Etrange

La femme s’agite sur son lit
Nul bruit
Si 
ce n’est le souffle régulier
 de l’homme à ses côtés.
 Ses nuits sont peuplées
De rêves étranges
A chaque fois le même
songe
Un bel inconnu
 Met son cœur à nu
Son corps est parcouru de frissons
Un regard la sonde au plus profond.
Elle gémit sous sa bouche
 Lorsque sur elle , il se couche.
 Comme des volutes de fumée
Elle se sent transportée
Jusqu’au septième ciel.
 Puis brutalement elle se réveille
 Avec l’impression d’être dans un trou noir
Ou personne ne pourra la voir
Son corps couvert de sueur
 A ses lèvres le gout d’un baiser
 Elle est enveloppée d’une intense chaleur
 Un regard sur son compagnon
 Il dort à poings fermés
 Mais que c’est il passé?

Folie du virtuel

Pourquoi voulez vous croire
Que ce qui se passe
de l’autre côté d’un miroir
N’a rien à voir
Avec la réalité
Les mesquineries,
querelles existent aussi
elles sont multipliées
Car vécues dans un cercle fermé.

Je rêve parfois d’un monde meilleur
Grâce à toutes ces personnes
Rencontrées au delà de mon clavier
Hélas il y en a certaines
Qui ne vivent que dans la haine.

Sont elles aussi sournoises dans leur vie?
Car ici leurs écrits me font peur
Leurs propos sont fait de violence
De rages , de mots bien plus forts
Et vous les lisez en silence
Seuls devant votre ordinateur.

Si face à mon écran
Je trouve des êtres malfaisants
D’un clic de souris
Je les fais taire à jamais
En les laissant dans leurs folies
Et votre monde bien laid.

ça suffit!

Pas envie de vous faire peur
La réalité est plus sombre encore.
Juste dire , ça suffit!
Et le crier
Le temps d’une poésie.

Ce matin grand évènement
La ville est en émoi
Plus rien ne sera comme avant
Ouvriers, employés , cadres n’ont plus d’usine
Tout s’est envolé jusqu’à leurs machines
Ils ont même pris les tuiles du toit.

Hier ils étaient encore trois cent
Depuis le dernier licenciement
Ils sont devant les grilles
cadenassées et surveillées par des gorilles.
Ils sont en colère
Qui va pouvoir les faire taire.

Leur outils de travail a disparu
Dans un pays perdu
Ils auraient pu se battre
Pour endiguer ce désastre
Hélas il est trop tard
Leur horizon est noir.

Puis-je vous dire ici
Endiguez l’hémorragie
Demain la terre sera peuplée
Par des êtres anémiés.
Une piqûre de rappel
Vous ramènerait elle
dans un monde plus civilisé?

Amis, passants qui me lisez
Ne me faîtes pas de procès
Pour vous avoir bousculé
Ces mots sont bien la réalité
Vous aviez tendance à l’oublier
Et je le savais.

Je ne sauverais pas la terre
Avec mes écrits
Juste les crier à l’univers
Pour dire ce qui se vit

Toute ressemblance  est purement fortuite, il y en a tant et tant que s’en inspiré était facile….

Partir

Tu vas partir
Loin de ton univers
T’en aller
Et revenir

Tu as des idées pleins la tête
Pas beaucoup d’argent
Mais tu es forte de tes convictions
Pour eux tu ferais
le tour de la terre
Ils sont si démunis
L’école pour eux est une chance
Tu ne peux les abandonner
A leur destin
Sil il faut creuser le sol
Avec tes mains
Tu le feras
Tu es leur seul repère
Ne les déçois pas
Je sais que tu gagneras.

Puis, un jour tu seras
à nouveau parmi nous
La tête pleine de leur vie
Un peu perdue
au début
Mais tu ne les oublieras pas
Et tu repartiras.

A

Et si Lalalère

Écrire dans le silence
d’une nuit froide d’hiver
N’est pas une pénitence
C’est aussi lalalère.

Vivre au delà de la souffrance
Sentir ton corps en jachère
ce n’est pas une errance
C’est juste « lalalère ».

Voir naître cet aube blanche
Donnant au jour sa lumière
Te fait supporter cet absence
Et tu pourras « lalalère ».

Une journée s’ajoute en cadence
Finie la vie éphémère
Retrouve ton insouciance
Et danse « lalalère ».

Tu as la même innocence
Après ces jours de galère
Mais tu connais la délivrance
D’âtre aimé « lalalère ».