La kermesse

 

 

Aujourd’hui est un grand  jour

à l’école du beau séjour

ici ou là des  fillettes  en robe d’organdi

ont un joli air hardi.

 

D’ autres en jupe de taffetas

tirent la langue aux garçons en angora

et à ceux en costume de la belle époque

plus loin des parents amènent des jolis phoques.

 

 Ce petit monde se pavane et rit

devant la mine déconfite

de mineurs aux joues noircies

pendant que d’autres profitent

d’une inattention de la maîtresse  pour s’arroser

à coups de  pistolets.

 

La  kermesse peut commencer

voici les parents, t les frères et soeurs

la directrice fait le plus beau discours de l’année

les plus grands chantent en choeur.

 

Les sketches succèdent aux danses

en un beau rythme et en cadence

à l’entracte  il y a la traditionnelle loterie

cet année il y a de la poterie

vendue par les enfants eux mêmes

 faites avec amour pour leurs parents qu’ils aiment.

 

Aux jeu de massacre les papas sont les meilleurs

à la buvette d’autres sont devenus serveurs

  de barbe à papa de frites et de boissons

les mamans sont à  la traditionnelle pêche aux poissons

 

De grands jeux sont proposés

football et courses à pieds

les enfants sont récompensés

au fur  et à mesure de leur arrivée.

 

Un repas les réunit

autour d’une salade et de la charcuterie

le soir à la veillée il y aura un feux de la saint jean

ou s’élèveront les voix des enfants

les pères gratteront leurs  guitares

d’autres  joueront dans la fanfare.

 

C’est un joyeux brouhaha assez  bon enfant

  d’ une journée bien remplie pour les petits et les grands..

l’an prochain les fables seront à l’honneur

ainsi qu’une balade à pieds  pour les randonneurs.

 

C ‘est une façon originale de renflouer les caisses

pour organiser des voyages pour cette jeunesse.

 

 

 

 

 

 

La révolte de ma muse

 

Pauvre muse je t’ai malmenée cette nuit

avec moi tu as descendu des chemins escarpés

sauté des murets, couru à travers prés

et tout cela en grandes enjambées sans un cri.

 

au petit matin tu ne t’es pas relevée

les traits tirés , la mine blafarde

tu es restée là ou je t’ai abandonnée

et tu en fais à ta tête tu es une cabocharde.

 

Les yeux mis clos, la mine défaite

tu m’observes et tu te gausses de  moi

me laissant entendre que je ne suis pas parfaite

moi aussi je le savais de toi.

 

Je te brave en écrivant ces mots

je t’observe furtivement

je vais te faire ton portrait-robot

tu vas t’en souvenir définitivement.

 

Mais la belle se rebiffe

m’empêche aussi d’écrire

d’un coup de tête m’ébouriffe

et me demande de la proscrire.

 

Je ne  puis faire cela ma mie

vous êtes à mon service depuis dix ans

faisons un pacte, soyons amies

ensemble rédigeons un beau roman.

 

 

 

 

 

Aime moi

 

 

Aime moi

comme un fou

comme un sauvage

ne me demande rien

prends moi

fais moi crier

fais moi rêver

mais dit le

parle moi

ne me laisse pas

crie que tu aimes

crie que tu rêves

de  moi

encore et encore

 

Aimes moi

comme je suis

ne te pose pas de questions

fonce et tais toi

laisse venir le bonheur

ton coeur verra le  jour

et nous nous aimerons d’amour

de mille et une façon

avec mes défauts

avec mes qualités.

sois la douceur

et aussi la violence

parcours des monts enchanteurs

des vallées , des océans.

 

Aime  moi

Soit ma tempête

mon ouragan

soit l’élément qui se déchaîne

j’ai soif de toi

soit ma pluie du matin

mon déluge du soir

mon soleil de  minuit

défie les éléments

reste toi même

couvre moi de fleurs

bois en mon calice

et dévore moi en silence.

fais moi tienne.

 

Aime  moi

fonds dans ma bouche

et sois ma sève

donne moi ton miel

je suis ton soleil

oublie ton passé

tu as le monde à tes pieds

et moi je suis ta reine

aime moi

contre vent et marée

chasse tes peurs

écoute les oiseaux

voilà l’aurore

enlacés nous dormons.

 

 

 

La soupe à Line (version EvaJoe)

 

 

 

Mon amie Line

a une soupe à la mandarine

sa recette je ne l’ai pas trouvé

mais je vais m’en inspirer.

Des fruits juteux aux couleurs orangés

vous les mettez dans le saladier

n’oubliez pas d’ en ôter la peau

c’ est la lourdeur de nos cerveaux

ajouter une pointe de muscade

sinon ce serai bien fade

et les plats du soleil

n’ont pas leur pareil

pour donner de la joie au coeur

et nous sortir de notre torpeur.

Une pincée de cassonade

pour permettre à mes mots en chiffonade

de fondre dans cet océan sucré

de quelques mets recherchés.

Puis une gousse de vanille

venue des Antilles

 plonge dans le bouillon

dans un tourbillon

emportant notre vanité.

Puis finis  par se déshabiller

elle ôte tout ce qui est méchanceté

sans en être affecté.

Bétise, ironie et mépris

sous les yeux des kiwis

ont perdus de leur superbe

notre langue exacerbe

ce  petit goût acidulé

une grimace à peine dissimulé.

et le tour est joué

pour cette soupe mitonné.

Ce qui est à Line

reste dans la soupe  mandarine

j’ajoute ma touche personnelle

en une noisette de miel

une cascade de rhum blanc

disparaît dans l’antre du volcan.

Tendez moi vos verres

pour que les liens se resserrent

 buvons à l’amitié entre blogueurs.

Désabusée

Toute personne qui pense se reconnaître ….Vous connaissez la suite, mais si ça peut faire réfléchir certaine personne qui joue avec les
sentiments alors mon poème aura atteint son but…

 

Je ne me veux pas moralisatrice je ne suis pas Monsieur de La Fontaine pour ça, juste dire que les gens sincères existent et que parfois
hommes ou femmes ont tendance à l’oublier et ils ignorent les dégâts qu’ils peuvent occasionner.

 

 

Sur la corde raide je me balade

entre ciel et terre je suis en rade

un pas en avant et je reste en suspends

un autre en arrière et le vide me prends

accrochée par mon vêtement

je vais rester là ma vie durant

j’observerais le monde par dessus

il va falloir agir j’en suis convaincue.

 

je suis descendue de mon piedestal

car j’étais comme dans un univers carcéral

pas enchaînée mais prisonnière

d’un monde trop austère

pour vivre heureuse j’ai besoin de liberté

et vous me l’aviez ôté.

je n’ai pas la même vision du monde

j’ai l’esprit qui vagabonde.

 

Je suis devenue méchante

alors que j’étais très aimante

c’est à cause de vos mesquineries

que je suis devenue une furie

si vous aviez eu un peu de bon sens

vous auriez gardés le silence.

vous avez joué avec mon coeur

sachez que vous avez eu tort.

 

Désormais j’ hanterais votre esprit

je pense que vous l’avez compris

je ne suis pas un pantin désarticulé

pas à pas j’avance, vous allez reculer

je pense que vous me connaissez guère

car vous auriez su à qui vous aviez à faire

si mon coeur est tendre,  j’ai une carapace

elle vient de tomber je suis une rapace…