La saga de l’été (chapitre A)

Sandie marchait depuis plus d’une heure, il faisait chaud, la veille ils avaient annoncé un pic de chaleur, c’est ce qui l’avait décidé à prendre son sac à dos, quelques économies et surtout à mettre beaucoup de distance entre ceux qui s’occupaient d’elle et sa petite personne. Dès la sortie de Moulin elle avait eu de la chance un chauffeur routier l’avait avancé jusqu’à Montlouis, qui n’est qu’à quelques encablures de Tours, et depuis elle se faisait klaxonner mais personne daignait s’arrêter,  elle s’était jurée de ne jamais monter avec un particulier, ayant peur de se faire repérer plus facilement alors qu’avec les chauffeurs routiers certains ne parlaient même pas le français ils mettraient des heures à faire un signalement tant et si bien qu’ils auraient compris qu’elle avait fugué et qu’elle était recherché.

Bien entendu elle évitait de répondre à toutes questions la concernant, restait fou et mentait avec force sur son âge, de toutes façons on lui avait toujours donné plus d’années qu’elle en avait.  En ce moment elle avait à peine 15 ans, elle les aurait en fin de semaine, mais elle en paraissait 18 et c’est ce qu’elle disait. C’est aujourd’hui qu’elle aurait dû se présenter chez la fleuriste pour le stage de troisième qui lui permettrait d’intégrer en fin d’année un CAP fleuriste comme elle avait toujours proclamé, mais c’était sans compter avec les événements importants qui jalonnaient sa vie. Elle n’avait pas franchis le seuil dès qu’elle avait vu la patronne, elle avait tourné les talons, pourtant  l’enseigne de fleuriste était choisie par le foyer, mais c’était faire fi de sa vie que lui imposer cette « Rose Martin » chez qui elle avait passé une longue année de douleur, elle l’a frappait pour un rien, elle n’était pas à sa convenance, elle l’avait vite compris. A croire que son éducatrice l’avait fait exprès, elle aurait lu son dossier, elle aurait vu dans quelle famille d’accueil elle était avec son frère aîné. Mais à leurs yeux elle était une personne insignifiante, pire elle n’était qu’un pion sur un échiquier. Alors qu’elle méritait toute leur attention, mais c’était trop leur demander.

Elle en était là de ses réflexions lorsque soudain elle entend une voiture lui arriver dans le dos, elle n’allait pas s’enfuir, mais elle avait le pouce levé et si elle s’arrête elle ne pourrait que monter sinon cela pourrait sembler suspect à son conducteur. Sandie voit la voiture s’arrêter à sa hauteur, à l’intérieur une jeune femme avec son bébé.

– Si je peux vous emmener plus loin, je vais à Tours

– C’est là où je me rends.

Super pense Sandie je vais enfin gagner du temps; elle monte à l’avant comme lui le demande gentiment la femme, son sac à dos proche du bébé sur la banquette arrière. 

– Vous avez quel âge?

– 18 ans pourquoi?

– Comme ça, et vous vous rendez sur Tours en faisant de l’auto stop.

– Oui quand je rate mon bus.

Et ce matin c’est le cas vous l’avez raté, mais vous partez tôt au lycée.

Sandie se rend compte qu’elle en a trop dit et se mure dans le silence, respecté par la jeune femme, mais celle-ci se doute de la situation de la jeune fille.

– Es-tu en fugue?

– Vous ne pouvez pas comprendre

– Qu’en sais-tu? Il y a 20 ans j’étais comme toi, en rage contre la Société et je l’ai payé cher, trop cher.

Alors que la voiture rentre dans les faubourgs de Tours, Sandie profite du ralentissement dû à un feu rouge et  descend rapidement après avoir récupéré son sac à dos, l’automobiliste ne peut pas la suivre, elle la voit disparaître dans le flot des voitures qui se croisent au carrefour, elle emprunte rapidement une voie de traverse et s’engouffre dans la zone piétonnière du vieux Tours. Sandie jette un coup d’œil derrière elle, personne ne la suivie, certainement pas l’automobiliste, elle ne  pouvait abandonner son bébé. Maintenant elle doit faire vite et retrouver la maison où son frère est allé, mais comment va-t-elle réussir à le convaincre de venir avec elle.

La saga de l’été

Chapitre 1

 

Il n ‘y avait pas un bruit lorsque la longue voiture noire s’était garée dans la contre allée  de la villa. La portière avant s’est ouverte  deux pieds apparaissent chaussés de bottes en cuir noirs. On voit de temps en temps une lumière qui se profile derrière les buissons, mais pas un bruit cette personne est fort silencieuse. Soudain elle s’arrête, découpe le grillage le plus silencieusement du monde et s’introduit dans le jardin de la villa.  Il n’y a aucune lumière aux fenêtres. Selon ses longues veilles, temps qu’il a mis à profit pour vérifier les faits et gestes des habitants, il y a au premier étage une fenêtre qui reste ouverte. Bien entendu sur son plan il vérifie dans quel sens il va lui falloir s’éloigner pour trouver ce qu’il recherche et doit rapporter à son commanditaire. Mais auparavant il doit prendre et se passer une cagoule, ils ont été très ferme sur ce sujet. Il vaut mieux éviter les caméras cachés surtout qu’ils ignorent, tous, où elles pourraient se trouver. Il monte en s’aidant du sapin et enjambe la barrière de la terrasse, puis il se hisse sur la corniche et marche délicatement le long de celle-ci, il atteint rapidement la fenêtre entrebâillée. Dans un premier temps il pousse le volet seulement accroché par une targette. Puis le voici face à la fenêtre qui est à l’espagnolette, il la pousse et entre. Il atterrit délicatement sur le carrelage du couloir et de suite il se dirige vers le fond du couloir, là où doit se trouver la chambre de l’enfant.

Sa lampe électrique à la main il avance sans faire craquer le plancher; enfin le voici dans la chambre, dans un berceau dort un bébé qui ne doit pas avoir plus de 6 mois. Il dort paisiblement, dans un autre lit à côté dort un enfant plus grand environ deux ans. Cela se complique, lequel des deux doit-il enlever? Il hésite et puis il se décide, il les enlèvera tous les deux quitte à en abandonner un quelques parts si il y a erreur. D’abord endormir profondément le plus grand, quand au bébé il ne sait quel dose lui administrer. Il endort le plus grand, voilà il n’a même pas ouvert les yeux, le bébé dort  profondément il le met dans le grand sac de sport puis il prend sous son bras l’autre. Il se dirige rapidement vers la fenêtre en étant tout autant vigilant lors de son déplacement. Aucun bruit dans la maison, le voilà sur la terrasse, là ça va se compliquer avec les deux enfants, tout d’abord mettre à l’abri le bébé car l’autre a son compte il dort et ne se réveillera pas avant plusieurs heures, le bébé quand à lui peut pleurer à tout moment. En réfléchissant il se dit que ce ne doit pas être le plus petit qu’il devait kidnapper, mais il est trop tard pour faire machine arrière. Enfin après une descente périlleuse avec le grand qui pèse un certain poids, il a à nouveau franchis le grillage, il est enfin dans sa voiture et il s’éloigne rapidement.

Il tourne dans un chemin forestier pour appeler son commanditaire et lui demander quel âge doit avoir l’enfant. L’autre est étonné de sa demande car à son avis il n’y aurait pas du y avoir un bébé.

– Qu’est-ce que je fais du bébé?

Cela dépend de l’endroit où tu te trouves?

Dans une forêt!

Emmène-le dans une ville et laisse-le dans une église ou aux abords du Conseil Général, ils s’en débrouilleront.

D’accord, et je vais là où vous m’avez dit?

Pour cela rien n’a changé mais magne toi, sinon tu vas te faire rattraper par la cavalerie.

 

A suivre

 

 

 

 

La saga de l’été

Bonjour,

 

 

Je vais vous racontez une histoire qui ne sera pas à dormir debout du moins je l’espère pour vous. Car moi je ne dors pas la nuit alors je dors debout la journée…Hi hi!

 

Mais auparavant je voulais vous avertir de la manière  différente de lire que je vais vous proposez….Nous allons suivre deux histoires en parallèles, enfin quand je dis nous, je veux dire vous.

Bien entendu ces deux histoires à un moment donné se réuniront, mais je ne vous en dis pas plus aujourd’hui, j’attends vos réactions et je me lancerais dans la saga de l’été avec votre consentement ou non…Rire!

 

Bisous

 

EvaJoe

Quel fracas!

Pour le jeu de Domi de la communauté des Nuls nous thématisons une lettre de l’alphabet cette semaine le K

et nous rimons en cas…

 

Je voulais écrire un texte plus triste j’ai préféré le rire….On vit suffisamment d’événement qui nous mettent le cœur à l’envers pour que sur les blogs je ne sois pas au ras des pâquerettes. J’ai juste laissé le titre…

 

 

 

J’ai perdu mon en-cas

Ah mon Dieu je rouspète

Il va arriver avec fracas

Sans tambour ni trompette!

 

Dire qu’il aime la moussaka

c’est un euphémisme

Surtout celle de Casablanca

Il va  tempêter ce sera un vrai séisme!

 

Je le connais Barnabé il est tellement délicat

il va pleurer de ne pouvoir manger

que ce petit reste de riz au paprika

j’en ai pour une semaine de le voir déranger.

 

Du reste j’ai peur qu’il m’envoie au Pays de la troïka

pour me punir de ma distraction

Alors que nous devions partir à Osaka

pour une petite récréation.

 

Puisque c’est ainsi

Je vais me soûler avec de la vodka

Vu que je suis en Russie

Et  de cette façon je serais dans le caca.

 

 

 

Je ne sais si le cas était à l’honneur mais je prends mes ailes pour vous dire à bientôt pour ce jeu….

 

EvaJoe

 

 

 

 

Ma stratégie pour la rime en gie (J)

 

Pour le défi de Domi de la Communauté des Nuls  thématiser l’alphabet en rime, nous en sommes au J

 

 

 

 

Dire que j’étais assise dans mon logis

A rêver d’une séance de magie

Lorsque soudain je réalisais que j’avais un cours de psychologie

Dégoûtée je le fus car drôle d’idéologie.

Par dépit j’ai pris archéologie

se pencher sur du vieux

ce serait mieux.

 

Mais rien ne s’est passé comme prévu

car comme à mon accoutumée j’ai fait une bévue

De plus mon aérophagie

a refait surface, quel  gabegie!

 

Je vais me faire curé et apprendre la théologie

quoique je serais plus à l’aise si je me penchais sur ma généalogie

mais avant je file faire de la spéléologie

et plus tard je t’enfumerais avec ma pédagogie.

 

J’espère que vous avez compris ma stratégie.

 

Car pour la semaine prochaine je le ferais avec fracas (K)