Acrostiche avec mon imaginaire et mon prénom

 

E         
Evasion de mes pensées
V          Vagabondage dans un univers féerique
A         Amour  à vous donnez
J         Joie de voir vos yeux brillés
O        Originalité de  Moi à Vous
E        En fermant mes paupières j’imagine vos
rêves.

Poussons la porte

Je t’aimes mon amour, mon trésor
tu es si fort
mes doigts s’affolent
ton regard m’emprisonne
et dans tes bras je chavire
je veux rester éveillée
avec toi à mes côtés
pouvoir te regarder
toute une éternité
me passer de libertés
pour à toi être enchaînée.
Je hais la monotonie
les discordes, le mépris
je te consomme jusqu’à l’excès
et je perds à nouveau pieds.

Nous voguons tel un esquif
en évitant les récifs,
à deux nous ferons la route
oubliant nos doutes.
J’ évite que tu t’emportes
pour laisser la porte
entrouverte pour notre passion
que nous vivons à l’unisson.
Même si nous préférons le silence
aux mots absurdes et méchants
évitons l’indifférence
qui détruit nos coeurs d’enfants
et fait taire nos sentiments.
Il ne faut se mentir à soi même
Lorsque l’on aime.

Le retour du poète

Un vent de folie m’a  poussé sur des chemins peu fréquentable

j’ai perdu mon âme et je n’ai pas réussis à trouver le repos

Je n’ ai plus ma Muse, je l’ai délaissée en suis je  détestable?

J’ai ressentis la haine jusqu’au fond de mon coeur dans leurs  propos.

 

Femmes  et hommes de  papier  êtes vous perdus dans les bas fonds

Je vous sens aigris et égarés  pour ce  monde  de la poésie.

Mes  mots ont besoin de calme, de paix de sérénité, ils ne sont  moribonds

les vôtres s’ écrasent  à la face de ceux qui vous lisent en  folle frénésie.

 

Il me faut fuir et enfin me resourcer, regarder  à nouveau la neige tombée

les flocons s’envoler , tourbillonner, me haper, pousser  et m’étreindre.

Le froid glacial a envahi mon corps, la force de vos « mots » me l’a réchauffé

Je vascille comme la flamme de la bougie  mais je ne vais  plus m’ éteindre.

 

Lorsque les mots deviennent rage, méchanceté voir folie meurtrière

les poètes ressentent d’atroce souffrance et perdent leur raison de vivre.

Mais le démon des écrivains les taraudent  jour et nuit jusquà ce qu’ils cèdent

se lèvent et que sur le papier de leurs nuits bleutées enfin accouchent  sans aide.

 

Cette nuit j’ai tué vos démons, je les ai jeté aux orties de la niaiserie

laissés pour mort sur la terre gelée, je ne peux vous sauver.

Adieu pauvre d’esprit, vous n’êtes rien,il en est finis de vos causeries

j’ai claqué la  porte , il en est ainsi, jamais je n’irai vous réactiver.

 

 

 

 

L'enfant de la nuit

 

Sur ces  chemins blancs  ou souffle la burle

des petits pas dans la neige à peine effacés

nous emmènent vers les Hauts  ou le vent hurle

à chaque pas l’enfant trébuche sur le sol glacé.

 

Sur le dos quelques vêtements passés à la hâte

et à ses  pieds de vieilles chaussures trop grande

pour elle, si  menue, chétive et délicate.

Elle suit  un  ancien sentier de contrebande.

 

Ou va cette douce enfant à petit pas pressés

dans ce paysage aride où naît l’incertitude.

Elle a beau se hâter il lui semble ne pas progresser

qui aura  pour elle  un peu de gratitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La complainte du téléphone

Au fond de sa poche
Il  laisse
son portable flambant neuf
faut dire qu’il travaille.

Le téléphone s’esclame
ça sent le tabac froid
et c’est tout noir.
Mais il y a un mouchoir
je suis blotti
tout contre lui
il sent la menthe poivrée
d’un parfum pas bon marché.
Une cigarette à moitié fumée
contente d’être sauvée
se dandine à mes côtés.

Un vieux briquet
aux couleurs passées
est comprimé
par le trousseau de clefs.

Sil elles me caressent
elles vont savoir qui je suis
je ne puis donner de la tendresse
à un tas de ferraille qui brui.

Je joue une belle mélodie
une main impatiente me saisie.
C’est son amour qui lui dit
 des je t’aimes à l’infini.