Pour vous Madame…

N’ai pas peur
laisse toi apprivoiser
ouvre lui ton coeur
il n’est pas là pour te blesser.

D’abord tu es  pouliche
et le met en émoi
puis tu fais la biche
pleurant au fond des bois

Tu fonces tête baissée
sur un mot compris de travers
tu te sens bafoué
ne sois pas si sévère.

Tu peuples ses nuits
tes larmes sont souffrance.
Il est ta vie
son sourire délivrance.

Bonheur


Le printemps est à la nature
comme l’amour à mon coeur
noyée dans les brumes de l’aurore
je cueille toutes tes blessures.

Tu chuchotes à mon oreille
des mots sans fin mais si doux
ils sont d’amour, je m’émerveille
tu m’aimes comme un fou

Lorsque sous les étoiles
Ta bouche brûlante me dévores
Tes mains en une caresse me dévoilent
dans tes bras c’est le bonheur.

La plume, le pinceau et Moi

Ma plume court sur le papier
pour vous dédicacer
des mots enrubannés.
Elle est talonnée
 par un nouveau venu
au regard accru.
Il a entr’aperçu
quelques mots farfelus.
Portant un écriteau
vêtu d’un long manteau
agrémenté de joyaux
Il vit dans un château
c’est un pinceau.

Lorsque dame plume passe
il joue le rapace
prends une carapace
et s’enveloppe de glaces
Je ne suis qu’un voyou
ne me saute pas au cou
préfère moi matou
plutôt que toutou.
Ne sois pas grotesque
j’aime les arabesques
et les belles fresques.
Toi, tu es romanesque.
Je veux bien devenir compère
si notre union n’est pas éphémère
commençons notre carrière
par les peintures primaires.

J’ai pris un fusain
pour dessiner un arlequin
avec mon pinceau
je donne des couleurs aux mots
Il faut que je réfléchisse
pour être un nouveau Matisse
j’ai plein d’espoir
de ne jamais égaler Renoir.
Simplement je suis moi
sans effroi
                                         
mais de
l’émoi.                                        

                                                              

Voile de pluie

Pourquoi ces  larmes
elles donnent à ton regard
un voile de pluie
un soir d’automne.

Tes yeux pétillants de malice
laissent place
à une tristesse sans fin
Quel est ce chagrin?

Tu es si mignonne
lorsque tu t’abandonnes
à oser parler
de celui qui te fais rêver

Ai-je trop parlé?
serait -ce lui
dont tu es épris
A-t-il osé?

Les couleurs de la vie

Une touche de bleu
Pour la profondeur de tes yeux.

Un trait noir
Pour prolonger  ton regard.

Deux tâches rouge
Pour le baiser de ta bouche.

Des couleurs ocres
Car rien n’est médiocre.

Deux lingots d’or
Pour tes mains douceur.

Sur la palette un mélange
Aux couleurs de cet ange.