Folie des sens.

 

 

 

Hantée par les souvenirs d’autrefois

ou son corps dansait avec volupté

tu la dévorais comme fraise des bois

frissonnante de plaisirs mais domptée.

 

 

Corps de déesse, chevelure d’ébène,

c’est une folie de tes sens

tu es féline mais deviens hyène

à en oublier les convenances.

 

Pour cet homme le désir

à ton corps se fait sentir

tu te souviens à nouveau

de sa bouche à fleur de peau.


 

Dans la folie de cet étreinte

tu t’es tendu comme un arc

il t’ as laissé comme une empreinte

tu en as encore la marque.

 

Prenant une pose nonchalante

toi qui est belle amante

tu trempes dans l’eau

ton orteil le plus beau.

 

A son contact charnel

tu es sensuelle.

A son dard pointu

tu te donnes sans retenue.

 

Ses doigts doucement te caresses

et prennent d’assaut ton butin

tu te laisses aller sans faiblesse

en imaginant avec lui ton destin.

Un méli-mélo d'un 1er avril

Un poisson, un matin a pris les voiles

il prit ses nageoires à son cou pour s’enfuir

lui qui s’imaginait être un squale

il n’avait pas envie de finir dans une assiette

et encore moins dans une poêle à frire

voir même être piqué par une fourchette

comme ses amis de la rivière ou de la mare.

Il s’agrippa tout d’abord au  garde boue d’un vélo

et se promena dans la ville le long des remparts

quand soudain un coup de vent , un vrai méli-mélo

le projeta brutalement sur la chaussée

Comment faire pour ne pas se faire écraser

se lamentait il? Il commençait à regretter 

son petit ruisseau, et se prit à souhaiter

de faire une rencontre pour retourner là bas

quand soudain un jeune garçon

s’en saisit et se dit ma foi que vais je faire de toi?

Et là, soudain une idée à son cerveau germa

il l’accrocha au dos d’une petite fille dans la cour

de récréation, et l’on entendit rire le poisson

et tous les enfants de l’école tout au long du jour

Quelle chance se dit notre ami plein d’écailles

je suis avec des enfants et je suis de papier.

Vont-ils me décerner une médaille?

Dorénavant je ferais cela tous les premiers avril.

mais il faudra m’accrocher à un fil

et pas m’abandonner avec vos souliers

Parfois je serai de carton, petit ou grand

et je me multiplierais et ferais des farces.

dit il comme un conquérant,

C’est en souvenir d’un passé pas si loin

que je vous l’ai compté en cette fin mars

pour que vous le découvriez au petit matin.

DE CE PREMIER AVRIL.

 

Terre lointaine

J’emprunterais tes chemins pour enfin te retrouver

j’irai par monts, par vaux sur cette terre brulée

dans la chaleur ou le froid d’une nuit étoilée

je pense  ne pas te reconnaître car tu es éprouvé.

 

Sur ta peau je vois  les traces de ta peine

comme des cicatrices  creusant un fin  sillon

aspirer par le vent tu disparais en un tourbillon

sur ce chemin ocre sous cette voûte azuréenne.

 

Ici et là se mêlent tes maigres souvenirs

dans cette case au milieu de nulle part

assoiffé par le soleil qui pousse au départ

tu ne peux quitter ta terre, je dois choisir.

 

Couleur
menthe réglisse ainsi est l’amour

l’une vient du froid et d’un pays pluvieux

ici c’est rude mais le ciel est radieux

je suis à toi et je t’aimerais toujours.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reflet

 

 

Lorsqu’hier la lune  se mirait en tes eaux

le visage d’une nymphe se penchait sur toi

et son doux reflet appelait tes émois

en fendant d’une allure majestueuse tes flots.

 

Mais dans l’eau montante tout est illusoire

son corps penché découvre de belles formes

que le ressac dans un va et viens difforme

tout frissonne et tu t’évanouis dans le brouillard.

 

D’énormes nuages s’amoncellent à l’horizon

des larmes perlent au ciel et se noient ici bas

ta silhouette disparaît dans un dur combat

entre mer et ciel en une folle trahison.

 

Avant que la nuit s’achève tout est irréel

ta silhouette tremblote sous le vent

dès que le soleil apparaît au levant

le mirage dans l’eau a pris des ailes.

Bousculade dans ma tête

 

Lorsque la folie des mots se bousculent dans ma tête

 plus un bruit, je suis sourde même à une tempête.

 

Mais je suis sur un petit nuage car j’aime écrire.

 

Je divague, je rêve, c’est la frénésie de l’écriture

je laisse tout ce que je fais y compris des confitures.

 

Mais je vogue sur mes rimes car j’éprouve du plaisir.

 

Sans grimoire je m’affole, alors j’écris sur des confettis

j’en perds le sommeil et  même l’appétit.

 

Mais je me régale de mes mots pour vous les offrir.

 

Il me faut coucher mes pensées sinon elles vont s’envoler

et je ne puis me laisser aller à perdre la tête et batifoler.

 

Mais c’est une passion cela en est même un  beau loisir

 

 

Puis peu à peu le calme revient, j’ai le fil conducteur

j’écris la vie, le rire et même les pleurs.

 

Car j’aime vous faire vibrer et aussi vous séduire.

 

Je m’en saisis et doucement la douleur s’efface 

il était temps mais ils ont de l’ audace.

 

Mais cela vous permet de me lire.