Que d’eau! Que d’eau !

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice

 

 

Sur une photo d’Éliane avec le thème Que d’eau! Que d’eau! 

en bord de rivière

le saule se baigne dans ses larmes

le soleil dans l’eau

 

la pelouse verdie 

encore l’averse de printemps

tondeuse en action

 

ciel lourd de nuages

fuite en avant du soleil

rivière dans le pré

 

 

 

 

Les sens à l' en- vers

 

.Ce texte je l’avais écrit en prose et je l’ai transcrit en vers, cela lui donne plus de force, plus de sensualité….Mais comme c’était l’histoire d’un homme qui racontait sa rencontre avec une femme je l’ai écrit comme un homme . Je parle de l’orthographe. 

 

Sur le sable blond cette femme allongée me troublait

entre ses longs cils me regardait-elle? Alors qu’elle lisait!

Soudain elle se mit à bouger, ses hanches fines ondulaient

Sur moi elle avait un certain effet et elle en usait et en abusait.

 

Imperceptiblement elle entrouvre les cuisses et là j’entrevoyais

des monts, des merveilles à caresser mais je n’osais

et, au moment où je m’y attends le moins, elle s’asseyait

devant ma rougeur ses yeux moqueurs  s’en amusaient.

 

J’imaginais sa main de velours caressant son doux sillon

Des frissons parcouraient mon corps en voyant son intimité

c’est la folie qui m’entraînait dans ce tourbillon

mon fantasme était à son comble et j’en étais tout  excité.

 

Il ne fallait pas que je reste dans cet état second, aussi j’avançais

près d’elle à la toucher et en retenant la serviette qui cachait mon désir

Moi, qui n’osait montrer mon ventre grassouillet

j’étais devant elle à penser que je pouvais lui donner du plaisir.

 

Son rire cristallin me fit lâcher prise et je me retrouvais devant elle

dans mon plus simple appareil et j’en rougissais que mieux.

D’un bond souple tel un félin, il va se jouer une scène surréelle,

la voici face à moi et sur mon corps je sens la douceur de ses cheveux. 

 

Déchaînée elle me pousse et effleure de ses longs cils mon corps

A califourchon elle me domine et s’empare de mon membre levé

Sa bouche carmin l’enserre et me le dévore encore et encore

pendant que son regard me soumet tant elle l’a sur moi rivé

 

Ses petits seins nus pointus se tendent sous le tissus.

mes mains les saisissent et les caressent  

 me  demandant si cette bouche   posée sur moi n’est pas  sangsue

tant mon corps de soubresaut tressaille sous cette bouche traîtresse.

 

Et quand à mon tour je la possède collant son corps contre le mien

Ses cris sont comme le chant de mon violoncelle

le trouble se conjugue en un festival de gestes pour cette fusion sans fin

je perds tout contrôle et c’est elle qui m’ensorcelle.

 

 EvaJoe mai 2013 ©

 

 

 

 

 

 

 

 

A toutes les Mamans

 

un beau mot maman

des sourires en floraison

pour celles qui consolent

 

 

 

douceur et tendresse

beau cadeau de nos enfants

dessin et poème

 

des vœux pour un jour

l’année entière d’amour

pour le vivre ensemble

 

 

26 mais 2013 ©

On chine au vide grenier

Les rendez-vous du haïku de Marie-Alice

 

Sur le thème On chine avec une photo d’Éliane

 

 

sur le macadam

entre cafetière et trésor

art de négocier

 

 

porcelaine de Sèvres

des brocanteurs alléchés

ouvrent leurs crapauds

 

trésor découvert 

coup de cœur irrésistible

pour une vieille poupée

 

Adieu Georges Moustaki

 Je viens d’apprendre la mort de Georges Moustaki à 79 ans

Voici ce qu’il chantait…..

 

DIRE QU’IL FAUDRA MOURIR UN JOUR 

Dir’ qu’il faudra mourir un jour,
Quitter sa vie et ses amours,
Dire qu’il faudra laisser tout ça
Pour Dieu sait quel au-delà.

{Refrain:}
Dir’ qu’il faudra mourir un jour. {2x}
C’est dur à penser, il faut bien le dire.

Dir’ qu’il faudra rester tout seul
Dans la tristesse d’un linceul
Sans une fille pour la nuit,
Sans une goutte de whisky.

{Refrain}

Dir’ qu’il faudra, bon gré mal gré,
Finir dans d’éternels regrets,
Moi qui voudrais plus d’une vie
Pour passer toutes mes envies.

{Refrain}

Dir’ qu’il faudra mourir d’ennui
En enfer ou en paradis,
Passer toute une éternité
Sans jamais pouvoir s’évader…

{Refrain}

Dir’ qu’il faudra mourir encor,
Moi qui suis souvent déjà mort,
Oui mort d’amour et de plaisir.
De quoi pourrais-je mieux mourir ?

Dir’ qu’il faudra mourir un jour,
C’est dur à penser, mon amour.

 

 

G. MOUSTAKI

 

Ses textes comme Déclaration, Ma Liberté, Le Temps de Vivre ……Et tant d’autres……resteront à tout jamais ……