Tu viens de t’en aller, j’entends ton dernier fou rire résonner à mes oreilles, c’était quand je ne sais même plus, jeudi,
vendredi, je ne sais plus, mes yeux sont brouillé par les larmes. Tu t’es battue contre ton cancer, puis là tu étais hospitalisée pour une greffe de la moelle osseuse. Elle avait réussie, tu en
étais heureuse, mais tu savais que cela comportait des risques, mais nous pensions que tu les avait surmonté. Puis jeudi un mal de dos te faisait souffrir cruellement, tu ne savais si c’était le
vélo que tu faisais pour retrouver tes muscles ou le fait que toi, une battante tu étais plus souvent couchée que debout.
Mais ce jour de la semaine passée ou tu riais de mes facéties j’entendais ton souffle, il me semblait bizarre, mais je ne
t’ai rien dit, aujourd’hui on parle d’alerte cardiaque, puis cet après midi on t’avais plongé dans un coma artificiel, puis ce soir c’est….
Tu es partie je ne pourrais plus te serrer dans mes bras, notre livre ne peut rester inachevé, je te le dédierais quand je
l’aurai publié, je mettrais tes dessins, ceux qui illustrent mes premiers textes. Les autres n’en n’auront pas. Qu’importe, je ne voulais que toi comme dessinatrice.
Tu vas tellement nous manquer surtout à ton mari et à tes enfants et surtout je pense à tes petits enfants et aussi à ton
filleul. Tu as rejoint tes parents.
Cet après midi comme c’est étrange je relisais le texte que tu m’avais écrit pour mes 60ans, tu parlais de nos fous
rires surtout ceux de Rome et de nos chagrins mais tu disais que c’est ainsi que la vie va , comme un fleuve pas toujours tranquille…
Oui le fleuve est tarri, il n’a plus d’eau ce soir, sauf les larmes de ceux qui te pleurent.
Nous ne jouerons plus au scrabble par écran interposé comme ces dernières semaines et encore nous n’avons pas assez joué
ensemble, mais il fallait aussi que tu joues avec d’autres. Mais on se téléphonait, je te soufflais des mots parfois et têtue comme tu étais tu ignorais mes conseils et tu en riais. Je garderais
de toi ton rire et toutes nos complicités, ainsi que le lien encore plus fort celui d’avoir accepté il y a tout juste 22ans d’être la marraine de notre fils né en Afrique.
MERCI ELIANE SOIS HEUREUSE OU QUE TU SOIS, JE T AIME ADIEU
Ta cousine
MON BLOG RESTERA FERME QUELQUES JOURS POUR QUE JE PUISSE DIRE ADIEU A MA
COUSINE
