Notes de l’auteur

Chers lecteurs,

J’espère que vous avez compris à qui correspondait mon titre : Une rencontre inattendue, en effet c’était Marie-Cécile, cette jeune femme qui ressemblait étrangement à sa demi-soeur Claire.

Et pour Charles, Nicolas et Claire c’était un coup de massue. Voir l’autre aussi semblable que sa soeur, sa future femme ou son amie.

Je sais que vous attendez la suite, ne vous inquiétez pas j’ai commencé à écrire les premiers chapitre afin qu’il n’y est pas trop de temps mort pour notre vos lectures.

Malheureusement je n’ai pas trouvé de titre. J’ai beau chercher rien ne me convient.

Dès jeudi je commencerai la suite soyez fidèle à notre rendez-vous d’ici là portez-vous bien.

Mais j’y songe et si vous m’en suggériez un de titre. Car parfois mais vous l’ignorez quand je prends du retard sur vos lectures je change mon texte selon vos commentaires. Alors allez-y vous avez carte blanche. J’écris à partir de jeudi.

EvaJoe

Tempêtes !

( Photo de Cristina Chardon)

OH !

La conque marine

Ne peut la mettre en sourdine

C’est une vague époustouflante

Qui gronde et chante

La voilà dans un merveilleux ballet

Senroule, majestueuse, sublime

En une osmose maritime

Et pour parachever son bonheur

S’imagine accrocher au mur ou sur un chevalet

Afin de produire une clameur

Devant de nombreux admirateurs

EvaJoe copyright novembre 2023

Une rencontre inattendue ( Épilogue)

Notre père adoptif est assis et attend les explications de Charles. Pour lui c’est une farce pour que le géniteur de Claire soit anéanti. Mais ce que va lui révéler Charles restera gravé dans sa tête à tout jamais.

Voici le récit de Charles :

Il fit un bref commentaire concernant la famille Meignière. Ils ne sont rien pour Claire et moi, nous n’avons aucun lien par le sang. Mais pour nous et toi aussi Annabelle ce sera notre famille. Car les liens du cœur sont plus importants que ceux du sang. La preuve avec celui qui est notre géniteur il n’a pas hésité à tenter de vous tuer.

Lorsque Claire s’est rendue chez notre cousine Chantal, elle n’ a rien appris concernant nos parents. Sauf qu’elle était la doublure parfaite de toi Marie-Cécile. Et ce n’est pas difficile vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau. Votre mère nous a bien confirmé que vous n’aviez pas de jumelle, et le peu dont je me souviens je n’ai jamais vu deux bébés, même si notre mère est morte dans les heures qui ont suivies ta naissance.

Lorsque je me suis présenté accompagné de Stéphane, il y avait les frères de mon père et une ribambelle d’enfants. C’est là que j’ai appris le destin tragique de celui que j’ai toujours appelé Papa. Après avoir fui Béthune devant l’avance des Allemands et descendu jusqu’à Mâcon où il nous laisse devant la porte d’une église et part rejoindre son armée qui combattait sur le Rhin. Mais là c’est la débandade, il est à nouveau poussé à retourner sur Mâcon ou avec deux amis ils vont survivre jusqu’en 1941 où ils rejoindront sur Lyon un réseau appelé les « Francs-tireurs ». J’abrège l’histoire de mon père. Leur groupe a été trahi par l’un des leurs. Il fut arrêté alors qu’il allait dans une de leurs planques. Torturés, il réussit lors de son transfert en partance pour l’Allemagne à s’enfuir grâce à un accident de leur camion. Il regagne le coron et retourne travailler à la mine. Avec ses frères ils essayent de trouver notre trace mais peine perdue nous sommes déjà chez vous.

Il écrit une lettre qu’il remet à son père, mais finalement c’est ma cousine Chantal qui me l’a remise . Un coup de grisou va l’emporter en 1944.

Cette lettre je l’ai là. Au départ je n’ai pas voulu la lire, tout au moins je voulais l’ouvrir en compagnie de Claire. Puis Chantal m’a poussé à en prendre connaissance en me disant : »après tu feras comme tu voudras, tu seras libre de nous tourner le dis ». Je ne comprenais pas. Après l’avoir lu, certes j’étais anéanti mais une fois que tous m’est dit que pour eux j’étais toujours le petit « Charles » et que rien ne changeait. Même si pour eux j’étais un Monsieur, les liens du cœur étaient les plus fort.

Le silence qui suit les mots de Charles sont impressionnants. On entend le vol d’une mouche.

Notre père me disait qu’avant de mourir notre maman lui avait dit que nous étions ni Claire ni moi ses enfants. Que ce n’était pas pour cette raison qu’il.nous laissait à la porte de cet hôpital mais que pour survivre avec un nourrisson et un petit garçon de cinq ans c’était trop difficile pour lui. Si cette lettre je la lisais c’est qu’il était mort. Et il avait écrit  » va voir ce sa…d de Bougainvilliers c’est lui votre père faites lui cracher son magot.

Notre mère n’avait que quinze ans lorsque je suis né, mon père, son mari avait 19 ans lorsqu’il l’a épousé car tous ont pensé que c’était son bébé. Elle n’a pas été violée, elle a avoué à notre père qu’en 1934 il l’avait charmé et elle qui préférait faire la bonne chez les bourgeois, elle avait cédé à ses avances. Pour Claire c’est différent. Notre maman travaillait toujours chez le père de son fils, de moi en l’occurrence et elle m’emmenait au père de notre géniteur qui m’aimait beaucoup.

L’histoire s’est répété deux fois. Il a fait tuer son propre fils pensant que c’était moi.

Un oh horrifié a traversé la pièce. Cet homme devait répondre de tous ses actes.

Note de l’auteur : la rencontre inattendue s’achève… A plus tard pour d’autres histoires.

j’espère que vous ne voulez pas savoir s’ils ont hérité de cet être adjebcte. Si Claire et Nicolas eurent beaucoup d’enfants . Si Annabelle a pu avoir un autre enfant. Et si Marie-Cécile va trouver chaussure à son pieds.

J’ai bien ma petite idée… ..Mais ….Cette rencontre inattendue est terminée.

FIN

À toi mon ami !

Zoheir

Toi mon ami, mon frère

Au-delà des frontières

Je te dédis ces quelques vers

Nous nous sommes rencontrés

Mais jamais croisés

La vie est ainsi faites

Elle joue les trouble-fête .

Après avoir fait connaissance

Nous avons oublié nos différences

Nos religions auraient pu nous diviser

Elles nous ont rapprochés.

Toi tu habites Constantine

Moi Montceau-les-Mines

Même nos villes sont amies

En une belle alchimie.

Toi mon ami, mon frère

Avec amour et respect

Prions pour la Paix

Au-delà des frontières

Nous sommes solidaires .

Fait le 29/10/2023 Copyright

EvaJoe

Une rencontre inattendue (Fin)

Un silence de plomb s’est installé, chacun se tait. Les mots de Marie Cécile résonnent encore mais on pourrait entendre voler une mouche. Enfin père se ressaisi et se lève, il marche de long en large et assène une gifle magistrale à mon géniteur. J’entends rire mon neveu, la tension est palpable, son rire est juste le mépris qu’il affiche pour mon père ou son grand-père. Au moment nous n’en comprenons pas le sens.

Mon père s’approche du fauteuil où il est affalé plutôt que correctement assis et lui demande :

  • Qu’est-ce qui vous fait rire jeune homme ?
  • Mon grand-père a plus souvent frappé les autres, lui n’a jamais subi un affront pareil.
  • Et cela vous fait rire ?
  • Avouez Monsieur que c’est comique
  • Au vu de ce que votre soeur
  • Demi, ce n’est pas vraiment ma sœur
  • Je ne sais vraiment pas que vous dire effectivement elle est à la fois votre soeur par votre mère, mais aussi elle était la soeur de votre père. Vous avez une famille qui aime compliquer les choses. Je comprend que pour votre héritage ce doit être complexe. Mais de là à vouloir tuer Claire, Marie-Cécile je suppose qu’elle aussi vous l’auriez éliminé. C’est le moment de me répondre Monsieur pourquoi avoir dirigé votre arme sur ma fille Annabelle ? Et mes plants de vigne est-ce dû à votre tentative avortée ? Parlez avant que je vous fasse emmener par la brigade criminelle de Mâcon. Et si vous ne me croyez pas, je vous permet de vous pencher à la fenêtre.
  • Ce n’est pas la peine, je sais que j’ai commis des choses répréhensibles. Mais c’est sa faute à lui ce vieux sénile. Il ne voulait pas que sa fortune soit dilapidé avec tous ses enfants non reconnus.
  • Il en a tant que ça ?
  • A part Claire, Marie-Cecile et cet homme dont elles refusent de donner le nom, je n’en sais rien. Mais au vu du nombre de personnels qu’il a eu. Il doit bien y en avoir d’autres.
  • Et pour ma fille, c’était une erreur. Vous l’avez confondu avec Claire, sa soeur?
  • Non…

Au moment où il va pour répondre, Annabelle nous dit :

  • Ce que Monsieur ne vous dira pas, c’est qu’il m’a conté fleurette, m’a fait miroité pleins de choses et moi qui me gardait pour mon fiancé j’ai succombé à son regard de velours, ainsi qu’à ses belles paroles. Un soir ou nous étions sorti sur Mâcon j’ai bu un peu trop et il en a profité pour abuser de moi.

Je me doutais bien que c’était cela hurle mon frère.

  • Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
  • J’avais honte
  • Mais comment aurais -tu fais lorsque ton ventre ce serait arrondi ?
  • Comme toutes les autres cher Monsieur, intervient notre géniteur, ce serait vous qui auriez porté le chapeau.

Charles serre les poings, il se retient pourvu qu’il ne fasse pas un esclandre. Ce n’est pas le moment.

Annabelle pleure en silence. Charles va à ses côtés et lui dit :

  • Je t’ai pardonné tu le sais et l’amour est plus fort que la haine. Ce n’est pas dans nos gènes, ne t’inquiètes pas.

Monsieur De Bougainvilliers sur ses propos se lèvent et nous lancent :

  • Les explications sont terminées, mes filles
  • Nous ne sommes pas vos filles, par le sang oui mais pas par la manière de penser de vivre nous sommes à des milliers de kilomètres de vous. Mon père c’est Monsieur de la Roche Vineuse qui m’a recueilli étant enfant et qui va me donner son nom.
  • Jamais vous ne porterez le nom de ce ce…Mécréant, jamais vous m’entendez.
  • Ce n’est pas grave Monsieur, Claire va m’épouser elle portera le mien, elle n’a nullement besoin du vôtre. Pour les papiers elle se nomme Meignière. Elle le gardera pour l’État civil. Sur ce je me retire nous avons une mission. Tu viens Stéphane.

Et sur ses mots, Nicolas et Stéphane sortent. Et c’est à ce moment que la brigade de Mâcon rentre en scène, à croire que la sortie de Nicolas était le sésame pour que les autres interviennent.

Le Capitaine qui était venu interroger Annabelle ainsi que toute la famille se dirige vers Monsieur de Bougainvilliers qui refuse de porter les menottes, le menaçant de représailles et lui disant que si son petit fils va en prison plus personne ne fera tourner sa mine et que ses avocats la fermeront.

  • Vous semblez croire que sans vous rien ne va plus, vous devez bien avoir des subalternes.
  • Oh non mon grand-père est le maître tout puissant après Dieu et encore parfois il se prenait pour lui.
  • Ce n’est pas grave pour une fois nous aurons un Monsieur à particule dans nos geôles.

Et s’adressant au vieux il lui dit:

  • Si Monsieur daigne mettre ses mains dans le dos nous allons procéder, cher Maître suprême à votre arrestation.

Et ne tenant plus son sérieux il se met à rire, ce qui a au moins le mérite de détendre l’atmosphère. Puis reprenant son sérieux il donne l’ordre de passer les menottes au frère de Marie-Cécile en lui disant les chefs d’accusation qui lui sont reprochés.

  • Monsieur je vous arrête pour les motifs suivants : tentative d’assassinats sur Mademoiselle Claire Meignière de la Roche Vineuse, sur Madame Annabelle Meignière, tentative d’assassinat sur Monsieur de la Roche Vineuse, sur rapport non consenti avec Madame Meignière et sur dégradation du domaine viticole de Monsieur de la Roche Vineuse. Vous êtes poursuivis pour tout cela. Les juges apprécieront.
  • Et moi pourquoi m’arrêter vous, vocifère le Maître des charbonnages du Nord, à part engrosser deux ou trois femmes je n’ai rien fait de mal. Certaines s’en portent très bien puisqu’elles vivent à mes crochets, comme votre mère Marie-Cécile, elle profite de mes largesses.
  • Taisez-vous ignoble personnage lui dit Marie-Cecile puis elle ajoute emmenez-les ils me donne la nausée.
  • Attendez s’écrie le vieux je veux connaître le nom de mon fils.

Un grand silence puis on entend une voix celle de Charles mon frère qui lui dit :

C’est moi votre fils et en tant qu’unique héritier mâle, c’est moi qui hérite de tous vos biens.

Le vieux quitte notre maison dans un silence impressionnant, quant à son petit-fils il ajoute:

  • Il y en a sûrement d’autres votre fortune sera divisé.
  • Qu’importe vous ne ferez plus de mal

Les policiers sont partis, Marie Cécile a trouvé une grande famille, un frère et une sœur et même une belle-sœur.

Mon père adoptif nous demande comment nous avons su que Charles était lui aussi le fils du Patron des Houillères.

Charles s’est absenté et a récupéré tout un dossier, dont notre père prendra connaissance mais pour le moment il a raconté à ceux qui n’étaient pas au courant comment il l’avait appris.

Fin

EvaJoe copyright 2023

Oh me direz-vous et nous ? Nous aussi nous voulons savoir. Et bien je mettrais un épilogue… Rire !!!

Mais mon récit s’arrêtait ainsi…

Je ménage le suspense, cela donnera du temps à ceux qui sont en retard dans leur lecture de me lire.