Goémon, sang et silence. (2)

C’était en 1952, à Kerlouan, un village du Léon battu par les vents et les embruns.Dans une petite maison de granit, Marie Le Guern, mère de quatre enfants, faisait de son mieux pour maintenir chaleur et réconfort. Ses mains, rudes mais attentives, avaient l’habitude des travaux du foyer comme des récoltes d’algues quand il fallait aider son mari. Elle avait ce regard des femmes de la côte : à la fois fier et inquiet, forgé par la mer et l’attente.Ce soir-là, autour de la grande table en bois, les enfants se tenaient sages, leurs yeux brillants fixés sur la porte. Sur la table reposait la soupe encore fumante, mais personne n’y touchait. Tous attendaient Michel Kerbihan, le père, meneur respecté de la grève des goémoniers. Depuis des semaines, il s’était battu avec ses camarades contre les prix injustes imposés par les acheteurs d’algues. On disait que la grève touchait à sa fin, que Michel reviendrait avec la nouvelle : la reprise du travail.Dehors, la nuit était tombée sur les dunes de Meneham, et le vent portait l’odeur des varechs étalés sur les grèves. La lampe à pétrole jetait une lumière tremblante sur les visages. Chaque bruit dans la ruelle faisait sursauter Marie, qui croyait entendre ses pas. Mais les heures passaient, et la porte restait close.

Pourtant, Michel en rentrant du camp de prisonniers après sa capture s’était juré de changer de métier. Mais que faire ? Reprendre des études… Il avait abandonné l’idée d’acheter un bateau et de sillonner la mer afin d’être marin pêcheur.

Goémonier tu es né, goémonier tu resteras lui avait asséner son père lorsqu’il lui avait fait part de ses intentions.

La petite rente promise à la mort du grand-père avait été englouti pour Marie et son autre belle-fille pour qu’elles survivent à l’absence de leurs maris. Et son fils aîné voulait sa part pour jouer au Capitaine, le vieux marin avait été terrassé par une crise cardiaque le soir de ce jour néfaste.

A suivre…

Août 2025

Goémon, sang et silence (1)

Sur les côtes bretonnes, quand la marée découvre l’estran, les goémoniers entrent en scène. Ils ramassent les algues échouées ou les coupent au large à l’aide du croc, puis les entassent pour les sécher.

Pendant des siècles, ce labeur a nourri la terre des paysans — le goémon devenait engrais, combustible ou matière première pour l’iode. C’était un travail rude, rythmé par les marées, une lutte quotidienne contre le froid, le sel et le vent.

Aujourd’hui encore, certains perpétuent ce savoir-faire. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, mais la silhouette du goémonier penché sur la grève reste la même.

On ne comprend pas la Bretagne si l’on ignore cette alliance entre l’homme et la mer.C’est dans ce cadre, un soir de brume, que nous avons aperçu un corps. Un inconnu, pris dans un filet, la bouche pleine de goémon comme si la mer elle-même avait voulu l’engloutir. Accident ? Règlement de comptes entre pêcheurs ? Ou vestige tragique d’une rivalité ancienne entre ceux qui disputaient le droit de récolter ces algues ? L’image, en tout cas, restera : la mer ne rend jamais ses secrets sans poser de questions.

Deuxième version

Depuis toujours, on ramasse le goémon sur les plages de Bretagne. Aux yeux des visiteurs, ce ne sont que des algues. Mais pour les anciens, c’est une richesse vitale : engrais pour les champs, combustible pour les fours, trésor noir de la mer.

Les goémoniers le savaient : chaque brassée d’algues liait un peu plus l’homme à l’océan. Et certains racontaient qu’il fallait se méfier, car la mer réclame toujours sa part.

Le soir tombait, et la brume s’épaississait sur la grève. Le goémon luisait comme des entrailles sombres, visqueuses, qui semblaient respirer. Nous avons vu une silhouette étendue. Un homme. La bouche emplie de varech, les yeux révulsés, le corps emmêlé dans un filet. Comme pris au piège d’une marée vengeresse.

Était-ce la main des hommes ou celle de la mer ? Impossible de le dire. Mais un ancien proverbe résonnait alors : « Le goémon nourrit, mais il peut aussi étouffer.

Qu’elle version préférez-vous ?Si aucune ne vous va je mélange les deux. D’un côté la légende qui s’entremêle avec la réalité

À vous de me dire

je vais l’écrire sous forme de nouvelles. Si j’accroche bien j’en ferais peut-être un livre.

Merci !

Si la lande m’était contée

La vie a repris son cours, les abeilles bourdonnent autour des fleurs, attirées par leur nectar, tandis que les oiseaux chantent des mélodies joyeuses, célébrant la beauté éphémère de la nature et ce sauvetage.

Je vais plus loin, je m’ aventure sur les sentiers de la lande découvre un monde à part, où le temps semble s’arrêter. Les ajoncs, avec leurs épines acérées, rappellent la force de la nature, tandis que la douceur des fleurs de bruyère évoque la tendresse du paysage. Ensemble, ils tissent une harmonie fragile mais puissante, invitant chacun à s’arrêter, à contempler et à ressentir.

Un peu plus loin les ajoncs se mêlent à des arbres tordus, témoins des tempêtes passées. Ici, le silence règne, rompu uniquement par le souffle du vent. C’est un lieu de recueillement, de retrouvailles avec soi-même. En levant les yeux, on peut apercevoir des nuages qui dansent au-dessus de la lande, des formes éphémères qui évoquent des rêves oubliés.

La petite chapelle a fière allure entourée de ses couleurs violettes et jaunes. Ils font comme un patchwork. On ne sait qui des fleurs ou de la chapelle veillent sur l’autre. Ils ne font qu’un.

La lande bretonne est bien plus qu’un simple paysage ; c’est un appel à l’évasion. Elle invite les curieux à explorer ces vastes étendues, à se perdre dans ses couleurs et ses parfums, à laisser leurs pensées s’envoler avec les nuages. Chaque saison, chaque instant, offre une nouvelle palette, une nouvelle histoire à découvrir.

Alors, si vous cherchez un lieu où le temps s’arrête et où la beauté règne en maître, n’hésitez pas à vous aventurer sur la lande bretonne. Laissez les ajoncs et la bruyère vous accueillir, laissez-vous envoûter par leurs couleurs, et plongez dans cet océan de sensations qui ne demande qu’à être exploré. La lande est là, prête à vous révéler ses secrets, à vous offrir un moment de sérénité au cœur de la nature sauvage.

Le Finistère

Sur la carte de la France
Tu avances
Nez en avant
Face à l'océan
C'est là où la terre s'achève.
Sous le souffle du vent
La terre de Cornouaille
Donne à ses rochers
Des tailles fantasmagoriques
Rappelant les légendes
Du pays Celte en Armorique
Entre landes et océan
Du haut de ses falaises
Domine la pointe du Raz
En face d'elle
Emergeant tout juste
Voici l'île de Sein
Ici où là  des éperons rocheux
Se souviennent de sites fortifiés
Font vivre les légendes
De chemins, de promenades en sentier
Arrêtons-nous à Pont-Croix petite cité médiévale
C'est une halte obligée
Pour brutalement plongé
Au cœur du Moyen-Age
De la Pointe de Pen-Hir
En passant par les criques verdoyantes
Du Cap de la Chèvre
Nous voici au cœur de ce Finistère
Sauvage et authentique
N'oublions pas la pointe du Van
Non loin de la baie des Trépassés
Lieu envoutant
Les rochers ont des noms
Comme Merlin et Morgane
C'est ici que j'admire les flots déchainés.
Novembre 2017 copyright (Ecume sur un océan de mots) 

Tempête !

Merci à Cristina !

Au royaume de l’océan la vague s’enroule

Se soulève et s’écroule sur la plage

En nous montrant sa traîne, tel un voilage

La mer se joue de nous et roule.

 

La voici couleur marine

Avec des reflets de prairies vertes

On l’imagine s’enroulant sur le voilier telle une experte

Elle poursuit son voyage et l’ éclabousse de bruine.

 

Est-elle réelle ou seulement mirage

Dans sa folie elle s’étale sur la plage

Caressant en une fringale les rochers bruns

 

L’écume dévore le rideau de brouillard

Mousse et puise des reflets d’embruns

Avant de replonger dans les fonds sous-marins.