Suspission

Après avoir écouté Pierre, j’ai embrassé une dernière fois mon tout petit et je l’ai laissé partir avec mes parents, ce sont eux qui bénéficieront de la planque qui devaient me revenir. Personne ne me dit ou cela se trouve, et mes parents ignorent tout de ce lieux bien caché apparemment et connu que de la personne qui vient d’arriver et qui les prend tous les trois en charge. Je me sens mal, je vois la voiture qui s’éloigne, Pierre doit me confier d’autres choses et ensuite je serais seule, pour les commerçants je serais une dame qui se repose car j’ai été très malade, je vais pouvoir aller chercher mon journal et qui sait j’aurais peut-être une réponse de mon inconnu.

En-ai-je envie ? Je ne le sais, mais pour l’instant je dois répondre au feux roulant des questions de Pierre qui veut que je lui décrive soigneusement tout ce qui m’a paru bizarre au cours de ces deux semaines. Je conviens et lui sied gré qu’il a bien fait de ne pas parler devant mes parents, effectivement moins ils en sauront, moins ils me feront du mal, certes inconsciemment mais sait-on jamais ? De plus je protège de cette manière mon tout petit enfant, mon petit Hugo.

Du reste c’est par rapport au père d’Hugo que je vais être obligé de répondre. Moi qui espérait que j’y échapperais me voici au cœur d’une tourmente et je ne sais comment je vais pouvoir m’en défaire. Pierre accompagné de deux hommes aux mines que je trouve assez patibulaire s’assoient en face de moi. J’ai l’impression d’être une accusée, je me sens mal à l’aise, mais bon je n’ai commis aucune faute et ce n’est pas parce que mon ex est un fou que je vais me faire laminer par mes gardiens. Car deux d’entre eux resteront avec moi. Je les observe pendant qu’ils préparent la caméra, le micro et une mise en scène assez soignée. Puis les questions fusent ?

–          Comment se nomme votre ex-mari

–          Wladimir

–          Nationalité

–          Franco-Russe

–          Son métier

–          Chercheur

–          De quoi

–          Je ne sais pas

–          Comment ça ?

–          Nous n’en n’avons pas vraiment parlé

–          Dans quel domaine ?

–          Militaire

Là il y a comme un grand blanc, tous les trois sortent brutalement et me posent d’autres questions, mais je les ai attendus au moins vingt minutes, je me demandais à quelle sauce j’allais être mangé.

–          Votre mariage a eu lieu quand ?

–          le 18 juillet 2010

–          Civil Religieux

–          Les deux

–          A quel endroit

–          A Moscou

On doit entendre une mouche volée, Pierre est furieux et il me le montre en m’apostrophant vertement :

–          Vous auriez pu nous le dire dès le départ, nous ne serions pas dans cette mélasse et cette confusion.

–          Pourquoi ? Vous pensez que Wladimir m’a fait suivre, il n’est pas fou à ce point, il était juste violent avec moi, et de toutes façons lorsque nous vivions ensemble il n’a jamais su quelles études j’avais fait. Et à cette époque je n’envisageais pas de reprendre mon ancien travail. Nous avons eu Hugo assez rapidement et son salaire subvenait très bien pour nous trois. J’ai cherché du travail le jour où j’ai quitté mon mari, et j’en ai eu rapidement grâce à mes relations et c’est comme cela que j’ai intégré le projet 50. Wladimir s’occupe très bien d’Hugo si c’est lui qui est à l’origine de cette mascarade et de ses envois de lettres anonymes il sait très bien qu’à la moindre erreur il ne verra plus Hugo. De plus ce n’est pas un de ses amis qui était en planque devant mon domicile. Donc je pense que vous faîtes fausse route.

 

–          On verra, et ce n’est pas à vous de nous dire dans quels sens nous devons aller. Sur ce nous allons vous laissez et évitez pendant quelques temps de sortir, nous devons faire courir le bruit que vous êtes souffrante et que vous avez besoin de repos. Votre courrier vous suivra par des moyens connus de nous seuls, nous serons obligés de le lire.

–          Pourrais-je avoir le journal

–          Oui, mais c’était prévu, nous communiquerons avec vous par petites annonces.

Je ne bronche pas, car je ne veux pas me compromettre et après tout pourquoi je mêlerais cet inconnu à ses sous-entendus idiots et déplacés. De cette manière je n’ai nullement besoin de me justifier si je réponds aux annonces. Finalement j’apprends que demain j’aurais d’autres gardes du corps qui ne connaissent pas la raison de ma présence ici. Ouf ces deux-là me mettaient mal à l’aise.

Je vais me coucher et ma nuit se passe bien, le lendemain je suis seule avec Pierre il attend mes deux gardes du corps. Il me laisse un instant pour aller récupérer le courrier ainsi que le journal, et j’apprends à son retour qu’il me sera apporté tous les matins vers 8 h, ce qui me convient  à merveille. Nonchalamment je prends le journal et me met sur la terrasse et lit les titres, et quand Pierre répond au téléphone je vais droit aux petites annonces et je vois une réponse à mon dernier envoi.

A ma vierge effarouchée  du 7 h 12, je sais que vous avez quitté Paris, je vous retrouverais, vous me plaisez, que faire pour que je vous apprivoise ?

L’inconnu du 7h 12

L'accroche rêve

Le soir lorsque je m’endors je ne sais si ma nuit sera longue

Sous mes paupières closes je songe à ma Muse

Qui file dans les prés, sur le pont enjambant le canal

et qui suit le chemin de halage.

Je revois passer les chevaux

tirant les bateaux, sous le ciel azuré

Un bleu si pur que je vois son reflet dans l’eau.

J’imagine les cerisiers en fleurs et j’ai à ma bouche

le goût des premières burlat.

Sur ma peau je sens le soleil chaud

qui darde ses rayons lorsque midi sonne au clocher d’à côté.

Je vois les vignerons qui ramènent les beaux raisins sucrés

Les cris des vendangeurs qui s’interpellent

et les chants le soir après le dur labeur.

Soudain je me réveille et il me faut écrire

si je ne me lève pas

de suite jamais mon poème

ne pourra voir le jour.

Et c’est bientôt le bout de la nuit.

 

 

 

 

Émotion à fleur de mots!

 

 

 

Composition florale offerte par une admiratrice

 

 

 

 

 

 

Il est 9 heure au milieu des orchidées, des bonsaïs et des roses, je suis à une table nappée de rouge, près de moi une reproduction d’une peinture de Matisse et une belle orchidée prêtée pour la circonstance par Hugo un fleuriste de chez moi.

Devant moi sur des présentoirs mes deux recueils sont offerts aux yeux d’inconnus de passage ou habitants de mon village.

Mais si pour moi écrire est facile, à ce jour je n’avais jamais lu mes propres poèmes, d’ou à mes yeux c’est différent mais tellement émouvant. Il fallait qu’au travers de mes textes, je captive mon public..Facile à dire, mais comment allais-je m’en tirer?

Il ne faut ni perdre, ses moyens, ni manger ses mots, ni bredouiller.

Le choix des poèmes m’avaient été guidé pat l’exposition florale où les poèmes notamment sur les fleurs seraient les bienvenus. Mais si la nature m’inspire parfois, je n’écris pas en abondance sur ce thème.

J’ai toutefois écris des haïkus, j’en avais quelques uns, et j’avais fait le choix de quelques poèmes dont voici les titres:

Concert de pétales,

J’imagine,

La palette de l’amour,

Une rose pour une femme (plébiscité )

Au jardin des émotions (crée vendredi)

 

Pour le premier groupe qui m’a sollicité pour leur lire mes textes, je n’ai pas tout lu, mais comme il y avait deux des bibliothécaires de mon village qui toutes deux m’avaient invité, je leur ai donné la primeur de mon dernier poème. Après un petit débat c’est instauré avec toutes les personnes présentes, environ 10 à 12, ce qui me semble fort suffisant pour une première approche. Les questions étaient multiples et de toutes sortes. Depuis combien de temps j’écris, si tous les textes lus m’appartenaient. Si j’écrivais sur d’autres sujets et lesquels, et de nombreuses autres questions.

Moi, qui, dans un premier temps avait pensé ne rencontrer personne, j’ai été sous le charme de ce matin, les trois heures ont filé à une vitesse grand V….

Quelques minutes plus tard, un autre groupe a fait la même demande toujours sous la houlette des bibliothécaires, là je me suis écartée des chemins battus, sourire, j’ai lu deux poèmes un sur les  cueilleurs  de pêches et un sur la vigne.

 

Labeurs et velours,

Vendanges,

 

C’est à ce moment là que le texte une rose pour une femme m’a été demandé à nouveau. Ah j’oubliais j’ai aussi été applaudie, qu’ai-je ressentie, une émotion à fleur de peau c’est pour cela que j’ai intitulé ma prose à fleur de mots. Là aussi un débat c’est instauré, on me poussait un peu plus à me dévoiler, parler de la nature, cela leur plaisait mais il voulait voir jusqu’où j’étais capable d’aller. Lorsque j’explique que tous les sujets si j’ai l’inspiration ne me font pas peur, par exemple les femmes voilées, la guerre de 14/18, le travail des hommes et bien d’autres encore. Et lorsque j’ai ajouté que j’avais même écrit un texte d’une façon ironique sur le triple A, on m’a dit, allez-y lisez le.

C’est sous un feu nourri d’applaudissement que j’ai posé le dernier mot, je n’avais pas vu ce qui s’était passé, au fur et à mesure que je lisais, et bien que de temps en temps je relevais la tête de mon texte, le fleuriste était arrivé puis un puis deux, puis tout le monde c’était arrêté de parler dans les autres stands et tout le monde m’écoutait. Le tonnerre d’applaudissement m’a surprise je l’avoue, mais j’ai pris conscience à ce moment là que si l’on m’applaudissait c’était que finalement mes textes valaient le coup….Jusqu’à présent je n’avais été confronté que par les commentaires sur mon blog, les amis et aussi les amis des amis, mais un public , ce public qui venait pas seulement à ma rencontre, mais venait voir les autres animations c’était laissé interpellé par mon texte. Et la cerise sur le gâteau, pour le troisième groupe où là il y avait autant de Messieurs que de dames, j’ai eu la chance de voir le maire de mon village prendre place et il a écouté, m’a écouté, m’a applaudis et savez-vous ce qu’il m’a réclamé?

Oui le triple A!

Il a beaucoup apprécié, et m’a dit que j’avais du talent. J’ai bredouillé, rire un merci…Et j’ai ajouté que cela m’avait littéralement amusé d’écrire ce texte en me gaussant de tous ces gens qui nous piquent notre  ah ah ah.

Le dernier de mes recueils a été acheté et j’ai pris des commandes, je ferais une séance  de dédicace dans la bibliothèque lorsque ma commande sera complète.

J’ai aussi reçu une autre invitation à me rendre à l’école maternelle et ce jusqu’au CE1 pour aller lire un de mes contes écrits pour les enfants. Et, prochainement je me rendrais pour une autre rencontre avec le public dans une bibliothèque un peu plus grande dans la ville voisine.

Je ne vous dirais pas tous les échanges que j’ai eu mais ce fut une matinée merveilleuse, je garde en mon cœur certains échanges mais je voudrais vous raconter celui-là qui m’a beaucoup ému.

Une dame est venu me demander si j’avais la possibilité de lui vendre tout de suite un de mes recueil, ce qui était possible, puisque j’en avais encore, et m’a t elle ajouté, je vais tous les jours voir ma maman qui adorait lire et écrivait parfois quelques textes, elle est maintenant âgée et ne voit plus très clair, vos poèmes m’ont littéralement bouleversés, aussi je sais que ma maman va apprécier ils seront dans sa vie comme des rayons de soleil.

Si par hasard je n’avais vendu que cet ouvrage, je sais que cela aurait été la meilleure de mes récompenses. Donner du bonheur à une maman âgée, si au travers de mes mots j’adoucis ces derniers instants, alors je suis comblée.

Au moment de partir Hugo du jardin de Hugo, un fleuriste sur le Creusot, m’a dit je vous remercie grâce à vos textes sur les fleurs vous avez sublimé mon métier et toutes les fleurs que j’ai dans ma ma boutique, merci et venez me voir quand vous voulez nous discuterons et qui sait des fleurs ou des compositions florales emporteront votre imaginaire dans des contrées inconnues.

Ma réponse a été: Merci et pour moi c’est une émotion à fleur de mots !

 

Et, j’ajouterais c’est aussi un peu grâce à vous qui venez me commenter que j’ai osé me lancer, alors je vous en remercie.

 

EvaJoe en ce dimanche 18 mai 2014

 

 

Evènement!

Bonjour à Tous,

 

Je reviens de vacances et d’anniversaires et à nouveau je ne serais pas présente sur vos blogs ni sur le mien pour vivre un événement.  Ce samedi je présente mon recueil de poèmes (le second) lors d’une animation florale sur mon village où je suis invitée à lire quelques uns de mes poèmes parlant de fleurs. Je ne puis présenter le dernier il n’est pas complètement terminé.

En vue de cette préparation et pour écrire un où deux poèmes célébrant cette journée je ne puis me consacrer à vous tous.

 

Dès lundi je vous rendrais compte de ce moment qui sera je n’en doute pas, fort intéressant à défaut de dire fabuleux, mais je vais attendre pour en donner des adjectifs plus significatifs.

 

A Bientôt et bien amicalement

 

EvaJoe

Evènement!

Bonjour à Tous,

 

Je reviens de vacances et d’anniversaires et à nouveau je ne serais pas présente sur vos blogs ni sur le mien pour vivre un événement.  Ce samedi je présente mon recueil de poèmes (le second) lors d’une animation florale sur mon village où je suis invitée à lire quelques uns de mes poèmes parlant de fleurs. Je ne puis présenter le dernier il n’est pas complètement terminé.

En vue de cette préparation et pour écrire un où deux poèmes célébrant cette journée je ne puis me consacrer à vous tous.

 

Dès lundi je vous rendrais compte de ce moment qui sera je n’en doute pas, fort intéressant à défaut de dire fabuleux, mais je vais attendre pour en donner des adjectifs plus significatifs.

 

A Bientôt et bien amicalement

 

EvaJoe