Au beau coin de mon enfance

Naguère lorsqu’ enfants j’allais me baigner

je passais entre deux rangées de peupliers

et j’imaginais qu’ils me saluaient

en une splendide voûte céleste.

 

Le soleil darde ses rayons sur l’asphalte

la fraîcheur des arbres nous invitent à une halte

A perte de vue la chaussée devient réglisse

ou nos pieds s’engluent dans ce magma qui glisse.

  

Puis majestueuse la rivière apparaissait

nous parcourions le pont qui se balançait

reliant les deux rives entre le Rhône et l’Ain.

délaissant la ville nous empruntions le chemin.

 
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Nous remontons la Saône  tout en pensant

à ce qui ferait notre joie cet après midi

après notre repas digne d’un grand restaurant.

 

La jolie nappe aux carreaux rouge et blanc

posée à même le sol pour un repas champêtre

au menu pâté de marcassin, melons, fromage blanc.

 

Pour les grands, ce repas est arrosé avec le beaujolais

les joies de la pêche ou de la baignade s’offraient à nous

une balade en barque clôturait cette magnifique journée.

 

 

 
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      Écrit le Mercredi 12 octobre 2011

 

Voile de sable

En ce matin humide et  blême de septembre

j’étais le trait d’union entre le poète et la nature

en pensant supporter l’hiver et ses froidures

mais déjà je ne tenais plus sur mes membres.

 

Mon coeur fut transpercé d’un seul coup de pioche

et brutalement je m’effondrais en un voile  dans la cour

je n’étais plus rien, personne ne vint à mon secours

gisant dans mon sang fait de sable, j’avais raté le coche.

 

 

Comment allais je renaître sous la houlette du maçon

pour être foulé par des pieds d’humains que j’ai protégé

ensablée dans mes idées d’autrefois je rêvais à ma façon.

 

Malgré les années j’étais une vielle dame de cent cinquante ans

faisant illusion sous ma carapace de ciment et mon armature de fer

honorant les pont-levis d’autrefois ployant
sous le pas des assaillants.

 

 

 

Ecrit le 10 Octobre 2011


 

 

Bientôt mon retour

 

 

          Coucou à tous,

 

 

Étant partie trop vite et ne vous ayant pas tout dit, sourire, je viens répondre en bloc à vos gentils
messages.

 

Les travaux dans l’écluse ne me gênent jamais, les écluses s’entretiennent souvent  en automne; là c’est autres
choses, ma maison date de deux siècles et une passerelle enjambant une cour, la mienne était fissurée,

 

L » entrepreneur vient de nous dire qu’en réalité on marchait presque dans le vide, en effet premier coup de pioche et
hop du sable, ou ayant la consistance du sable, tout cela est tombé.Je n’ai pas discuté avec cette personne, mais je pense que c’était probablement du pisé ce qui se mettait bien avant notre
ciment.

 

La passerelle faisait illusion avec ces morceaux de ferraille apparentes, car  rien ne tenait , ne serai ce que
les traverses de chemin de fer sur lequel l’ensemble reposait.Et comble de l’ironie, elle n’a jamais du être refaites entièrement mais juste consolidé.Le verdict, rire est qu’elle date au moins
de 100ans sûrement plus.

 

L’écluse datant de deux siècles, la construction de la maison aussi, la passerelle doit daté de cette date là. Mais je
n’ai pas ma maison au dessus de l’écluse, c’est juste pour me relier à la route qui elle,  ne doit pas dater de deux siècles  donc une centaine d’années et des poussières doit être
assez juste.

 

Enfin, tout cela pour vous dire que la passerelle est terminée , mais pour que je l’enjambe à nouveau il faut que les
planches soit ôtées et que je puisse rentrer chez moi, ce sera fait d’ici vendredi.

 

Alors attachez vos ceintures, rire, j’arrive. J’ai écrit deux textes pendant mon  absence forcée et vous les
découvrirez dans les jours qui  viennent.

 

 

Belle journée à vous et à bientôt le plaisir d’aller visiter vos blogs.

 

EvaJoe

Les pieds dans le vide

 

 

 

UNE ABSENCE OBLIGATOIRE!!

 

Soit je reste chez moi et je ne peux plus en sortir

 

Soit je pars et je ne peux plus rentrer

 

J’ai choisi cette dernière solution, il est préférable d’être à l’extérieur que dedans , surtout
que je n’aurai plus de seuil, de pont levis, rire!! Les pieds dans le vide en quelques sortes.

 

Brrr très peu pour moi, aussi je ne vais pas sous les ponts mais mes enfants m’hébergent.ils ont
bien un ordinateur mais ils s’en servent, surtout mon fils un accroc des jeux en ligne.J’aurai donc la bête que lorsqu’il bossera et j’aurai d’autres choses à faire de plus
important….

Non je ne dis pas que vous n’êtes pas important pour moi, mais chez mes enfants il y a mon petit
fils bien qu’il aille à l’école..Je le verrais et je serai bien occupée…D’ou mon absence…..

 

Si je suis inspirée lorsque tout le monde dormira ou travaillera je viendrais écrire un poème ou
autres choses , vous verrez bien.

 

En attendant je ne pourrais peut être pas venir sur vos blogs mais je me rattraperais à mon retour
quand je pourrais franchir ma porte et rentrez chez moi.Seule Sabine mon amie dans la vie et blogueuse ici va comprendre la raison..Les autres devinez…Rire!!

 

 

A BIENTÔT

Ce n'est pas moi c'est l'autre…

Ce n’est pas moi c’est l’autre

ce qui se pratique chez nos enfants

se voit maintenant en politique

cela devient inquiétant.

Si encore ils en avaient gardés l’âme

de leur enfance

je ne serai point interpellé

mais pas du tout, ils sont adultes

ou tout au moins à les voir évoluer.

Car parfois j’ai des doutes

sur leur âge de raison.

De ce côté ci il y aurai complot

de là on paye dessous la table

d’ici encore on prête qu’aux riches

ailleurs il y a pot de vin

comme tous ces mots résonnent 

à grand tapage d’effets de manches

à cris sulfureux et oeil révulsé

j’ai pris le parti d’en rire

et de vous le contez autrement.

 

Dame souris s’en  est allé ce matin

parée de ses beaux atours 

la voici installée confortablement 

dans un vieux canapé

il en a usé des souris celui là

quand soudain surgit Monsieur rat

tout de noir vêtu

portant sous son bras une mallette en or.

 

Que me vaut le plaisir de votre visite

ma belle, car vous pouvez tout me dire

j’ai lu vos écrits ce matin

et rien qu’en y pensant il bombe le torse

racontez nos ébats dans les égouts

est ce bien raisonnable?

Que me chantez vous là O Majestueux rat

qu’aurai je pu dire que l’on ne savait déjà.

 

A ces mots, la maligne se lève et se saisit

de la mallette en or et par un trou s’enfuit.

Le rat se jura qu’il ne se laisserait plus conter fleurette

par une dame souris poète.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

 

Le beau rat encore sous le choc

alla ronger son frein chez son amie

il déversa en son sein qu’il trouvait fort beau

une pluie de larmes de crocodiles

La mignonne ne savait que faire 

pour consoler son ex mari

Elle avait beau lui caresser le dos

dans tous les sens

il continuait à baisser l’échine.

Serai t-il atteint au plus profond de lui même

ou lui jouait il la comédie, comme à son habitude

Car on apprends pas à la vieille guenon qu’elle est

la manière de jouer des autres.

 

Son beau rat avait plus d’un tour dans son sac

et d’abord il lui fallait l’interroger sur ce colis .

Il n’était pas pour moi, je l’avais juste emprunté

je devais le remettre en place

pas plus tard que ce midi.

En le poussant dehors dame guenon lui tint ce langage

je ne me fais point de bile pour vous

vous saurez tôt ou tard

retombé sur vos pattes.

 

Le « mâle heureux » mais tout déconfit

se rendit chez son maître l’empereur

il était dans ses petits souliers.

le petit chat lui fit face

et d’un geste désinvolte lui signifia la porte

mais avant son départ il lui dit

en catimini ce n’est pas moi qui l’ai volé

c’est Vous, et je m’en tiendrais à ces propos.

Si vous vous avisez d’en parler

 je vous donnerai le coup de grâce.

 

Le rat repartit tout penaud dans sa caserne

ou il continue de former des bataillons

de souriceaux à être corvéable à souhait.

 

Et l’histoire fit grand bruit  dans toutes les contrées

car la belle souris arrose copieusement 

les ennemis du petit chat avec ses lingots

sortis tout droit d’une banque fromagère

ou se réfugie tout le peuple obscur

qui ne veut point rajouter de l’or à la cagnotte .

 

Sur ce…..

 

Toute ressemblance avec qui que ce soit est purement ……