André a certes du repos mais il n’a jamais été question qu’il quitte son domicile. ils leur faut faire diligence pour les récupérer au port du Guilvinec où le bateau des Kérouans est au mouillage. Le colonel sent qu’il y a anguilles sous roche, André devait savoir que son père était vivant, il se dirigerait sur une des îles qu’il en mettrait sa main à couper. Il rappelle ses hommes et demandent à la brigade Maritime de les suivre à distance et discrètement et de n’intervenir qu’à sa demande. Puis il se rend au chevet de Gladys pour prendre de ses nouvelles et faire ouvrir une nouvelle enquête qui doit avoir des ramifications avec la précédente.

Quand il arrive à l’hôpital il apprend que le sort de la jeune Gladys est moins méchant que lors du tout premier bilan, aussi est-il fort heureux de la trouver allongée et très pale mais sans trop de bobos. Le médecin lui ayant confirmé qu’il y avait plus de peur que de mal il pensait pouvoir l’interroger mais une jeune infirmière l’en dissuade. Il a beau invoqué son grade, elle reste inflexible. Personne pendant les premières 24 h le Colonel exige de voir le médecin et il peut finalement se rendre à son chevet et son enquête va prendre une tournure des plus complexes. Jamais il n’aurait pu imaginer 48 h auparavant que l’un de ses hommes aient volontairement cachés et ce depuis des années des faits aussi graves. Car une fois que Gladys eut appris de son supérieur qu’André avait mis les voiles, elle vida son sac et se libéra du poids qui l’oppressait:

  • La famille d’André n’est pas originaire d’ici son grand-père est venu s’y établir après la seconde guerre mondiale. Ce sont des Normands, ils étaient de Caen, mais André quand il parle de cette période il est assez évasif. Son grand-père a tout de suite eu l’impression d’être chez lui, rapidement il a eu un bateau, et il a fait ce que le père d’André a toujours fait ainsi que son frère depuis la disparition ou plutôt la pseudo disparition de leur père. Ils sont devenus marins pécheurs. Son grand-père est mort de chagrin lorsque le corps de son fils ou prétendu tel a été retrouvé après des semaines sans savoir ce qu’il était devenu. A l’enterrement il s’est effondré et il a succombé à une crise cardiaque. Leur grand-mère était morte quelques semaines plus tôt. Normalement les deux frères auraient dû se rapprocher mais aux dires d’André, la disparition successive de leurs grands-parents et la mort de leur père les avaient au contraire éloignés. André et son frère ont été pris en charge par la grand-mère de Gwen qui était la meilleure amie de leur propre grand-mère. Les deux femmes étaient-elles liées par un secret, c’est bien possible, car tout ce qui tourne autour d’elles est une véritable tragédie.
  • Nous n’en savons rien Gladys, en l’état de l’enquête ce ne sont que des suppositions, nous allons nous atteler à une grande enquête. A-t-elle des ramifications avec les temps troubles d’après-guerre, je consulterais les registres de la gendarmerie pour voir s’il n’y avait rien autour du grand-père Le François. Du reste ce nom n’est pas breton….
  •  Laissons cela et passons aux meurtres d’il y a plus de 20 ans désormais. Il y a d’abord eu la mère d’André, je vous ai dit qu’elle était morte avant son époux, et bien c’est André qui l’a découverte, elle s’était ou on l’a pendue à la poutre de leur grange. C’est le grand-père qui n’a jamais voulu porter plainte, André se souvient seulement de la mise en garde de son père et de son grand-père de ne jamais dire ce qu’il avait vu. Mais un soir il y a une dizaine d’années il s’est querellé avec Yann à ce sujet, ce dernier lui affirmant que l’on avait fait taire sa grand-mère. Je me souviens de ce soir-là ils en étaient venus aux mains tous les deux. Et, c’est la raison pour laquelle André s’était délié de son secret en me parlant de meurtres ou de suicide il n’en savait pas grand choses mais apparemment il avait des doutes quant à la réelle cause de  sa mort. Puis il y a eu la mystérieuse disparition du père de Yann et Gwen, quelques jours après l’enterrement du père d’André.
  • Que faisait leur père à vos amis, car ils le sont bien?
  • En tous les cas à l’époque ils étaient mes amis, maintenant j’ai des doutes. C’était un peintre, un tantinet marginal, mais il aimait beaucoup ses enfants et aussi sa femme.
  • Le temps effacera les plaies, mais il nous faut tout comprendre. Donc il y a 20 ans selon les dires d’André et certainement des plus anciens des villageois, la Grand-mère Le François,  serait morte assassinée et le mari d’Irma aurait disparu.
  • Exactement chef!
  • Étrange, vraiment étrange… Et maintenant le père d’André serai vivant, alors que tout le monde l’avait crû mort en mer, il a séquestré le jeune Yann qui aurai réussis à s’évader. Puis nous avons la mort d’Irma mêlée de loin ou de prêt aux morts d’il y a 20 ans. André a fui, mais pourquoi il n’est pas responsable de ce fiasco. A moins que…
  • Qu’il soit au courant de tout….
  • Je ne vois que ça Gladys…Il sait quelques choses au sujet de sa grand-mère, d’Irma et de Yann et surtout il a paniqué en découvrant que nous étions au courant pour la fausse disparition de son père. Par contre l’a-t-il appris récemment ou le seulement depuis la disparition de Yann. As-t-il aidé à son enlèvement, as-t-il mis des indices sur la plage, il était bien placé en étant au sein de la gendarmerie. Tout cela est encore bien embrouillé, nous découvrirons la vérité, mais il nous faut enquêter officieusement sur les événements d’il y a 20 ans, car il n’y a personne qui nous a demandé de  rouvrir l’enquête, je vais aller voir Thomas, le jeune frère d’André pour lui demander de nous aider et savoir si ….

Mais à ce moment-là, le téléphone du Colonel sonne, il sort de la chambre et se dirige dans le couloir, Gladys entend de drôles de propos. Elle ne sait quoi penser.

  • Oui Capitaine que me dîtes-vous?
  • « Lio c’est un œuf cassé » ! Mais ce que dit cette femme est incompréhensible, attendez je vais en informer Gladys, peut-être qu’elle pourra nous donner une explication. Un instant.

Alors en revenant dans la chambre, le Colonel informe Gladys que la fille d’Irma, la mère de Gwen et Yann tient des propos incohérents, voici ce qu’elle dit à longueur de jours, en pleurant, elle veut nous dire quelques choses mais ce n’est pas compréhensible, quand vous irez mieux je vous demanderais d’aller la voir.

  • Mais mon Colonel nous discutons, mais je peux partir, le médecin a signé le papier de sortie. Où se trouve-t-elle?
  • Dans cet hôpital, venez je vous conduis jusqu’à elle, mais je vous laisserais avec le capitaine et vous viendrez me dire ce que vous comprenez. Avec le coup qu’elle a reçu sur la tête, je pense qu’elle a perdu la tête. Cela ne veut rien dire «  Lio c’est un œuf cassé » !

 

A suivre…

 

Rose des sables

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En me baladant sur  la terre de mes ancêtres

qui ne flirte pas avec le désert

J’ai contemplé une magnifique rose des sables !

 

Un rêve….

Ahurissant!

Mais d’où nous vient cette magnifique rose?

Non, je suis bien en France et non dans un désert….

Elle est là! Majestueuse!

Elle nous nargue et nous attire….

Elle fait la coquette.

Se découpe bien dans l’herbe,

Elle !

Qui est souvent dans une immensité couleur sable

Se pavane sur la prairie vert tendre du jardin de mon adolescence

Là où naguère je passais des moments inoubliables

Une rose a été déposée au petit matin…

Mais …..

Combien pèse-t-elle?

 

 

Et si vous deviniez, attention ceux qui ont participés sur FB ne peuvent plus le faire…Rire!

 

 

Pour en voir d’aussi belles et de toutes petites allez ICI

 

 

 

Lumière sur la lande (1/5)

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Malgré que je sois en vacance je fais plaisir à Clara qui était un peu perdue la dernière fois pour suivre… Je vous met la suite… Bonne lecture…..

 

Gladys, une fois Yann remis à ses chefs, s’était rendue sur la lande, mais hélas le secteur avait été piétiné à la fois par les enqueteurs et à la fois par les curieux, la scène qui n’était pas considérée comme une enquête de crime n’était plus exploitable. Elle avait eu beau fureté de ci de là, rien n’avait retenu son attention et en désespoir de cause elle était rentré chez elle. Après avoir mangé des restes de la veille elle s’était mise devant son téléviseur et avait pensé à tout ce qui s’était passé ces derniers temps, mais la fatigue avait été la plus forte, elle s’était endormie comme une masse et réveillée en sursaut en pleine nuit. Assise sur le canapé, elle reprend ses esprits en se demandant ce qui a pu se passer pour qu’elle soit aussi fébrile et mal à l’aise,

Elle se remémore la scène qu’elle croyait être vraie, elle a dû faire un cauchemar, car c’est à la fois bien réelle et faux. Mais c’est une angoisse sourde et un mal de tête terrible qui lui martèle le crâne. Elle se voyait courant sur la lande car pourchassé par un homme accompagné d’un chien. Elle n’avait pas reconnu qui était venu la hanter au plus profond de son sommeil. Habituellement c’est elle qui prend en chasse les méchants mais là c’était elle, la proie. On lui voulait du mal, mais se dit-elle ce n’était qu’un mauvais rêve. Mais ce sont ceux là qui ont du mal à s’évacuer de nos têtes. Perdue dans ses pensées elle n’entend pas un bruit imperceptible qui enfle peu à peu dans le petit village qui commence à s’éveiller. Petit à petit Gladys prends conscience du bruit, des cris de ci de là. Vraiment chez elle il se passe quelques choses.Il n’est que 5 h du matin qui se permet ce tapage?

Elle s’habille rapidement, prends son arme de service et négligeant l’ascenceur se précipite dans les escaliers, là elle croise ses subalternes et ses chefs, tous se taisent et vont à l’extérieur voir ce qui peut bien mettre le village à feu et à sang.

A l’entrée de la caserne se trouve un petit groupe de personnes, au centre une femme vocifère et incite les gens à crier. C’est Gwen, Gladys la reconnait à sa longue chevelure rousse. Tiens donc elle ne se cache plus, elle a dû avoir vent de l’arrestation de son frère, arrestation étant un bien grand mot. On avait des qustions à lui poser, à cette heure il devait être retourner chez lui. Mais rapidement Gladys apprend de son chef que Yann est toujours dans leurs locaux, il va être transféré ce matin au Guilvinec, c’est certainement la raison de cet attroupement. Il va falloir les faire circuler, il semble tous autant qu’ils sont assez en colère et remonté contre les gendarmes, voilà une partie de plaisir qui s’annonce… Elle sent que son chef va l’appeler pour faire évacuer l’entrée. Evidemment avec André elle est la seule qui connait tous ceux qui se sont aglutinés à la porte. Mais André ne va pas être d’un grand soutien, en ce moment il se remet tout doucement à l’hôpital.

Entre fermeté et conciliabule, elle réussit à les éloigner de la porte d’entrée, mais Gwen refuse d’optempérer et il va falloir lui permettre de voir son frère avant son départ pour qu’elle accepte de s’éloigner. Puis Gladys va aller discuter calmement avec la soeur de Yann:

  • Gwen explique moi la raison de ta colère, fais le librement je ne t’en tiendrais pas rigueur et tu ne seras pas inquiété.
  • Tu sais Gladys j’ai à peine retrouvé mon frère, qu’à nouveau on me l’enlève. Déjà que notre grand-mère n’est plu de ce monde, Maman a perdue à moitié la tête, et maintenant c’est le tour de mon frère à partir loin de moi.

Gwen sanglote et se tord les mains en serrant fort les poignets, elle risque d’exploser à tout moment. Aussi Gladys prends l’initiative de l’emmener dans le bureau d’André pour discuter calmement. Ses chefs lui font entièrement confiance et elle a une possibilité bien mince, certes mais qui sait de comprendre ce qu’il est advenu à Yann. Cette mascarade de noyade. Enfin avant de parler de mascarade il lui faut discuter avec la soeur de son amour. Et pour la mettre à l’aise, elle lui remémore comme Yann et elle s’aimaient, Gwen opine de la tête, elle n’a rien oublié. Gladys sent qu’elle a gagné sa confiance, elles vont pouvoir parler calmement.

  • Je t’écoute, dis-moi tout ce que tu sais, tu vois je ne prends pas de notes, tu n’es ni accusée, ni coupable, nous parlons comme les deux amies que nous étions.
  • Tu sais mon frère jusqu’à ce que je le retrouve était vraiment mort, j’étais persuadé qu’il avait été entrainé par cette lame de fond et bien que son corps n’est jamais été retrouvé, grand-mère, maman et moi nous pensions que l’océan nous avait tué l’un des nôtres une nouvelle fois. Puis, il y a de cela deux mois, grand-mère m’a appelé et m’a dit avoir peur. Toutes les nuits elle entendait du bruit dans son grenier, il lui semblait qu’elle était suivie, et chose encore plus bizarre, elle avait l’impression que quelqu’un se servait dans son placard à victuailles. Aussi, c’est la raison pour laquelle je suis revenue.
  • Mais pourquoi ta grand-mère ne nous as pas averti?
  • Elle l’a fait, elle l’a dit à André;
  • André, je travaille avec lui, ne m’a jamais informé avoir été avertie de faits étranges se passant sur la lande. Bizarre, j’irai lui demander la raison. Alors tu as découvert ton frère se cachant dans le grenier?
  • Non, juste la semaine où je suis arrivée, grand-mère n’a plus rien vu de bizarre, voire d’étrange, elle a pensé qu’ André avait trouvé le coupable et que désormais elle ne serai plus ennuyé. Puis, le jour où nous sommes allés sur la tombe de Yann, nous avons trouvé des ajoncs qui avaient été déposés sur sa tombe, cela nous a semblé étrange, car jusqu’à présent personne à part Grand-mère venait déposer des fleurs. Or les ajoncs sont les fleurs préférées de Yann aussi grand-mère et moi nous avons ressentis comme une joie intérieure, comme si il nous faisait un signe. Puis en y réfléchissant nous avoins liés les faits étranges survenus la semaine précédente à ces fleurs et à partir de ce moment-là j’ai décidé de rester dans la maison de grand-mère et si pendant deux soirs rien ne s’est passé, la veille de la fête Nationale, à mon tour j’ai entendu un bruit imperceptible la nuit dans la maison. Je me suis levée et retrouvée face à un inconnu qui bien vite m’a interpellé en me disant:

  • N’ai pas peur grande soeur c’est moi Yann »
  • Passé le premier moment de stupeur, nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre et nous avons pleuré fort longtemps.
  • Que t’as-t-il appris?
  • Il avait bien été emporté par une vague, mais comme à l’époque il apprenenait à surfer, c’était sa passion, il avait pris un gilet de sauvetage. Une fois sa planche cassée, il s’était retrouvé un peu grogguy, s’était laissé dérivé et, enfin épuisé avait atterris sur une plage. Après il ne se souvient pas de ce qui s’est passé. Il s’est retrouvé chez celui qui s’est occupé de lui.
  • Comment ça? Pourquoi n’est-il pas revenu?
  • Il était amnésique!
  • Mais bien sure ça l’arrange de te dire ça.
  • Je le crois, il n’a aucun intérêt à me mentir.
  • Mais qui était l’homme chez qui il se trouvait?
  • Je ne sais pas si je vais te le dire
  • Pourquoi?
  • Parce que c’est le père d’André….

A suivre…

Lumières sur la lande 1/4

La stupeur de leur chef  est moindre que la colère qui s’empare de lui à la vue de l’emplacement vide là où se trouvait un soi-disant cadavre.

  • Bande d’incapables, qui m’a donné ces subalternes aussi idiots, vous voyez il n’y a aucune trace de sang, aucun cadavre, rien, juste l’herbe semble avoir été piétinée, mais nous sommes nombreux à avoir traîné nos pieds dans ce jardin. Bande d’idiots déguerpissez!

Les gendarmes montent rapidement dans leurs véhicules sans un mot, ils connaissent le courroux de leur chef, mais ils savent que beaucoup plus tard il relativisera ce moment surprenant, car en voitures les langues vont bon train :

  • Es-tu certaine Gladys d’avoir vu la tête fracassée du pseudo mort.
  • Maintenant je ne sais plus très bien.
  • Quoi?
  • Je ne sais pas.
  • Et bien ma belle tu as intérêt à t’en souvenir.
  • Oh mais attendez les mecs je n’étais pas seule, le stagiaire m’accompagnait.
  • Tu crois que notre chef fera cas du stagiaire, c’est toi qui fait tes armes, il te faudra être certaine de ce que tu as vu.
  • Et bien au risque de passer pour une folle j’en suis certaine, le type avait le visage écrasée, ou…
  • Où quoi?

Crient d’une seule voix ces trois collègues!

  • Où alors il était grimé, maintenant que j’y pense l ‘élève gendarme m’a fait une réflexion.
  • Laquelle
  • Il lui trouvait une tête de comédiens
  • Comment ça?
  • Il a ajouté vu que tu dis qu’il est mort je veux bien  te croire mais on dirait qu’il a une couche de peinture rouge sur le visage.

Un grand éclat de rire se fait entendre dans la voiture; mais Gladys le prend très mal, car il faut bien qu’elle l’admette ce devait être la bonne raison, le gamin a fait du théâtre et il avait l’air d’en connaitre un rayon. Mais jamais au grand jamais elle n’a pu penser que ce type était bien vivant au sol. Et pourquoi avoir monté ce subterfuge? Comment pouvait-il savoir qu’il se laisseraient prendre dans ce piège grossier, car il faut bien se l’avouer la supercherie aurai pu ne pas fonctionner, si elle avait eu la présence d’esprit de vérifier son pouls. Mais vu la tête qu’il avait et ce, dans le noir elle n’avait pas osé le toucher.

Tous se murent dans un mutisme et regagne leurs chambres, Gladys devra affronter le chef et eux aussi car ils ont des grades plus élevées et c’était à eux de vérifier si l’homme était bien mort. Mais leur chef les avait rapidement appelé et du coup comme le mort ne pouvait se sauver on avait laissé les jeunes recrues dehors.

Dès 5 h du matin le Colonel et le préfet sont arrivés à Kermilliget, ils attendent la brigade, les voilà au grand complet, sauf l’adjudant André qui se remet doucement de son coma est absent. Le Major interroge le jeune élève gendarme qui répète ce qu’il a dit à Gladys tout en évitant de trop se moquer de cette dernière, personne ne sait si le mort n’a pas été emporté par des complices cachés assez prêt qui auraient pu tromper les deux jeunes gens. Surtout qu’un des gendarmes dit qu’il était certain que l’homme était bien mort ce qui ajoute une énigme de plus à ces faits étranges qui mettent en émoi non seulement un village mais toute la Bretagne qui reparle de ce qui s’était passé dans ce village il y a une vingtaine d’années. Mais du Préfet au major sans oublier le Colonel, et à part quelques gendarmes ils ne sont pas nés sur cette lande et ces histoires voire légendes les laissent de marbre.

A ce stade de l’enquête qui est vraiment nébuleuse Gladys pense qu’elle doit expliquer à ses collègues ce qui s’est passé il y a 20 ans, mais auparavant elle va se rendre au chevet de son ami André pour connaitre ce qu’il en pense et pour avoir son soutien. Quand elle sort de l’hôpital elle n’est pas plus avancée, André lui a interdit de parler des meurtres non élucidées d’il y a  20 ans, dire qu’ à cet  époque la famille d’André y était déjà mêlée,tous les deux ont l’impression que l’histoire se réécrit. Par contre son ami Yann serai au cœur de cette affaire si le coup et les drogues qui ont blessés André ne le font pas radoter, Yann son amour serai de retour. André l’a vu , il en est certain. Donc il n’aurai jamais été emporter par une vague comme on leur l’aurait fait croire. Mais qui donc a jeté le discrédit sur cette famille et l’a plongée dans un drame, qui, aujourd’hui a des conséquences désastreuses sur ceux qui sont encore vivant. Gladys aimerait bien découvrir ce qui se trame, mais elle n’est pas encore aux postes d’avant garde, elle sort tout juste de son école et a eu la chance de pouvoir revenir sur sa terre grâce à sa belle promotion. André lui a donné carte blanche en ce qui concerne l’enquête. Elle va se rendre à la pierre des « Korrigans » et voir si elle ne trouve pas des indices  qui auraient pu passer inaperçus. Surtout qu’André lui a donné exactement la position où il se trouvait lorsqu’il a à la fois entendu la voiture et, aussi reçu le coup. Il lui a aussi parlé de l’odeur de la pipe et tous les deux connaissent une personne qui fume ce genre de tabac, mais alors si c’est lui, pourquoi serait-il de retour dans leur village et surtout où logerait-il?

Gladys est fort absorbé par ce qu’elle vient d’apprendre qu’elle ne voit pas le buraliste la suivre des yeux et faire des signes à un individu qui lorsqu’il la voit prends ses jambes à son cou comme si il avait à se reprocher tous les crimes du village. Mais cette course effrénée a alertée  Gladys et un de ses collègues et,  prennent  en chasse le fuyard. Ils sont  rapidement à son niveau et ils l’appellent par son prénom

  • Yann!

Ce dernier dans un premier temps ne se retourne pas, au contraire il accélère sa course. Puis, il se retourne mais cela lui est fatal car à ce moment un gendarme lui tombe dessus.

Dans la voiture, Gladys n’en croit pas ses yeux, c’est bien son amour d’enfance, mais lui fuit son regard, il semble en proie à un tremblement comme si il était drogué. A part sa disparition il y a quelques années ils ne peuvent l’accuser de quoi que ce soit, mais courir à la vue des gendarmes ne lui donnent pas une bonne attitude.

  • Yann

Mais là encore, ce dernier ne lui répond pas.

  • Yann où étais-tu passé toutes ces années et de quoi as-tu peur?
  • Gladys ce n’est pas ton uniforme qui va te sauver, si je parle je ne donne pas cher de ta vie.
  • Mais à quoi es-tu mêlé toi et ta soeur?
  • Laisse ma soeur tranquille, elle n’a rien à voir avec moi.

Gladys se mord les lèvres elle a faillis dire ce qu’André a vu, mais à lui aussi elle a promis son silence. Mais comme tout cela la gêne, elle aime être claire dans ses enquêtes et là c’est un imbroglio de nouvelles qui si elles sont accrochées toutes ensemble cela risque de leur exploser au visage. Et qu’adviendra-t -il de sa carrière si elle ne dit rien.

 

A suivre….