Vengeance à la cadole………………………………………………..

Pendant ce temps à la gendarmerie, l’inspecteur, le brigadier et leur chef

examinent les pièces à conviction en leur possession

Des papiers sur des parcelles de vignes,

Un plan du cadastre

Un plan d’un tunnel partant d’une cadole vers le  château,

Un sécateur pour couper la vigne

et le fameux petit carnet trouvé par l’inspecteur.

Tout ceci constitue un butin maigre

Mais le carnet est couvert de formule

et l’expert qui vient de l’examiner

est formel, il s’agit d’un ajout de sucre

en quantité non négligeable.

A l’intérieur de ce carnet il y a aussi des étiquettes

d’un vin inconnu sur le marché

des annotations dans la marge annonçant sa participation

au concours des Grands vins de France à Mâcon.

L’officier de gendarmerie qui vient d’arriver du nord de la France

Ne connaît rien à la vigne.

Ici il n’y a que de ça

lui dit l’inspecteur, petits propriétaires, exploitants, vignerons.

Cela va de 60 ha à plus de 340 ha

Mais ailleurs c’est plus vaste.

Le plus grand domaine ici est celui des fils du maire.

Résumons ce que nous avons en notre possession

Un individu où plusieurs que nous nommerons X

ont  volé petit à petit du vin aux frères Raoul,

possible qu’au fil des jours nous trouvions d’autres vols,

car nous ignorons si d’autres n’ont pas été spoliés,

Pour y ajouter du sucre en quantité non négligeable

et ils pensaient présenter leurs vins aux concours de Macon

afin de le commercialiser et éventuellement d’être médaillé.

L’ajout de sucre lui permettrait de faire de ce  vin,

un vin à la teneur d’alcool bien plus élevé.

Sans rentrer dans les détails c’est exactement cela.

Nous avons les étiquettes, mais nous n’avons pas le commanditaire.

Pensez-vous que les frères Raoul soient innocents ?

Pourquoi voulez-vous qu’ils soient coupables ?

Et pour quelles raisons auraient-ils tués leur père.

Mettez-vous en chasse, je veux la mère et les frères Raoul

votre frère, brigadier, tout ce petit monde devraient parler.

Car je suis certain qu’il en sait plus qu’il a bien voulu nous en dire

Enfin pour l’aîné des Raoul !

Le brigadier en sortant de la gendarmerie sait où se trouve son frère

une heure auparavant

Il était dans la vieille ferme du père Joseph

Accompagnés d’un de ses acolytes

ils filent à vive allure.

Il va falloir le convaincre de le suivre.

Il ne le voit pas ajouter du sucre dans le vin.

Vendanger, ça il aime !

Il sait où il a connu le  père Joseph

en prison, c’est là qu’il va falloir chercher,

mais le pauvre bougre est mort.

Au même moment en différents lieux

ils se passent de drôles de choses.

A la gendarmerie l’arrivée de la famille Raoul

a semé un vent de folie.

Ils sont dans le bureau de l’inspecteur

on entend des éclats de voix.

Et, à la ferme il y a de la bagarre.

Deux individus se tapent dessus

                Encouragés par d’autres

tels des coqs de combat !

D’un côté l’adjoint au maire

de l’autre le petit frère du brigadier

Les coups pleuvent

ainsi que les injures

Soudain un gyrophare alerte les guetteurs

c’est le sauve qui peut général

Seul le petit reste au sol, les autres emportent l’œnologue.

Réunion de crise à la gendarmerie, les Raoul sont rentrés chez eux

ils sont sous surveillance on craint pour leur vie.

Le jeune frère du brigadier est à l’hôpital il est salement amoché

mais son pronostic vital n’est pas engagé.

Il est sous la surveillance de son frère

car l’adjoint au maire va vouloir achever son travail.

A 6 heures du matin les gendarmes investiront

le domicile de Charles Raoul

ainsi que de l’adjoint

ils trempent tous les deux dans une sale affaire

de vols de bouteilles, et de modification de vins

L’ajout de sucre pour augmenter le degré d’alcool est interdit

et est passible de prison et d’amendes

Quant à l’assassin, l’arrestation de ces deux-là devraient leur en apprendre davantage.

Et le « ravi » me direz-vous ?

EvaJoe, Janvier 2014 Copyright

En lisant vos commentaires je sentais que vous vous attendiez à ce que je mette le mot fin. Compte tenu que c’était un peu plus long et ne voulant pas vous laisser attendre, j’ai décidé de m’arrêter ici. Vous avez le mobile, des indices et peut-être que vous connaissez l’assassin où peut-être les assassins. Sachant que je parle de la mort du maire, du Père Joseph…..

Y-a-t-il deux assassins, un seul…

A vous d’enquêter, j’en connais qui aime ça , chercher les indices, je vous en ai donné.

Et dernière question qui est le ravi et où est-il?

Si vous n’avez pas envie de chercher ce n’est pas grave.

Dîtes-moi ce que vous en avez pensé?

EvaJoe

Vengeance à la cadole (suite4)

C’est toi qui en feras les frais !

La bande se disperse et l’œnologue

ferme la porte de la vieille bâtisse

il cache soigneusement la clef au-dessus du portail

et file chercher  le gamin.

après il avisera.

Il ne voit pas une ombre qui se détache du mur

Dès que sa voiture n’est plus qu’un petit point noir

le frère du brigadier, car c’est bien lui

récupère la clef et va chercher

ce qui l’innocentera

Il sait où se trouve les bouteilles

Mais au moment où il va pour entrer

il entend marcher

Vite, il se cache

l’adjoint a dû revenir

Pourtant  il a vu sa voiture s’éloigner

à moins que ce soit une autre personne

Juste au moment où il allait entrer

Quelle malchance !

Soudain, son téléphone vibre

d’un regard il voit que c’est son frère

Que lui veut-il ?

Répondre ici il ne le peut pas avec cet homme à quelques encablures

Ne pas répondre il va  s’exposer à son courroux,

Alors que faire ?

Il se décide à répondre, mais il va chuchoter.

De suite cela alerte son frère

Tu n’es pas seul ?

Où es-tu ?

Je ne peux pas te répondre, attends un peu !

Le brigadier et les deux gendarmes qui l’accompagnent

attendent, mais le temps passe et plus personne ne répond

Tu vas me répondre, bougre d’âne crie le brigadier

Il préfère crier que de lui montrer sa  peur.

Puis il aboie, localisez moi l’appel et que ça saute.

La perquisition au château n’a rien donné, ils ont fouillé

toutes les pièces, mais ne se sont pas aventuré dans l’aile en réparation

Pour y aller il faut connaître la porte dérobée et Philippe s’est bien gardé

de leur la montrer. Il les a juste amenés vers l’entrée

là, il y a de nombreux gravas, et les plafonds ne sont pas étayé

ils n’ont pas vraiment eu envie d’aller voir si les fuyards étaient là

Doutant qu’ils puissent exposer leur vie.

Sa mère doit lui expliquer ce qu’elle a vu

Mais auparavant il doit téléphoner

au frère de son père,

aux dernières nouvelles il faisait le tour du monde

comment lui expliquer que son père gît dans une chambre froide.

Comment ?

Allo ? Oncle Charles !

C’est moi, que me vaut l’honneur de ton appel ?

Nous ne sommes pas vraiment en bons termes ton père et moi,

Qu’importe, je le sais mais c’est une raison importante.

Si c’est à propos de ton père cela ne m’intéresse pas

Philippe ne répond pas  mais lui demande

Où es-tu ?

Ah mon filleul s’en soucie maintenant, et bien cela doit être grave

Oui, Papa est mort

sur la ligne plus aucun son,

une  crise cardiaque comme notre père!

Non, il a été assassiné!

Il a dû mettre son nez où il ne fallait pas

Jusque dans la mort tu vas lui garder rancune

Connait-on l’assassin

Non l’enquête suis son court

Je ne sais qui c’est mais crois-moi ils vont le payer et cher.

et la cerise sur le gâteau ton copain d’enfance,

 le père Joseph a lui aussi été retrouvé mort.

Alors oncle  Charles viens-tu soutenir Maman?

Chantal, la revoir, mais ta mère a été…

Un bruit sur la ligne empêche Philippe d’entendre la suite.

La communication est coupée.

Il raccroche et une chose insolite lui tourne dans la tête.

Il lui faut en avoir le cœur net

Hélas son oncle est sur messagerie

Il lui faut réfléchir à ce qui l’a mis en alerte.

A ce moment-là sa mère et son frère arrivent

Il joindra son parrain  plus tard.

Ils ont vu d’une fenêtre le départ des gendarmes

Ils préfèrent discuter ensemble avant de se présenter à l’inspecteur.

Il faut que  je vous dise ce que j’ai entendu.

L’adjoint à votre père discutait

en plein milieu de nos vignes d’un vin hors du commun.

Attends Maman, il discutait avec qui

Tu ne nous l’as pas dit

Avec le père Joseph

Ah et bien, cela se complique.

Lui, l’ancien œnologue condamné pour avoir fcoupé son vin

Ont-ils dit de quel vin il s’agissait ?

Oui de celui que vous avez produit l’an passé

Quoi crièrent ensemble les deux frères.

Nous auraient ils volés des bouteilles ?

Je ne sais pas, mais j’ai sentis que l’affaire avait de l’importance

car lorsqu’ils m’ont vu en train de lacer mes chaussures

ils ont crié si tu parles un des tes enfants est mort.

Leur mère sanglote à nouveau,

elle avait oublié cet épisode.

Mais ses fils la bousculent et lui demandent de parler

Ah ils t’ont vu,

tu ne me l’avais pas dit lui reproche le cadet.

Oui mais ça c’était la seconde fois.

La première fois c’était la veille et avec eux il y avait une autre personne

Qui ?

Je ne l’ai vu que de dos mais il m’a semblé la connaître.

Souviens-toi, Maman d’un signe particulier.

Il était blond,

oui comme papa, mais des blonds il y en a beaucoup

Mais encore, allez maman réfléchis.

Grand, élancé, bien de sa personne

et pourtant je ne l’ai vu que de dos.

Je ne sais pas c’est sa voix, mais je me souviens plus qui parlait comme lui

Une voix qui avait quelles sortes d’intonations ?

Elle était rocailleuse et il me semble qu’elle  traînait sur les R.

Maman, tu nous décris l’oncle Charles.

A ces mots la pauvre femme s’effondre.

Philippe dit tout fort, voilà c’est cet élément qui me manquait!

Son frère ne comprend pas, il est penché sur sa mère qui est toujours inconsciente.

A suivre

EvaJoe janvier 2014 Copyright

Dans quelques heures je mettrais votre Fin, rire, et j’aurais sous le coude la fin tel que je l’imaginais, mais il me faudrait encore vous tenir en haleine, alors je vous poserais une question. Regardez bien les indices…

 

Le gris dans tous ses états!

Pour le coucou du haïku orchestré par Marie-Alice

 

 

Ce vendredi GRIS

 

 

soleil en bannière

enrubanné de brouillard

journée grise

 

IM000610

 

symphonie de gris

porte ouverte sur l’océan

rêve de soleil 

 

 

blanc dans mon verre

Pinot gris sur l’étiquette

saoule de plaisirs

Vengeance à la cadole (suite 3 )

C’était votre frère

Le pauvre Jules sort

Pour éviter qu’Hortense voie ses larmes.

Que faisait ce vaurien avec le père Joseph?

Ne pas se laisser aller à des conclusions hâtives

Bien que l’heure corresponde…

Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

On va le dessaisir de l’enquête

Mais avant de faire son rapport

il faut qu’il appelle son petit frère.

Ce dernier a déjà fait de la prison

Mais c’était pour des imbécilités,

Vols à l’étalage

Il n’a jamais tué personne.

Mais là !

Voilà à cause de ce petit con il va devoir démissionner.

Bon, Jules il  faut te ressaisir, il n’a peut-être pas tué le maire

Mais alors qui,  le père Joseph est mort

Et, là notre pauvre Jules s’affole

car son frère, à l’heure qu’il est a pu avoir le même sort

Ils devaient bosser pour du gros calibre.

l’appeler, ensuite il aviserait.

Au moment où Jules monte dans sa voiture

il voit l’énormité de la chose,

s’il l’appelle et que par la suite

cela s’avère que c’est lui l’assassin, il sera suspecté

alors le mieux c’est d’attendre la fin de son travail

Et, ce soir il ira chez lui

Mais il ne peut plus attendre et il préfère jouer carte sur table

Il regagne la gendarmerie et va parler à son chef

Le commissaire l’écoute attentivement

et lui dit je vous donne 1 heure

Si dans une heure vous n’êtes pas de retour j’envoie les hommes.

Il se confond en excuse et file rapidement sur Chalon.

Les volets de l’appartement de son frère sont fermés

Mais il est où ce con ? Maugrée le brigadier.

Il sonne

Personne ne répond, aussi va-t-il frapper chez la voisine d’en face

Ah ! Bonjour Monsieur le brigadier

Vous cherchez votre frère

Oui ! Il n’est pas là ?

Non, cela fait une semaine que nous ne l’avons pas vu

Mais j’ai ses clefs si vous voulez.

Machinalement il les prend mais n’entre pas.

Il lui faut appeler son chef, sinon la cavalerie va débarquer.

Mais revenons au château, Philippe ouvre sa porte

et, un inspecteur et un jeune gendarme entre

Tiens se dit Philippe où est le brigadier ?

Mais il se garde bien de le leur demander.

Où sont votre mère et votre frère ?

Je n’en sais rien, et même si je le savais je ne vous dirais rien

Attention Monsieur Raoul, entrave à une enquête

Entre l’inspecteur et Philippe Raoul il y a un instant de flottement

Puis le jeune homme se ressaisit et ne dit rien.

Il les fait entrer  dans son salon

Et c’est un feu roulant de questions, mais le jeune homme se tait

Il lui faut jouer fin et ne pas leur donner d’indices,

tant qu’il ne sait pas ce qui s’est réellement passé

Bien que ne se sentant pas d’attaques pour mener une enquête

Les vendanges battent leur plein et il est seul

Vu que son frère n’a pas osé se montrer.

Certes il est bien entouré, mais il a besoin de son Maître de Chai !

Et surtout, demain sa jeune sœur rentre du lycée

Qui s’en occuperait si sa mère et son frère se cachent

et si lui était mis en garde à vue, et pourquoi du reste ?

Vous m’écoutez ? Monsieur Raoul

Excusez-moi, je me fais du souci pour ma famille.

Au lieu de me parler d’une perquisition chez moi,

vous feriez mieux d’enquêter sur la raison pour laquelle

mon père a été assassiné.

Mais comme je ne puis m’y opposer, faîtes votre boulot.

Dans une ferme abandonnée se tient une réunion houleuse

Quelle idée as-tu eu  de tuer le Père Joseph, ils vont vite comprendre

Mais je ne lui ai pas donné un coup fort. Il a du se payer une crise cardiaque

Tu as vu comme tu es bâti, un vrai gorille

Tu ne sens pas ta force mon pauvre.

Bon tu es allé à la mairie, ils ont dit quoi ?

Ils n’ont pas compris, mais ils  se méfient les uns  des autres

Alors de toi aussi ?

Oui et Non !

Comment ça ?

Je ne suis ni vigneron, ni viticulteur, juste œnologue.

Bien sûr, bien sûr lui répond celui qui semble être le chef.

Jusqu’à nouvel ordre, nous ne  nous réunissons plus

attendons que les choses se tassent.

Et pour Chantal et le gamin , nous faisons quoi ?

Rien ? On ne sait même pas si elle a compris

quant au môme il a juste servis de chauffeur.

Et pour le frère du brigadier?

Lui, débrouille-toi pour que l’on ne retrouve jamais son corps

Ne me refais pas le coup du Père Joseph

Sinon…

Sinon quoi ?

C’est toi qui en feras les frais !

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright

Vengeance à la cadole (suite 2)

Il est mort !

Le brigadier-chef arrive flanqué d’un jeune inspecteur

Les premières constatations d’usages observés, la mort ne fait aucun doute

Décidément en deux jours, deux morts !

Le jeune inspecteur prend les choses en main

Ecartez-vous, allez faîtes évacuer

Des cris de protestations s’élèvent

Nous devons ramasser le raisin, le temps est à l’orage.

Alors éloignez-vous et que chacun vaque à son travail.

Un périmètre est installé et les investigations commencent

Des traces de roue d’une moto apparaissent,

ainsi que celles d’un tracteur,

mais ce n’est pas ce qui manque sur cette parcelle.

La pluie d’hier aurait pu les aider mais

au nombre de personnes qui ont piétinés

cela est impossible.

Le jeune inspecteur se baisse et au pied d’un cep

Découvre un petit carnet

d’une main distraite, il le feuillette

pour l’instant il ne dit rien, mais un sourire éclaire son visage

Il le glisse dans sa poche.

Il est temps d’emmener le corps mais le crime ne fait aucun doute

une large tâche de sang se trouve sur le chemin

Aucun objet n’a été abandonné.

Pourquoi le père Joseph est revenu dans la région ?

Il ne parlait plus à sa fille unique

et on ne l’a pas vu au village

Depuis au moins  10  ans. Bizarre !

Qu’avait-il découvert ? Est-ce lié à la mort du maire

Que de questions qui trouveront leur réponse

lorsque le  ou les assassins seront retrouvé.

Mais pour l’instant il leur faut avancer.

Le jeune homme n’a pas réussis à rattraper les deux fuyards

Il se demande ce qu’il a pu arriver à Joseph

Je ne vais pas retrouver mon patron

Je vais me fondre dans la nature avant qu’il ne soit trop tard.

Quant à la mère et au fils nous les retrouvons au château

château qui appartient à leur famille depuis des générations,

une aile est habitée, l’autre non, ils sont dans celle-là.

Il leur faut faire le point avant d’aller à la gendarmerie.

Mais auparavant, ils doivent donner de leurs nouvelles

au reste de la famille.

La petite dernière est au lycée à Macon, elle a un caractère impulsif

elle peut sur un coup de tête chercher à rentrer.

Il ne faut pas qu’elle soit mêlée à cette horreur.

Quant à l’aîné, il est sûrement  à l’heure qu’il est interrogé.

Maman dis-moi, qui sont ces gens et que nous veulent-ils exactement ?

Je n’en sais rien je ne pensais pas qu’il m’avait vu

La mère se tord les mains et se remet à sangloter.

Ecoute, Maman, pour papa c’est trop tard

mais nous devons nous serrer les coudes.

La mère comprend et trouve que son fils sait bien réagir.

Je vais te dire qui j’ai vu et aussi ce que j’ai compris.

Ils parlent pendant plus d’une heure

Le jeune fils est dans une colère violente

il frappe plusieurs fois le mur

Sa rage est immense,

dans son esprit tout se met en place

Je pense  Maman que je sais qui est l’assassin.

Au même moment une porte s’ouvre et laisse apparaître

l’aîné des enfants. Ah vous voilà !

Je n’avais pas compris que vous étiez dans l’aile en construction

Rapidement son cadet le met au courant,

A  son tour  il est abasourdi

les jointures de ses mains en deviennent blanche

tant il sert ses poings

Il se tait mais il sait que demain rien ne sera comme avant.

Mais pourquoi papa est-il mort ?

Oui pourquoi ?

Était-il pieds et poings liés

An non tu ne peux dire cela de ton père !

Il a toujours été intègre.

Justement c’est sûrement la raison de sa mort.

Mort pour ne pas avoir voulu entrer dans des magouilles d’une autre époque.

Des coups sourds se font entendre à la porte du château

Un regard à la fenêtre et,

l’aîné comprends en voyant la couleur bleue des gyrophares

que la gendarmerie vient d’entrer sur le domaine.

Il faut que je vous laisse, s’il y a un problème pensez à la cachette.

Et par la porte d’une antique bibliothèque Philippe disparaît.

Pendant que l’inspecteur se rend au château

le brigadier-chef a reçu un appel téléphonique de la clinique

où Hortense a été amenée

Brigadier, il faut aller au chevet de Madame Hortense

Elle est agitée et veux vous dire ce qu’elle a vue hier au soir

Il faut faire vite car nous allons la mettre sous sédatif

Son cerveau est trop en ébullition.

Faîtes vite.

Il aurait préféré inverser les rôles, mais l’inspecteur d’autorité

L’avait envoyé à Chalon sur Saône.

Dans les embouteillages il râlait

Et se demandait ce qu’Hortense avait bien pu voir

Pourvu que cela fasse avancer l’enquête.

Le voici à la porte de la chambre d’Hortense

Après avoir écouté les recommandations des médecins

Il entre dans la chambre

Hortense, appuyée aux oreillers l’attend

Ah vous voilà mon bon Jules

Ola ça commence bien, elle lui cause comme autrefois

Je vais prendre mon carnet

Il s’installe et écoute le récit saccadé d’Hortense

Hier soir j’étais en train d’essuyer la vaisselle

Il était aux alentours de 20h

Lorsque le carillon a été activé

Monsieur m’avait fait des recommandations

Ne pas me montrer mais rester

Discrètement, de là où j’étais j’ai donc vu

Qui arrivait chez Monsieur,

Ils étaient deux il y avait le père Joseph

Ah bon Joseph le père de la secrétaire de mairie

Oui tout-à-fait

Lui-même, j’ai vraiment trouvé ça étrange.

Que venait-il faire ? Il en a assez fait de dégât chez nous.

Voyons Hortense, laissons le passé où il est.

Mais Jules que venait-il faire ?

Laissons cela, dîtes-moi plutôt qui était le second

Je pense Jules que vous allez vous sentir mal

quand vous le saurez

Je mène une enquête Hortense, je vous intime l’ordre de parler

En causant ainsi il a oublié les recommandations du médecin,

Et, Hortense, se trouble de plus en plus.

Elle rougit, tousse, hoquète et en pleurant lui dit

C’était votre frère !

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright