La grue et le héron

Le long du canal aux bords chatoyants

se pavane une belle grue cendrée

prenant une pose gracieuse mais effarée

lance un « krooh »  nasillard et perçant.

 

Sur la rive d’en face la voici observée

par un héron à l’air goguenards

la prenant pour un vilain canard

elle déclame des vers d’un air énervé.

 

Arrêtez vous êtes une ignorante

vous ne connaissez rien à la poésie

rentrez chez vous ma belle intrigante.

 

Je ne m’en laisserais pas compter

par un vulgaire héron bouffeur de poissons

ignorez moi ou osez m’affronter.

 

Auriez vous palais délicat Ma Mie

pour oser me parler ainsi.

 

Vous ne connaissez rien à la littérature

et sur ces mots elle disparaît dans la nature.



 







Arrêt momentané

 

 

Une petite pause

s’impose

mes amis

les pèlerins fous

m’ont surprises

en arrivant

plus tôt que prévu

ce mardi soir

je les ai accueillis

ils repartiront

samedi

le coeur plein

d’entrain

Le chemin

à l’envers

la tête leur tournait

les interdits

étaient dans l’autre sens

sans dessous

dessous

ils ont décidés

de venir chez moi

et de repartir de Cluny….

 

A BIENTÔT, JE REVIENDRAIS DES DIMANCHE SUR MON BLOG QUAND JE LES AURAI ACCOMPAGNE SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE, MEME SI EUX L’ONT DEJA FAIT. ILS S’ARRÊTERONT AU PUY.

 

JE VOUS EMBRASSE.

 

EVAJOE

Aux pèlerins fous.

Imaginez les dans l’aube irrisé du matin

et sur leur dos un sac emmenant leur rêve

ils marchent des kilomètres sans aucune trève

portant des douleurs et même des chagrins.

 

Sur ce chemin ou les fleurs se chiffonnent

comme pour les veiller en ce début d’été

volettent l’abeille saluant leur notoriété

ils en font fi, mais debout  ils rayonnent.

 

Par moment fusent des rires et des cris

de ceux qui partagent à  même le sol, un repas

encore inconnus hier, échangeant aujourd’hui.

 

Ils cheminent, harassés mais heureux

rejoignant d’autres pèlerins de Compostelle

afin de se reposer dans un abri jacquaire chaleureux.

 

 

 

 

Ma peinture (Le Connemara)

 

 

es lacs du Connemara – Texte de M. Sardou et P. Delanoé – 1981 (*) :

Terre brûlée au
vent 
Des landes de pierre,
Autour des lacs,
C’est pour les vivants 
Un peu d’enfer,
Le Connemara.

Des nuages noirs 
Qui viennent du nord 
Colorent la terre, 
Les lacs, les rivières :
C’est le décor 
Du Connemara.

 

Juin-2011-014.JPG

Ma peinture

D’après une photo d’Irlande (Le Connemara)

 

Des sols de rocailles, de landes et tourbières

font de cette nature un lieu de folie sauvage

Ou se faufile un rayon de soleil au travers des nuages

et les paysages se parent de multiple odeurs

du miel à la couleur du biscuit au sucre roux.

Perdue dans l’immensité des tourbes, surgit de nulle part

une bergerie Irlandaise aux courbes enchanteresses

veille sur des poneys invisibles galoppant au loin.

Le velours du brouillard se marie au muraille de pluie

et dévore le paysage en une nuit.

A l’aube les lacs deviennent diamant

ils scintillent sous le soleil du Connemara.




La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille. (fin)

 

      D’après des faits réels je vous ai écrit cette petite histoire, certains échanges
sont véridiques surtout ce qui concerne la fin, mais allez lire je vous apporterais tous les renseignements si ela vous intéresse. Mon amie qui m’a raconté ceci, samedi, va découvrir son histoire
sous forme de roman en même temps que vous.

 

  •  
    •  
      •  
        • Alors Madame Bonnet vous ignoriez que vous étiez en infraction avec la loi, sur l’emploi d’une personne à
          domicile.

        • Disons que c’est la première fois et j’ai seulement voulu dépanner un ami.

        • Vous connaissez Monsieur André x

        • Oui c’est le frère d’une amie et je ne vois rien de mal à lui donner un petit coup de pouce, surtout que cela ne
          va pas chercher loin; il n’y a pas tant de travaux à faire chez moi.

        • Qu’importe les sommes Madame, tout travail mérite salaire, mais un salaire déclaré, ce qui n’est pas votre cas.
          Vous ne connaissez pas les chèques emplois services?

        • Si bien sur mais je n’en n’ai pas vu l’utilité dans mon cas, c’est un travail de deux semaines pas plus. Mais
          j’encours quoi?

        • En ce qui vous concerne, vu que c’est la première fois et que vous n’avez pas nié les faits reprochés, le
          juge

        • Quoi un juge pour ça…Mais c’est dingue

        • Oui, Madame, donc je vous disais le juge va vous faire la morale et elle vous mettra à l’épreuve.

 

A l’épreuve, mais , la pauvre Martine n’en croit pas ses oreilles. Pour avoir osé employer Dédé et se rendre service mutuellement
, elle va subir une épreuve, Elle est bonne pour de l’intérêt général, voir pire, les travaux forcés, il faut bien en rire de cet aventure. Mais il faut qu’elle sache qui a envoyé cette lettre
anonyme, elle va appeler André ou Ninon pour savoir si ils ont des ennuis ou des personnes qui leur en veulent.

 

L’inspectrice lui signifie son congé, elle recevra rapidement un courrier lui donnant le jour et l’heure de sa convocation, et
elle ajoute prenez pas vos aises, lisez tous vos courriers.

 

Martine se retrouve devant le commissariat, elle a reçu comme un électrochoc elle avance sans vraiment savoir ou elle va. Elle
revient en arrière, sa voiture est juste devant elle sur le parking. Avant de démarrer, elle téléphone à Ninon et lui expose brièvement les faits, elle a comme l’impression que cette dernière est
gênée, voir plus qu’elle est déjà au courant. J’arrive lui dit elle, et elle raccroche rapidement.

 

Il est déjà 11 heures il va falloir qu’elle se rende au travail et récupérer tout ce temps perdu, pourvu que Ninon est fait la
commission, en espérant se dit elle qu’elle n’est pas dit qu’elle était allée au commissariat, elle a tellement la langue pendue qu’elle en a bien été capable, elle va du reste aller la
retrouver. Mais surprise, Ninon n’est pas au restaurant d’entreprise, Louis lui dit même qu’elle n’est pas venue au travail ce matin mais qu’elle a donné une raison au chef de service pour toutes
les deux.

 

Martine avale rapidement une salade et un yaourt, rien ne passe et refait le chemin en sens inverse pour se rendre chez son amie,
elle est là en compagnie de son frère et d’un Monsieur, mais Martine le connaît c’est le vilain qui sent le tabac froid, qu ‘est ce que cela signifie? Quand il la voit, il la bouscule à
nouveau mais c’est intentionnellement en lui disant Madame.

Quel goujat, mais que font ils avec cet individu?.

 

  •  
    • A nous deux, vous vous êtes bien moqués de moi, qui est cet individu?

    • C’est notre oncle répondent ils tous les deux dans un ensemble parfait

    • Votre oncle, mais que signifie cela, il était avec moi au commissariat.

    • Oui je sais répond Ninon, hélas.

 

Notre pauvre Martine ne comprends plus rien du tout. Elle demande une explication.

 

André lui explique que son oncle est son ancien employeur et que hier quand il a été convoqué au commissariat, lui aussi, il a
très vite compris d’où venait ce problème et il s’est rendu chez son oncle pour l’accuser de ne pas oser signer sa délation. Ce dernier l’avait mis à la porte sans lui répondre. Mais ce matin,
Ninon est allée voir sa tante et elle a trouvé son oncle en grande discussion, voir dispute avec ses deux fils, et elle n’a pas sonné de suite et a écouté ce qui se passait et elle a appris que
son oncle avait envoyé une lettre anonyme.

 

 

Marine qui jusque là était resté calme n’en peut plus, elle éclate en sanglot et apprends que c’est simplement une vengeance qui
ne la visait pas elle, puisqu’elle ignorait jusqu’à l’existence de l’oncle de Ninon et d’André. Mais en accusant son neveu de travail au noir il punissait la personne qui l’avait employé. Martine
laisse son amie et son frère et va chez elle, en regrettant d’avoir eu l’idée de rafraîchir son appartement pour une modique somme. Justement c’est bien là ou le bas blesse….

 

 

Quelques jours plus tard, Martine trouve dans sa boîte aux lettres la fameuse lettre de convocation pour se rendre au
commissariat. C’est à 10 heures le lendemain, elle croise Ninon sur leur lieu de travail et elle apprends que son frère aura ses allocations suspendues pour trois mois, pour avoir reçu une somme
dérisoire quelques euros tout au plus et cela est assortis d’une peine de prison avec sursis. Martine a pâlie en apprenant cela , elle se demande à quelle sauce elle va être mangée.

 

Après une mauvaise nuit, Martine se lève avec de grandes cernes sous les yeux, elle n’arrive pas à avaler son café, et c’est le
ventre vide qu’elle se rend au commissariat pour écouter sa sentence.

 

Elle est rapidement introduit dans un bureau ou se trouve un inspecteur de police, et non un juge comme lui l’avait laissé
entendre l’inspectrice, déjà intérieurement cela la console, mais elle ne sait sur quoi va déboucher cet entretien.

 

Pendant au moins dix minutes , on lui rappelle les faits puis, on lui signifie un rappel à la citoyenneté, puis on lui ajoute
qu’elle a une mise à l’épreuve de trois ans.

 

  •  
    • Qui consiste en quoi lui demande -t-elle

    • Il faut que pendant les trois ans à venir vous ne commettiez aucun acte répréhensible, sinon vous tombez sous le coup de
      la loi.

    • Quel genre d’actes?

    • Vol, viol, et crimes.

 

Elle ne sait que répondre mais arrive toutefois à prononcer mais c’est aberrant , je pensais que c’était si je faisais appel à une
personne dans les mêmes conditions que je pourrai être emprisonnée, mais me comparer à ce genre d’individus pour avoir donner quelques euros c’est vraiment inimaginable. Elle est bizarre la
justice, je comprends que j’ai commis une erreur mais je ne suis pas un assassin en puissance.

 

Il s’en suit un long silence qui va être coupé par une phrase ambigüe, prononcée par cette personne qui la reçue.

 

  •  
    •  
      • La prochaine fois, si prochaine fois il y a , donnez lui un chèque emploi service dont vous définissez le montant et
        si vous voulez la payer de la main à la main alors faites le……

      • Si je comprends votre raisonnement tuez , violez assassinez mais faîtes vous pas prendre.

 

Et sur ce , elle se lève digne et quitte le commissariat. Elle se rend immédiatement au domicile de l’oncle et attends patiemment
qu’il apparaisse. Enfin le voici, elle s’approche de lui et l’apostrophe.

 

 

  •  
    • Vous êtes content d’avoir semé la zizanie

    • Ah c’est vous, Madame, écoutez j’ai fait mon devoir, vous n’aviez qu’à réfléchir avant d’employer mon neveu.

    • Je ne l’ai pas fait dans l’intention de nuire à qui que ce soit ce qui n’est pas votre cas.

 

L’oncle ouvre la bouche et s’étoufferait presque sous les propos de Martine, il arrive à peine à lui dire que cela ne concernait
pas la lettre, c’était tout au plus une coïncidence si il s’est trouvé en sa compagnie. Du reste sur ce coup à il n’a pas tort en effet , elle aurai du se présenter la veille.

 

  •  
    • Pourquoi l’avoir envoyé anonymement alors que vous étiez son ex employeur, vous auriez pu la signer, mais peut être que le
      renvoi de votre neveu est aussi un règlement de compte et que vous n’êtes pas dans votre bon droit, la justice peut vous aussi vous rattrapez, vous connaissez j’imagine les
      prud’hommes.

    • Oui, c’est des menaces.

    • Ne vous inquiétez pas si je vous dénonce ce ne sera pas par une lettre anonyme je la signerais, mais comme cela ne me
      concerne pas, je n’en ferai rien, mais d’autres, qui sait…..

    • Madame, restons en là, je m’excuse, cela vous va. Mais mon neveu n’a que ce qu’il mérite.

 

 

Martine rentre chez elle, et sa vie va reprendre son cours normal, elle n’en veut ni à Ninon, ni à André, elle se dit que
désormais elle sera plus vigilante. Son salon restera en l’état, après tout il n’est pas si vilain, elle se doit d’ être une mère exemplaire pour son fils.

 

 

 

FIN