En souvenirs des Poilus.

 

D’aussi loin que mes souvenirs
remontent, je me remémore ce que me disais mon Grand Père, ce texte nous retrace la guerre de 1914/1918, c’est une page de notre histoire, je vous la livre, elle est fidèle à ce que tous les
poilus ont vécus.

 

 

A la mobilisation générale
Vous aviez tout juste vingt ans
Vous pensiez être revenus
Au moins pour noël
Vos femmes sont allées au champs
Ou bien à l’usine
Car vous n’y étiez plus
Votre vie n’était pas belle
Pour vous il n’y a plus
Ni jour, ni nuit,
C’était un véritable enfer
Ce devait être la der des der
Mais ce ne fut pas la dernière
Tu y étais Grand Père.


Ils vous appelaient les « Poilus »
Combien sont revenus?
Vous buviez un coup
Pour vous donner du courage
Vous dormiez dans la boue
Au fond de vos tranchées
Vous ne saviez plus quel âge?
Il fallait vous donner
Tant vos visages
Avaient changés.


Vous vous battiez avec ardeur
pour votre pays « la France »
Toi, tu as eu de la chance
D’autres pas.
Vous attendiez la nuit
Pour ramener vos morts
Certains étaient vivant
Mais que feront ils demain?
Sans jambes, bras ou mains.


Baïonnettes au canon
Vous montiez à l’assaut
Vous êtes allés au fort de Douaumont
Vous auriez préféré dormir
Au fond d’un lit
Et ne plus penser à vos amis
Qui venaient de périr
Vous les avez laissés
Au fond de la tranchée
Sans oublier d’écrire
A leurs femmes ou fiancées.
Pour eux tout était finis
Il avaient trouvés le repos.


De la bataille de la Meuse
Aux taxis de la Marne
En passant par Verdun
Vous ne faisiez qu’un
Avec tous les morts
Qui sont tombés
Aux Champs d’Honneur,
Vous êtes allés avec la peur
Jusqu’au Bosphore
Aux portes de l’Asie
Combattre vos ennemis.
Vous vous êtes battus
Jusqu’aux Dardanelles
Vous n’avez jamais vu
Le soleil se coucher
Sur les mosquées
Tout était éteint
Au fond de vos prunelles
Jusqu’au petit matin
De votre retour
Ou vous alliez
Retrouver votre « Amour ».

 

Écrit dans un recueil offert à ma famille en novembre 2000.

Pieds de nez

 

 

Comment pourrai-je plagier

alors que mes mots courent dans ma tête

et s’évanouissent au matin sur ma feuille de papier.

 

Pensez vous que je sois si bête?

pour ne pas savoir créer mes  poèmes

avez vous diligentés une enquête?

 

Je  ne saisis pas le sens de ces mesquineries

même sur la toile je découvre la haine

je réponds en un poème à vos bouffonneries.

 

Une expression, un mot une idée

parfois cela peut se ressembler

mais recopier dans son intégralité une poésie

est à mes yeux pire qu’une anesthésie.

 

Toutes les oeuvres crées sont à respecté

je n’ai jamais lu une ligne de vos poèmes

ils n’existent pas car vous êtes là pour critiquer



 

Je prends du bon côté vos imbécillités

grâce à votre paranoïa

cela me donne la facilité

d’ironiser sur vos gribouillas.

 

Il serai de bon ton de balayer devant votre porte

vous ne connaissez de moi que mes écrits

mais je vous avoue que cela me conforte

dans mes idées vous me semblez bien aigris.

Naufrage

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Petit lopin de terre

perdu dans l’immensité de l’océan

rocher battu par la mer

au loin vogue le trimaran.

 

Terre de marin fouettée par les vents

sable dorée étalée sur la plage

beauté du soleil dans le couchant

les enfants jouent avec les coquillages.

 

Les embruns fougueux brisent la goélette

c’était la nuit par un terrible orage

le petit bateau allait à l ‘aveuglette

Sur la rive il s’échoue après le naufrage.

 

 

 

Une histoire d'autrefois

Si cela était un présage

serais tu près pour ce voyage

donnerais tu de ton temps

pour me consacrer  tous tes instants

 

Il m’a suivi pour ce voyage céleste

pourtant moi je le déteste

je suis dans une quête du bonheur

je fuis tous ses malheurs.

 

Désireuse de nouvelles rencontres

j’ai posé ma tête tout contre

toi et là tu ne t’es pas enfuis

au contraire tu m’as souris.

 

Ai je rêvé qu’il était mien

aujourd’hui je ne sais plus rien

je vogue dans un océan de larmes

j’ai rendu les armes.

 

Cette histoire n’est pas la mienne

a t elle inspirée la haine

seul le temps nous le dira

mais aujourd’hui tu n’es plus là.

 

 

 

Hâvre d'amour

Dans la chambre aux couleurs d’autrefois

nos deux corps s’embrasent en un émoi

ensemble nous avons perdus toute limite

vois tu mon coeur qui palpite.

 

Ensemble nous avons franchis les plaisirs

nos passions voguent sur l’aile du désir.

je suis ton océan qui accueille ta lave en fusion

tu es le mat dressé pour une langoureuse effusion.

 

Te souviens tu de nos nuits d’amour remplis d’ivresse

lorsqu’au petit matin ton souffle me réveillait en une caresse.

Mes baisers les plus fous te faisaient défaillir

en m’enlaçant doucement il ne te restait plus qu’a me cueillir.