ça suffit!

Pas envie de vous faire peur
La réalité est plus sombre encore.
Juste dire , ça suffit!
Et le crier
Le temps d’une poésie.

Ce matin grand évènement
La ville est en émoi
Plus rien ne sera comme avant
Ouvriers, employés , cadres n’ont plus d’usine
Tout s’est envolé jusqu’à leurs machines
Ils ont même pris les tuiles du toit.

Hier ils étaient encore trois cent
Depuis le dernier licenciement
Ils sont devant les grilles
cadenassées et surveillées par des gorilles.
Ils sont en colère
Qui va pouvoir les faire taire.

Leur outils de travail a disparu
Dans un pays perdu
Ils auraient pu se battre
Pour endiguer ce désastre
Hélas il est trop tard
Leur horizon est noir.

Puis-je vous dire ici
Endiguez l’hémorragie
Demain la terre sera peuplée
Par des êtres anémiés.
Une piqûre de rappel
Vous ramènerait elle
dans un monde plus civilisé?

Amis, passants qui me lisez
Ne me faîtes pas de procès
Pour vous avoir bousculé
Ces mots sont bien la réalité
Vous aviez tendance à l’oublier
Et je le savais.

Je ne sauverais pas la terre
Avec mes écrits
Juste les crier à l’univers
Pour dire ce qui se vit

Toute ressemblance  est purement fortuite, il y en a tant et tant que s’en inspiré était facile….

Partir

Tu vas partir
Loin de ton univers
T’en aller
Et revenir

Tu as des idées pleins la tête
Pas beaucoup d’argent
Mais tu es forte de tes convictions
Pour eux tu ferais
le tour de la terre
Ils sont si démunis
L’école pour eux est une chance
Tu ne peux les abandonner
A leur destin
Sil il faut creuser le sol
Avec tes mains
Tu le feras
Tu es leur seul repère
Ne les déçois pas
Je sais que tu gagneras.

Puis, un jour tu seras
à nouveau parmi nous
La tête pleine de leur vie
Un peu perdue
au début
Mais tu ne les oublieras pas
Et tu repartiras.

A

Et si Lalalère

Écrire dans le silence
d’une nuit froide d’hiver
N’est pas une pénitence
C’est aussi lalalère.

Vivre au delà de la souffrance
Sentir ton corps en jachère
ce n’est pas une errance
C’est juste « lalalère ».

Voir naître cet aube blanche
Donnant au jour sa lumière
Te fait supporter cet absence
Et tu pourras « lalalère ».

Une journée s’ajoute en cadence
Finie la vie éphémère
Retrouve ton insouciance
Et danse « lalalère ».

Tu as la même innocence
Après ces jours de galère
Mais tu connais la délivrance
D’âtre aimé « lalalère ».

Amour impossible

Tu aurais tant voulu le rencontrer
Ailleurs que dans ces contrées
Ou rien ne fleurit
Si ce n’est la mort
Mais les minutes s’ajoutent aux heures
Et la vie défile trop vite
Nul ne sait freiner le temps
Si tu l’avais su
Aurais tu pu arrêter
La balle qui l’ a tuée
Tu avais pour bagage
Tes cris, ton désespoir, ta rage
Il n’avait pas de fleurs à son fusil
Juste le bruit d’un orage
Au loin l’écho des armes
Répondent à tes larmes
Il git sur cette terre aride
Tâche de sang encore humide
La mort croise la vie
Là ou la haine remplace l’amour
Il n’a pas vu le jour
Se lever dans le désert
Il en est ainsi mon frère.

Pensées du soir

Dans mon fourre-tout d’amour
Ou j’ oublie mes rêves
Je fais une petite trêve
Mon crayon est au repos
Tout comme mon cerveau
Je serai bientôt de retour
Pour engranger l’espoir
Non, ne broyer pas du noir
Je viendrais vous faire vibrer à nouveau
C’ est juste une pose
Je réfléchis au sens des choses
Il ne suffit pas d’être
Encore moins de paraître.
Je ne cherche pas la gloire
Ni même la notoriété
J’aime venir le soir
Quand vous dormez
Et au petit matin vous découvrez la vie
Dans mes écrits.
Ils sont chargés de peines et de joies
Ils ne sont pas là par hasard
Osez votre regard
Sachez vous taire
Ou poser un commentaire
Bien que je préfère
Même lire la critique
Si elle n’est pas trop pathétique
Je ne vous ferai pas un pieds de nez
Je suis âme bien née.