Le retour

 

 

Je suis sur ce quai  pour mon départ

il me faut encore te revoir;


J’ai ta lettre glissée au fond de ma poche

mais je me sens si las, si moche;


Plusieurs fois j’ai laissé mes doigts s’égarer

je l’ai ouverte puis vite refermée

je sais qu’elle contient tout mon passé

oserais je la lire avant de m’en aller.


Laisse moi tranquille  un moment toi mon chagrin

ou irais je me cacher si ce n’est sur notre chemin;


J’ aime cette femme, oh oui je l’aime

mais sais tu aussi que je suis bohème.


Un homme ne doit pas pleurer m’a dit ma mère

et aujourd’hui je pleure et me désespère.

Mais comment lui dire, puisse t elle comprendre

mon coeur te supplie  peux tu m’entendre;


Tais toi ma douleur, laisse  moi réfléchir

suis je capable de me laisser fléchir.


Je sais j’ai une pierre à la place du coeur

mais ensemble nous avons droit au bonheur.


A peine mes yeux se sont posés sur ta lettre

j’ai compris l’erreur que j’allais commettre

j’ai eu un enfant et je l’ignorais

si je pars sans la voir je me déshonorerais.


Me voici mon amour, ma mie

faites moi une place dans vos vies.


Je n’ai pas cessé de t’aimer

mais je n’osais te le dire, j’avais trop de fierté.


J’arrive, je ne sais si c’est  pour être ensemble

mais je veux voir cet enfant qui me ressemble

Oublions le passé , tournons nous vers l’avenir

même si le chemin  est encore à construire.




La lettre

 

 

Si il suffisait de quelques mots

pour lire dans le regard de l’autre

et se comprendre à demi mot

tu aurais ouvert la lettre.

.

 

J’ai gravé au fond de  mon coeur

les doux instants passés ensemble

l’ardente morsure de ce bonheur

est ce visage qui te ressemble.

 

Un jour es tu allé au grenier

feuilleter l’album de nos souvenirs

ou préfères tu  tout  oublier

pour te tourner vers ton avenir.

 

Tu es en pare-tance pour  nulle part

en un aller sans retour

tes larmes couleront au moment du départ

personne ne sera là pour te dire fais demi tour.

 

Tous les jours  nous t’attendons au bord du chemin

l’endroit tu le connais c’est celui de  nos amours

sais tu que c’est ton enfant qui me donne la main

elle ne sait pas  mais  espère ton retour.

 

 

 

Velouté d'idées

 

 

 

Je ne rature plus mes poèmes
mais sont ils beaux pour autant
Les voyez vous dans ce matin blème
comme un amour naissant.

Je rédige des textes incensés
au gré du vent et de ma plume
Tout est noyé
dans un décor de brume.

C’est l’ébauche de la vie
écrit dans une gerbe d’étincelles.
je n’en connais pas la mélodie..
ce  n’est pas une ritournelle.

Je ne vous offre que du rêve
pimenté de la réalité
Voilà c’est la trêve
retombez sur vos pieds.

 

 

 

Ecrit en novembre 2009

A l' ami Pierrot

 

 

Dis l’ami Pierrot

file moi ta plume

se gaussant de  moi cet idiot

m’a passé une enclume.


Comment écrire des mots

avec ce machin rouillé

si je me tape ce sont des maux

vais je  me débrouiller.


Devant mon pauvre minois

il m’a repris l’engin

en se moquant de moi

et m’a donné son machin.


C’est un vieux crayon

il n’a pas de  mine

et il a perdu le taille crayon

cela me chagrine.


Si je te laisse ma plume

écris moi des vers

nous partirons sur la lune

avant le retour de l’hiver.


Tu seras ma Colombine

je serai ton Pierrot

tu es ma meilleure copine

et je ne suis  point jeunot.


Donne moi ton coeur

je te rends ta  plume

chantons en choeur

la chanson de la lune.







Rêverie au fil de l'eau.

 

 

Les images défilent à mes yeux éblouis

serais je devenue  simple esprit

pour découvrir en ce matin de printemps

la nature parée de ses couleurs d’argent.



Sous les rayons du soleil le canal  étincelle

mes mains en visière , aveuglée je chancelle

il est comme un lac endormi

ou l’or du soleil  et l’eau se marient


 

Le bleu du ciel  se meurt dans ses eaux

lui donnant chaque jour un air nouveau

je rêve de bateaux à vapeur le caressant

et allongé sur lui des mots d’amour lui murmurant.


Je savoure cet instant si précieux

ou nous sommes seuls tous les deux

je flotte entre deux infinis

ou s’envolent mes rêveries.