A toutes les Femmes

Aujourd’hui c’est le jour
ou l’on parle avec amour
de la femme.
Unique jour
me direz vous
à la Une nous sommes.

Posons notre regard
sur les petites mains
celles qui oeuvrent du soir au matin
toujours là pour les gamins
sans cesse à la tache
assez souvent écrasées.
Parfois sans espoir
de vie meilleur.

Posons notre regard
sur des femmes bafouées
par un oppresseur, un mari
ou des idées
donnons leur, leurs places
une parole pour s’exprimer
pour vivre autrement
et voir la joie renaître.

Posons notre regard
sur celles qui errent
hors de leurs frontières
pour vivre dignement
avec leurs enfants
frères ou maris
exploités par des passeurs
sans retour en arrière.

Posons notre regard
sur des femmes malades
seules, âgées
perdues dans notre galaxie
privées d’amour
celles emprisonnées
par la tradition
ou en prison.

Posons notre regard
aux poètes de l’ombre
aux écrivains inconnus
celles que je côtoie
par la plume
unis par l’amitié de l’écriture
à travers vous
la journée de la femme
sera  notre journée
car nous pouvons
couvrir la planète
par nos écrits.

Bonne journée aux femmes qui vont  venir me lire, aux hommes qui comprennent que la femme  n’a pas besoin d’ une seule journée pour être mise sur un piédestal. Les femmes inconnues
sont toutes de belles figures de la vie et elles ont aussi le droit d’être célébré.

Le Printemps en cadeau

Des milliers de flocons
voltigent comme des papillons.
Mars a ses giboulées
notre printemps s’est égaré.

Le ciel est en bataille
c’est le revers de la médaille
Dame nature fait un caprice
je la dessine en une esquisse.

Des crocus lèvent le nez
encore emmitouflés
de leur fourrure hivernale
en ce matin dominical.

Le soleil n’est pas dehors
mais il est dans mon coeur
je vous l’offre en présent
il scintille comme un diamant

Pour vous Madame…

N’ai pas peur
laisse toi apprivoiser
ouvre lui ton coeur
il n’est pas là pour te blesser.

D’abord tu es  pouliche
et le met en émoi
puis tu fais la biche
pleurant au fond des bois

Tu fonces tête baissée
sur un mot compris de travers
tu te sens bafoué
ne sois pas si sévère.

Tu peuples ses nuits
tes larmes sont souffrance.
Il est ta vie
son sourire délivrance.

Bonheur


Le printemps est à la nature
comme l’amour à mon coeur
noyée dans les brumes de l’aurore
je cueille toutes tes blessures.

Tu chuchotes à mon oreille
des mots sans fin mais si doux
ils sont d’amour, je m’émerveille
tu m’aimes comme un fou

Lorsque sous les étoiles
Ta bouche brûlante me dévores
Tes mains en une caresse me dévoilent
dans tes bras c’est le bonheur.

La plume, le pinceau et Moi

Ma plume court sur le papier
pour vous dédicacer
des mots enrubannés.
Elle est talonnée
 par un nouveau venu
au regard accru.
Il a entr’aperçu
quelques mots farfelus.
Portant un écriteau
vêtu d’un long manteau
agrémenté de joyaux
Il vit dans un château
c’est un pinceau.

Lorsque dame plume passe
il joue le rapace
prends une carapace
et s’enveloppe de glaces
Je ne suis qu’un voyou
ne me saute pas au cou
préfère moi matou
plutôt que toutou.
Ne sois pas grotesque
j’aime les arabesques
et les belles fresques.
Toi, tu es romanesque.
Je veux bien devenir compère
si notre union n’est pas éphémère
commençons notre carrière
par les peintures primaires.

J’ai pris un fusain
pour dessiner un arlequin
avec mon pinceau
je donne des couleurs aux mots
Il faut que je réfléchisse
pour être un nouveau Matisse
j’ai plein d’espoir
de ne jamais égaler Renoir.
Simplement je suis moi
sans effroi
                                         
mais de
l’émoi.