Rêves décalés….

 

 

Femmes matures

ah je vous jure

ils me balancent ce mot

le matin fort tôt

et voudrait que je l’explique

mais ce n’est pas magique

c’est la femme dans la maturité de l’âge

ce n’est pas un mirage

le temps a fait des ravages

ou est elle en décalage.

Il ne la veut pas  pour épouse

juste la coucher dans la pelouse

il a à peine trente ans

il la fait rire à pleine dents

se croit le meilleur

et se donne des allures de mitrailleur.

Je n’ose dire de quoi.

 il ne comprends pas pourquoi

elle ose lui dire non

et sur la toile le quitte sans façon.

 

 

 

 

Retour sur le passé



J’ai trouvé au fond d’un coffret
Une boucle de tes cheveux
Ils étaient blond comme les blés
Avant la moisson de l’été.

J’avais oublié la couleur de tes yeux
Mais tout surgit du passé

A la vue de cette mèche.

Je revois la fossette de ton menton
Tes joues rebondies  et si rouges
par la morsure du froid

Tes allures de gamin des rues
et ton visage d’ange parfois.
.

Tu chaussais tes bottes
prenais ton ciré jaune
pour aller patauger
dans les flaques de notre cour

Tu ne rentrais que le soir
Ivre de l’air et du soleil
Ton sourire enjôleur
m’empêchait de te gronder
et tu es partis mainte fois encore.

Tu nous a fait les quatre cent coups
Mais tu revenais toujours au nid
Ton petit air mutin
me prenait au dépourvu.
Je te revois  aujourd’hui
repoussant d’une main
ta mèche qui tombait
sur ton front rageur.
Tu ensorcelais tes frères et soeurs
Ils étaient à tes pieds
tu jouais de leur naïveté
mais tu les faisais profiter
de tes largesses..

Un jour de grand vent
tu t’en es allé
tu as pris la mer
sur ce petit voilier
Et plus jamais
tu es revenu.

 

Ecrit en mars 2009 5 mois après le décès du fils d’une de mes amies.

Démo de mots

Un petit délire sur un texte pauvre avec une rime riche…rires!!

 

Ce soir il est fêtard
Demain à nouveau smicard
A nager comme un têtard
Allant de ci de là au hasard
Il ira voir un politicard
Qui lui donnera un boulot de mannard
Il ne sera jamais snobinard
En buvant son pinard
Quand il sera campagnard

Il croise le regard
De ces deux motards
Qui ne sont pas ringard
Assis à la terrasse du bar
De ce grand boulevard
Il est hagard
Quand il voit ces deux vieillards
Au teint blafard
siroter leur Ricard.

A un créateur méconnu

 


D’un morceau de rocher

 surgit des entrailles de la terre

Tes mains ont façonnés
Le visage de cette mère.

La vie tu as redonné
A une vulgaire pierre
Ton art s’est paré
D’une merveilleuse lumière

Sous tes doigts habiles
Tu as façonné
Cette femme fragile
Au regard tourmenté

Tu as su exprimer
Toutes tes souffrances
Dans cette pierre taillée
Lors de tes errances.

Aujourd’hui tu exposes
Tes oeuvres inachevées
Car jamais tu n’oses
Complètement t’exprimer.

J'aimerais

 

 

J’aimerais parcourir le monde
Et faire de ma vie une ronde
Où se croiseraient des visages
Rencontrés lors de mes passages

J’aimerais gravir des sommets
Arpentées des monts des chemins,
Sourire à des Inconnus et serrer des mains
Rien ne m’arrêterait

J’aimerais marcher sur un fil
Sans avoir peur du vide
Courir dans la ville
Sans avoir une ride

J’aimerais voir le soleil couchant
S’éteindre sur l’océan
Etre ce frêle bateau
Voguant sur les flots.

J’aimerais être cette fille,
Courant dans les champs
Ses cheveux flottant dans le vent
Et sa robe ondulant dans les charmilles.

J’aimerais faire de ma vie
Un brasier d’amour
Ou se retrouverait tous mes amis
Tout au long du jour.

J’aimerais pour te ressembler
Faire naître sous mes doigts
Des fleurs par milliers,
J’aimerais être comme toi.