aquarelliste des mots

Entre ombre et Lumière, je me définis comme une aquarelliste de mots.

Sur ma feuille blanche

En ce dimanche

Je met des couleurs

Aux mots de l’aurore

La neige m’a donné rendez vous

Dans notre petit chez nous.

A l’horizon une pâle lumière

Réveille le blanc

De ma toile de mots

Mon crayon prends des allures de pinceaux.





Clin d'oeil….

J’ai reçu aujourd’hui
Le plus merveilleux des cadeaux
Maman tu m’as dit
On dirait du Victor Hugo.
Hier c’était toi Gwenaëlle
Tu disais à ta Marraine
On dirait la Fontaine
Sans son côté moralisateur
Mes amis n’ayez pas peur!
Je ne leur ferai pas de l’ombre
Je n’ai pas la prétention
De me mettre à leur hauteur.

Au dela de l'écran: Pour Toi…

Je ne sais pas dessiner
Mais je vais te donner
Ce que je sais faire
Pour ton anniversaire

Par un beau soir d’été
Nous nous sommes rencontrés
Sur la toile nous avons tissés
L’ébauche d’une amitié.

Pour toi j’écrirais
Un rôle parfait
Ou se mêleront
Le rire et l’émotion.

Nous t’offrons cette nuit
Le plus beau des cadeaux
Il est fait de nos mots
Et de nos idées réunies.

Voici ces quelques vers
Pour te souhaiter ton anniversaire

Au fil de l'eau

La péniche a largué ses amarres
Sur le pont, on s’active de toute part
Ici, pas de pointe de vitesse
Il suffit
D’ être en harmonie
Avec Dame nature
Sans voitures
Ils partent pour une croisière
Au fil de l’eau
Sur les canaux
Au gré de leur envie
Pour admirer notre Pays
Des mouettes folâtrent sur la berge
Attention aux racines qui emmergent
Ca et là des pécheurs
Ont abandonnés leur ligne
Pour un casse croûte improvisé
Avec ces touristes étrangers

Ici les rapides sont canalisés
Par des écluses
On en compte neuf  dans la vallée
Pas besoin de ruse
Pour les passer
La péniche s’engage dans la passe
La porte s’est fermée
L’eau bouillonne et monte
Attention à la manoeuvre, moussaillon
A nouveau l’aventure
Au fil de l’eau.

Dans le petit matin brumeux
Les arbres sont des fantômes
Ni  chant d’oiseaux, ni bruit
Seul le doux clapotis
De l’eau sur la coque.
Le soleil surgit de la nuit
Une nouvelle journée
Pointe son nez.

Pollution

De l’usine d’à côté
Je vois la fumée
Qui s’élève dans la nuit
Signe d’une pollution annoncée
Les habitants ont fuit
Les maisons sont désertées
Seules, les personnes agées
Décident de rester
Là ou elles ont passées leur vie.
Quelques chiens errent ici
Leurs maîtres les ont abandonné
Ici ou là des cris
Le malheur des uns a toujours profité
Aux autres qui viennent te voler
Tes pauvres biens exposés.

Demain vous reviendrez
Et vous trouverez
Vos maisons éventrées
Votre vie foulée aux pieds
Vos souvenirs amassés
Au fil des années
En une nuit ont été emportés.
Il reste là par terre, la poupée
De votre fille aînée
Petit lien de votre passé
Plus tard vous partirez
A cause de l’usine d’à côté
Qui aura été délocalisée
Pour aller polluer
D’autres ouvriers.