Épilogue (fin)

Excusez-moi de vous avoir fait languir mais je n’ai pas eu un moment pour écrire le mot fin, voilà c’est fait, bonne lecture et ne soyez pas déçus….

 

On apporte au juge le dossier, tout d’abord la première pièce est une carte d’identité, le juge la regarde, il se sent mal à l’aise, tiens comment se fait-il que ce simple morceau de papiers effraient à ce point quelques notables. Il la pose de côté et demande une suspension de séance, la foule gronde, c’est un comble, mais l’avocat général explique qu’il doit examiner les pièces et vérifier de leur authenticité, mais l’avocat de Mr Viricel refuse d’obtempérer. Il explique au juge que toutes les pièces ont été authentifiées par celui qui les a faits, entre autre cette carte d’identité qui a l’air de vous perturber dit-il au Juge ! Le juge a le regard fuyant, il s’essuie le front et bredouille un tas d’onomatopées  qui laissent ceux qui l’écoutent pantois.

–       Monsieur le Juge contestez-vous l’authenticité de cette pièce

–       Non, mais…

–       Mais quoi ?

–       Mais rien,

–       Alors avançons, faire une suspension de séance ne vous servira à rien, par contre si vous êtes démis de vos fonctions le procès avancera.

Un ricanement se fait entendre, c’est l’accusé qui jubile sur le banc. Mais tiendra-t-il encore le choc devant les révélations qui vont être dévoilés au grand jour.

–       Monsieur Maurice Brun que pouvez-vous nous dire sur cette carte d’identité, à qui appartient elle ?

–       Il faudrait que je la voie pour vous le dire.

–       Je vais vous la lire

–       Non : BRUN

–       Prénom  Marie

Dans la salle un brouhaha se fait entendre puis plus rien un silence énorme on attend la réponse de l’accusé, mais rien ne vient, il se tait.

–       Je n’entends rien, martèle le Juge

–       Vous pouvez le lire comme moi, c’est la carte d’identité de Marie Brun

–       Est-ce  votre première femme ? Si oui, ou est-elle ? Car si mes souvenirs sont bons elle a disparue dès la fin de la guerre et personne ne nous a laissé entendre qu’elle s’était marié et avec vous de surcroit !

–       On ne s’est pas marié mais on y a pensé, mais elle a disparue avant que je ne l’épouse.

La salle se tait, Pierrot est déçu, il ne sait toujours pas où est passé sa sœur, Maurice Brun doit le savoir mais ce n’est pas aujourd’hui qu’il va faire des révélations.

Puis le juge ouvre le dossier, de loin il semble bien mince mais personne hormis Jules et l’avocat savent ce qu’il contient. Le juge en sort une feuille de papier, une seule, ce qui fait rire Maurice Brun, 

le juge tourne la tête de droite à gauche et demande s’il y a un traducteur. L’avocat de Pierrot en connaît un mais il n’est pas présent. Aussi le juge décide avec les avocats des deux parties de faire une suspension de séance, ce qui fait dire à Pierrot et ses copains qu’à cette allure ce n’est pas ce soir qu’ils connaîtront la vérité. Quant à Maurice Brun il est devenu très pâle, il a l’air de sentir le vent tourner s’est dit Jules en le voyant à plusieurs reprises s’éponger le front, et, lancer des regards bizarres au juge, du reste ce dernier semble de plus en plus mal à l’aise, qu’est-ce qui le rattache à ces meurtres, à moins qu’il en connaisse plus ; Ce qui ferait de lui un complice, et de ce fait le procès serait renvoyer aux calanques grecs, ce qui n’arrangerait personne.

Plus de deux heures plus tard, le juge ayant eu un malaise, il est remplacé aux pieds levés par un de ses assesseurs qui a pris connaissance ainsi que les avocats du contenu de ce papier pas plus gros qu’une feuille de papier pelure, ce qui du reste y ressemble.

Jules Viricel vous êtes appelé à la barre, Jules se lève et sait qu’il va lui falloir dire la vérité, celle qu’il a découverte en se cachant dans le château.

–       Jules pouvez-vous nous dire d’où vous tenez ce papier ?

–       Monsieur le Juge je ‘l’ai trouvé dans une sacoche qui se trouvait dissimulé dans l’anfractuosité du rocher dans la pièce ou a été séquestré mon ami Robin.

–       Pour quelles raisons vous vous êtes trouvés dans cette pièce.

–       J’étais poursuivi par un homme habillé de noir, qui avait à la main un grand couteau et qui portait des chaussures noires avec un morceau de ferraille qui dépassait

Son avocat lorsqu’ils avaient répété cette scène lui avait demandé de tout dire et d’être bien précis. Aussi avait-il préparé ce moment avec lui et avec chacun de ses copains. Ces réponses étaient bien rodées.

–       Où étiez-vous quand vous avez croisé cet individu ?

–       Près de la croix du détour, le matin ou l’on a retrouvé le cadavre dans la rivière.

–       Le premier ?

–       Non le second, pour le premier j’étais bien trop jeune.

La salle rie puis se tait, on attend la suite et tout le monde espère que ce jour verra le dénouement.

–       Parlez-vous Allemand ?

–       Non !

–       Anglais ?

–       Pas plus, mais je connais le patois de chez nous.

La salle se met à rire, un rire qui n’en finit pas comme si le dénouement proche mettait du baume au cœur des anciens maquisards.

–       Silence !

Et la salle entièrement acquise à la cause de Jules et de ses amis termine par :

–       Sinon je fais évacuer la salle !

Et le fou rire gagne même les jurés. A nouveau le rire, puis plus rien, la salle veut savoir et espère que l’on va leur lire cette lettre. Mais Pierrot qui se penche vers son voisin, qui n’est que le brigadier et père de Paulo, rigole et chuchote le contenu de la lettre en possession de l’assesseur du premier président. Il a l’air de la connaître par cœur, est-ce lui qui l’a écrit ? Mais comme la salle est calme le rire de Pierrot et du brigadier-chef résonne. Tout le monde se tourne vers eux.

–       Monsieur Pierre Viricel quand on vous demandera de parler vous viendrez à la barre, à moins que vous soyez à l’origine de cette lettre. Levez-vous et prenez la place de votre fils, je vous remercie jeune homme, rejoignez votre place.

–       Connaissez-vous le contenu de cette lettre ?

–       Oui, Monsieur le Président !

–       L’avez-vous tapé à la machine ?

–       Oui Monsieur le Président !

–       Dans quelle circonstance et à quels moments :!

–       C’était juste après le débarquement en Normandie

–       Est-ce écrit en allemand ?

–       Non en anglais, je le parle si c’est votre deuxième question.

La salle est suspendue aux lèvres de Pierrot, il sait certainement ce qu’il y a dans ce courrier, et surtout la raison pour laquelle Maurice Brun est prostré à sa place.

–       Pouvez-vous m’en dire l’essentiel ?

–       Oui, c’est la confession de Momo, alias Maurice Brun ici présent ; j’ai découvert que c’était un traitre, je l’ai obligé à signer le courrier sur lequel il reconnaissait avoir trahis l’ensemble du réseau, et fait accuser le petit Perrot qui du reste il a tué dernièrement.

–       Pourquoi ce courrier a été caché ?

–       Tout simplement parce que notre maquis a été attaqué par les allemands qui quittaient le Puy, mais avant ils devaient régler quelques comptes avec nous, et dans l’embuscade qui a suivis, Momo a disparu et nous nous sommes évaporés dans la nature. Quand je suis revenu quelques jours plus tard, je n’ai pas retrouvé la sacoche, la cachette avait été pillé j’ai pensé que Momo était revenu et avait tout jeté. J’ai confié le double à mon ami le brigadier-chef qui est cette feuille de papier pelure, seule papier au moment des faits en notre possession.

–       Pensez-vous que l’original existe toujours ?

–       Je ne sais pas.

–       Pour vous, quel est le rapport entre la trahison de Maurice Brun dit « Momo » et les meurtres qui ont eu lieu dans votre village, dont celui de votre femme ?

D’abord il y a eu comme un silence, un lourd qui a enveloppé toute la salle, puis Pierrot a dit l’invraisemblable :

–       Parce que Momo est mon frère, enfin mon demi-frère, je l’ai su lorsque ma sœur Marie s’est amouraché de lui, mon père a été obligé de nous le dire. Mon père l’a eu avec la fille aînée du Vieux Comte. Tout ce qu’il a fait, il l’a fait par vengeance, pour récupérer son nom, sa famille. Et pourtant mon père l’avait accueilli à sa table, il aurait pu loger chez nous, mais il voulait toujours plus.

–       Mon père n’est pas revenu du camp de concentration, ni la femme du Comte qui était sa mère. Ma sœur a disparue je n’ai jamais su si Maurice l’avait fait elle aussi disparaître.

–       Non !

C’est Maurice Brun qui a hurlé ce non, je n’ai pas touché à un cheveu de Marie, je l’aimais, quand j’ai su que c’était ma demi-sœur je lui ai dit, elle est devenue folle et s’est jetée dans la mare. J’ai réussis à la récupérer et je l’ai emmené à Lyon et confié au sœur Saint-Joseph, si elle n’est pas morte, elle y est encore, mais elle n’avait plus sa tête.

Pierrot hurle de colère et s’effondre en pleurs, mais il crie pourquoi ne pas nous l’avoir dit, ma mère est morte de chagrin. Elle, ne t’avais rien fait, ni moi ?

–       Toi tu avais le nom des Viricel moi je devais porter le nom des Bruns, des buveurs depuis des années, et de plus il était méchant, ta mère n’a pas été tendre avec moi, elle me faisait coucher sous l’escalier.

–       Tu as rendu la pareille à mon fils.

Le président de la cour d’Assises arrête le dialogue qui s’est instauré entre l’accusé et son témoin.

Maurice Brun a avoué avoir tué le vieux comte et chargé Pierrot de ce meurtre, il avait planifié le tout pour qu’il tombe dans le piège. Il reconnait avoir trahis les différents maquis et fait porter le chapeau aux fils Perrot, un tantinet naïf. Il est à l’origine de la mort de la femme du Comte, de son père d‘adoption, du père et de la mère Viricel, cela fait beaucoup de monde pour un seul homme, mais maintenant que l’issue est proche il vide son sac, mourir pour un meurtre ou pour dix on ne le tuera pas dix fois. Donc il dit tout.

Puis récemment il aurait bien voulu tuer l’enfant qui est né de son union avec la femme du Pierrot, mais le brigadier est passé avant et il n’a pas retrouvé son enfant.

Il avoue aussi avoir tué un vagabond à qui il a mis l’anneau du Comte pour laisser croire en la mort d’un de ses fils.

Quand le juge lui demande pourquoi il a tué Madame Viricel qui était sa femme, il a juste dit, Pierrot libéré, elle allait me quitter.

Les jurés qui ont prêtés serment se sont retirés et la salle a été évacuée, toutes sortes de bruits circulent, les uns pensent réclusion à perpétuité, d’autres avance l’idée qu’il sera guillotiné.

Pierrot en compagnie de son fils pense qu’il y a eu assez de morts, et ce n’est pas en le tuant qu’ils sauront si Marie est toujours à Lyon, et ils pensent tous les deux à l’enfant de Maurice et de Raymonde.

–       Papa si ton père avait reconnu Maurice, il aurait pu vivre à la ferme et il aurait été heureux, là il a cherché à se venger car on l’avait placé chez les Bruns qui n’ont pas été tendres avec lui. Il ne faut pas que mon petit frère est le même sort que son père.

–       Jules ce n’est pas nous qui rendons la justice.

 

La séance a repris et la sentence rendue, Maurice Brun a juste baissé la tête à l’énoncé du verdict, condamné à la peine de mort. Un grand silence a suivi le verdict. Personne n’a applaudis.

 

 

FIN.

 

 

Ode d'au revoir à Cathy et sa balade en vers

 

 

 

Lentement sur mon écran blanc s’estompe tes mots

Sur la pointe des pieds, sans rien dire tu t’en es allée

Que dire de plus, sinon que mes larmes ont coulé

Car dansant devant mes yeux je n’ai vu que des maux.

 

Une lumière opaque enveloppe déjà nos souvenirs

Comme si partir si loin détruisait tout sur son passage

la balade de tes mots s’achèvent avec ce dernier voyage

Mais pour l’ultime adieu sur ton blog je vais revenir.

 

Dans ce coin de paradis qu’un jour tu nous avais décris

je t’imagine à jamais assise devisant avec Prévert

A moins que ce ne soit Ferrat ou Félix Leclerc ?

 

En janvier de cette année tu célébrais les cinq ans de « Balade en vers »

tu soulignais les trente milles commentaires

Aujourd’hui je sais que tes mots nous manquerons et je vous les crie.

 

EvaJoe copyright juin 2015

 

 

 

Épilogue (Suite)

Profitant d’un mouvement de foule, les trois enfants se sont glissés dans la salle d’audience. L’avocat de son père a froncé les yeux en les voyant puis s’est approché d’eux en leur demandant de ne faire aucun bruit, juste écouté et laissé les adultes prendre position et juger en leur âme et conscience. Bien entendu qu’ils ne feront pas de vagues, ils ont réussis à rentrer maintenant, ils n’ont pas envie de se faire sortir. Jules attend l’entrée de son beau-père, il y a du brouhaha dans la salle, puis, soudain plus un bruit, la cour entre suivi par l’accusé, il est habillé comme un Monsieur chuchote Aubin. Tout le monde s’assoit, mais Jules se lève à nouveau, le voici face à son beau-père, celui-ci le voit, leur regard se croise, Jules a décidé de ne pas baisser ses yeux, il faut qu’il tienne jusqu’au bout, ne pas le lâcher; qu’il puisse lire ce qu’il pense de lui. Maurice Brun vaincu vient de baisser les yeux. Jules peut s’asseoir, la première partie est à son avantage, on verra pour la suite.

Maintenant pour Jules tout va se jouer là, il pourrait partir mais finalement tout le retient ici, sa vie s’est arrêtée il y a un an en découvrant l’horreur, lorsque l’on est venu lui annoncer la mort brutale de sa maman, puis plus tard quand dans le village les bruits ont courus que c’était son beau-père l’assassin. Il lui faut rester pour comprendre toute cette haine, après s’il peut, il tournera la page.

La matinée a été longue, son père est arrivé il a témoigné, lui aussi devra être lavé des soupçons qui ont pesé sur lui. Quand il a vu Jules et ses copains il a pleuré, pour lui c’est important que son fils soit auprès de lui. Après son interrogatoire et contre interrogatoire par l’avocat de la partie civile et celle de l’accusé, au lieu d’aller à côté de ses copains, il s’est glissé vers son fils, et il lui a pris la main et serrer très fort. Ensemble ils seraient encore plus forts. L’après-midi s’est étirée et rien n’est venu étayer où contrecarrer les idées des anciens maquisards, personne ne sait encore la raison de cette haine bien que des éclats de voix aient mis la puce à l’oreille de chacun des protagonistes, il n’y a rien qui semblent apporté un peu d’eau au moulin des uns et des autres. Après avoir déclamé qui il était Maurice Brun s’est muré dans le silence. Il ne veut plus rien dire, il a la tête baissée ; ce n’est plus l’euphorie du début, cela sent l’acquittement a dit ce matin Paulo en revenant ce qui a fait hurler Jules, il faut qu’il prenne les choses en main, mais que faire, le tribunal ronronne doucement, il fait chaud, l’avocat général s’essuie la figure, on apporte de l’eau, de nombreuses interruptions de séances ont lieu, cela sent mauvais se dit Jules. Que faire ?

A nouveau son regard croise celui de son beau-père, l’autre esquisse un sourire comme si il se payait la tête de tout le monde, alors Jules ne sait pas bien ce qui lui a pris, mais il se lève avance dans l’allée et se poste devant l’accusé et lui crache au visage. Un silence glacial suit son geste puis la foule présente se lève et applaudit l’enfant qui retourne à sa place. La salle est évacuée, l’accusé emmené, et dans l’antichambre du tribunal, Jules est vertement  sanctionné par l’avocat de son beau-père, mais Jules ne se démonte pas et dit je veux parler j’ai des choses à dire.

–       C’est trop tard,

–       Je préfère faire repousser l’audience que de me taire !

–       Je me demande bien ce que vous avez de si important à dire jeune homme, attention tout faux témoignage est punissable.

–       Ne vous inquiétez pas Maître c’est du lourd !

–       Ah ! Pourquoi avoir attendu si longtemps et ne m’avoir rien dit avant.

–       Je pensais que l’audience allait se passer autrement, puis j’ai vu que mon beau-père trompait tout le monde aussi je vais parler, j’ai des révélations à faire, mes amis pourront aussi témoigner ? Car je les ai mis dans la confidence.

–       Je ne pense pas que le Juge soit aussi magnanime, je pense qu’un seul aura le droit de parler, donc comme votre père et beau-père sont impliqués je pense qu’il acceptera que ce soit vous.

–       De toute façon il n’y a que moi qui sois au courant.

–       Alors n’en parlons plus, je vais avertir le juge, j’espère que par égard à votre jeune âge il acceptera et ne vous réprimandera pas pour ce que vous venez de faire.

–       Maître je m’excuse mais il a tout fait pour me pousser à l’esclandre.

–       Désormais il vous faudra être calme car je pense qu’il recommencera à la prochaine occasion, ne tomber pas dans ses filets, sinon votre témoignage ne vaudra rien.

–       Cela m’étonnerait.

L’audience n’a pas recommencée, ils ont dû revenir le lendemain, mais comme un enfant témoignait et pour éviter tout nouveau esclandre il y avait un peloton de gendarmes qui entouraient le tribunal, jusque dans la salle il y en avait. On aurait dit une forteresse comme disait Paulo à son copain Aubin en rentrant avec les autres villageois. Mais à l’entrée il fallait montrer patte blanche et  pour les deux enfants cela n’allaient pas se dérouler comme prévu.

– Vos papiers!

–       Lesquels ?

Un fou rire prend la file des anciens du Réseau à frérot, les gamins ne manquent pas d’aplomb, cela leur rappelle leur jeunesse. Mais le chef de la brigade voit cela d’un mauvais œil et les repousse vers la sortie. Que va faire Jules qui est le dernier de la file ? S’il ne peut pas rentrer tout va aller à la dérive.

–       Bonjour jeune homme, avez-vous vos papiers ?

–       J’ai mieux que ma carte d’identité, j’ai mon témoignage au fond de ma tête et je dois témoigner à l’audience, mais il faut que mes deux copains puissent rentrer.

–       Qui ?

–       Mes deux amis que vous venez de raccompagner vers la sortie.

Il y a un moment de flottement, le brigadier ne veut pas perdre la face, vis-à-vis des enfants, ils ne feront pas la loi, tous les trois resteront à l’extérieur vu qu’ils n’ont pas de papiers. Mais petit à petit la foule gronde et le brigadier se sent dépasser.

–       Bon allez circuler mais j’espère que vous saurez bien vous tenir et que je n’aurais pas à le regretter.

–       Ne vous inquiétez pas, Monsieur le Brigadier, ce soir vous serez heureux de nous avoir fait entrer.

Les voilà dans la salle, tout le monde les regarde et ils applaudissent à tout rompre, Jules et ses copains ne sont pas peu fiers, ils ont fait obstacle à la force publique, c’est bon signe tout devrait se dérouler normalement. A nouveau le silence se fait, la cour entre, puis l’accusé, et tout le monde est invité à s’asseoir. Puis le Juge annonce un retournement de situation, Jules est appelé à la barre.

–       Veuillez décliner votre identité et jurez que vous allez nous dire que la vérité, je fais une entorse aux règlements, mais je pense que si vous avez autant insisté auprès de votre avocat c’est que vos révélations vont nous permettre de faire un bond en avant.

–       Oui Monsieur le Juge, j’ai découvert des papiers qui mettent en cause directement Monsieur Maurice Brun, celui qui était le mari de ma mère.

–       Les Avez-vous sur vous,

–       Je les ai donné à mon avocat, je pense qu’il vous les montrera, moi je ne sais pas comment fonctionne un tribunal.

Un rire dans la salle a le don d’agacer terriblement le Juge, mais il fait comme s’il n’avait rien entendu, si cela recommence il fera évacuer la salle.

 

 A suivre

Paul et Mick pour un tour de France

Cela fait plusieurs années que je me dis que les Français sont de grandes « gueules » où que vous passiez vous voyez fleurir sur les murs, sur des calicots, des banderoles  des interdictions à ceci ou cela. Aussi avec beaucoup d’humour ai-je décidé de vous les répertorier. Au fil de mes balades en France voici ce que j’ai découvert. J’en ai sûrement oublié, la liste n’est pas exhaustive je suis certaine que vous allez m’en donner d’autres, mais déjà là je pense que cela frise le comique….

 

 

Paul: Tu ne sais pas la nouvelle ils ont décidé de mettre une ligne haute tension au-dessus du village , là-haut dans la montagne, au-dessus des pistes de ski, je rêve, allez une banderole pour avertir ceux qui vont venir skier.

Mick: Tu es tombé sur la tête ce n’est pas grave, tu devrais venir chez moi ils vont nous mettre un aéroport dans un coin paumé, je te parle pas d’un aérodrome, vis avec ton siècle mais d’un grand comme celui de Roissy, allez les camarades partons en bataille contre ça.

Paul: Moi je ne veux pas d’éoliennes on a crée un collectif on a vu le maire, lui il veut bien aussi on ira manifester à la grande ville et après on laissera nos pancartes sur la voie public, c’est moche une éolienne, c’est blanc c’est grand

Mick : ce que tu me décris ressemble plutôt à une asperge

Paul: Tu me prends pour qui, les asperges elles se consomment et ne font pas de bruit, là cela fait un boucan d’enfer.

 

Mick, j’ai vu dans le journal que dans le département voisin ils ont décidé de supprimer des cultures non rentables et de mettre à la place des panneaux voltaïques

Paul: Des quoi?

Mick: Oui tu as bien entendu des panneaux solaires, ces trucs qui t’aveugles au détour du chemin, j’irai avec eux quand ils vont manifester, je préfère des fleurs sur les jachères. Puis quand il pleut ça doit servir à rien.

Paul:     Pff tu parles chez nous  ils vont nous construire une centrale nucléaire, un truc genre Tchernobyl où comme au Japon , elle sera à l’EPR, ils appellent ça la nouvelle génération.

Mick: De nouvelles générations quand ça explosera on en aura pas….

 

Non aux lignes à haute tension sur le mur d’une maison

Non à l’aéroport sur une pancarte brandie par des manifestants dit pacifiques

Non aux éoliennes sur un calicot accroché à l’entrée d’un village

Non aux centrales nucléaires sur une banderole fleurant bon la future désintégration dans l’atmosphère

 

Allez reprenons notre voiture et allons visiter la France et ses interdits 

Paul: Quel voyage mes amis on en a découvert des NON…………………………….

 

Mick: oui tu as vu le père Machin qui à proximité de chez lui a découvert que l’on allait mettre des déchets

Paul : Oui pas seulement des déchets radio actifs mais aussi des déchets dit passe partout

Mick pour passer partout je sens que nos descendants vont plus pouvoir marcher tant le sol sera truffé par toutes ses saloperies….

Paul : Et en Saône et Loire tu as vu ils vont couper la forêt en bois de chauffage pour faire un complexe touristique: Un Center Park, ils n’ont pas besoin d’un truc Américain nos enfants, ils feront de la balançoire comme tout le monde, pas besoin de ce machin.

Mick: Tiens à la télévision j’ai vu qu’il ne voulait pas du barrage ils dorment sur place il y a des manifestations, moi à leur place je mettrais une banderole 

Paul: On va courir bien loin et pourtant tu as vu à Grasse ils ne veulent pas de l’incinérateur, ils ont même mis une pancarte en pleine nature.

Mick: quand on a pris l’autoraoute l’A75 je me suis souvenu avoir vu il y a quelques années des Non à l’autoroute, pourtant elle nous arrange bien, je me demande pourquoi les gens ne la voulaient pas….

Paul: Regarde en me baladant virtuellement j’ai trouvé ça, ils doivent bien avoir une raison de ne pas la vouloir 

Mick: ben je me demande pourquoi leur réunion publique est payante, moi je dirais bien Non au payement d’une taxe pour connaître la raison

Paul : tu me fais une drôle de raison, pardi c’est la raison de l’état

Mick : Et ta sœur?

Paul  :chut!? As-tu entendu parler des gaz de schistes, ben c’est le progrès qui frappe à notre porte,

Mick: Pour frapper elle frappe ça va même explosé, alors Non aux gaz de schistes

Paul: Que veux tu il y a rarement de concertation entre plusieurs élus, les maires, les habitants c’est la décision d’un seul, comme à Saint Julien des Landes où seul le maire a pris la décision

Mick: Alors ils ont collé un calicot , je ne l’ai pas vu comment le sais-tu?

Paul :  tu n’as qu’à aller ici  tu sauras tout!

Mick : Tu as vu en Bourgogne dans le Nivernais ils s’opposent à l’exploitation du charbon à ciel ouvert

Paul : Là je ne comprends pas ils vont créer des emplois, 1000 pendant la phase construction et tout le temps 400

Mick j’ai vu dans la ville ils en ont mis des pancartes, des calicots, mais tu as aussi vu le coût l’investissement global s’élèvera à 1, 4 milliards d’Euros

Paul: Oups, mais ce qu’ici ne plait pas, plaira là-bas, mais leur terrain n’est pas bon….

Mick tu as vu quand on revenait de Roissy, ils nous ont filé un papier tu l’as lu?

Paul: Oui, c’est pour dire Non au nouveaux couloirs aériens, mais en Haute Loire, eux ils ne veulent même pas des couloirs aériens qui existent..

Mick : Autant dire non aux avions

Paul: Mais comment allons nous aller au bout du Monde?

Mick Bientôt nous pourrons plus téléphoner la 2G, la 3G la 4 G ce n’est même pas la peine d’en parler puisqu’ils disent Non aux antennes relais…

Paul : Arrêtons de suivre le progrès

Mick arrêtons nous de manger de la merde

Paul : Cultivons nos jardins nous -mêmes

Mick  : Toi tu as un jardin, moi j’ai une terrasse

Paul  : Non aux OGM et aux désherbants Montsantos

Mick : Justement les OGM ils se sont décidés d’ouvrir une page Facebook 

Paul: ça pollue moins ces pancartes

Mick: Quand ils les collent leur pancarte parfois c’est pour protéger la nature et ils les mettent, dans un endroit magnifique, du coup ils défigurent la nature

Paul: Ils ne réfléchissent pas, ils pensent qu’à leur dada…

Mick: Si tu veux protéger la nature tu la préserves dans n’importe quelles circonstances.

Paul : Et bien alors je suis d’accord pour qu’ils ne détruisent pas la nature et que les lignes TGV ne passent pas par chez moi

Mick: Bien entendu tu aimerais qu’elle passe chez moi, car on habite pas loin l’un de l’autre mais ce que toi tu ne veux pas , sera forcément mis ailleurs,

Paul: En fin de compte oui car chez toi je n’y habite pas

Mick:  N’importe quoi, mais en y réfléchissant bien , si on l’enlève d’ici pour le mettre ailleurs il y a forcément une personne qui n’appréciera pas…

Paul: Du moment que ce n’est pas moi….

Mick: Et voilà ils seront content les anti déforestation je l’ai bien perdu mon travail, je ne construirais pas le projet du Center Park car je suis licencié. Ils vont la laisser longtemps leur banderole au-dessus de ma maison, car chaque fois que je vais la voir, elle va me rappeler que je n’ai plus de travail….

Paul:  et moi je vais continuer à abattre du bois comme un sauvage car j’en ai besoin pour mon poêle à bois.

Mick: Ah non , je ne suis pas d’accord, tu nous asphyxies, tu nous pollues

Paul: Alors dépêche-toi d’acheter du calicot et fais toi une belle banderole sur laquelle tu mettras non à la pollution des poêles à bois

Mick: Oui je suis d’accord et je la collerais à l’entrée du village!

Paul: Ah non en tant que maire je m’y oppose..

Mick: Et moi en tant que futur maire je m’octroie le droit de le faire

Paul: C’est ce que l’on va voir…

Mick: Je vais aller manifester pour empêcher la fermeture de la caserne 

Paul et moi je vais rencontrer les futurs opposants à la mosquée.

 

Pendant ce temps-là je me  pose cette question: C’est bizarre je n’ai encore jamais vu :

 

Non à la misère,

Non au chômage 

 

Et le pire de tout je n’ai jamais vu

Oui à l’amour,

oui au confort,

oui à l’école,

oui au travail,

oui à la solidarité,

oui à l’entraide.

 

Et si nos parents avaient mis des pancartes pour refuser  tout ce que nous avons aujourd’hui comment vivrions nous?

Nous n’aurions pas de barrages: Serre Ponçon n’existerait pas, ni Vassivière, et bien d’autres….

Ni trains (Paris Lyon Marseille serait des villes inconnues)

Ni ‘avions (Roissy Charles de Gaulle, Orly, Saint-Saint-Exupéry et bien d’autres)

Nous nous chaufferions  avec des silex que nous frotterions l’un contre l’autre

Nous n’aurions pas l’eau sur l’évier, pour la douche

Nous n’aurions qu’à pédaler, ou à vivre près d’un moulin pour ne pas s’allumer à la bougie…

 

Bref pensez ce que vous voulez mais je l’ai fait avec Paul et Mick sans polémique…..

Juste pour rire..Surtout ne pleurez pas!

Les Français sont de grands râleurs…Du moment que c’est chez les voisins cela ne les dérangent pas….

 

 

J’ai faillis louper l’I

Pour la Communauté de Domi : La Communauté des Nuls

 

 Je partais déjà dans le logis

Alors que l’on arrive à peine au I

Une lettre grande et bien bâtis

qui me titille et je m’évanouis

Je n’avais qu’à pas la sortir du nid

elle ne m’aurait pas assaillis

mais il faut rimer pour Domi

Sans faire de vagues ni de plis.

 

Que dire de plus au sujet de la rime en I

A part qu’elle me supplie

de démontrer qu’elle n’a pas jaunie

comme une vieille photographie

Evidemment que je souri

car son existence je nie

Cette lettre n’a pas de vie

Mais ne mérite pas mon mépris

Elle permet avec le h muet de rire en faisant Hi hi hi

Et c’est ainsi

que je m’en irais sous vos huées ou pommes pourries

pour avoir oser cet écrit.

 

Tranquillisez-vous c’est finis

Je repars dans mon logis

 

A bientôt pour le J