Un passé bien encombrant. (15)

Je quitte Grand-mère et je me demande ce que j’ai fait à la mère de ma Maman. C’est étrange, bon je vais ruminer ma vengeance. Elle verra la sotte ce qu’elle va mijoter. J’arrive au bas des escaliers Bastien m’attend, il a un sourire aux lèvres. Il m’entraîne dans le couloir, ouvre la porte de la chambre de Maman enfant. Et là je suis stupéfaite il y a ma poupée Aglaé qui est allongée sur le lit de Maman. Mais le chapeau qui était dessus a disparu. Papa me regarde il est tout ému. Papy me demande si ma nouvelle chambre me plaît. Je lui saute au cou en le remerciant. Il me dit que c’était le vœu de sa chère fille que moi son bébé d’amour je sois dans sa chambre lorsque je rendrais visite à ses parents.

Je demande à Papy pourquoi il a enlevé le chapeau, il.me regarde et ne comprend pas, j’ajoute avec les rideaux. Je sens que j’ai fait une bêtise, je ne pouvais pas le savoir puisque je n’étais jamais rentré dans la chambre.

  • Tu veux dire Charlotte le lit à baldaquin.
  • Oui si c’est ça le chapeau
  • Tu l’avais vu.
  • Oui, l’autre jour lorsque je suis passée devant, la porte était grande ouverte.
  • Tu n’es pas rentrée.
  • j’ai juste passé la tête puis je suis partie en courant.
  • Tu aurais pu entrer mais ta Grand-mère en a fait un lieu inaccessible, elle l’avait conservé tel que ta Maman l’avait laissé avant que vous ne partiez en Afrique.
  • Elle est à moi.pour tout le temps
  • bien sur tant que tu es chez nous.
  • Merci Papy.

Papy est redescendu nous laissant Bastien, Papa et moi. Papa nous a remis un téléphone pour l’appeler exclusivement en Afrique. Comme il était rose, Bastien me l’a laissé. Ça m’arrange bien car je veux des nouvelles de Joseph. Si je peux appeler Papa je dois bien pouvoir appeler mon ami. Je vais descendre me promener dans les vignes. Personne ne va pouvoir m’écouter.

Je fais le numéro de Joseph, j’entends une voix chevrotante. Puis de la friture et enfin la voix de Joseph.

  • Qui me téléphone?
  • C’est moi, Charlotte
  • A qui appartient ce téléphone ?
  • C’est mon père qui me l’a donné pour que j’appelle en Afrique.
  • Moi
  • Non lui
  • Il n’est pas encore arrivé
  • Il.n’est pas parti
  • Rappelle-moi demain bisous
  • Attend !

Il ne m’a même pas laissé le temps de lui dire deux mots. Il exagère. Bon je verrais demain. Je retourne dans ma chambre rose bonbon. Papa y est encore. Il est assis sur le fauteuil en osier et il regarde par la fenetre. Puis il m’aperçoit,tellement content de me voir admirer le lit, la courtepointe rose, les rideaux roses, tout me plaît et je le montre en applaudissant en découvrant chaque bibelot, le coffre aux poupées, l’autre aux peluches et le troisième est une malle remplie de livres. Je bat des mains ce qui fait sourire Papa et Papy revenu pour voir si j’étais contente.

Soudain la cloche qui appelle pour les vendanges sonnent. Papy et Papa sortent de la chambre suivie par nous les enfants. Que se passe-t-il ?

Nous arrivons dans le hall, il y a Grand-mère qui crie après Papy. Lui nous regardé tour à tour et dit a Grand-mère de se calmer et qu’elle ne va pas en faire un fromage. Je pouffe et je vois dans les yeux de Grand-mère deux points noirs qui me fixe. Si je pouvais je rentrerais six pieds sous terre.

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 14 )

Je suis certaine que Papa nous cache quelques choses. J’ai entendu un mot lorsque Papa a arrêté la communication. On aurait dit s’il vous plaît. Pourquoi un détective supplierait un commerçant. C’est étrange. Mais je suis une petite fille je n’ai pas à me mêler des affaires des grandes personnes. Déjà Papa s’il m’a fait écouter ça, c’est juste parce qu’il ne voulait pas mettre la puce à l’oreille de Papy. Bastien m’a dit que c’était une expression. Je ne comprends pas. Tant pis ce n’est pas grave , si un artiste a peint Maman. Notre Papa va remonter la piste. Qui est le peintre ? Ou habite -t-il? Pourquoi Maman n’a jamais dit à Papa qu’elle se faisait tirer le portrait. Pourquoi Bastien emploie des mots que je ne connais pas?

Nous voilà reparti dans la maison de nos Grands-parents. Je vais dans ma chambre, Papy y est avec Mamie, heureusement que j’ai glissé la clef dans ma poche, car s’il avait découvert j’aurais sûrement passé un sale quart d’heure.

  • Ah te voilà Charlotte, où étais-tu passe?
  • Papa nous a emmené Bastien et moi faire des photos de la vigne.
  • Ah c’est bien, ton papa est revenu.
  • Oui
  • Va l’appeler je veux qu’il me donne un coup de main.
  • Papa,

Je crie dans le couloir, je vois Papa arrivé comme un fou.

Papa arrive, l’air inquiet mais sourie en me voyant penchée au-dessus de la rambarde. Il me demande ce qu’il se passe et se rend rapidement pour satisfaire les besoins de la fée Carabosse. Cette dernière me prend par la main et me dit, laisse les hommes te faire une surprise. Je suis décontenancée par les premiers mots gentils qu’elle m’adresse. Elle aussi doit vouloir m’apprivoiser. Je ne suis pas son petit chien, je ne vais pas me laisser faire.

  • Alors ma petite poupée
  • Que ce passe-t-il Grand-mère?

Elle me regarde bizarrement, et surtout pourquoi elle me dit petite poupée. Les poupées sont habillées avec des robes. Elles sont toutes endimanchés. Moi je suis en short et j’aime bien grimper aux arbres, attraper des poissons à la main. Jamais je ne pourrais rester assise sur une chaise sans bouger, en souriant bêtement aux grandes personnes qui s’extasieront sur ma robe en organdi blanche avec un gros noeud bleu noué dans le dos comme les petites filles modèles du livre de maman.

Grand-mère fronce les sourcils, elle n’a pas l’air d’apprécier mon sourire béat. Je ne me moque pas d’elle je ri devant ses mimiques. Il faut que je sache pourquoi elle m’appelle ma petite poupée. Et puis je n’ai pas le temps de le lui demander qu’elle me pose une question très personnelle:

  • Dis-moi est-ce que ton papa te parles de ma fille qui est ta maman?
  • Bien entendu grand-mère nous en parlons souvent. Tout à l’heure…Puis brusquement je m’arrête j’allais me laisser aller à dire ce que je n’ai pas le droit de raconter. Mais le mal est fait comment vais-je m’en sortir?
  • Je t’écoute ma princesse
  • Papa nous a parlé de Maman, il.voudrait trop qu’elle revienne vivre avec nous.
  • C’est tout
  • Oui

Et j’entends dire la fée Carabosse, cette petite sotte ne m’est d’aucune utilité . Quelle vilaine femme ! Elle va voir ce que va faire la sotte…

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 13 )

Papa et Bastien sont très contents de voir que j’ai apprivoisé Papy, pourtant ce n’est pas un toutou. Mais Papa et Bastien tenait à ce mot. Alors ce n’est pas grave, demain je retournerais avec Papy dans les caves, il me l’a promis. Pour l’instant j’attends le repas, assise sur le lit de Papa, lui il attend un coup de fil mais, finalement c’est grand-père qui veut lui parler, Papa est bizarre quand il entend le père de Maman lui parler du détective au téléphone. Bien sûr que nous n’avons pas entendu la conversation, mais Papa a répété « le détective mais quel détective ». En sortant de sa chambre Il dit à Bastien restez-là tous les deux, n’allez pas vous heurtez avec votre grand-mère elle est furieuse pour je ne sais quelles raisons.

On papote avec Bastien lorsque Papa revient. L’heure du repas a été repoussé à 20 h. Nous avons le temps d’écouter ce que notre père va nous dire. Il nous dit de le suivre car il a quelque chose d’important à nous dire et ne veut que personne d’autre que nous, ne l’entende.

Nous sommes dans sa voiture et nous nous éloignons de la maison de nos Grands-parents. Il s’arrête face au village de la Roche de Solutré. Il nous explique que sans le dire à Grand-père il a enregistré la conversation du mystérieux correspondant de Papy. Il sait tout faire mon Papa. Chez les gendarmes il connaît toutes les ficelles du métier, je ne comprends rien, mais ce n’est pas grave je vais entendre ce qu’a dit ce Monsieur à mon grand-père et à Papa.

Au début on ne saisit pas un traître mot, on dirait que l’on entend une personne qui fait la vaisselle et qui fait tomber des pièces de monnaie sur un carrelage. Puis petit à petit un homme que Papa appelle le détective « Charlot »raconte sa visite dans les souks de Dakar.

Bonjour,

Je suis le détective privé mandaté par votre beau-père, j’ai commencé mon enquête là où votre femme a disparu. Je me suis promené dans l’atmosphère enivrante du souk. A travers les dédales étroites je me suis ennivré des odeurs, des cris, des marchands qui apostrophe les badauds, et plus particulièrement les touristes. Je parle d’une belle femme blonde, élégante qui se promenait et aimait acheter de ci de là des objets pour sa maison. Je leur montre la photo de votre femme. Je ne reçois rien dans un premier temps. Puis je vois des hochements de tête , des sourires furtifs, des exclamations, des non-dits, des silences aussi. Puis une vieille femme m’attrape par le bras, et, me fait signe de la suivre. Je m’enfonce au plus profond du souk, là où les touristes ne s’aventurent pas. Des zones d’ombre, de sombres ruelles, j’ai l’impression que chaque pas me rapproche de la vérité. La femme me lâche le bras et me dit :  » tu vois cette boutique, tu vas entrer et tu montreras la photo ». Puis elle tourne les talons et disparaît.

Je pousse le battant de la porte et je me trouve dans une pièce encombrée d’un grand nombre d’objets hétéroclites, je n’ai pas le temps de prendre mon appareil photo que surgit devant moi un Africain à la stature imposante. Il ne me parle pas, il aboie.

Que cherchez-vous , que pensez-vous trouver dans ma boutique. Je ne me démonte pas et sort de ma poche la photo de votre femme. L’homme a un grand sourire je vois ses dents d’un blanc éclatant, il m’entraîne dans le fond de sa boutique. Il y a un autre bric à brac. Il me dit c’est elle . Il soulève un drap et stupeur je vois le portrait de la femme que je recherche. Enfin je l’ai retrouvé mais en peinture. L’homme va pouvoir m’en dire davantage.

Est-ce vous l’auteur de ce magnifique portrait? L’homme tourne la tête de droite à gauche en me faisant signe que non.

Alors que nous attendons sa réponse, Papa arrête l’enregistrement et nous dit :

  • « Voilà nous avons retrouvé la trace de votre Maman
  • Mais Papa il a dit quoi ensuite, pourquoi as-tu coupé ?
  • Parce que Bastien ce sont juste des renseignements qui m’intéressent puisque je pars à Dakar dès demain. Je vous promet que je vous ramènerais votre Maman.

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 12 )

Nius devons marché depuis bien trente minutes sans se parler. Papy a un air tellement triste que je n’ose l’interrompre. Il a l’air perdu dans ses pensées. Il doit songer à Maman, surtout si je lui ressemble autant qu’il le dit. Peut-être que si je lui disais que Papa part à sa recherche il serait très content. Mais je serai obligé de dévoiler la couverture de mon Papa, et, celui-ci nous l’a interdit. Alors je préfère me taire.

Alors que j’étais moi aussi dans mes pensées mon Papy s’est arrêté, il met un doigt sur sa bouche et tend son bras et me montre à quelques encablures un jeune faon qui se promène dans ses vignes. C’est la première fois que j’en vois un. Je suis émerveillée. Soudain je vois le petit regarder de droite et de gauche et il part le plus vite qu’il peut. Mon grand-père fronce les sourcils, puis il me dit :

  • C’est bizarre qu’est-ce qui a pu le faire fuir.
  • Peut-être Papy que c’est une souris, moi j’ai peur lorsque j’en vois une.

J’aurais au moins fait rire Papy, car il a ri longtemps, et tout-à-coup a dû avoir peur que je sois vexée car il m’a dit je ne me moque pas de toi mais du faon qui a peur d’un mulot. Car dans la vigne il y en a parfois des mulots mais je leur dirait ne vous approchez pas de ma petite fille. Il avait dans ses yeux toute la couleur du ciel qui s’y reflétait. J’étais heureuse de découvrir un gentil Papy.

Plus on avançait dans les vignes plus j’aimais. Je posais des questions et Papy me répondait. Sur les raisins, leur couleur vu qu’en ce moment ils sont tous verts. Si j’allais en manger ou tous était pour le vin. Il prenait son temps à tout m’expliquer. Me parlait de sarments, de cep de vigne. A chaque fois il me donnait de nombreux détail . Plus tard je vais l’entendre dire à Papa, Charlotte est une petite fille vive et très intelligente elle m’a posé encore plus de questions que sa mère au même âge.

Au loin j’ai vu une cabane, nous y sommes allés. Elle était super belle, tout en pierre. Papy m’a raconté une histoire pour ce petit coin de Paradis. Et il a même ajouté tu demanderas à ton Papa ce qu’il en pense. Et si ce n’est pas qu’une légende lui ai-je répondu. Il a souri. J’étais bien cet après-midi en sa compagnie. Une brise fraîche faisait bruisser les feuilles des vignes, le soleil nous caressait le visage. Lorsque nous tournons tout en haut de la première rangée des vignes je découvre de belles roses. Je regarde mon Papy, il’se penche, sort un couteau de sa poche et me coupe une belle rose jaune avec le coeur safran . Je n’ose demander ce qu’est cette couleur safran. Papy emploie des mots que je ne connais pas. Il m’explique pourquoi devant chaque rangée il y a des roses. Il est super savant mon Grand-père il sait tout.

Nous redescendons et mon Papy me demande ce que j’aimerais faire plus tard ou demain. Je lui demande de visiter ses caves. Mais je lui dit le plus sérieusement du monde :  » promis juré Papy je ne boirais pas de vin ». Coquine me répond-il tu me taquines. Et tout bas vraiment bas il ajoute. Je ne crois pas en la réincarnation mais c’est ma fille qui est là avec moi.

Nous sommes restés deux heures à arpenter la vigne je le sais car Grand-mère a disputé Papy. Elle a voulu me tirer les cheveux c’est mon Papy qui l’a empêché en lui disant:  » Ne t’en prends pas à Charlotte c’est moi qui lui ai proposé cette promenade vitaminée.  » Ma grand-mère a tourné les talons et je ne l’ai plus revu jusqu’au soir. Finalement mon Papy c’est un ange qui nous montre que son côté démon. Mais ma Grand-mère c’est la fée Carabosse.

A suivre….

Un passé bien encombrant. ( 11 )

C’est Grand-mère , que nous veut-elle ? Papa nous pousse hors de sa chambre, nous le laissons. Mais nous lui avons promis de ne pas dire à nos grands-parents qu’il est gendarme.

  • Bonjour mes petits, ah vous étiez avec votre père.
  • Oui grand-mère , tu nous as appelé, grand-père a une surprise pour nous, qu’est-ce que c’est?
  • Vous avez mal compris je n’ai pas parlé d’une surprise juste que votre grand-père vous attend dans son bureau.

Bastien me jette un drôle de regard, notre grand-mère est une menteuse. Même Papa l’a entendu. Mais je n’ai pas le temps de poser une seule question que je vois Papa sortir de sa chambre très en colère. Il crie après grand-mère qui, si elle pouvait disparaître sous terre, elle le ferait rapidement.

  • Vous voulez que je vous laisse écouter ce que vous venez de crier dans le couloir.
  • Vous avez oser m’enregistrer
  • Oui pour vous montrer que vous êtes une menteuse.
  • J’ignorais où les enfants se trouvaient j’étais sûr qu’en parlant de surprises ils sortiraient de leur cachette.
  • Vous n’aviez pas besoin d’user d’un subterfuge. Vous les appelez ils viennent
  • Bien, venez les enfants.
  • Non vu qu’il.n’y a pas de surprises nous restons avec notre père à tout-à-l’heure Grand-mère.

Nous tournons les talons et rentrons dans la chambre de notre père laissant notre grand-mère complètement abasourdis, seule, au milieu du couloir. Papa semble content il rit. Mais il ajoute, allez voir ce que veut votre grand-père. Pendant ce temps je vais parler avec votre grand-mère. Nous lui obéissons et sortons, notre Grand-mère a l’air soulagé que l’on vienne, mais elle n’a pas le temps d’en dire davantage que notre père l’entraîne dans sa chambre.

Bastien me fait la leçon je ne suis plus une gamine, il fait son grand-frère, je l’écoute et je suivrais à la lettre toutes ses recommandations. Écoutez grand-père et ne pas faire de vagues. Nous descendons quatre à quatre les escaliers. Nous arrivons devant la porte du bureau de Grand-père, nous frappons, une fois, deux fois, personne ne nous répond. Bastien tourne la poignée, nous rentrons, Grand-père est au téléphone, il parle à un correspondant, mais moi Charlotte je comprends bien vite que c’est le détective. Soudain il nous voit et abrège sa discussion. Il raccroche, se lève et donne une claque à Bastien et moi il me tire les cheveux. Et nous crie dessus :

  • Que faites-vous là ? Que me voulez-vous?
  • C’est Grand-mère qui nous a dit que tu voulais nous parler.
  • Et même avant elle a dit que tu avais une surprise pour nous.

Notre Grand-père nous regarde comme si nous étions des extras-terrestres. Il semble en colère, mais de suite il se calme et nous dit :

  • Ce n’est pas de votre faute mes enfants, venez je vais vous emmenez vous promener, cette vieille nous a joué un sale tour.

Je suis horrifiée que notre Grand-père parle si mal de sa femme, mais c’est vrai qu’elle s’est moquée de nous et Bastien n’a pas l’air de vouloir pardonner à Grand-père. Il décline son offre, tourne les talons et me laisse toute seule face à l’ogre. C’est comme ça que je l’appelle.

Il me regarde d’un air étrange, puis, une larme coule d’un de ses yeux, puis deux puis il me prend dans ses bras et me dit :

  • Charlotte chaque fois que mes yeux se posent sur toi je revois ta maman.

Il se met à pleurer, je ne sais pas quoi lui dire, je sens que mes yeux me piquent, moi aussi je vais pleurer, que ce vieux Monsieur aigri comme dit Papa, méchant comme dit Bastien, ressemble à un petit garçon, cela fait monter les larmes à mes yeux. Je me met à pleurer et là je découvre mon Grand-père, il me prend dans ses bras et me console. Me demande pardon de m’avoir dit ça. Moi je veux qu’il me parle de Maman. Mais comment le lui dire?

Alors je sèche mes larmes et je lui dit :

  • Grand-père emmène-moi visiter tes vignes.
  • Je veux bien mais tu dois m’appeler Papy.

Je le regarde il a un beau sourire, on dirait Maman et son beau sourire. Il me prend la main et nous partons dans les vignes.

À suivre…