Emma (1ère partie)

PREAMBULE

 

Emma est une jeune femme, professeur dans un grand lycée parisien bien dans sa peau mais n’aimant plus la vie
trépidante de la capitale. Elle décide de demander sa mutation en province. Peu lui importe la ville, elle sera à dimension humaine. Elle vient de recevoir sa lettre de mutation pour
Saint-Etienne dans la Loire. 
 

 

1ère Partie

 

En ouvrant sa boite à lettres ce matin, Emma réalise que son rêve va se réaliser, allez vivre ailleurs que dans la
capitale, sa lettre de mutation, elle la tient dans sa main. Quelle chance, elle va à Saint-Etienne, sa ville de naissance, si elle l’avait demandé elle ne l’aurait pas eu, mais là c’est
inespéré. Comme sa maman et son beau-père vont être heureux.

Là-bas, elle connaît bien les environs et sait que  la campagne n’est pas loin et qu’elle trouvera facilement une
maison. Elle se souvient de la manufacture d’armes ou son père a travaillé, que de souvenirs lui viennent à l’esprit. En lisant son courrier elle s’aperçoit qu’elle sera professeur dans son
lycée, un des meilleurs à l’époque, elle a un sourire, cela va la changer de celui où elle se trouvait en ce moment. Vite il n’y a plus de temps à perdre, rendre ses clefs, chercher un
déménageur, appeler maman, trouver un garde-meuble, et en attendant de trouver sa perle rare, elle ira chez son frère, il se fait une joie de l’accueillir. Elle s’occupera des jumeaux.
Vite….

 

La voici arrivé, elle est passé devant son lycée, a rencontré l’économe qui lui a dit vivre dans un petit village et
que là-bas il y avait des maisons à louer. Munis de ce précieux sésame, elle s’y rendra dans la semaine, mais aujourd’hui elle va aller voir cette maison qu’elle a trouvée dans la revue qu’elle a
feuilletée chez le médecin avant son départ. Une jeune femme la propose à la location, elle quitte la France, et si Emma est conquise, elle ira jusqu’à lui la  vendre. Aussi, il ne faut pas
tarder, elle va chez sa mère mangée et cet après-midi accompagné de son frère elle ira voir cette perle.

Les voici sur les lieux, c’est une petite propriété au fond d’un jardin coquet, il est
très fleuri. Il y a une maison au volet vert à 500 mètres sur la droite et une autre qui semble plus ou moins abandonnée  à gauche, celle-là a des volets roses. Colin et Emma éclatent de
rire en la voyant et son jumeau lui dit:

–     Heureusement que ce n’est pas celle-ci qui te
plaisait.

Mais, voici que la porte s’ouvre avant qu’ils n’aient eu le temps de secouer la
cloche. Une jeune femme aux traits tirés leur ouvre la porte.

 –    Entrez je vous prie

Elle s’efface pour les laisser passer, un joli hall ouvrant sur plusieurs pièces, d’un
coup d’œil Emma voit que la tapisserie est récente et assez claire. Elle ne va pas faire la difficile si la maison est aussi propre et fraîche que ce hall et vu que l’extérieur lui plait, elle
pense qu’elle dira oui. Mais elle n’en n’est pas encore là, il lui faut faire le tour. Au cours de la visite elle apprend que leur hôtesse part pour l’Afrique pour une mission humanitaire mais
qu’elle doit se reposer ces deux mois avant de s’engager dans cette aventure. Emma n’ose pas lui demander pourquoi elle a les traits aussi tirés, son frère lui confiera plus tard mais bien plus
tard que cela aurai du les alerter. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Une fois la visite terminée, il faut passer aux modalités du coût du loyer, Irma lui
propose trois mois gratuit et si après elle est toujours intéressée, elle lui la vendra. Emma est stupéfaite, elle trouve sa proposition fort généreuse, elle insiste pour lui laisser quelques
€uros, mais elle décline leur offre, ou alors si elle les accepte ce sera pour son Association. La chose étant entendue, ils vont voir la cave, le grenier et les dépendances qui pour l’instant
n’intéresse nullement Emma, mais Colin lui dit qu’il y mettra sa collection de voitures miniatures en attendant qu’il est sa propre maison, sa femme sera ravie car les jumeaux grandissent et
cette collection prend de la place. Irma a un léger sourire, mais reprend vite son masque lugubre et elle leur fait visiter un jardin ou il y a beaucoup de fleurs, Colin voit pour leur beau-père
la possibilité de faire un jardin potager si bien sur sa sœur n’y voit pas d’inconvénient. Emma est tellement heureuse d’avoir trouvé aussi vite cette petite maison qu’elle signerait des deux
mains n’importe quel papier.

Dans la jolie cuisine ancienne au bois brun et avec toutes les commodités, four,
lave-vaisselle et pleins d’autres choses, Irma leur offre un café et les deux femmes s’échangent leur numéro de téléphone pour pouvoir communiquer en cas de besoin. Mais, Irma à ce moment-là se
met à pleurer, elle essuie rapidement ses larmes et reste assez évasive sur ce moment émouvant. Elle bredouille une fatigue extrême et laisse Emma et Colin avec des questions sans
réponse.

Voilà, Irma leur laisse tout, les meubles d’Emma vont rester chez sa mère, elle peut
emménager de suite mais elle va prendre du temps pour revenir avec son beau-père voir si tout est bien conforme, si il n’y a pas besoin de choses et d’autres, lampes, fusibles ou autres à avoir
sous la main en cas de panne.

Au moment où ils vont s’en aller, ils entendent la voix
d’Irma :

Non, laissez-moi, je vous prie, arrêtez, je pars, je n’en peux
plus.

Ils se regardent tous les deux et ne savent pas si elle parle avec un des voisins ou
si elle est au téléphone. Colin pense que c’est le voisin de la maison aux volets roses qui doit lui parler, Irma a dit que c’était un vieux ours solitaire mais qui sait, elle a peut-être eu une
aventure avec lui, car tout à l’heure quand elle en a parlé elle a eu le plus beau des sourires au milieu de son visage chiffonné et Colin assez romanesque y voit une histoire d’amour qui vient
de se terminer. Lorsqu’ils arrivent à la porte il voit Irma s’engouffrer dans un taxi et elle disparaît à leurs yeux, elle n’a pas de bagages, tous deux s’en étonnent, ils remontent dans la
maison et ouvrent les armoires, tout est vide, il n’y a aucun vêtement d’accroché. Il trouve ça étrange mais pense qu’elle n’habitait pas ici et qu’elle était revenue que pour faire visiter sa
maison.

Un peu perplexe ils quittent la villa et repartent sur Saint-Etienne, en chemin ils
bavardent, ils ont tant de choses à se raconter. Quand, tout à coup, Emma se souvient ne pas avoir demandé à Irma ou se trouvait le compteur d’eau et si elle avait donné son désistement pour
l’ensemble des services : (eau électricité et téléphone).

Elle fouille son sac pour prendre son téléphone et appelle le numéro qu’Irma vient de
lui donner, mais elle entend une voix lui dire que le numéro n’est pas attribué, elle est étonnée car elle revoit Irma téléphoné devant elle pour demander au jardinier de ne plus venir, son tél
marchait. Son frère pense qu’elle s’est trompée avec les chiffres et il lui répète le numéro mais c’est bien le même. Irma se serait-elle trompée ? Comment faire pour la joindre maintenant.
Elle se renseignera plus tard quand elle reviendra. Le vieux loup solitaire aura sûrement  son numéro.

Quelques jours plus tard, ils sont de retour dans la maison accompagnés par sa mère et
son beau-père, Colin, quant à lui est allé voir les voisins pour en savoir un peu plus sur cette jeune femme.

Quand il revient il a un visage comme un jour sans fin et ce qu’il va leur apprendre
va les laisser sans voix.

 

A Suivre…

 

 

Tout passe

 

Effacé tes traces

tout passe

de l’eau a coulé sous les ponts

le temps s’est figé

les saisons sont passées

et revenues

sans un bruit

le temps est immuable

tu t’es enfuie

en allée

en un tourbillon

c’était hier

ils sont fini les temps heureux

A l’été a succédé le déluge

les pluies d’automne remplacé

par les bourrasques de l’hiver.

 

Effacé tes traces

Tout passe.

Tu as toujours tes yeux de feu

tes boucles en cascade

ton sourire espiègle

ta bouche vermillon

me parlant de fraises

me donnant de l’ivresse

tu es partie 

sans espoir de retour

ta prison s’est ouverte

partir pour un ailleurs

ni mieux, ni pire

mais partir

assoiffée de vie

j’ai mal je crie.

 

Effacé tes traces

Tout passe

la nuit est là

impénétrable

je respire, enfin!

encore perdu

dans ce passé

qui s’effiloche

mon corps enchaîné

a cassé ses liens

Libre je suis

mais l’absence est cruelle

Il est fini le film

je lis le générique

c’est le mot fin

qui vient de s’inscrire.

 

Ce texte est purement imaginaire, 

 

Fait au bord de mon canal en ce matin du 11/04/2012 à 11h36

 

EvaJoe

 

 

En Ballade en Suède

 

Suède un pays de gentillesse

calme de ses habitants

beauté des paysages

soleil de minuit.

 

 

Europe infinis et multiple

joyaux des yeux

douceur des paysages

offerts pour vous.

 



 

 

100_0689.jpg

 

Le port de plaisance de l’île de Ven (Suède)

 

100_0679.jpg

Le port vu du point culminant de l’île (37M)

 

 

 

100_0667.jpg

Nous quittons l’île, en route vers le continent

 

100_0769.jpg

 

Comme autrefois, construction d’un bateau Vicking 

 

 

 

Comme beaucoup d’entre vous avez aimés mes photos de Suède de la mer du Nord, je vous ai ajouté ces quatre
photos et j’en profite pour vous souhaitez de Joyeuses Fêtes de Pâques.

 

A la semaine prochaine.

 

EvaJoe

la mer du Nord

suede 2010 036

      L’écume blanche

ourle les beaux rivages

embruns irrisés éclaboussent

les pieds nus des baigneurs.

 

Les vagues folles

prennent d’assaut les rochers

au bruit du ressac

succède le silence

entrecoupé de cris de mouettes.

 

Le bleu azuré du ciel

se mélange aux eaux marines

brune est la terre

et l’herbe verdoie

traces sur le sable.

 

La photo que vous voyez en ouvrant mon blog illustre mon poème, la voici en entier et elle a été faîtes le soir vers 23
heures au moment du soleil couchant en Suède au mois d’août.