Fillette au
joli jupon
Petite pomme à genoux
En robe à volant
Aux souliers grenats
Croquant à pleine dents
le beau raisin muscat
Encore une enfant
Mais la femme déjà est là.
En ce beau
matin ensoleillé
Je vois poindre le nez
d’une fleur en bouquet
De la chrysalide l’adolescente est née
Sourire espiègle ou ensorceleur
Dédaignant le jeune charmeur
Au gai luron rencontré
Devenu votre bien aimé.
De la femme
fleur
Vous voici devenue fatale
Vos armes n’ont pas d’égale
Pour combattre les coeurs
De tous ces soupirants
Et chevaliers servants
La lune ils iraient décrocher
Pour la déposer à vos pieds.
Femme
épanouie
En floraison de vie
Allaitant votre tout petit
Dernier né de la fratrie
Amante et mère à la fois
De balbutiement en émois
Vous leur donnez chaque soir
Ce que vous engendrez d’espoir.
Juste avant
votre départ
Vous posez votre regard
Sur toute votre histoire
Vos enfants et petits enfants réunis
Ils sont venus des quatre coins du pays
Pour souffler les bougies
De vos cent ans de vie
Vous l’avez bien remplis
Et c’est sur la pointe des pieds
Que vous êtes partie.
Aujourd’hui
il reste comme souvenir
Cette photo jaunie par le temps
Elle remémore à tes descendants
Que juste avant de partir
Tu chantais pour tes cent ans
Aujourd’hui nous entendons ton rire
Tu es toujours dans notre coeur.
Riez, riez
jolie princesse
La vie n’est pas une chanson
Dansez, dansez belle déesse
Dans vos froues froues et vos jupons.
