La Fontaine revue et corrigée…..

 

 

En ces temps d’élection, voici ce qu’un ami m’a envoyé.

 

 

A LIRE LENTEMENT

 

 

Voilà plus de quatre ans qu’un coq en rien gaulois

Gouvernait sans partage et imposait sa loi.


Nombre de volatiles n’osaient le contredire

Bien qu’il fut bas sur pattes c’est le moins qu’on puisse dire

 

D’origine hongroise ce coq tant agité

Ne laissait à personne le droit de décider.


Oui mais dans quelques mois il fallait bien choisir

Un chef pour la basse-cour. Qui allait-t-on élire?

 

On ne veut plus du coq  il nous a affamés

Gardant le blé pour lui et tous ses poulets

Disaient les pensionnaires de notre basse-cour

Voyons un peu pour qui voter au premier tour.

 

Trouver un prétendant n’était pas chose aisée

On le voulait plus grand, pas trop mou et racé.


Une faisane royale aux dernières élections

Avait perdu des plumes dans cette confrontation.

 

D’ailleurs perdu aussi la confiance de ses potes

Qui cherchaient quelqu’un d’autre pour battre le despote.

 

Un jars avait la côte, vieux mâle grisonnant

Dominer et niquer tel était son passe temps.

 

Partout dans chaque recoin on le voyait le soir

Sauter toutes les oies, qu’elles soient blanches ou noires.

 

Pas question de le prendre il pense trop à la chose

Qu’il aille se faire soigner, que nos oies se reposent.

 

Clamait un fier dindon venu de Hollande

Qui jurait d’exaucer jusqu’aux moindres demandes

 

Il avait réussi à se débarasser

D’une grosse dinde chti qui voulait s’imposer.

 

En cherchant le soutien des poules et des faisannes

Par l’interdit des oeufs de plus de trente-cinq grammes.

 

Ce dindon courtisait une cane colvert

Migratrice, elle venait d’un pays ou l’hiver

 

Est plus rude qu’en France et pour son grand bonheur

Avait mis hors combat un pigeon voyageur.

 

Au demeurant jolie, elle jurait qu’il fallait

Pour pouvoir l’emporter promettre aux poulets

 

Nourriture plus saine, une vie plus aisée.

Mais sans OGMet blé labellisé.

 

Le dindon disait oui mais en réalité

C’était juste pour lui prendre les voix qu’il convoitait.

 

Et pour tout perturber, voilà qu’un vieux poulet

Qui avait trépassé, était réssucité.

 

Prétextant qu’il avait ainsi cotoyé Dieu

La place de dirigeant il appelait de ses voeux.

 

Ajoutez à ceux-là, une sorte de poule d’eau

Une espèce marine qui parlait fort et haut.

 

Et voulait qu’Allah sorte de son poulailler

Mettre les poules tête nue qui avaient immigré.

 

Elles viennent nous envahir et manger notre blé

Si on les laisse faire, nos cous elles vont plumer.

 

Renvoyons les chez elles à coups de pieds aux cul(te) s

Tel était les propos de notre gallinule.

 

Il y en aura bien d’autres d’ici les élections

Candidats qui voudront susciter les passions.

 

Des paons et des canards essayant de faire croire

Que dans la basse-cour il faut reprendre espoir.

 

Que le bonheur est là juste à portée de pattes

Vous y croyez vraiment mais que vous êtes tartes !

 

J. De la Fontaine



 


 


Nouveau départ (dernière partie)

 

 

Lorsque le mécanisme du mur cède sous la poussée de Mathias cela réveille Emma et quelle n’est pas sa stupéfaction
de découvrir de l’autre côté un petit appartement bien aménagé, mais ce qui lui fait des yeux immenses c’est la présence dans celui-ci de la fausse Irma et de sa petite fille en
larmes.

Mathias, quand à lui et en présence de la petite fille contient sa colère, Anne, la fausse Irma va coucher la
petite fille et elle revient, et là Mathias lui file une gifle et lui demande la raison de sa présence ici et aussi pourquoi elle a voulu intimider Emma. Il y a tout d’abord un grand silence que
ni Emma, ni Mathias n’interrompent, c’est à Anne de s’expliquer, elle se tord les mains, baissent la tête, rougie et ne sait quoi leur dire. Aussi Emma qui ne comprend pas grand choses à cette
situation rocambolesque l’apostrophe vertement en lui demandant pourquoi elle lui a loué la maison si elle-même rêvait de l’habiter. Cela leur aurait évité à tous de se trouver dans une situation
pareille. Et comme Anne ne dit mots c’est à Mathias d’expliquer ce que lui a compris mais auparavant Emma aimerait bien voir apparaitre les escaliers, il lui semble être en prison, et elle n’a
pas vraiment envie de discuter de cette manière. Anne se rend dans l’espace grenier et déplace le tableau qui représente la maison dessinée par un enfant, derrière apparaît un mécanisme et les
escaliers sont à nouveau là. Emma est perplexe ce n’est pas Anne qui a installé ce mécanisme fort sophistiqué, les explications vont bientôt venir elle le sent. Mais il lui faut savoir ce qui lui
a valu cette animosité de la part de la jeune femme.

Ecoutez-moi Anne puisque vous n’êtes pas celle que vous prétendiez être, à part être une menteuse, fatiguée et
partant pour l’Afrique, petite fille de Madame Ferrière, sœur de Mathias et Dieu seul sait quoi ou qui…Pourquoi vous cachez vous ? Qui êtes-vous, allez parler, expliquez-vous, je ne vais pas
vous faire de mal, je suis seulement en colère, mais je suis d’un naturel calme et j’aime beaucoup résoudre les énigmes, celle-là me plaisait, mais si en plus vous pouvez tout m’expliquer cela me
va à ravir.

Ce n’est pas vous qui avez aménagés cette cachette, car c’est bien d’une cachette qu’il s’agit.

Oui, elle a servi à nos grands-parents pendant la dernière guerre, ils étaient juifs et Monsieur et Madame
Ferrière les ont cachés avec nos parents alors enfants. Ici dans la région il y a beaucoup de « Justes »

Alors si je vous suis bien, Mathias vous êtes bien son frère, pourquoi avoir nié cet
après-midi ?

Mais, Emma vous me parliez d’une jeune Irma, jamais je n’aurai pensé qu’Anne aurait osé prendre le prénom de Mme
Ferrière.

Pas du tout j’ai pris le prénom que Maman avait, au lieu de se nommer Sarah, on l’appelait Irma, c’est la seule
raison.

Vous m’expliquerez comment l’escalier s’escamote, mais auparavant il est cinq heure du matin, nous pourrions tous
dormir et se retrouver en bas vers 9 heures et autour d’un petit déjeuner vous me direz la raison qui vous a poussé à vouloir que je quitte cette maison en me faisant peur chaque
soir.

Mathias et Emma redescendirent les marches et en bas tout naturellement Emma l’invite à partager son lit, ils sont
liés par un pacte invisible et ils ont déjà passé la première partie de la nuit dans les bras l’un de l’autre. Puis, maintenant qu’elle sait ce qui s’est passé dans cette maison et la fatigue
retombant un peu elle a peur. Pourtant elle n’a plus rien à craindre il n’y avait rien de para normal même si il y a un mystère qu’Anne élucidera demain, vu que son frère n’est pas au courant il
va chercher à en savoir davantage.

Entre bavardage et amour, Emma a enfin réussis à s’endormir et quand elle ouvre les yeux, sa montre marque 13 h,
elle se lève d’un bond, Mathias est assis dans un des fauteuils du salon, il a sa nièce sur les genoux, il y a aussi les voisins pas sympa, Emma se demande ce qu’ils font chez elle. Quand à Anne
elle est en train de confectionner un repas pour tous. Elle pense que je lui pardonnerais davantage maugrée Emma ce qui fait sourire Mathias car il sait, elle lui la avoué cette nuit qu’elle ne
lui en veut pas, elle demande simplement une explication et si il faut laisser la maison elle le fera. D’ailleurs elle a peut-être trouvé une autre maison ce qui fait à nouveau sourire
Mathias.

Après le repas pris dans un silence religieux, les pas sympa qui sont
les parents d’Anne s’en vont avec leur petite fille pour laisser le champ libre à leurs enfants et tout particulièrement à Anne qui doit s’expliquer.

Depuis que maman et papa m’ont raconté leur histoire je n’ai eu de cesse
d’habiter dans leur cachette, mais la maison n’appartenait pas à mes parents mais à Mr et Mme Ferrière et pour y aller il fallait entrer par la porte d’entrée, c’est Mr Ferrière qu’il a conçu
d’après les plans d’un château et il a caché deux familles de Juifs pendant la guerre, nos grands-parents.

 Nos parents se sont fondu dans la famille Ferrière, ma mère plus
particulièrement était très choyée 
car Madame Ferrière n’avaient que des garçons elle la nommait ma petite Irma et mon père était âgé de
15ans n’est jamais sortis de cette cachette car il refusait de se faire appeler Gérard. Ils étaient arrivés fin 1942 et jusqu’à la libération ils sont restés chez les Ferrière sauf nos
grands-parents qui se sont fait raflés et qui ne sont jamais revenus, ils avaient voulu aller récupérer à Saint-Etienne des vêtements.

Nos parents se sont mariés en 1947 ils étaient tout jeune et ils ont décidés de partir dans le sud de la France ou
ils ont monté une petite affaire. Je n’aurai peut-être jamais connu Mr et Mme Ferrière si quelques mois avant sa mort, Mr Ferrière a été décoré pour ce qu’il avait fait pendant cette époque
trouble. Et, naturellement il a invité mes parents puisqu’ils avaient été sauvés par lui et sa femme. C’est à cette époque qu’il leur a offert la maison aux volets bleus ou ils habitent
maintenant.

Enfin je ne vais pas vous raconter les retrouvailles, la visite de la cachette, les pleurs et les embrassades, les
articles de journaux qui ont suivis ou ils décrivaient la cachette et son système ingénieux qui consistait à le fermer uniquement d’en haut et jamais d’en bas. Lorsque Mr Ferrière est décédé je
suis devenue la dame de compagnie de Madame Irma, je ne voulais pas des chambres des garçons mais j’avais obtenue de Mme Irma de dormir dans les appartements du haut. Puis les enfants ayant
décidé de mettre leur mère dans la résidence je me suis trouvée du jour au lendemain sans travail et sans appartement, mais comme j’avais une clef je venais à l’improviste ici avec ma fille et
cela aurai pu durer fort longtemps si le fils ainé n’avait pas décidé de louer la maison de sa mère, voir même de la vendre. Mais c’est impossible on ne peut pas vendre la maison ou nos parents
ont survécu. Il est fou, je me suis opposée à lui en lui rappelant que c’était aussi notre maison. Mais il n’a rien voulu entendre. Aussi j’ai décidé de pourrir la vie de tous ceux qui
viendraient et c’est ainsi que j’ai fait peur à un jeune couple il y a deux semaines et à vous, mais cette fois-ci je me suis heurtée à votre détermination et surtout vous êtes passionnés de
romans policiers, aussi cette nuit j’ai eu l’idée d’utiliser la deuxième cachette et de vous piégez dans le grenier mais mon frère vous accompagnait et c’était sans compter sur sa détermination.
Voilà je vous demande pardon et puissiez-vous me pardonner.

Êtes-vous la petite fille de Madame Irma ?

Non, mais pour elle je le suis car elle a élevé mes parents pendant trois ans, et maintenant elle regrette de ne
pas les avoir adopté à la fin de la guerre, mais mes parents lui ont toujours dit que les liens de l’amour était à leurs yeux aussi fort que les liens du sang, mais pour moi tout vient de
s’anéantir depuis que cette maison est en vente et que je n’ai même pas le droit de l’avoir.

Pourriez-vous la payer

Oui bien sur que je le peux 

Alors achetez là, je ne comprends pas pourquoi vous n’avez pas tenu tête à son fils aîné ou demander à celle que
vous aimez comme votre grand-mère de vous aider.

Vous ne seriez pas venu c’est ce que j’aurai fait.

Au lieu de ça vous avez cherché à me faire peur, c’était puéril, bien sûr pour l’instant une bille qui tombait
cela ne prêtait pas à conséquence mais je suppose que vous alliez amplifier ma peur.

Oui, j’avais tout prévu, il y a d’autres cachettes dans la maison, car souvent nos parents étaient en bas et par
deux fois il y a eu une descente de la milice car il y avait des soupçons sur les Ferrière  et ils ont cachés nos parents et leurs propres enfants dans le « cantou » et une autre
fois dans la maison pour les cochons.

Mais si j’habite ici vous irez ou et lorsqu’elle voit le beau sourire qui illumine le visage de Mathias et Emma,
elle comprend que ces deux-là se sont trouvés et qu’ils ne se quitteront jamais.

 

Fin

 

Quelques précisions

Le Pasteur André Trocmé, désigné Juste parmi les Nations en 1971, était dans le village du Chambon sur
Lignon tout près de Saint-Etienne, j’ai juste imaginé mon histoire pas très loin de ce village.

Pour en savoir davantage : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/justes_chambon.htm

 

Quand au cantou, en Auvergne c’est la cheminée, pour en savoir davantage allez voir
ici
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantou

 

J’espère que ceux qui espéraient y découvrir du para normal ne seront pas déçu, il est possible qu’à vos yeux il y
est des incohérences car c’était bien plus long et j’ai fait des grandes coupes…

 

Ecrit en avril au bord de mon canal..

 

EvaJoe

Pris au piège (4ème partie )

 

 

   Ecoutez, ne pleurez pas, allons sécher vos larmes, voulez-vous que nous rediscutions de tout cela
devant un café ou un verre.

Pas maintenant

Passez me voir je ne bouge pas ces jours ci, j’ai tant de choses à faire.

D’accord, mais avant tout promettez moi de ne rien dire à Mathias.

Comment ça ? Il ne vous connaît
pas.

 

 

Au moment où elle pense qu’elle va lui répondre, la porte de l’appartement de Madame Ferrière s’ouvre, la petite
fille appelle sa maman et elles en restent là.

Absorbée par les derniers éléments en sa possession, Emma ne voit pas la petite twingo rouge qui arrive sur sa
droite et paf elle lui rentre dedans. Plus de peur que de mal, pas de constat, et elle repart en direction de sa maisonnette et de son énigme, elle espère que cette nuit elle en saura plus sur
ces drôles de bruit. Elle a beau ne pas avoir peur avouez que c’est tout de même étrange.

Dès qu’elle arrive elle va dans le couloir, entrouvre la porte du placard escalier, passe la main à l’intérieur et
cherche une ouverture quelconque qu’elle aurait enclenchée en refermant, elle ne trouve rien, elle a beau chercher pas de traces d’un linteau ou d’une ouverture. Elle est perplexe, elle va
appeler Colin et lui demander de passer demain matin, mais elle se souvient qu’ils viennent dimanche et d’ici là, elle aura résolu cette affaire.

Son repas prêt, elle l’avale rapidement et flâne dans le jardin, c’est un beau soir d’été, elle entend de la
musique chez Mathias et de l’autre côté des éclats de voix. Les pas content, elle rit dans son for intérieur en les nommant ainsi doivent faire une scène de ménage. Au même moment elle entend une
voiture ralentir dans la petite impasse, mais après plus rien. Elle n’y pense plus et rejoint l’intérieur de la maison car le temps fraîchit et elle a envie de dévorer son livre.

Quand elle se remémore ses derniers jours elle ne croyait pas se trouver à moins de 15 kms de Saint-Etienne et à
plus de 500 de Paris, au calme et surtout avoir trouvé si vite cette petite maison.

Au moment où elle franchit le seuil de
sa porte elle s’entend appeler, c’est Mathias que lui veux-t-il ?

Si     ça ne vous dérange pas j’ai apporté un matelas et un drap je pense passer la
nuit dans votre maison car je me demande ce que sont tous les bruits que vous avez entendu la nuit passée.

       Mais non, je vais bien m’en sortir seule, mais dans son for intérieur
elle se trouve rassurée.

Fi      Finalement vous avez raison, passons la nuit ensemble et devant l’incongruité
de cette phrase ils éclatent de rire.

Elle s’efface et le laisse entrer, il
est trop tôt pour aller dormir aussi l’emmène-t-elle vers son salon. D’un œil Mathias le trouve meublé avec gout, mais elle lui dit qu’ici peu de choses lui appartiennent. D’un commun accord ils
décident de ne pas se coucher et avec du café ils espèrent soutenir le siège. Cela fait deux bonnes heures qu’ils papotent comme les meilleurs amis du monde lorsque soudain le bruit de la veille
au soir se fait entendre, une bille qui descend des escaliers, Mathias plus rapide qu’Emma ouvre rapidement la porte du placard et oh surprise l’escalier est à nouveau là. Il monte doucement les
marches qui ne se dérobent pas sous ses pieds, Emma le suit. Les voici en haut, dans un premier temps ils ne voient rien, ils allument une lampe torche et ne voient absolument rien, à part un
collier dont les perles sont éparpillées sur le sol. Comment ce collier peut avoir atterris là se demandent Mathias ; il s’avance et ne voit que du bric à brac, une vieille poussette ou
dorment des poupées, un tracteur vert et sa remorque qui regorge de tout un tas de voitures, mais d’habitants ou de fantômes il n’y a rien. Tout ceci est vraiment étrange, surtout qu’en début de
matinée les escaliers eux aussi avaient disparus. Pris d’une idée subite, Mathias se retourne pousse la porte par laquelle ils sont montés et là les escaliers n’y sont
plus.

Un fou rire les prend tous les deux,
les voilà enfermés dans le grenier, il va leur falloir trouver le moyen de sortir sinon ils vont passer la nuit avec le joueur de perles.

Ils approchent d’une fenêtre en bon état comme si on venait de la poser récemment et ils voient par celle-là deux
personnes qui s’avancent dans le jardin. Mathias fronce les sourcils il lui semble que ce sont leurs voisins, mais que font-ils dans le jardin? Et, c’est à ce moment là qu’Emma lui demande si il
connaît la jeune Irma.

Décidément vous m’avez déjà demandé cela hier, je vous ai dit non, vous ne me croyez donc pas?

Bien sûr que si, mais cet après midi je l’ai vu chez Madame Ferrière et elle m’a dit que vous étiez son
frère.

Mathias éclate de rire dans un premier temps puis en se grattant le menton il se demande qui est cette femme,
c’est soi une menteuse, soi elle sait des choses que j’ignore. Et c’est bien ce que pense Emma, car en le regardant bien elle voit une ressemblance entre eux deux. Mais là n’est pas le moment de
s’attarder sur cet enigme, il leur faut trouver une porte de sortie si ils ne veulent pas  passer leur nuit à même le plancher.

Il est déjà 2heures du matin et chacun de leurs côtés ils ont cherché et rien, il n’y a rien à moins d’avoir
manqué une porte escamotée, ils n’ont pas trouvé un endroit pour appuyer tout aussi bien de prêt que de loin. Qui fait apparaître ses escaliers et de quelles manières les ont-ils fait
disparaître? Ils sont face à un placard et il n’y a aucun moyen de redescendre. Il est fort tard pour appeler Colin, aussi décident ils de s’allonger sur le matelas qu’ils ont découvert, mais
pour veiller cela va être difficile car le café est resté en bas.

Lorsque Mathias reprend conscience, Emma a posé sa tête sur son bras, il se souvient qu’ils ne voulaient pas
dormir ni l’un ni l’autre mais Emma avait les yeux pleins de sommeil et Mathias délicatement l’avait invité à se laisser aller et qu’il la réveillerait si il se passait quelques
choses
.Il consulte sa montre, il est plus de 4 heures du matin, le
ciel commence à pâlir et il vient de voir rentrer par la petite fenêtre deux oiseaux, il lui semble que ce sont deux chouettes hulottes ce qui résoudraient le problème de cette respiration, ce
doit être ces deux oiseaux mêlé à l’ouverture de la cheminée cela devait faire caisse de résonnance. Il se penche sur Emma pour la réveiller mais l’on dirait un bébé et il  préfère la
laisser dormir. Il la trouve fort belle et délicatement il lui caresse le visage et dépose sa tête sur le coussin le plus délicatement possible. Il se lève d’un bond et va à nouveau vers le
placard pour voir ce qui a pu leur échapper beaucoup plus tôt ; Il a autres choses à faire que de rester enfermer dans ce grenier même en si belle compagnie. Hier ils ont bloqué la porte
pour pouvoir vérifier si par un mécanisme étrange ces escaliers allaient revenir. Mais en pure perte car c’est toujours un placard. Il va falloir sérieusement réfléchir à la manière dont ils vont
pouvoir sortir. Possible qu’en passant par le toit et en s’accrochant aux chenaux il pourrait atteindre la terrasse de la chambre supérieure mais lui au vu de sa carrure ne se sent pas en état de
tenter cet escalade ; il ne sait pas si Emma est assez sportive pour le faire, et après ils seront séparés et il ne pourra pas mieux descendre, vraiment il est un tantinet désespéré. Appelé
les pompiers seraient encore plus ridicule, les maisons anciennes avec secrets n’existent plus. Il faut réfléchir, il y a forcément une solution. Il en est là de sa réflexion lorsqu’il entend
pleurer un enfant. Voilà autres choses, cet enfant est là tout prêt, il entend même sa mère le calmer et l’apaiser avec une chanson.

Il est sous le choc, on dirait la chanson que nous chantait notre grand-mère lorsque nous étions enfants. Il
s’approche de l’endroit où les pleurs de l’enfant se font plus fort, c’est là derrière ce paravent, il le pousse il éteint sa lampe torche et voit dans une légère fissure du mur, une lumière
assez blafarde. Et, il pèse de tout son poids sur cette brèche et le mur s’ouvre.

 

 

A suivre

 

 

Dans le chapître prochain, la fin ……

 

Irma (3ème partie)

 

 

 Quelques heures plus tard le carillon de la porte d’entrée sonne et personne bien entendu vient
ouvrir, Emma dort à poings fermés, c’est le facteur, il laisse un avis de passage et s’en va plus loin. Emma ne va émerger que vers dix heures. Le soleil est déjà bien haut et elle jure qu’elle
ne mettra plus ses boules sinon elle va jamais entende de réveil. Et prise d’un doute elle se rend dans le couloir pour voir cette fameuse porte, elle la pousse, elle résiste, la tire à
elle  et  il y a bien un placard. Oh là là cette nuit j’ai rêvé ou non. Mais comme elle adore les énigmes et les mystères la voici servis.

 Elle avale rapidement un bon café et sort par la porte fenêtre de son séjour, la voici dans le
jardin, elle s’y balade doucement, et voit un homme dans le jardin aux volets roses, tiens le vieil ours serait donc chez lui je vais en profiter pour lui rendre visite, si il me jette je verrais
bien, personne ne me résiste avec mon charmant sourire. Dans un premier temps elle s’approche de la haie et lui fait signe, si il regarde dans sa direction et bien il doit être aveuglé car il ne
lui répond pas, elle a beau insister et vraiment rien ne se passe aussi en est-elle quitte pour se rendre à son domicile. Mais elle a beau sonné, personne ne lui répond, aussi la voici entrant
comme une voleuse dans une propriété privée et elle s’approche à pas de loup quand brutalement on lui dit n’avancez plus sinon et elle de répondre vous n’allez pas me tirer dessus comme un
vulgaire lapin.

Je ne suis pas un rustre, Madame mais avouez que vous êtes en tort, on entre pas à l’improviste chez les gens
et on ne marche pas à pas de sioux.

 Son rire frais fait sourire son interlocuteur, elle doit avoir un peu plus
de la trentaine pense-t-il.

Qui êtes-vous ?

Je suis votre nouvelle voisine

J’en suis fort étonné

Et pourquoi ?

Madame Irma voulait voir en personne ceux qui allaient habiter sa maison pour donner son agrément or depuis son
accident elle est dans une résidence sur Saint-Etienne et je ne pense pas qu’un de ses enfants aient eu l’idée de l’amener chez elle pour vous inspectez.

Emma à nouveau éclate de rire, mais elle lui demande si elle peut baisser les
bras et c’est lui qui a son tour éclate de rire.

Bien sûr

Au même moment ils se retournent tous les deux, elle voit un jeune homme d’une
beauté à couper le souffle mais il cache sûrement ses beaux yeux derrière une paire de lunettes aux verres de couleurs sombres,  il s’approche d’Emma et lui dit je me prénomme Mathias et
vous Madame ou Mademoiselle…

Emma et oublions les civilités si je ne vous indispose.

Nullement et je préfère cela.

Ils devisent depuis plus de cinq minutes sur cette fausse Irma, Mathias ne voit
vraiment pas qui elle peut être sauf dit-il et il laisse planer comme une incertitude et n’en dit pas plus. Il y a là un mystère pense immédiatement la jeune femme et ce n’est pas pour lui
déplaire.

Allons à qui pensez-vous ?

Qu’importe puisque vous ne connaissez personne et vu que cette jeune dame avait bien le trousseau de clefs je
pense que c’était une des femmes des plus jeunes fils, je ne connais pas tout le monde Irma a 5 fils.

Mais lorsqu’elle parle de ce qu’elle a entendu cette nuit, il a à nouveau ses
sens en alerte et Emma policière dans l’âme le ressent à nouveau. Il faut qu’elle en discute avec Colin, lui aussi ressent beaucoup de choses. Ils se quittent comme de vieux amis, ils ignorent
tout l’un de l’autre mais le courant est passé. Et lorsqu’Emma monte les marches de son perron elle se demande une nouvelle fois si elle n’a pas rêvé, car on lui a présenté le voisin plutôt comme
un loup solitaire et non comme ce charmant jeune homme.

Sur son paillasson elle découvre l’avis de passage du facteur, tiens déjà une
lettre, pourtant je ne suis pas allée faire mon changement d’adresse, mais sur l’enveloppe il est écrit Madame Irma Ferrière. Voilà autres choses ce facteur aurait dû sonner, je n’étais pas si
loin, mais quand elle regarde l’avis de passage elle s’aperçoit qu’elle dormait et qu’elle n’entendait rien. Elle va aller se renseigner auprès du couple ses autres voisins pour savoir où se
trouve Madame Irma et elle lui rendra une petite visite et elle signalera à la poste son nom à elle pour éviter d’autres malentendus. Les voisins n’étant pas là elle remet à plus tard les
questions qu’elle a et se rend à Saint-Etienne pour flâner un peu dans la ville et essayer de trouver cette résidence cossue comme lui la dit Mathias, ces explications étaient assez embrouillées
mais comme elle connaît bien la ville elle pense avoir trouvé. Mais va-t-on lui permettre de la rencontrer, puis après tout si elle a autant d’enfants elle doit avoir une ribambelle de petits
enfants et elle peut toujours essayé de se faire passer pour l’un d’eux.. Et aussitôt dit aussitôt fait, elle se gare et entre. C’est fleurie, ça ne sent pas l’antiseptique, il y a une musique
douce, et bien voilà une belle résidence. A l’accueil, une hôtesse s’enquière de sa recherche.

Je voudrais voir ma grand-mère

Elle est entrée récemment

Non, mais je n’étais pas en France s’entend elle lui répondre.

Elle est complètement folle, elle va s’attirer des
ennuis.

Elle s’appelle Irma Ferrière, une chance qu’elle est lue son nom sur l’enveloppe tout à
l’heure.

Ah Madame Ferrière, Mamie Irma, comme elle va être heureuse, tous les autres membres de votre famille sont en
vacance et je la trouvais bien seule.

C’est l’appartement Myosotis au premier étage.

Merci, bon après-midi Madame.

Profitez bien de votre grand-mère Mademoiselle lui répondit elle.

En montant quatre à quatre les escaliers, Emma trouvait que cela avait été
facile, non pas de berner cette gentille dame mais de se laisser passer pour ce qu’elle n’était pas. Mais après tout elle avait toujours son accent et elle habitait sa maison et surtout comme le
voisin l’avait dit il fallait l’agrément de la vieille dame. Ce soir se serait choses faîtes.

Emma en arrivant devant la porte se demande si il faut frapper ou entrer,
finalement elle opte pour la première solution et frappe. Une voix jeune aux intonations assez méditerranéennes l’invite à entrer. Emma pousse la porte et elle voit face à elle une femme toute
menue et encore belle qui lui sourit.

Que me vaut une si belle visite lui demande la vieille dame.

Emma est un peu déconcertée, elle ne sait pas comment elle va lui expliquer tous
ces évènements mais elle la trouve si gentille avec son charmant sourire et sa phrase charmante lui va droit au cœur aussi  elle se jette à l’eau.

Vous avez devant vous la locataire de votre maison et comme Mathias m’a dit qu’il fallait que j’ai votre
agrément, me voici.

Elle a débité toute la phrase sans la regarder et quand elle ouvre enfin les
yeux elle a une femme qui éclate de rire. Ah ce Mathias il exagère. Mais je pensais que mon fils avait abandonné ses recherches, car nous n’arrivions jamais à être d’accord tous les deux. Aussi
j’avais confié à mes voisins le soin de chercher. C’est Mélanie qui vous a fait visiter, vous avez bien tout vu, de la cave au grenier.

Parce qu’il y a un grenier

Au moment où Irma va répondre, la porte s’entrouvre et une fillette d’environ
4ans entre suivit d’une jeune femme qui n’est que la fausse Irma. De suite la plus âgée met un doigt sur sa bouche et Emma ne dit rien, mais elle essayera d’avoir une conversation et si personne
ne l’invite à s’en aller elle va essayer d’en apprendre un peu plus.

Irma, lui fait rapidement comprendre qu’elle lui a accordé suffisamment de son
temps et elle doit s’en aller sans en savoir davantage. Si elle osait elle resterait derrière la porte, mais ce n’est pas dans ses habitudes. Ou se renseigner, mais elle entend derrière elle un
bruit de voix et un « sois sage je vais faire une course et je reviens te chercher ». La fausse Irma sort et se trouve face à Emma qui l’empoigne par le bras et lui
dit :

Vous me devez une explication

Oui, c’est la raison pour laquelle je suis sortie, mais pardonnez mon subterfuge, je ne voulais pas que l’on
sache qui je suis.

Mais qui êtes-vous ?

Je suis Irma, la petite fille de Madame Irma, mais

Vous êtes une menteuse, personne ne porte son prénom, que me chantez-vous là ?

C’est un secret et je ne pensais pas en vous voyant que vous étiez une aussi grande fouineuse, si je l’avais su
jamais je ne vous aurai laissé les clefs de la maison.

Bon, je vous prie de m’excuser, mais avouez que cela fait un choc quand vous apprenez que la vraie Irma a
90ans. Et à brûle pourpoint elle lui lance, connaissez-vous Mathias ?

La jeune fille semble de glace et n’arrive pas à lui dire un seul
mot.

Oui le vieil ours solitaire, vous voyez bien de qui je parle.

Oui, je le connais c’est mon frère.

Et sur ces mots elle s’effondre en sanglot.

 

 

A Suivre

Irma ( 2ième partie)

 

Colin se demandait comment leur dire ce qu’il venait d’apprendre. Mais il le fallait,
et puis Emma, et elle seule prendrait la décision de rester ou de s’en aller. Lui, la connaissant aventureuse savait pertinemment qu’elle resterait. Mais surtout pourvu qu’elle ne cherche pas à
en savoir davantage.

Colin tu rêves

No          Non,
mais je ne sais ce que tu vas penser de ce que je viens d’apprendre.


Jette toi à l’eau

 

Ap      Après leur avoir dit la raison de ma
présence et que nous cherchions Irma, ils m’ont ouvert des yeux comme des soucoupes en me disant : « comment Madame Irma est venue, mais c’est impossible, puis, comme il ne me disait
plus rien mais attendait de comprendre, j’ai expliqué comment tu avais découvert cette maison. Ils ne disaient plus rien, enfin pour faire bref, Madame Irma a 90 ans et elle est dans une
résidence pour personnes âgées sur Saint-Etienne.

 

Le silence est si lourd à ce moment que tous se demandèrent par la suite si les
oiseaux ne s’étaient pas arrêtés de chanter. Emma n’en revenait pas, puis les questions fusèrent :

MsMais alors qui était notre
« Irma » ?

Colin ne le sait pas, quant aux voisins, ceux de la maison aux volets bleus, il lui
semble qu’ils ne lui ont pas tout dit. De toute façon ils ignorent l’identité de cette femme et surtout ils ne comprennent rien. Gérard, un des fils d’Irma leur avait même demandé de s’occuper de
la location. Mais si c’est fait et par quelqu’un d’autre et bien ça leur apprendra à vouloir rendre service et sur ces bonnes paroles ils ont claqué leur porte.

Donc, pense Emma nous voici revenu au point de départ. Enfin tout ceci n’est pas bien
grave, qu’importe le nom de cette femme. Mais elle ira voir le voisin l’ours mal léché, vu que Colin ne l’a pas trouvé, lui en saura peut-être plus. Selon les autres voisins il serait allé
« au bois » donc d’ici la nuit il sera rentré.

Un peu plus tard, sa mère la serrant dans ses bras lui faisait de nombreuses
recommandations, mais Emma était pressée de prendre possession de la maison et dit oui à tout ce qu’elle lui disait. Son beau-père lui ayant assuré que l’eau, le gaz et l’électricité
fonctionnaient bien, tout était à jour, et les provisions remplissaient les placards. Il repasserait dans la semaine pour voir ce qu’il allait pouvoir faire dans le jardin, mais pour cette année
il était bien trop tard pour planter beaucoup de choses, mais déjà le remettre en état allait lui prendre pas mal de temps.

Colin, lui s’attarde un peu il ne veut pas le laisser voir mas il est tout de même
inquiet mais ne laisse rien paraître à sa sœur qui le devine aisément. Les jumeaux ont ce don que d’autres frères et sœurs ont moins. Mais elle aussi ne laisse rien percer. Il lui promet de
revenir d’ici deux jours avec les jumeaux et s’il fait beau ils iront se balader dans les petits chemins. En fait ce que Colin ne dit pas c’est qu’il attend le fameux voisin, mais comme Emma
semble presser qu’il s’en aille, il ira l’attendre devant sa maison et comme la haie est haute elle n’en saura rien.

 Al           Allez
sœurette j’y vais, je ne suis pas loin mais tu as encore pas mal de choses à faire et puis les émotions ça creusent et j’ai une faim de loup, à dimanche et sur cette dernière phrase il
l’embrasse.

Enfin se dit elle je suis seule, ouf. Un petit café et après je m’accorderais quelques
instants de réflexions, ces derniers jours je n’ai pas eu un moment à moi et je n’aime pas tout ce bazar.

Quand elle relève les yeux elle s’aperçoit que la nuit est tombée, elle n’est pas allé
voir le voisin, tant pis elle le fera vendredi soir ou samedi matin. Elle se prépare un petit repas succinct et cherche dans sa malle son dernier
ouvrage 
: Le Palanquin des larmes de Chow Chie Ling. Il y a déjà
deux bonnes heures qu’elle lit quand elle entend comme un léger grattement à la porte, la première fois elle hausse un sourcil et n’entendant rien elle se replonge au cœur du récit, il s’écoule
quelques minutes et à nouveau ce frottement, comme un battement d’ailes ou un mouchoir qui tombe. Elle rit en se disant cela, quel esprit romanesque tu fais ma pauvre Emma, car elle pensait à un
mouchoir en soie comme l’histoire qu’elle racontait à ses neveux quand c’était le moment de les endormir. Du reste se dit-elle j’ai sommeil il serait temps que je m’allonge.

La maison et son occupante s’endorment, elle a vérifié les volets, pas qu’elle est peur mais
plus parce qu’elle n’aime pas être réveillée par le soleil et en cette période estivale il se lève bien plus tôt qu’elle. Soudain un bruit se fait entendre comme une bille qui roule sur le
plancher et qui rebondit poc… poc… pocccccccccccccc. Emma allume sa lampe de chevet, regarde au sol et ne voit rien, ma pauvre fille se dit elle tu as du rêvé, cette pièce est vide, à part ton
foulard vert et ta mallette il n’y a rien, endors toi vite. Mais tout de même ce bruit était bien réelle, aussi elle préfère en avoir le cœur net et elle fait le tour de la maison, elle ne trouve
rien jusqu’au moment où elle avise une porte qu’elle n’avait pas vu, la fausse Irma et Emma rit leur a dit que derrière cette porte il y avait un placard et n’en n’ayant pas l’utilité, Emma ne
l’a pas ouvert. Mais dans la nuit elle essaye de l’ouvrir mais c’est impossible, aussi la pousse t elle et. Elle s’ouvre, ah non pas sur un placard mais sur une montée d’escaliers. Voilà qui est
bien étrange songe la jeune femme, mais je n’ai pas le temps de monter voir le grenier je le ferai demain, au moment où elle va pour refermer la porte elle voit une bille qui est sur l’avant
dernière marche, étrange, qu’est ce qui a fait qu’elle soit tombé comme ça sans que l’on l’ai soit jeté d’en haut soit…Elle ne sait pas quoi penser de tout cela mais ce qu’elle sait c’est qu’elle
a sommeille. Aussi elle referme soigneusement la porte et va se coucher,
elle écoute
attentive les bruits de la maison et entends comme une respiration, c’est étrange, qu’est ce que cela veut dire…Enfin peu importe, elle n’a pas peur, il doit y avoir une
explication
 et pour éviter d’entendre d’autres bruits elle se met des boules
quiès, de cette manière le fantôme peut lui lancer toutes les billes de la terre entière elle au moins dormira.

 

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Ecrit en avril au bord de mon canal

 

EvaJoe