la clef de mes mots

 

Mes écrits sont des ronces jetés à la hâte

me voici recluse comme une spartiate

 rien ne fleurit sur la douceur de ma page

mes vers m’ont fuit en un bel équipage.

 

Il me faut faire violence à mon cerveau

pour arriver à écrire ces quelques mots

je réprime un sanglot long et glacé

ou mes rimes sont elles  passées?

 

Mes doigts s’accrochent à ma plume

un abîme se creuse sous cet enclume,

j’esquisse des ombres en farandole

si je n’écris je vais devenir  folle.

 

J’ai du perdre la clef de mes mots

l’égarer dans un précipice de maux.

Pour Vous: du muguet

 

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Un brin de muguet

en ce joli mois de mai

est un moment de bonheur

 


Nous célébrons aussi la fête du travail.

 

Je vous souhaite à tous et toutes un joyeux 1er  mai.

 

JE REVIENS DOUCEMENT, PAS TROP LE TEMPS EN CE MOMENT.

Même

Même si je ne fais pas partie de ta vie

à tout jamais tu seras dans ma mémoire

nos désirs seront à jamais inassouvis

sans toi j’ai basculé dans un trou noir.

 

Nous nous sommes  croisés sur ce chemin

ou jamais mes pas devaient me conduire

ou ces mots écrits sur des vieux  parchemins

ont permis à notre regard de s’évanouir

 

Dans les lambeaux d’une nuit déchiquetée

insufflant nos coeurs de piques douloureux

tes mots à peine murmurés m’ont tant affectée

mais je savais que je te rendais malheureux.

 

Des images surgissent dans ce ciel d’émeraudes

profondément ancré dans la chair de  mon coeur

traversant mes songes tu pars en maraude

en imaginant ton baiser et ton  air moqueur.

 

La raison l’a emportée sur l’amour flamboyant

car dans le coeur des poètes il y a toujours

la folie des sens que j’ai perdue en m’enfuyant.

 

Je n’ai jamais revue ce bel homme éperdu

perfide est la vie quand le coeur épris

vogue dans la tourmente des fruits défendus.

 

 

 

 

 

Voiliers

Deux voiliers à l’envergure surprenante

fendent les flots à l’écume blanche

gonflant leurs poitrines  impressionnantes

sont ils vikings ou bateaux du dimanche?

 

Sortis tout droit d’un roman d’autrefois

ces flibustiers, pirates d’un autre temps

paradent sur le pont en combattant

des imaginaires ennemis aux abois.

 

Sous le ciel limpide d’un jour qui n’en finit plus

vogue le « Temps » et son précieux chargement

qui sera déposé dans un port  au nom inconnu

ou les alizés souffleront abondamment.

 

Semées d’embûches les récifs les repoussent

sous des baisers volages, ils fuient au large

privés de  pouvoir les voici marins d’eau douce

sans voiles ils leur reste une pauvre barge.

 

Les voici victimes d’une étrange tristesse

d’un rire caverneux à un sanglot de velours

ils virent au large et reviennent en vitesse

pour que sur la vague ils ne soient pas lourds.

 

Sont ils sortis tout droit d’une belle  fable

ou sous les feux du couchant nous éblouissent

nous laissant penser qu’ils  sont adorables

en versant sur la mer un beau feu d’artifice.