Etincelle d'Amour…

Tes yeux sont bruns
comme la terre
et bleus comme la mer
tantôt je vogue
au fil de l’eau
ou j’ accoste au rivage
je suis sur un petit nuage
voyageant dans l’azur du ciel.
Tu es mon port
mon éternel halte
je me noie dans tes bras
qui m’enserrent si fort
est ce un mirage
ou la réalité?
J’ai peur de me réveiller
et d’avoir rêvé.

Tu es mon chemin vers les étoiles
mon havre de paix
ma boussole
sans toi je ne suis rien
je ressemble à ce fétu de paille
qui tournoie dans le ciel
les soirs de tempête
lorsque désespérée je cherche
celui qui me redonne goût à la vie.
Que serai je sans toi
comme ce fut chanté naguère.
Il n’ y a point d’étincelles
sans un raie de lumière
dans le feu naissant de notre amour
Savoir l’entretenir
est chose facile.

Tes baisers m’ont  redonnés goût à la vie
la force qui émane de toi
contraste avec tant de douceurs.
Nous irons par monts et par vaux
chevauchant les  immensités
de la vie,
faisant fi
des obstacles et rochers
déposés sur notre chemin.
Tu ris à mes sotises
et le fou rire nous prends
nous sommes comme des enfants
découvrant l’amour.
Est-cela le coup de foudre
je t’imagine sourire
en lisant ces mots
moi c’est le rire
qui mange mes maux.

Souvenirs d'antan

J’ai retrouvé dans ce tiroir
une feuille de papier
dessus, quelques mots griffonnes
du fond de ma mémoire
je me suis rappelée
tout d’abord ton regard
puis, peu à peu deux beaux yeux bleus
un regard lumineux
un sourire d’ange
et un rire en cascade.
Mais ce qui est étrange
je te revois malade
allongé dans ce lit
le visage grimaçant
sans envie de bouger
trop faible pour parler.
Puis comme par enchantement
tu reprenais goût à la vie
tu repartais  troubler les coeurs
et le soir tu me racontais
tes sottises de la journée.

Je nous revois , assis à même le sol
dans le vieux pigeonnier
de notre dernier été
tu venais d’avoir dix huit ans
tu étais insouciant
je buvais tes paroles
comme toi tu dévorais les miennes
tu voulais que je sois à toi
Mais tu savais que cela ne se ferai pas
mais je ne te contrariais pas
tu ignorais tout du mal
qui peu à peu te rongeais.

La dernière fois ou je t’ai vue
c’était au mois de juillet
midi sonnait
au carillon de la vallée
tu étais allongé
sur la civière des pompiers
tu t’en es allé
et aujourd’hui j’ai retrouvé
un je t’aime entrelacé
au milieu tu as collé
une mèche de tes cheveux
avec tes mots
comme un cadeau
ma bien aimée, adieu.

Amours éphémères

L’abeille butina toutes les fleurs
sans jamais trouver âme soeur
Elle désirait ardemment
rencontré un amant.

Du crépuscule aux aurores
du pourpre à la pâleur
elle est épuisée
à ne  savoir quoi penser.

Aller contre dame nature
n’était pas une sinécure
elle ressentait chaque jour
la fuite de son amour

Je ne suis point sur terre
pour papillonner dans les airs
je dois trouver ma voie
pour te trouver toi.

Un jour dans ses contrés
un beau bourdon fit son entrée
il l’ effleura de ses ailes
et partit courtiser d’autres belles

L’ insecte en fut frustré
d’être délaissé
elle profita de sa faiblesse
pour le piquer en traîtresse.

Je ne suis pas bourdon
pour subir cet affront
je reprends mon chemin
je te laisse à ton destin.

Au matin nous l’ avons retrouvée
 pendue à la toile d’araignée
Il n’y a pas de fin heureuse
pour notre abeille amoureuse.

Village au fond de la vallée

 

 

Dans le village enrubanné de neige

je vois ces volutes de fumée

s’enrouler dans les nuages

en une folle farandole

ils batifolent au firmament

en des serpentins de couleurs.

Le village se blotti

au fond de la vallée

et se donne aux sommets

auréolés de rose

par ce beau soleil couchant.

Dans les rêves des cascades

figés dans la glace

imaginez les marmottes 

se mirant l’été

ou le berger boit

et se rafraîchit à sa source

l’on rêve du son cristallin

des cloches de  nos alpages.

Ce sont les souvenirs d’été

qui assourdisse nos pensées

Ici, tout est figé

l’hiver envahit tout.

La neige a mis son lourd manteau

nous sommes  oubliés de tous

mais la chaleur de l’âtre

éveille les souvenirs

entends tu les chants d’autrefois

montés aux cieux en ce  Noël.