Une rose

rose rouge 022

  Une  belle rose

     aux couleurs de l’amour

               je peins son parfum

 

 

Je vous souhaite un merveilleux weekend je m’absente, je reviendrais lundi. La rose c’est celle de mon recueil de poèmes. Une
rose offerte par mon amour. Je vous embrasse.

 

EvaJoe

Allez j'ose

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     Merci à Plume pour la jolie violette , voici son blog allez le visiter pour ceux qui ne la connaissent
pas
. link

 

 Belle violette discrète

      cachée dans son écrin

            offerte à l’ amour secret

 

 

 

 

Je m’essaye au haiku….  Je
verrais si je m’inscris dans la communauté de
Suzâme, mais j’ai trop d’idées en têtes
pour être assidue

 

A voir

 

 

EvaJoe

La haute cour (fin)

 

 

 

Aujourd’hui dans la campagne il y a une cacophonie c’était inévitable car pas un de ces volatiles
n’est capable d’écouter l’autre. Chacun tire à soi la paille du voisin sans se préoccuper si l’autre en a. A force de se la piquer ils vont se retrouver sur la paille  et ils verseront une
larme de crocodile au bord de l’étang voisin. Le lendemain de cette nuit historique voir hystérique chacun vaquait à ses occupations, le vieux coq debout dans la charrette surveillait d’un air
nostalgique la ribambelle de poulettes. Il était si vieux qu’il ne se déplaçait pas énormément et ce char lui allait bien.

Mais que ce passe-t-il là-bas chez la famille cane and Co il y a des coins coins qui ne trompent
personne. Un défilé hétéroclite avance dans sa direction, ou va toute cette population ? Que viennent-ils faire à part manger notre ration, quand je serai élu j’y mettrais bon ordre. De
toutes façons se dit-il dans son for intérieur je saurai retirer les marrons du feu.

Le lièvre dans son terrier sait bien ce que fait le vieux coq, il attend que les alouettes lui
tombent dessus toute rôtie. Il a l’art et la manière, mais il sait qu’au petit matin il sera le maître parmi toutes les caquetantes, il fera le beau même bien décrépis  il y a encore des
naïfs qui se feront avoir. Mais pendant ce temps le vieux coq sur le retour et la cane s’épient et chacun lance à l’autre un trait piquant et une phrase de ci de là et le ton monte et à y
regarder de plus près cette cane jouant la pudique n’est qu’une véritable canaille. Elle a des yeux à percer un mur blindé. Cela fait bien longtemps qu’elle n’est plu une oie blanche. La famille
grand ’oreille n’en croit pas ses yeux. Quel est ce langage de charretier se dit le patriarche en mangeant une feuille de salade ? Il va falloir veiller au grain sinon c’est la déroute
assurée. Quelle idée a eu le petit coq à vouloir ses élections ? Il parait lui a expliqué la chouette que c’est ce que l’on appelle la démocratie, c’est mieux que l’anarchie lui a-t-elle
dit. Le géant des Flandres arrivé depuis peu lui a dit que dans sa demeure il y avait un roi, pas un qui se donne l’air d’en être un mais un vrai avec une couronne, pas comme ton pédant de coq
sortant.

Dans la nuit auréolée de la lune un bruit court et s’amplifie la rougeaude a jeté l’épi, elle ne se
présente pas, elle a subi des pressions, allons-nous coucher pense le vieux lapin, il sera temps demain d’en savoir davantage.


La nuit est froide et glacée, plus un bruit, un grand silence est tombée sur la campagne, les
discussions chez les canards se sont éteintes comme par magie. Toute la basse-cour dort en rêvant de cette haute cour qui verra bientôt le jour. Demain les estocades recommenceront de plus
belles, ce sera à celui ou celle qui aura le verbe le plus haut.


Mais le lendemain surprise et la surprise est de taille, un drôle de coq a fait son apparition, il
est là et discute avec les uns et les autres sans se soucier de la couleur des ailes ou de l’origine de tous les volatiles présent dans la basse-cour. De mémoire de vieux coq cela ne s’est jamais
vu. Qui est cet olibrius se demandent les coquelets et que vient-il faire chez nous ? Il passe de groupe en groupe tout ce qui compte de volatiles va se trouver face à cet oiseau de couleur
sombre.


 

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Au fil de la journée tout le monde est au courant de son histoire, il vit en liberté dans les
montagnes mais il est à la recherche de sa compagne et comme il a entendu du bruit et des vociférations il a pensé s’arrêter avant de reprendre sa route. Le vieux coq se sent fébrile face au
coq de bruyère, il lui dit ce qui agite sa cour et lui demande de se présenter à l’élection.


–  Je ne suis pas de chez vous, je ne vous connais pas, voyons que deviendrais- je
enfermé ?

–  Je suis épris de liberté et je suis très secret. Mais la liberté n’a pas de prix et je pense
que vous devriez revoir votre manière de vivre tous ensemble. Le coq de la basse-cour ne peut se comporter en despote il doit pouvoir veiller sur chacun d’entre vous que vous soyez de sa famille
ou non. Vous en êtes capable, aujourd’hui lorsque je suis arrivée chez vous, vous ne m’avez  pas chassé alors réfléchissez à qui servira au mieux vos intérêts et faites le bon choix. Je vais
repartir dans mes montagnes c’est mon milieu naturel, je sais que là-bas malgré les dangers qu’il y a je serai heureux mais je le saurai davantage si vous me promettez de vivre tous ensemble dans
la paix.


Et, c’est depuis ce jour que les coqs sont à tout jamais les rois des basse cours mais dans
celle-ci, depuis la venue de ce coq de bruyère et en souvenir de ce dernier et de ses hautes montagnes  ils l’ont appelés la « haute cour ». 


link < pour écouter le chant du
coq de bruyère ou grand tétras, ceux des Pyrenées doivent connaître  c’est ici

Les photos précédentes étaient de moi

la photo du coq de bruyère source wikipedia link

La haute cour (suite 1)

 

 

A la nuit tombée il y a conciliabule à la cour de Maître coq. Imaginez une nuit sans lune et vous entendez glousser les
dindons, caqueter les poules et cancaner les canards et canes. Même les hérons huent. De mémoire de volatiles jamais on a entendu pareille capharnaüm.


Mais qu’est ce qui agite toute la cour. Monsieur coq le sortant est monté sur un  tonneau et pérore comme à son
habitude sous les huées des autres oiseaux habitués de ces lieux et aussi de passage. Même le merle siffle et les bécasses croulent  mais ce soir de rire.


Finalement tout ce petit monde se calme et le coq, le roi sortant arrive à faire entendre sa voix:


COCORICO!


En pleine nuit ils sont vraiment devenu fou, mais que se trame-t-il  chez la volaille?


 

En éclaircissant sa voix devenue rauque à force de vociférer, notre coq national se fait entendre. Il n’a plus envie d’être
le roi et accepte de faire un vote, mais il délègue ses pouvoirs à sa fille et elle doit se présenter. Sa fille il faut se l’avouer est plus extrême que son père, quoique qui se ressemble
s’assemble. C’est la rougeaude qui a accepté cette lourde tache, mais les coquelets qui convoitaient la place en viennent aux pattes et manient fort bien leurs ergots, ils donnent de la voix,
cocorico c’est un peu claire comme cri car ils sont en pleine mutation. Si ça continue pense le canard coin-coin ils passeront à la casserole dès demain matin. Avec le raffut qu’ils font ils y
ont droit dit-il assez fort.


On ne va pas s’en prendre à ce jeune blanc bec il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard lui répondent-ils en
sourdine.


Dame cane a bien réfléchi elle se présente elle aussi, ainsi que le vieux coq sur le retour de la ferme voisine, attention
à lui c’est un malin. Les canes pensent qu’il ne faut pas faire la politique de l’autruche car avec ce vieux il va y avoir des problèmes.


La liste est longue il y a aussi le dindon qui ne sait que glousser, le jars, un énergumène celui-là ; la
pintade jouant à la mijaurée et se croyant la meilleure.


 Quelle cour on va laisser à nos enfants pense le vieux lapin dit »grand ’oreille ».Eux, n’ont pas de
représentant, mais en cette nuit ils ne savent pas vers qui iront leurs voix et qui les représentera au mieux pour garder l’harmonie au sein de la haute cour. Ne parlant pas tous le même langage
il va falloir jouer dans la cour des grands.


 

Pour informer les autres volatiles de cette élection ils vont pouvoir compter sur leurs amis pigeons, ils porteront les
missives tous azimut. 


Après avoir échangé des politesses et autres cris d’oiseaux chacun rejoint les siens et ils vont profiter de la nuit sans
lune pour décider de leurs plans de bataille. Aucun ne veut être le dindon de la farce, il va falloir la jouer fine. Du reste le coq leur semble vraiment étrange pense la famille canards, il est
comme un oiseau sur la branche. Un coup blanc un coup noir, méfiance, méfiance pense Dame cane. Des retournements de situation ils en ont vu d’autres, pas plus tard qu’il y a cinq ans c’est un
petit coq qui a pris la place de l’autre coq et depuis cinq ans ils souffrent d’une pénurie de blé, même l’eau a été limitée et la famille canard sans eau c’est comme un coq qui a perdu son
chant. Ce serai la faute à la crise, mais se demande le petit caneton dernier né de la grande fratrie de Dame cane c’est qui ce drôle d’oiseaux : la crise….


Cette nuit ils accueillent, venu des grands marais leur cousin. Pensez-vous c’est un grand parmi les canards celui-là il
est à l’académie, il est fort doué pour élaborer les nouveaux cris, peu le suive car le cri du canard est unique et on n’a pas besoin de ce col vert pour en apprendre des nouveaux. Il leur dit en
catimini que pour défier le coq et ses poules il va falloir l’écouter. Mais notre petite famille ne veut pas avoir d’ordre à recevoir d’un canard venu d’ailleurs. 


Pas d’ingérence chez nous martèle Dame cane et manu militari elle le vire hors de leur cour. Fort déconfit il erre sans but
et va rejoindre d’autres cousins  vers qui il pourra donner des bons conseils.


Enfin seule!


Seule tu rêves tu as tous tes admirateurs, à tes pieds voici ta cour. Dame cane est humble, elle ne connaît pas le pouvoir,
en fait elle se présente mais ce sera le vieux canard qui sera son mentor, il l’aidera, elle ne doit pas s’inquiéter, elle est juste un prête nom.


Pendant ce temps la famille gallinacée de dindes et autres dindons met un plan de bataille en route, mais ils ont beau
glousser souvent de rire ils sont fort malin et ne dévoilent rien.


Quant aux poules et au petit coq ils tirent des plans sur la comète.


Pff se dit la chouette ils marchent dans le vide voir à reculons je plains les volatiles si la rougeaude passe, ils vont
droit dans le mur et elle s’en va aussi vite qu’elle peut ne voulant pas assister au désastre prédit.

 

A suivre

La haute cour

 

 

Mais qui se cachent dans les hautes herbes, serai-ce deux conspirateurs. Que peuvent ils se raconter? 

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Les pauvrettes s’imaginaient être caché alors que les arbustes n’avaient pas encore revêtus leurs atours de printemps. Si cet
arbre est un forsythia alors va falloir m’expliquer ou sont passés les belles perles jaunes qui en font sa ramure.

Enfin qu’importe se disait la reine de ses lieux, je vais m’approcher à pas menus et voir de quoi ils causent ces deux
là.

-Alors tu vas te présenter

Non je règne en maître depuis des décennies, désormais soyons démocrate et osons affronter nos paires.

Mais ce n’est que nous les poules qui votons pour toi

Que nenni, c’est l’ensemble de ma cour

Tu es malade, ils ne voudront jamais de l’un d’entre nous.

Voyons ma mie soyons confiant, et puis te présentes tu?

Moi! Cot cot tu crois

Ben tu vois qui avec moi, à part toi je ne vois personne.

Penses tu que j’en sois capable

Capable ou pas il en faut une, alors lance toi.

 

Et voici comment fut catapulté la rougeaude alors qu’elle caquetait en compagnie du coq elle fut propulsé sur la plus haute
marche pour être candidate à la haute cour.

Tu me donneras tes ficelles, car je n’y connais rien, toi, tu as eu l’habitude, tu sais faire, je te nommerais premier parmi
les premiers.

J’ai des ficelles pour attacher les pattes et d’autres et j’ai des idées pour couper les plumes en quatre.

Viens filons on nous épie.

Qui

La voleuse de plumes

Elle, ah bon tu crois qu’elle va nous empêcher de faire la loi chez nous.

Non elle est dans ses rêves..

Et sur ce je n’ai plus rien entendu car les deux coquines s’en sont allés rejoindre la troupe.

 

Pendant ce temps là , loin de se douter de cette conspiration batifolaient les deux plus belles canes de la Région.

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Allez suis moi j’ai à te parler de choses importantes

Qu’est ce qui peut être plus important que mon bain matinal

Tu n’as pas écouté coin-coin, il vaut que l’une d’entre nous se présente aux élections de la haute cour.

Coin? Il est fou!

Nous n’y connaissons rien

Chut ne dit plus un mot, qui le saura,? Toi, Moi et les autres vont croire que nous tirons toutes les ficelles.

Ah tu le penses

Oui, alors te décides tu? Seras tu notre digne représentante?

Je vais réflechir

Non, pas la peine ou tu dis oui, ou c’est moi.

Rentre je vais voir quelle suite je vais donner à cette affaire.

Et sur ces mots elles se quittèrent.

 

La belle cane s’en donnait à coeur joie et ne pensait plus à cette ténébreuse affaire car à son humble avis pour se présenter
il fallait en connaître un rayon bien que le coq à part faire le beau que connaissait il? Puis il les avait trompé, leur racontant des sotises à longueur de journée. En plus comme toutes les
caqueteuses c’était une poule mouillée bien qu’il fut coq. Même la dame de ses lieux le disait en parlant à son petit fils ,  » tu as froid mon trésor tu as la chair de poule ». Vu comme il était
petit , ces poules et leurs coq n’étaient vraiment pas à la hauteur.

Pour l’instant baignons nous, il sera toujours temps de s’occuper de ces élections quand la nuit sera tombée.

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A suivre