Dans les flammes de l’astre solaire
La vigne s’habille de soie
En imaginant la douceur des doigts
La chevauchant telle une écuyère.
Ensorcelée par le chant des vendangeurs
Elle danse une gigue endiablée et bruie au vent
Sous le regard avide de quelques rares estivants
Touchant les grappes des yeux en restant songeur.
Dans la fraicheur de l’aube se hâte un serpentin
Fait d’êtres humains partant pour la conquête
De la belle grappe juteuse qui nous donne le vin.
Majestueuse la vigne se découpe sous le ciel bleu
S’agite sous un souffle de rêve au parfum d’antan
Et entrevois les chais remplis de son vin moelleux















