L'enfant de la nuit

 

Sur ces  chemins blancs  ou souffle la burle

des petits pas dans la neige à peine effacés

nous emmènent vers les Hauts  ou le vent hurle

à chaque pas l’enfant trébuche sur le sol glacé.

 

Sur le dos quelques vêtements passés à la hâte

et à ses  pieds de vieilles chaussures trop grande

pour elle, si  menue, chétive et délicate.

Elle suit  un  ancien sentier de contrebande.

 

Ou va cette douce enfant à petit pas pressés

dans ce paysage aride où naît l’incertitude.

Elle a beau se hâter il lui semble ne pas progresser

qui aura  pour elle  un peu de gratitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La complainte du téléphone

Au fond de sa poche
Il  laisse
son portable flambant neuf
faut dire qu’il travaille.

Le téléphone s’esclame
ça sent le tabac froid
et c’est tout noir.
Mais il y a un mouchoir
je suis blotti
tout contre lui
il sent la menthe poivrée
d’un parfum pas bon marché.
Une cigarette à moitié fumée
contente d’être sauvée
se dandine à mes côtés.

Un vieux briquet
aux couleurs passées
est comprimé
par le trousseau de clefs.

Sil elles me caressent
elles vont savoir qui je suis
je ne puis donner de la tendresse
à un tas de ferraille qui brui.

Je joue une belle mélodie
une main impatiente me saisie.
C’est son amour qui lui dit
 des je t’aimes à l’infini.

Une drôle de lettre

Cher Père Noël de la  poésie,

 

Ce matin j’ai pris ma  plus belle plume, avec mon coude je l’ai faîtes briller, puis délicatement je l’ai plongé au fond
de  mon vieil encrier , la couleur en est devenue pale au fil des années. Qu importe cela donne un courrier aux lueurs boréales.

 

J’ai demandé au vieux Monsieur  à la barbe blanche des cadeaux bizarres, a t il déjà reçu une demande pareille, je ne
sais pas, je verrais bientôt si il a  pris ma demande en compte.

.

J’aimerai cher Père Noël pour mes amis et moi même toujours avoir l’inspiration J’aimerai .pouvoir écrire des  poèmes
avec ma baguette magique, ne plus me réveiller la nuit en nage avec des  idées qui se bousculent dans ma tête, laissez moi dormir et permettez qu’au petit matin mes idées soient les mêmes
que  la nuit car si  celles du matin viennent se  heurter à celles de la nuit, j’ai trop de poèmes à écrire. Trop nuit  à la qualité, même si la quantité me permet d’écrire
sur mon blog.

 

Je n’imagine pas la tête du père noël lorsqu’il va découvrir cette demande, ma lettre ira directement à la poubelle. Et, à
nouveau je me trouverais devant ma feuille blanche, à mordre mon crayon, à avoir trop d’idées pour un seul texte. Je vais me perdre et m’évanouir dans des tonnes de textes qui finiront dans ma
cheminée, certes j’allumerais mon âtre mais je les entendrais gémir de les avoir abandonné. L’avantage d’un clavier c’est  qu’ils ne périssent pas totalement, ils sont encore là dans mes
brouillons, verront  ils le jour , je ne sais. Mais au moins j’ai réussis à les écrire, même si à mes yeux  ils ne sont pas terribles.

 

Serai-je devenue trop exigeante  pour ne voir dans mes écrits que la perfection. Les textes mièvres me laissent 
indifférentes, ceux  trop sensuels ne verront jamais le jour car je n’ose les transmettre, ceux trop riches et passionnels j’en mets, juste ce qu’il faut car trop nuiraient ils à mon image?
Je ne sais, dis père noël tu pourrais m’aider?

 

Pffitt! Voilà que je délire et sur  mon blog en plus, lus par des internautes peu scrupuleux et capable de médire et de
redire mes mots autrement.

Mais père  noël j’ai mes aminautes , mes amis des blogs, ceux que j’aime lire et relire, ceux qui écrivent leur amour,
ceux qui parlent si bien de la nature, d’autres et je pense  à un de mes amis qui écrit en des mots choisis des textes merveilleux et une amie qui elle a dû tomber dans la marmite de
Verlaine, Ronsard ou Rimbaud, voir même Appolinaire  pour nous redonner ds  poèmes magiques, les mots voguent sur la mer quand elle écrit, ici j peux l’écrire car le lui dire je ne
puis, elle est elle même, tellement vraie que de la complimenter ne lui irai pas. Mais à vous père noël je peux vous le dire, elle n’ en saura rien, ni mon ami.

 

D’autres écrivent leurs vies, comme une thérapie, et, ils ont les mots pour le dire, leurs cris sont si fort que les 
lire me donne envie de les connaître réellement. Tous dans leurs écrits nous parlent de ce qu’ils sont devenus, de leurs difficultés, mais aucuns ne se plaint, ils avancent, ils vont de l’avant.
Je les en remercie.

Vous savez père noël je ne les ai connu pour la plupart que cet année, quelles chances j’ai eu de croiser leurs pas, leurs
écrits. Ils sont vrais et me font partager leur soif d’amour .

Si je n’ai pas le cadeau que je vous demande alors  je continuerais comme par le passé  à écrire quand la folie
d’écrire envahira  mon cerveau, alors  ils ne me liront pas pendant des jours, mais  ils sauront que je reviendrais. Sinon je végète et mes poèmes sont mièvres, ils ne me plaisent
pas, je les mets comme ça et je déçois mes parrains si je puis dire pas désignés mais choisis par moi.

 

Voilà père  noël , ma lettre est déjà partie, je n’ai pas eu de réponses mais qui sait…

Un ami écrivain m’avait dit d’écrire chaque jour, mais pas de mettre mes textes en ligne, aussi j’écris chaque jour mais ne
mets pas tout ici, ils n’iront pas tous  dans ma cheminée, ils dorment sur mon ordinateur, et qui sait demain verront ils le  jour.

Au revoir cher  père noël

EvaJoe

 

De vous à moi

Trois ans se sont écoulés
sans un regard échangé.
Votre amour s’est construit
au fil des jours, des nuits.

Tu as connu les larmes, la tristesse
Il t’offre le rire et la tendresse.
puisse votre amour naissant
vivre éternellement.

Tu te noies dans son regard
 doux et envoûtant
tu découvres l’espoir
des jours différents.

Dans ses yeux couleur ciel
Ton coeur ne fait que chanter
une douce mélodie te rappelle
Ses je t’aimes balbutiés.

L’esquisse de son sourire
évoque en toi le souvenir
de ces doux instants
volés au temps.

 

L' hiver arrive

 

 

 

La nature est figée
Autour de nous tout est glacée
La voûte céleste a rejoint la terre
Nous sommes en hivers

Le ciel a saupoudré
D’un linceul sucré
Les champs, les prés
Même le canal est gelé

La rivière a perdue
Son doux clapotis
La cascade est suspendue
Entre jour et nuit

Le bois crépite dans la cheminée
Petit havre de chaleur
Pour la famille dispersée
Pour le labeur.

La lune a rendez vous avec la nuit
A notre porte un lumignon luit
Prenez le temps de vous arrêtez
Nous vous offrons l’hospitalité

Ecrit le 7 Janvier 2009