Le retour

Ils sont tous les deux jeunes et beaux

ensemble ils ont mis les voiles

dans une vieille  auto

roulant sous la voûte d’étoiles.

 

Ils sont partis sans un regret

loin de leurs vies insipides

emportant avec eux leurs secrets

ce sont deux adolescents intrépides.

 

Ils sont passionnément amoureux

prêt à vaincre la peur

de ce qui les attends ailleurs

mais ils seront tous les deux.


 

Il a les yeux couleur des blés

Elle, la peau brune , cheveux frisés

ils s’aiment à la folie

malgré les interdits.

 

Ils ont fuis cette terre

ou violence et haine

se font la guerre

car elle est Africaine.

 

Leur enfant verra le jour

ailleurs que dans cette tour

ou la couleur de ta peau

te fais rester sur le carreau.

 

Ils ont quittés leur cité

pour rejoindre le village

ou sa femme est née

au coeur des pâturages.




 



 


 

 




Mon amie la crème

Elle se fait douceur

et ravie les coeurs

elle est légère et savoureuse

c’est une ambitieuse.


Elle se donne à nos plaisirs gourmands

et deviens pour un soir bourdelot Normand

les belles pommes cuites au four

se pavanent dans leurs beaux atours

vêtues de leur chemise feuilletée

les voici bien apprêtées.


Elle hante la forêt noire

pour un jour de gloire

lorsqu’elle se marrie aux cerises

une  cascade d’alcool la surprise

au doux prénom de kirsch

et pour finir en beauté

elle se laisse allée dans les vallées

encapuchonne les monts

pour en faire des bonbons

 

Si je vous ai conté

l’histoire de la crème fouettée

c’est pour relever un défi

que m’a lancé une amie.

Entre nous pas de médailles

sauf une amitié sans failles

ni course aux diplomes

juste deux gastronomes

amoureuses des mots

dans ce qu’il y a de  plus beau.

 


Ma plume a toutes les audaces

car elle dédicace

aux cloches de  Pâques

un sourire paradisiaque

avant d’être patraque.


 



Mes rêves

Aussi loin que mes pas me portent

j’imagine mes rêves les plus fous

ils sont tel une cohorte

et marche à pas de sioux.

 

Tantôt j’aborde des rivages

ou je ne vois nulle trace

et je les explore en un long voyage

ou la dune et la mer s’enlacent.

 

Plus tard j’escalade des montagnes

ou les amoureux se taillent la part belle

mon imagination m’accompagne

sur une vision de neiges éternelles.

 

J’aime déchirer l’horizon

pour traverser les années lumières

découvrir les saisons

ou folâtre l’atmosphère.

 

Je porte en moi la flamme

de donner de l’émoi

j’y met toute mon âme

et je donne tout de moi.

 

 

 

 




 


Une vie

 

Fillette au
joli jupon
Petite pomme à genoux
En robe à volant
Aux souliers grenats
Croquant à pleine dents
le beau raisin muscat
Encore une enfant
Mais la femme déjà est là.

 

En ce beau
matin ensoleillé
Je vois poindre le nez
d’une fleur en bouquet
De la chrysalide l’adolescente est née
Sourire espiègle ou ensorceleur
Dédaignant le jeune charmeur
Au gai luron rencontré
Devenu votre bien aimé.

 

De la femme
fleur
Vous voici devenue fatale
Vos armes n’ont pas d’égale
Pour combattre les coeurs
De tous ces soupirants
Et chevaliers servants
La lune ils iraient décrocher
Pour la déposer à vos pieds.

 

Femme
épanouie
En floraison de vie
Allaitant votre tout petit
Dernier né de la fratrie
Amante et mère à la fois
De balbutiement en émois
Vous leur donnez chaque soir
Ce que vous engendrez d’espoir.

 

Juste avant
votre départ
Vous posez votre regard
Sur toute votre histoire
Vos enfants et petits enfants réunis
Ils sont venus des quatre coins du pays
Pour souffler les bougies
De vos cent ans de vie
Vous l’avez bien remplis
Et c’est sur la pointe des pieds
Que vous êtes partie.

 

Aujourd’hui
il reste comme souvenir
Cette photo jaunie par le temps
Elle  remémore à tes descendants
Que juste avant de partir
Tu chantais pour tes cent ans
Aujourd’hui nous entendons ton rire
Tu es toujours dans notre coeur.

 

Riez, riez
jolie princesse
La vie n’est pas une chanson
Dansez, dansez belle déesse
Dans vos froues froues et vos jupons.

Parfums

 

Les parfums courent sur ta peau
Comme des mots d’amour
Ils laissent au creux du cou
Dans l’échancrure de ton corsage
Pour toi la femme sage
L’empreinte d’un baiser
Bonheur intense
D’un indéfinissable sillage
C’est l’envol des sens
Éclosion de couleur
Aux mille senteurs
Pour la célébration
De la féminité