Au coeur du rêve

Un regard, une caresse
des amours naissent
dans la brume matinale
de notre rêve ancestral.

Il court comme les chimères
qui sont des mystères
lorsqu’encore allongé
je suis dans mes pensées

Un léger soupir
à mes lèvres un sourire
mes rêves sont peuplé
de folies naguère repoussées

J’erre comme une âme esseulée
sur cette falaise déchiquetée
battue par le temps
fouettée par les vents

Mon rêve s’achève
le jour se lève
dans une gerbe d’étincelles
enrobée de décibels

Larmes

A l’aube de ta vie
Tu connais le chagrin
de paille
vite oublié
par un baiser

Puis tu grandis
te voilà enfant
de pleurs en pleurs
pour un petit malheur

A l’adolescence
Ce sont les larmes
de l’au revoir
à l’enfance

Puis le chagrin
arrive avec le temps
aux premiers amours
fuyant.

Pour les parents
C’est le temps
des joies des peines
sans pleurer

Puis à la fin de ta vie
sur ton visage ridée
une larme a coulé
c’est le temps qui s’enfuit

Regards échangés!

Tu as posé tes yeux de velours
sur mon visage
j’ai senti le souffle
de ton étreinte
envahir mon corps
tu ne m’as pas touché
juste regardé.
Tu as bousculé
mes pensées
tu as tout effacé
j’ai même rêvé à tes baisers.
J’étais seule, abandonnée
sur ce quai
aucun train ne passait
ton regard de braise
m’ a transporté
au delà du rêve
j’ai voulu te fuir
mais tout nous a rapproché
je regardais ailleurs
t’ésperant près de moi
je suis partie te laissant là.
Dans toutes les gares
je t’ai cherché
je ne savais rien de toi
je te connais
à travers ton regard
Je me sentais unie
à toi, pour la vie
Puis, tout s’est fissurée,
la vie s’est enfuie
et ce matin
par le plus grand des hasards
je t’ai retrouvé.
Je n’ai pas laissé
une nouvelle fois
passée ma chance
je t’ai embrassé
pour l’éternité.

La grippe

La voilà, elle court
elle grimpe, elle s’insinue
l’un la voit là,
l’autre l’espère loin
elle fait battre des montagnes
est dans tous les débats.
Chacun l’espère chez son voisin
et se lave les mains
du soir au matin.

Un éternuement  et tous s’enfuient
Autour d’elle
il y a plus de bruit
que de maladie
mais elle se fraye son chemin
dans la jungle de ses ennemis
Chacun espère ne pas la récupérer
et chasse de leurs tête
l’image de ce spectre
Ils en rient  et s’en moquent
Ce n’est qu’une invention
pour faire marcher
l’industrie pharmaceutique
selon les uns
Une idée médiatique
selon les autres.

Un virus qui prends le monopole
de nous faire oublier
le reste, on extrapole
sur les composants chimiques
de ce vaccin,
Personne ne rigole
mais tous font  comme
du moment que cela ne nous touche
pourquoi le verrait on à notre porte.

Il y a les pour, les contre
les plus sages sont ceux qui connaissent
l’étrange pouvoir du mal
ils s’en protègent à leur manière
sans tapage, sans fioriture
Utilisant les recettes
de Grand mère
ou composant avec dame nature
une drôle de mixture

Un vaccin à la mesure
d’une cabale, on aura tout vu
ressaisissez vous et
ne jouez pas au mouton
de Panurge.
Me serai je prise
à rêver , que j’étais moralisatrice
à la manière de La Fontaine.
Voyons, je suis comme vous
chercheuse de vérité

La grippe est bien là
n’en doutons pas
elle se jette sur celui
qui s’y attends le moins
Avez vous réfléchis
a l’impact sur notre  économie
si nos entreprises se vident
à cause de la maladie
n’accusez pas un tel
de jouer avec nos vies
car elle prendra au hasard
chez les petits
comme chez les nantis
Serai-ce parce que nous sommes
impuissants devant elle
que nous accusons la santé
d’être une effrontée.

Ascencion

Il marche d’un pas pesant
comme si il portait
le poids des ans
dans son sac à dos

il gravit le chemin sinueux
de ce sommet neigeux
les yeux perdus dans le vague
sa peau burinée
par le soleil

Il semble se découper
en ombre chinoise
sur les rochers
qui jalonnent le sentier.

Au hasard de sa route
il croise des montagnards
un sourire et un bonjour
et chacun va vers son destin.

Inexorablement il monte
là haut
là ou les sommets
embrassent les cieux.

Bientôt il redescendra
après avoir contemplé
le monde à ses pieds
la tête pleine de ces beautés.