L'artiste peintre

Dans cette immense beauté
le peintre s’est installé
Une myriade de couleur
donne au temps une odeur

Une ribambelle de pinceaux
se mélangent aux feuilles
toutes sont paré de manteaux
multicolores.

Ça et là s’entrelacent
ces fleurs du mal
sous les doigts de l’artiste
renaît le paysage automnal

De son doigt agile
il caresse sa toile
comme une main malhabile
aux premiers émois

Sous son pinceau
le paysage revit
il connaît ses limites
pour s’exposer ainsi.

Velouté d'idées

Je ne rature plus mes poèmes
mais sont ils beaux pour autant
Les voyez vous dans ce matin blème
comme un amour naissant.

Je rédige des textes incensés
au gré du vent et de ma plume
Tout est noyé
dans un décor de brume.

C’est l’ébauche de la vie
écrit dans une gerbe d’étincelles.
je n’en connais pas la mélodie..
ce  n’est pas une ritournelle.

Je ne vous offre que du rêve
pimenté de la réalité
Voilà c’est la trêve
retombez sur vos pieds.

.

Au coeur du rêve

Un regard, une caresse
des amours naissent
dans la brume matinale
de notre rêve ancestral.

Il court comme les chimères
qui sont des mystères
lorsqu’encore allongé
je suis dans mes pensées

Un léger soupir
à mes lèvres un sourire
mes rêves sont peuplé
de folies naguère repoussées

J’erre comme une âme esseulée
sur cette falaise déchiquetée
battue par le temps
fouettée par les vents

Mon rêve s’achève
le jour se lève
dans une gerbe d’étincelles
enrobée de décibels

Larmes

A l’aube de ta vie
Tu connais le chagrin
de paille
vite oublié
par un baiser

Puis tu grandis
te voilà enfant
de pleurs en pleurs
pour un petit malheur

A l’adolescence
Ce sont les larmes
de l’au revoir
à l’enfance

Puis le chagrin
arrive avec le temps
aux premiers amours
fuyant.

Pour les parents
C’est le temps
des joies des peines
sans pleurer

Puis à la fin de ta vie
sur ton visage ridée
une larme a coulé
c’est le temps qui s’enfuit

Regards échangés!

Tu as posé tes yeux de velours
sur mon visage
j’ai senti le souffle
de ton étreinte
envahir mon corps
tu ne m’as pas touché
juste regardé.
Tu as bousculé
mes pensées
tu as tout effacé
j’ai même rêvé à tes baisers.
J’étais seule, abandonnée
sur ce quai
aucun train ne passait
ton regard de braise
m’ a transporté
au delà du rêve
j’ai voulu te fuir
mais tout nous a rapproché
je regardais ailleurs
t’ésperant près de moi
je suis partie te laissant là.
Dans toutes les gares
je t’ai cherché
je ne savais rien de toi
je te connais
à travers ton regard
Je me sentais unie
à toi, pour la vie
Puis, tout s’est fissurée,
la vie s’est enfuie
et ce matin
par le plus grand des hasards
je t’ai retrouvé.
Je n’ai pas laissé
une nouvelle fois
passée ma chance
je t’ai embrassé
pour l’éternité.