Mes écrits sont des ronces jetés à la hâte
me voici recluse comme une spartiate
rien ne fleurit sur la douceur de ma page
mes vers m’ont fuit en un bel équipage.
Il me faut faire violence à mon cerveau
pour arriver à écrire ces quelques mots
je réprime un sanglot long et glacé
ou mes rimes sont elles passées?
Mes doigts s’accrochent à ma plume
un abîme se creuse sous cet enclume,
j’esquisse des ombres en farandole
si je n’écris je vais devenir folle.
J’ai du perdre la clef de mes mots
l’égarer dans un précipice de maux.
