Voile de pluie

Pourquoi ces  larmes
elles donnent à ton regard
un voile de pluie
un soir d’automne.

Tes yeux pétillants de malice
laissent place
à une tristesse sans fin
Quel est ce chagrin?

Tu es si mignonne
lorsque tu t’abandonnes
à oser parler
de celui qui te fais rêver

Ai-je trop parlé?
serait -ce lui
dont tu es épris
A-t-il osé?

Les couleurs de la vie

Une touche de bleu
Pour la profondeur de tes yeux.

Un trait noir
Pour prolonger  ton regard.

Deux tâches rouge
Pour le baiser de ta bouche.

Des couleurs ocres
Car rien n’est médiocre.

Deux lingots d’or
Pour tes mains douceur.

Sur la palette un mélange
Aux couleurs de cet ange.

Etincelle d'Amour…

Tes yeux sont bruns
comme la terre
et bleus comme la mer
tantôt je vogue
au fil de l’eau
ou j’ accoste au rivage
je suis sur un petit nuage
voyageant dans l’azur du ciel.
Tu es mon port
mon éternel halte
je me noie dans tes bras
qui m’enserrent si fort
est ce un mirage
ou la réalité?
J’ai peur de me réveiller
et d’avoir rêvé.

Tu es mon chemin vers les étoiles
mon havre de paix
ma boussole
sans toi je ne suis rien
je ressemble à ce fétu de paille
qui tournoie dans le ciel
les soirs de tempête
lorsque désespérée je cherche
celui qui me redonne goût à la vie.
Que serai je sans toi
comme ce fut chanté naguère.
Il n’ y a point d’étincelles
sans un raie de lumière
dans le feu naissant de notre amour
Savoir l’entretenir
est chose facile.

Tes baisers m’ont  redonnés goût à la vie
la force qui émane de toi
contraste avec tant de douceurs.
Nous irons par monts et par vaux
chevauchant les  immensités
de la vie,
faisant fi
des obstacles et rochers
déposés sur notre chemin.
Tu ris à mes sotises
et le fou rire nous prends
nous sommes comme des enfants
découvrant l’amour.
Est-cela le coup de foudre
je t’imagine sourire
en lisant ces mots
moi c’est le rire
qui mange mes maux.

Souvenirs d'antan

J’ai retrouvé dans ce tiroir
une feuille de papier
dessus, quelques mots griffonnes
du fond de ma mémoire
je me suis rappelée
tout d’abord ton regard
puis, peu à peu deux beaux yeux bleus
un regard lumineux
un sourire d’ange
et un rire en cascade.
Mais ce qui est étrange
je te revois malade
allongé dans ce lit
le visage grimaçant
sans envie de bouger
trop faible pour parler.
Puis comme par enchantement
tu reprenais goût à la vie
tu repartais  troubler les coeurs
et le soir tu me racontais
tes sottises de la journée.

Je nous revois , assis à même le sol
dans le vieux pigeonnier
de notre dernier été
tu venais d’avoir dix huit ans
tu étais insouciant
je buvais tes paroles
comme toi tu dévorais les miennes
tu voulais que je sois à toi
Mais tu savais que cela ne se ferai pas
mais je ne te contrariais pas
tu ignorais tout du mal
qui peu à peu te rongeais.

La dernière fois ou je t’ai vue
c’était au mois de juillet
midi sonnait
au carillon de la vallée
tu étais allongé
sur la civière des pompiers
tu t’en es allé
et aujourd’hui j’ai retrouvé
un je t’aime entrelacé
au milieu tu as collé
une mèche de tes cheveux
avec tes mots
comme un cadeau
ma bien aimée, adieu.