Fascinante

Dans le secret des mers

Erre

Une crête d’écume

Une lame énorme

Belle!

 

Elle siffle et chuinte

et monte à l’assaut des frêles embarcations

ou des voiliers d’envergure.

Qu’importe elle se cramponne

et s’écrase  sur les rochers

jusqu’à pousser les bateaux sur la jetée.

 

Elle frémit de colère 

et s’abat sur les îles à fleur d’eau.

 

De couleur vert noir

elle se gonfle et monte haut et devient vert bouteille

A son sommet tremble une eau turquoise

irisée de soleil ambre.

Transparente!

 

Cette vague éclabousse de gouttelettes

qui bientôt se transforme en une douche glacée.

Au-dessus l’on aperçoit un diadème

Fait d’écume blanche

comme de la crème fouettée.

Le tout couronné d’une brume

en un voile de vapeur.

Irréel!

 

Et, flottant tout au-dessus il y a un arc-en-ciel

qui la protège du déluge du ciel.

Elle continue sa course imperturbable

et forme en s’allongeant un gigantesque éventail

 

 

 

Texte d’EvaJoe et photos du net sauf les deux premières offertes par Gibee notre Webmaster.

Lire!

Les quelques lignes qui suivent ont été écrites grâce à HÉCATE qui dans son blog nous entraîne dans ses lectures, je ne pourrais faire comme elle, mais elle m’a donné envie d’écrire ce qui suis. Merci à elle!

 

 

Un livre, est-ce quelques pages que l’on tourne?

sans savoir ou l’on va, en survolant en diagonale

et que l’on referme sans en avoir découvert le moindre petit recoin.

la moindre existence, le mot qui nous fait rebondir.

 

 

Ou est-ce le livre ou l’on s’immerge totalement

vivant aussi passionnément que l’héros ou l’héroïne que nos mains effleurent

dans cet attouchement pudique mais déjà exalté.

Le roman nous entraîne dans un tourbillon ou nos pensées se marient profondément avec les idées de l’auteur

jamais accablée, mais toujours demandeuse  de lignes ou le frisson nous fige en entendant  dans la maison un drôle de bruit.

Mêlant inexorablement le réel et la prose que nous achevons, fébrile et tremblante

Car envoûtée par le texte, les personnages aussi sordides qu’il soit, mais nous faisant découvrir un monde que l’on ignorait.

Un monde qu’en temps ordinaire dans la vraie vie nous fuyons

Mais dans ce livre posé sur notre chevet nous aimons nous noyer dans les mots qui  nous éclaboussent.

 

Ces mots que l’on manie, qui nous pousse à sortir du train train quotidien, que l’on fait nôtre et qui nous propulsent vers des horizons infinis

des endroits inconnus de nous au départ, mais qui à la lecture de tel ou tel ouvrage devienne des lieux d’amour, de beauté et de transe.

Entre le Thriller qui fait peur, voir même nous tétanise, il y a aussi des poètes qui nous offrent avec délicatesse des mots fleuris et d’amour.

 

Alors ces pages que l’on tourne et tournons encore ne nous laissent pas indifférents

Je n’en lis aucune en diagonale, je lis ou je délaisse totalement si rien ne me plait.

C’est entre la première page et la dixième que pour moi, le livre va m’accrocher ou me laisser indifférente.

Savoir la fin avant d’entamer l’ouvrage n’est pas dans mes habitudes, mais parfois cela peut être enrichissant.

Car, au fil des pages nous voyons la raison qui a conduit l’héro dans ce drôle d’engrenage.

 

Lire et écrire ces deux mots pour moi s’entrelacent et rebondissent

 

EvaJoe décembre 2014 copyright

 

 

 

 

 

 

Des mots pour le dire!

 

 

Des lueurs orangées s’estompent dans le ciel d’orage

Du jaune se chamaille avec du rose et se blottissent dans les nuages

L’eau frissonne sous le léger souffle du vent et caresse les roseaux,

le doux clapotis du ressac berce la nuit  et se confond avec des pépiements d’oiseaux.

 

Au loin on entend les bruits de la ville comme assourdis dans du coton

Le calme prends peu à peu possession  de la folie de la journée et s’éteint dans la passion.

puis brutalement la plénitude et  la nostalgie s’embrase dans le ciel

c’est le moment entre chien et loup ou nous vivons l’irréel.

 

 

Dernière participation au thème de novembre, si vous n’avez pas écrit sur une, des photos j’accepte vos écrits jusqu’à ce jeudi. Après nous passerons au thème de décembre.

 

Merci à ceux qui ont été inspiré et qui ont participé.

 

EvaJoe  décembre 2014 copyright

Le calendrier de l’ Avent

Pour le coucou du haïku sur Facebook de Marie-Alice, et relayé par Lénaïg voici:

 

derrière la porte

du premier au vingt-quatre

bonbons chocolats

 

 

 

dans l’ordre tout le temps

fait maison ou acheté

sourire de l’enfant

 

 

Etreinte

Pour la communauté des Passeurs de mots, voici ma participation

 

logo communauté

 

 

Sur le lac nimbé du doux voile cotonneux

tu songes à celui qui naguère

savait mener sa barque au bon port.

 

Entre l’homme et la barque que de folles étreintes

de l’un ou de l’autre nul ne savait qui était le plus amoureux?

Quand il prenait tes rames il les serrait si fort

Que dans ton cœur passait maints mots d’amour.

 

Parfois au soleil couchant il pêchait en rêvant de voyages sur les flots

Il parlait tout haut et tu buvais ses mots.

Puis doucement entre chiens et loups vous rentriez.

Toi au milieu des roseaux, lui dans sa cabane de pêche.

 

Tu es si vermoulu maintenant 

qu’il t’a peint pour l’éternité

Tu n’as vécu que pour lui 

car il t’avais façonné de ses mains..