Brume de rêves

 

 

Un voile de tulle enrobe la forêt et laisse planer des rêves d’organdis et des myriades de tendresse neigeuse déposée délicatement sur les sapins de la ligne bleue des Vosges.

 

C’est là où meurent nos sommeils et tels des somnambules nous marchons dans les sentes brumeuses à la recherche du soleil qui avalera le brouillard  alors que nos yeux ne se lassent pas de la beauté de ce paysage où flottent des voiles de mariée.

 

Ici se mélange la brume de nos mystères, donnant à mes mots des bruits ouatés pour que doucement ma plume s’en empare et s’égare sur des chemins de papier pour offrir des écrits enrubannées de voltige de brume cotonneuse qui tantôt se couvre pour laisser apparaître un lac irréel ou  se découvre pour m’ offrir d’autres rêves.

 

 

Dans sa couleur délavée le ciel met en brillance les lavis de brume qui estompe les vallées. Les sommets se dandinent laissant apparaître leur rondeur en nous laissant imaginer que demain ils enfanteront d’une autre forêt.

 

 

 La vigne attend son heure et et se laisse caresser par la brume matinale encore endormie de cet hiver qui n’en finit pas. Elle rêve de raisins rouges ou blancs qui demain empliront les barils de chêne. Des couleurs d’aquarelle se dessinent sous la toile des cieux et fuguent en une sarabande de mots en égrenant des rêves de silence.

 

 

EvaJoe 2013 ©

 

 Photos [ prises en novembre 2011 ] ©

 

Ambiguïté aquatique,

Les pinceaux dansent sur la toile de dame nature

En une farandole effrénée  mêlant  transparence

Et le  reflet des cieux de France

Où l’infini se mêle au silence de la verdure.

Les pinceaux dansent sur la toile de dame nature

En une farandole effrénée  mêlant  transparence

Et le  reflet des cieux de France

Où l’infini se mêle au silence de la verdure.

Une histoire se dessine sur une émotion métamorphosée

Nageant dans ses eaux sombres s’ébroue un poisson

Donnant à l’eau avec ses nageoires  de beaux frissons

C’est un   amour entre faune et flore qui dévoile un baiser irisé.

La tête auréolée d’une fleur en diadème

En quittant ce havre d’amour Il dénude l’eau limpide

Pour nous offrir le plus beau des je t’aime.

Coulant paisiblement des jours heureux

En ruisselant de rire au passage du vent

Il chuchote des doux mots vaporeux.

Oh mon Pilat!

Pilat de mon enfance

Comme tu es beau ce matin

Tes couleurs sont en nuance

Mais tu me parais lointain.

 

Entre ombre et lumière

Tes grands sapins sont les rois

Et dominent la belle fougère

Mais à l’instant il fait froid.

Au pré les narcisses seront

Quand le printemps sera là

A la « Jass » nous coucherons

Dans un joyeux brouhaha

Quand l’été sera venu

Les airelles ramasseront

Pour en faire des confitures.

A l’aube de l’automne

Dans sa splendeur le Mont Blanc

Rendra vie aux jours monotones

Neige

 

 

En apparté, le texte précédent est purement imaginaire, je n’ai pas rêvé ou cauchemardé
 C’est pure fiction.

 

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Te voila paré de blanc mon beau forsythia

tu as fière allure sous ton manteau glacé

espiègle tu t’étales pour ne pas te froisser

voulant nous faire croire que tu es hortensia.

 

Le jour a volé au ciel sa couleur bleutée

et donne à la neige un reflet étonnant

le ciel est bas c’est impressionnant

mon imaginaire te donne des tons pailletés

 

Aucun bruit sur la campagne alentour

même le clapotis de l’eau s’est évanouis

Maître hivers est là dans ses plus beaux atours.

 

Bientôt la neige s’en ira et le printemps verra le jour

Pour l’instant tu es loin comme enfouis

Mais les bourgeons seront bientôt de retour.



Soupçon d'hiver

La ligne d’horizon est enlacée au brouillard

Seules les goutelettes pavoisent à nos yeux

telles des pierres étincellantes elles miroitent

dans une vieille vasque abandonnée.


Une belle truite froisse les eaux du canal

sous l’oeil goguenard d’un héron oublié

qui s’en saisis sans autre forme de procès

et la déguste devant un pecheur médusé.

 

Sur une branche subsiste une feuille

de belle couleur jaune elle s’accroche 

et espère l’arrivée du printemps

qui se joue d’elle et se fait fuyant.

 

Etonnant dans ce paysage elle joue la fille de l’air

car en ce matin la bourrasque est méchante

et l’on craint pour sa vie et la voir choir

rendraient triste celles qui ne sont plus que charpie.

 

Deux oies se dandinent le long des berges

inséparables elles avertissent d’une présence

ce sont les meilleurs gardiennes du cottage

ou blottis au chaud la famille attends les beaux jours.